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Le fil de l'eau

Du large a la plage. Et Kelly.

  • Run le 27/10/2021 à 20h37
    Joyon a quel fait d'armes avant d'embarquer dans le tout record ?
    Je veux dire palmares pour palmares par rapport a Thomson ? 2 victoires sur 2 Transat quand Thomson a un Tour du Monde et un record de l'Atlantique Nord.

    Idem Coville qui gagne une Route du Rhum en mono avant d'avoir Sodebo...Coville, son parcours ''sponsors'' vs resultats serait le plus à même d'être comparé a Thomson. Et il a fallut plus de 10 ans a Coville pour concrétiser les enormes investissements.

    La mise en scène Thomson, soit, elle vient su sponsor qui se met aussi en scene. Et permet aussi d'aller toucher un public different et plus large. Ca peut paraitre anormal dans le monde de la voile qui est au-delà du humblement trop modeste.

    (Perso, je préfère des posters de Thomson sur son foil en mer qu'une photo de la tête de Gabart en gros plan sur une affiche de bienvenue de mon assureur...Mais bon...)

    Au contraire même, je trouvais que ca cadrait parfaitement avec le personnage. Et donc, qui était a la hauteur de la communication. Attaque a tout va, qui faisait dire qu'il ne gagnerait jamais rien d'ailleurs, ça a une certaine gueule...Le mec contourne pas les dépressions, il fonce dedans...Bon, après, tu te rends compte aussi que le mec couche son bateau a un angle malade a 50 noeuds de vent dans les 50ème pour compenser la perte d'un foil...Si ça cadre pas avec la com ?

    Perso, je préfère un mariage Thomson-Boss ou Coville-Sodebo (ou Riou-PRB, etc.) a un sponsor qui gicle ses skippers tous les 2 ans.

    Et encore après, je préfère le sponsoring massif (tu l'as ?) qui permet a une entité de monter une espèce d'école de voile (genre Banque Pop). Mais c'est un autre débat.

    Et parlant de Mini, Class 40, je suis curieux de voir la transposition des "scow bow" sur les Imoca.

  • L'amour Durix le 27/10/2021 à 22h29
    "Pour qu'il y ait des premiers, ca prend des 2ème aussi."

    Eric Sikh Aura, champion régional du 5000 mètres, désapprouve ce message.

  • Eric Sikh Aura le 28/10/2021 à 00h28
    Ah ah ah, c'est dur les cofilaires qui ont une mémoire d'éléphant...
    Mais j'approuve. On peut même être premier en finissant dernier...

  • Red Tsar le 28/10/2021 à 09h13
    Sur la question du « scow », j'attends de voir comment va évoluer la jauge IMOCA. Mais il y a deux choses qui me frappent sur le plan plus large des innovations :

    1- Le « scow », c'est une belle réinvention venue des Mini. Beaucoup d'autres innovations sont venus de là aussi. Mais les Mini ne donnent plus complètement le ton de l'innovation. Depuis 2019 (2017 ?), ils sont dans le suivisme sur les foils, même s'ils essaient de trouver de nouvelles manières de les travailler. Est-ce que c'est juste passager ? Ou est-ce que ça veut dire qu'on va vers un nouvel âge de la voile où les gros bureaux d'étude vont prendre la main avec leurs logiciels de simulations ? Finis les marins innovateurs comme les Tabarly ou les Desjoyaux, voire les Raison, du coup ? Bien sûr, ils n'étaient pas seuls et disposaient de grosses structures en appui. Mais ils étaient aussi dans l'expérimentation, le bricolage. Là on passerait à un autre stade. Un basculement sur qui a l'initiative dans le couple. C'est assez frappant quand on lit ce que racontent des gars de chez VPLP sur leur travail par exemple.

    2- Plus largement, j'ai l'impression qu'on observe une fracture croissante entre la course pro et la voile grand public. La séparation a toujours plus ou moins existé, encore que sur certaines périodes il y avait de grosses porosité. Mais il me semble qu'elle s'accentue. Alors que beaucoup d'innovations passaient du monde pro au loisir (voire des modèles de bateaux entiers), là, je doute que ça se fasse. Les foils sur des navires de croisière, ça me paraît surréaliste. Mais je manque peut-être d'imagination. L'étrave « scow », ça se diffuse un peu, mais sur des trucs vendus à l'unité ou presque. L'intérêt, c'est que ça offre de beaux volumes intérieurs. Mais quand il va falloir naviguer avec, je pense que ça va calmer les ardeurs. Le scow c'est efficace, mais très inconfortable. Ça tape énormément. Tu ne rentres pas dans la vague, tu rebondis dessus. Je suis pas sûr que les plaisanciers aient envie de porter des casques et des ceintures de sécurité dans leur bateau, comme ça se fait chez les pro. Dans le même ordre d'idée, les « luges » type Pogo ont eu une certaine hype. Mais on en revient. Parce que c'est parfait pour faire du portant, donc les courses les plus habituelles (transatlantiques, tour du monde d'Ouest en Est...). Mais quand il faut remonter au vent, ce qui est courant pour le plaisancier, tu regrettes de pas être sur un banal First. J'exagère, mais tu comprends mon interrogation : là encore, l'innovation « pro » ne correspond plus vraiment à l'usage « loisir/plaisance », alors que pendant longtemps il y avait transmission.

    On verra avec le recul, si c'est juste un moment de flottement (ha, ha) ou si c'est vraiment une nouvelle tendance qui s'opère.


    ps : je ne relance pas sur Thomson. Je pense qu'on ne sera jamais d'accord, car derrière se jouent des visions très différentes de la voile. Pour aller dans la nuance, cependant, j'ai effectivement trouvé que le Gallois avait eu du panache sur sa fin de Vendée Globe sans sa quille pendulaire. C'était évident qu'il ne reviendrait pas sur Le Cléac'h. L'illusion ne pouvait durer que tant qu'il aurait du portant. Dès qu'il serait par le travers, ce serait cuit. Mais bravo à lui d'avoir ramené le bateau.
    pps : oui, je l'ai mas[c]sif.

  • Red Tsar le 28/10/2021 à 09h19
    Vous êtes tout à fait dans le bon état d'esprit ! Avec les temps compensés en raison des handicaps de jauge et les pénalités, en voile, ce n'est pas forcément le premier qui gagne.
    Et parfois, on peut même vouloir perdre : lien
    Ou refuser finalement la compétition alors qu'on pouvait la gagner : lien
    Tout ça dans la même course !

  • Pierluigi Scollina le 28/10/2021 à 11h54
    Tu t'en fiches, champion mon frère !

  • Run le 28/10/2021 à 16h37
    Ben, les foils, c'est tout le monde qui est dans le suivisme, le truc est sur l'eau depuis plus d'1 siècle...Fallait juste attendre la technologie pour l'adapter a la voile.

    Les cockpits intérieurs, ca ne peut pas se faire sur les petites classes, idem pour les développements des voiles...

    Ce qu'on assiste surtout, c'est que la jauge IMOCA est en train de se developper comme personne d'autre ne le fait (2 fois plus d'imoca sur la JV en 4 ans, plus de 40 inscrits au prochain VG...) et est en train de prendre la part belle d'a-peu-pres tout. Et des innovations aussi.

    Après, j'ai l'impression que le bricolage n'existe plus (en gros, on a fait le tour) et que maintenant, il te faut la grosse bécane qui envoie 2-3 logiciels pour sortir de quoi. Le monde pro brasse des millions, la fracture se fera de plus en plus grandissante. Finit le temps ou le skipper grattait le sponsor du coin, commandait un bateau, l'armait, le réglait 6 mois avec 2-3 potes et partait gagner toutes les étapes du BOC Challenge. Ce sont des entreprises maintenant...Avec tout ce que cela comporte.


    J'ai lu que les foils étant déjà bien développés, les futures avenues se situent sur la coque et son design, suivant ce que tu privilégies, le vol, le classic ou la transition. Et le design de ta coque en sera changé.

    Et on ne sait toujours pas si l'IMOCA autorisera les safrans a plan porteur sur leur jauge.

    Tout est un recommencement, ce fut les coques qui furent la base de développement, puis les appendices (outrigger, mat, électronique, foil, cockpit, etc.), avec une coque plus ''standard'' dont le développement portait surtout sur le poids, et on revient aux coques...


    PS: Il ya deja des Scow Bow en bateau de plaisance, non ?

  • Red Tsar le 28/10/2021 à 19h27
    Je suis en déplacement avec une petite tablette pour seul moyen de connexion donc tu echappes pour le moment à mes trop longs pavés ( dans la mare).
    En attendant, c'est bientôt le départ de la transat JV, une course bien plus sympathique que cette supercherie de la route du rhum (oui, je suis taquin).

  • Red Tsar le 31/10/2021 à 10h58
    Sur le "scow"...
    * C'est vrai que la voile invente autant qu'elle réinvente. L'étrave « scow », ça existe depuis des milliers d'années, simplement c'était réservé à certains plans d'eau (lacs). Et puis un petit malin (David Raison) a su l'adapter à la course au large. C'est un peu comme le principe du multicoque, à la fois très ancien et très moderne. Pour l'avenir, oui, les coques vont très probablement évoluer encore. Mais il faut aussi penser aux mâts. On a déjà beaucoup progressé dessus. Mais on est loin d'être allé au bout de tout ce qui est testé (mâts-ailes, ailes semi-rigides gonflables…). Sur les voiles, je ne pense pas qu'il y a encore beaucoup à gagner sur la « matière ». Mais j'attends le jour où un concurrent déploiera une aile volante pour se tracter (si les règles le lui permettent) : des navires de tailles très différentes les utilisent déjà.
    * Sur le cas de bateaux de plaisance avec étrave « scow », je n'en ai jamais vu que dans les pages en papier glacé des magazines de voile, proposés par des petits chantiers qui fabriquent à l'unité. Je n'en ai jamais vu ni au ponton sur un plan d'eau (hors proto, donc). Ça ne veut évidemment pas dire qu'il n'y en a pas. La difficulté à lever, j'imagine, c'est que la physionomie peut rebuter le client. Mais si on visite le bateau dans un salon, ça peut plaire, parce qu'on aura un intérieur avec de bien plus beaux volumes que pour un autre bateau d'un même nombre de pieds. Après, une fois en mer, ces bateaux seront très inconfortables. Outre le casque et la ceinture de sécurité dont je te parlais, il faudra aussi penser au casque anti-bruit, car c'est horrible comme ça résonne dans ses bateaux qui rebondissent sur la vague (1).
    * Après, tu pourras argumenter, à juste titre, que le plaisancier navigue peu, souvent à la journée, parfois au moteur, par temps de demoiselle et qu'au final ça ne le gênera pas plus que ça. C'est vrai. J'ai quand même du mal à croire que ça peut devenir le nouveau standard de la plaisance, mais qui sait ?

    (1) Très chouette idée de cadeau de noël, si tu ne l'as pas déjà fait : faire se cotiser ses proches pour se faire offrir une sortie en mer sur un Fifty, par exemple.

  • Red Tsar le 31/10/2021 à 11h01
    J-7 pour la Transat en double...
    C'est une course très sympa à suivre.
    1. C'est une course en double, ce qui est assez rare. Un format atypique dont bien des marins disent qu'il est plus dur que le solitaire ou l'équipage. Tant de belles amitiés qui naissent ou se fracassent, avec ces marins qui s'insultent par l'intermédiaire du journal de bord… C'est aussi l'occasion pour un ancien de transmettre tout son art à un nouveau, comme le ticket Gabart-Desjoyaux sur la Barcelona en 2011.
    2. Avec les parcours différenciés par classe, on peut espérer une arrivée en flotte. Une lutte au couteau entre un Ocean Fifty et un Ultime, par exemple. Ce serait sympa !
    3. Contrairement au « Rhum » et sa configuration « toboggan », les parcours imposent de passer par des zones sur lesquelles les modèles météo sont moins fiables, sur lesquelles les vents sont parfois très capricieux et le routage est interdit pour certaines classes.
    4. Le départ est groupé, pas classe après classe. Un peu comme si on donnait un départ commun avec des Formule 1, des voitures de rallye, des karts (normalement, "on ne confond pas, next") et des mini-vans. Espérons qu'il n'y ait pas de casse ou de drame comme en 2015 sur la VOR. Même si ça se jouera évidemment pas à la première bouée, les gros voudront faire plaisir au sponsor et certains ont une mentalité de chien de la casse (Cammas…) donc ça peut quand même frotter.
    5. Tous les gros favoris seront là, à des stades de préparation différents. Si ça se trouve Gabart va être battu par son ancien bateau !
    6. Outre les « Ultime » et les IMOCA, il y a les Ocean Fifty une classe à la jauge très stricte, ce qui valorise les qualités des marins, et les Class 40, en plein renouvellement (étrave scow ou ½ scow).
    7. La durée est sympa, ni trop courte, ni trop longue avec, du coup, généralement une belle intensité.