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Domenech-Deschamps : choisis ton camp

Anciens de 98, présidents de club, sondeurs, experts et voisins de cantine... Ils ont voté. La France est coupée en deux, mais c'est Domenech qui a le plus petit morceau.
Auteur : Jérôme Latta le 1 Juil 2008

 


Verseau ascendant balancé

À quelques jours de la commémoration du 12 juillet 1998, c'est en rangs serrés que certains champions du monde se sont invités dans le débat sur la succession de Raymond Domenech. Sans grande élégance, ils sont montés à la tribune pour défendre très explicitement la candidature de Didier Deschamps, candidature que l'intéressé avait lui-même rendue publique à la veille de France-Italie.

Spectaculaires, les sorties de Christophe Dugarry ("Il n'est pas à la hauteur de la fonction. Il n'a jamais rien gagné et il n'a aucune humilité", "C'est déjà un petit miracle que Domenech ait été nommé sélectionneur") et Bixente Lizarazu (le soir même de France-Italie: "C'est la moindre des choses que Raymond Domenech soit démis de ses fonctions"), ont allié procès de Domenech et promotion de Deschamps. Dans le JDD, Franck Lebœuf y est allé de son plaidoyer: "Domenech partage largement les torts (sic). (...) L'opinion publique est de mon avis". Et Emmanuel Petit a enfoncé le clou: "Il a commis énormément d'erreurs. C'est un fiasco total". Significativement, cette brochette de consultants s'est exprimée comme des journalistes, mêlant toutes sortes d'arguments à charge pour faire porter le chapeau au seul sélectionneur.

Tandis que Marcel Desailly refusait de se prononcer, Barthez détonait, comme à son habitude: "Domenech et moi, ça s'est bien passé. Mais même si ça n'avait pas été le cas, tous ces donneurs de leçons, ça ne me plairait pas trop" (L'Équipe, 19 juin). Mais autour de la nébuleuse "France 98", l'association caritative se transformant en lobby, il y a un front commun en faveur du capitaine de 1998 et 2000, mêlant anciens joueurs et évincés du staff en 2004 (Philippe Boixel, Philippe Tournon, Jean-Marcel Ferret et Henry Émile).


duga_ff.jpg
"... Vous vous rendez compte, sans avoir rien gagné! C'est pour ça que je suis à fond derrière Didier Deschamps, vainqueur d'un titre de série B à la tête de la Juve, excusez du peu".


Domenech, t'es foutu, les patrons sont dans la rue

L'échec des Bleus à l'Euro entraîne une série de mauvaises nouvelles, dont certaines rappellent à s'y méprendre la situation de 2004. À commencer par la résurgence rituelle des dirigeants de clubs de L1 qui – au travers de la Ligue et de l'UCPF – réclament une nouvelle fois la tutelle de la sélection nationale, sous la forme d'un "Club France" (1) qui leur permettrait de reprendre la main. À quelques acteurs près, rien n'a changé depuis quatre ans (lire "OPA sur l'équipe de France", 6 juillet 2004). La tentative avait abouti à une délégation permanente de la Ligue auprès des Bleus, un "machin" finalement sans influence.
À l'époque, Jean-Claude Plessis et Gervais Martel montaient au créneau, cette année c'est Olivier Sadran, Jean-François Fortin, Bernard Caïazzo, Waldemar Kita ou Michel Seydoux qui s'y collent. "La gestion de cette équipe, c'était de l'amateurisme le plus complet. Heureusement que l'on ne fait pas ça dans nos clubs. On n'a que ce qu'on mérite", a confié un courageux dirigeant anonyme à L'Équipe (21 juin). Michel Moulin ne s'est pas exprimé (2).

On peut rire de la légitimité de cet aréopage et de la crédibilité de son expertise sur le choix et la gestion des entraîneurs. Mais le pouvoir de nuisance des dirigeants est réel, connaissant l'énergie qu'ils investissent en permanence pour réduire l'influence des autres familles du football et nourrir leur rêve d'un football gouverné par les actionnaires. Aux lendemains de ses échecs, l'équipe de France n'est plus qu'un enjeu d'influence, un os qu'il faut ronger aux dépens de la Fédération et de la DTN.



domdesch_ffune.jpgPignons publics

Au terme d'un mois qui a vu défiler les "people" – toujours les mêmes – sur les plateaux des émissions, Le Parisien / Aujourd'hui en France n'a pas hésité à leur demander très sérieusement leur avis. Sachez donc que si Fabien Onteniente et François Berléand se prononcent pour l'éviction, Michel Drucker, Marc Lavoine, Lorant Deutsch et Gérard Darmon soutiennent l'actuel sélectionneur. Avec ça...
Le quotidien en a également appelé à "l'opinion publique", avec un sondage dont il a conclu que "Les Français lâchent Domenech". Pourtant, dans l'actuelle atmosphère de dénigrement obligatoire, le chiffre des 42% qui demandent le départ de Domenech (contre 25% favorables à son maintien) apparaît assez faible. 57% des sondés le trouvent même courageux, 57% sympathique et 50% compétent... L'opprobre est donc relative.

Dans les médias – qu'ils soient spécialisés ou non –, les réflexes portent à réclamer une tête. Avec une hargne inquiétante ("La médiocrité finit toujours par être sanctionnée et [...] l'hypocrisie ne réussit en aucun cas à masquer les réalités"), Denis Chaumier (France Football) est au coude à coude avec Jean-Philippe Leclaire (L'Équipe Magazine) pour le prix de l'édito de plomb. Le bihebdomadaire tout entier, revanchard, est lancé dans une entreprise de démolition du sélectionneur et de la Fédération (3).
Du côté de L'Équipe, on est presque mesuré en dépit de la tendance locale à l'éditorialisme vengeur, avec un Vincent Duluc qui a dû rencontrer l'ange de la miséricorde récemment, tant il est peu belliqueux. Mais l'arc du consensus anti-Domenech traverse la société tout entière, du chroniqueur radiophonique aux experts de machines à café en passant par les humoristes de Daily Motion (4).


domdesch_mapping.jpg


Jeu d'arcanes

Pourtant, Domenech n'est pas complètement isolé. Chez les présidents, Jean-Louis Triaud et Jean-Michel Aulas ont exprimé leurs doutes quant à un changement. Surtout, ses meilleurs soutiens émanent de ses joueurs: Vieira, Ribéry, Thuram, Boumsong, Lassana Diarra et Sagnol ont publiquement affiché leur souhait d'une continuité au poste.
"L'élection" se jouera aussi dans les arcanes de la Fédération, dont les courants sont moins connus que ceux du PS, et sous la pression d'intérêts plus discrets – comme les sponsors et les diffuseurs des Bleus, qui ont vu s'envoler audiences et millions d'euros avec leur élimination.

Si Didier Deschamps est choisi, il ne devra pas se leurrer sur la nature du consensus qui accompagnerait sa nomination: son prédécesseur peut témoigner de la rapidité avec laquelle les opinions s'inversent dans ce milieu. Tout va très vite dans le football...


(1) Une appellation qui date de 1987 et du "superintendant" Claude Bez.
(2) Après vérification, il l'a fait, sur RMC.
(3) "La faillite Domenech, c'est la faillite du système qui l'a fait roi et lui a donné les pleins pouvoirs", estime Denis Chaumier, qui écrit aussi: "En six ans, n'oublions pas qu'avec trois sélectionneurs différents mais pareillement incontrôlables, distants et parfois méprisants, [l'équipe de France] a connu la débandade la plus totale à trois reprises, le désordre de ses mœurs et l'inanité de sa gestion sportive".
(4) S'il y a quelque chose d'absurde à entendre des joueurs sacrés en 1998 et 2000 émettre des critiques qu'on entendait alors contre Jacquet et Lemerre, la palme de la tartufferie (ou de l'amnésie) revient à Luis Fernandez qui, dans Téléfoot, fustige un sélectionneur qui "change tout le temps de système". Autre ex-entraîneur, Guy Roux, lui, se rabiboche avec Mexès sur le dos de Domenech.

Réactions

  • Joey Tribbiani le 01/07/2008 à 02h20
    D'après Dugarry dans son interview de l'Equipe d'il y a quelques jours, il faut un mec qui a gagné pleins de titres (donc Deschamps hein évidemment ...) comme sélectionneur parce que sinon les p'tits jeunes qui arrivent aujourd'hui en EDF en étant déjà assujettis 7 fois à l'ISF à 20 piges et en ayant fait 17 couvertures de So Foot, ils vont pas le "respecter", tu voas ?

    Je crois que c'était certainement le passage le plus pitoyable de sa pseudo-argumentation.
    Parce que franchement si c'est ça le problème, les petites frappes melonisées qui pourraient correspondre à la description, perso je préfère m'en passer en EDF.

    Si Jacquet a gagné en 98 sans Canto et Ginola, ça veut dire qu'on peut aussi se passer d'un Benzema ou d'un Nasri. On s'en remettra ...

  • Dieggo le 01/07/2008 à 02h20
    Björn Björk
    mardi 1 juillet 2008 - 02h13
    Dieggo, tu peux m'indiquer à quel endroit les Cdf tressent des lauriers à Domenech?
    -----

    Nulle part, je pointais justement l'absence de critique ou d'éloges; comme s'il était interdit de même commenter l'action du sélectionneur. Et c'est toi qui me parle de sang... Les CDF ne tressent pas de laurier, mais en dénonçant certaines critiques, on sent qu'ils les contestent. J'aimerai donc lire un avis argumenté, une analyse critique et engagé de l'action de Ray en EdF.

    Et sinon : "Enfin, pour rejoindre la conversation qu'on a sur le fil Toujours Bleus, changer de sélectionneur "pour changer", "parce qu'il a perdu", ou "parce qu'il n'a jamais rien gagné alors que Deschamps a un sacré palmarès de joueur" c'est changer pour de mauvaises raisons."
    ----------

    C'est pas ça les raisons. C'est :

    - n'avoir jamais su proposer un jeu cohérent, n'avoir même jamais défini une ligne de conduite. On joue en contres rapides ? On garde le ballon ? On utilise les ailes ? Franchement, j'en sais rien en voyant jouer la France. Ça change tout le temps, et c'est jamais bien fait.

    - avoir terminé l'euro avec un bilan désastreux; un 1er match en dessous de tout, 6 buts contre, un seul marqué; sans avoir donné l'impression de tenter quoi que soit ou de développer son jeu (cf. point 1).

    - atteindre des sommets de mauvaise foi et refuser toute remise en cause. Ne pas savoir dire tout simplement : "ben oui, on est passés au travers, voilà pourquoi, et voilà comment y remédier".

  • Björn Björk le 01/07/2008 à 02h36
    Dieggo, j'ai bien peur que si tu espères des critiques - non pas du sélectionneur, mais de n'importe quel entraîneur - tu sois déçu. Il y a peut-être des exceptions, mais visiblement, il n'y a jamais ici de critiques et dans la mesure où il est impossible de l'extérieur de connaitre les tenants et les aboutissants d'une dynamique d'équipe, ni de distinguer ce qui tient de la réussite où du travail ça me parait très, très sain. D'où mon invitation, si tu voulais de la critique (ou des lauriers, ça marche aussi, ils retournent leur veste très vite là bas), à aller voir chez Amaury.

    Se planquer derrière "l'absence de plan de jeu", c'est sortir une rhétorique facile. Personne n'a remarqué qu'on bosse le 442 depuis la retraite de Zidane? Comment tu veux que ton plan de jeu fonctionne quand tous tes meilleurs joueurs deviennent crevés/mauvais en même temps?

    Et il y a un moment où il faut arrêter les faux semblants. OK, Ray joue avec les médias et c'est normal que ça lui retombe sur le coin de la gueule quand les résultats ne suivent plus. Mais soyez un peu honnêtes avec vous mêmes: ce qu'on reproche à Domenech c'est d'avoir perdu, point barre. Il y a combien de personnes qui se sont levées pour défendre Lemerre en 2002? Pourtant il avait proposé le plus beau jeu de l'histoire de l'EdF pendant 4 ans. J'ai pas le souvenir d'avoir entendu crier au scandale quand il a été viré.

    En tant que supporter de l'OM, j'en ai soupé des changements d'entraîneurs sans aucune analyse de ce qui a foiré, ni projection sur ce qu'on veut faire à long terme. Si on pouvait éviter avec l'autre équipe que je soutiens...

  • Diablesse Rouge le 01/07/2008 à 02h42
    Plutôt que d'accuser un seul homme, ne peut-on pas simplement penser que "le groupe" Equipe de France, dans son ensemble, n'est pas parvenu à réussir quelque chose et vit un creux cyclique comme il en a connus régulièrement par le passé?

    Ok, son boulot à lui c'est de sélectionner, ce qu'il a fait, si je ne me trompe, avec l'assentiment de la presse et des millions de sélectionneurs de France et de Navarre (hormis la mini-polémique Trézéguet-Mexes non sélectionnés). Ok, son boulot à lui c'est de mettre en place une tactique, une dynamique et une organisation. Quand il a constaté que ça ne fonctionnait pas, il a changé, tenté autre chose, toujours sans succès. A ce moment-là, ne peut-on pas se demander si les joueurs ont fait leur boulot à eux? Evidemment, eux, on peut pas tous les virer... D'autant plus que ce sont des stars et même s'il ya des "non stars" qui se seraient autrement mouillé le maillot, certains de ces gars-là sont pratiquement intouchables... Donc hop, on déverse tout sur Domenech, c'est plus facile? Et si la fédération espagnole avait fait ce que lui demandait la presse et la vindicte populaire, la Roja serait-elle aujourd'hui championne d'Europe? Avec des si, me direz-vous, on va loin... mais un autre sélectionneur est aussi un "si"...

    J'ai lu qu'on reprochait à RD de n'avoir jamais rien gagné. Peut-on décemment lui reprocher la finale perdue en 2006? Et parmi la petite vingtaine de ses prédécesseurs, ils ne sont quand même jamais que 3 à avoir gagné quelque chose avec l'EdF...

    (Merci d'avance de ne pas me hurler dessus, je pose simplement des questions ou fais part de mon étonnement. Et si les questions ou remarques vous semblent idiotes, mettez ça sur le compte de ma blondeur ou de ma nationalité, comme ça vous arrange...)

  • Dieggo le 01/07/2008 à 02h48
    Björn Björk
    mardi 1 juillet 2008 - 02h36
    -------------

    - Mouais. Il me semble que les CDF s'engagent généralement. Je trouve juste que dénoncer les emballements anti-Domenech, on l'a déjà lu plein de fois, j'aimerai bien une nalyse poussé sur l'EdF version Ray.

    - Le 4-4-2, c'est pas ce que j'appelle un plan de jeu. Ce que j'ai vu de la France depuis 4 ans, c'est : On met une base de 7 ou 8 gars "solides", et on s'en remet à 1 ou 2 gars devant (Zidane, Ribery, Henry...) pour en planter un. Ça a marché en 2006, super. C'était moche, mais on est allé en finale. 2 ans plus tard, l'équipe n'a pas progressé. Se planquer derrière les blessures ou les méformes, c'est limité. Vieira, Thuram et Henry, ça fait un an qu'ils sont pas en forme. Y'avait largement le temps de s'y préparer et de trouver un système qui convienne. Parier qu'ils aillent mieux le jour de la compèt, ça fait pas une stratégie...

    - Enfin, on lui reproche pas juste d'avoir "perdu" - en 2006 aussi, on a perdu. Là, je suis désolé, mais l'équipe s'est vautrée lamentablement.

  • Vinocrator le 01/07/2008 à 03h15
    Bien vu l'article.


    Savez-vous comment va se dérouler la cession du conseil fédéral ? Non ? D'abord Raymond Domenech va y être auditionné et on va lui demander deux choses :

    (1) Exposé du bilan récent,
    puis,
    (2) Orientations pour l'avenir ?

    On va ensuite se retirer dans les salons puis décider de,
    (3) L'avenir du sélectionneur en fonction de (1) et (2)



    RayDo est loin d'être stupide. Il a lu les articles "terroristes" de France Foot à son encontre, et ceux de sa branche politique de l'Equipe (dans un petit jeu qui ressemble à celui de l'IRA et du Sinn Fein).

    Je suppose donc que dans son "exposé du bilan" (1) il va reprendre les arguments de ses détracteurs "et" les retourner contre eux en ces termes :

    "Oui, nous avons manqué d'ambition. Oui, nous n'avons pas vu tourner le vent de l'histoire. Nos options défensives étaient erronées, trompés que nous étions par une doctrine héritée de France 98. Par cette philosophie du jeu aujourd'hui convaincue d'être rétrograde alors qu'elle fut longtemps la justification de nos succès. Car qui à la DTN, dont je suis l'élève, aurait deviné, aurait prédit, ce bouleversement, cette révolution vers l'offensive ? L'aurais-je su ? L'auriez-vous su ?"


    Remarquez l'habile usage du "nous" qui permet de diluer la faute individuelle dans l'irresponsabilité collective.
    Puis RayDo de rebondir dans ses "orientations pour l'avenir" (2) :

    "Pour l'Equipe de France il est donc temps de changer. C'est la grande leçon que NOUS avons à tirer de ce formidable Euro 2008. Vous, moi, nous. Place à l'audace, place au panache, place à la jeunesse et au talent ! Sabres au clair, faisons table rase du passé et balayons les fantômes de 1998 pour éclaircir notre avenir! Un avenir que Nous voyons lumineux mes amis. Loin du spectre lugubre de 1998 et de ses gitons. Un horizon fait de joie, fait de jeu, fait homme avec Mexes, Nasri, Ben Zema, Ben Arfa et Ribéry. Un horizon qui, en définitive, sera notre... en 2010.
    Ceci est dit, que cela soit écrit."


    Ensuite les membres du conseil fédéral votent (3).


  • Björn Björk le 01/07/2008 à 03h20
    Dieggo > engagements sur les entraineurs? C'est comme les lauriers sur Domenech, je t'invite à les retrouver, ça doit se compter sur les doigts d'une main ;-)

    Dans ton 2° paragraphe... ce serait pas un plan de jeu que tu serais en train de décrire? Très défensif, certes, mais ça y ressemble à s'y méprendre. Tiens, d'ailleurs ça ressemble un peu au plan de Lippi 2006.

    Sur ton 3° point : l'argument que j'ai donné s'applique toujours.

    Je lis ce que tu mets sur le fil Bleus: en fait, tu detestes Domenech depuis toujours? Si seul l'entraîneur qui gagne la finale est bon, ca en fait 15 mauvais par euro, et 31 par Cdm? J'ai du mal à comprendre comment on peut TOUT voir en noir à ce point...

  • Dieggo le 01/07/2008 à 03h29
    Björn Björk
    mardi 1 juillet 2008 - 03h20

    Je lis ce que tu mets sur le fil Bleus: en fait, tu detestes Domenech depuis toujours? Si seul l'entraîneur qui gagne la finale est bon, ca en fait 15 mauvais par euro, et 31 par Cdm? J'ai du mal à comprendre comment on peut TOUT voir en noir à ce point...

    -------

    1) OUI, je déteste ce mec; je déteste son arrogance (sans le palmarès, ça passe encore moins bien), je déteste son jeu ultra-défensif, je déteste ses choix (Mexès, Trez), et son équipe m'ennuie.

    2) Je dis pas que seul celui qui gagne est bon. Mais que Ray n'a jamais sembl tirer le meilleur d'un groupe. Jamais réussi à faire gagner son équipe. Il n'est pas le seul et ça veut pas dire qu'il est mauvais; mais ça devrait au moins l'inciter à la modestie... Sur le reste, vois point 1 !

  • nominoe le 01/07/2008 à 03h53
    Diablesse Rouge
    mardi 1 juillet 2008 - 02h42

    Non Diablesse, c'est bien vu (c'est même pas mal pour une blonde belge qui insulte ses crevettes en les hachant!) tout le truc consiste à sortir du dilemme manichéen, innocent ou coupable, RayDo ou Deschamps, DTN ou France98, fromage ou dessert... il semble que la France soit séparée en deux (mais on a toujours des avis tranchés), et ce qui me semble curieux, c'est effectivement cette indulgence dont bénéficient les joueurs, pourtant premiers responsables... Mais justement, cette focalisation sur le sélectionneur n'est-elle pas dans ce but ?

    RayDo n'est pas responsable de tout, mais il est quand même responsable... parce que les matchs de l'Euro sont l'arbre qui cache la foret de matchs "ennuyeux" depuis la CM 2006 (à la notable exception de France-Italie). Rien que les trois matchs de préparation, qui peuvent rendre 4 heures 30 de stérilité offensive complète, sans un pénalty généreux et un newbie qui a eu la bizarre idée de tirer deux fois au but... et rappelons que les "terribles" adversaires n'étaient que la Colombie, le Paraguay et l'Equateur...

    Il est aussi coupable, et ça ça passe assez mal dans nos contrées, de foutage de gueule vis-à-vis de "l'opinion". Bien sur, les journalistes rembarrés par ses petites piques et autres phrases assassines depuis des lustres, sont trop heureux de pouvoir se venger à si bon compte, il n'empêche que son propos indiquant que l'Euro n'était qu'une prépa de 2010, ainsi que sa déclaration de flamme, ne plaident pas en sa faveur: soit c'est dit au mauvais moment, soit c'est encore du foutage geueule, mais au moment où ça arrive ça en devient l'étincelle qui fait déborder le vase (sic)... On n'arrive pas à savoir le réel fond de sa pensée, mais la seule chose qu'il en ressort, c'est forcément du négatif (maladresse, incompétence, malhonnêteté intellectuelle,...). De toute façon, il perd tout crédit quand il n'emmène pas Landreau quelques semaines après avoir fermement indiqué l'immuabilité de son ordre des gardiens...

    Et puis c'est quand même lui qui a sélectionné son groupe; par exemple, ce serait facile de dire après coup qu'Anelka a été transparent, personne n'aurait prévu ça avant l'Euro, mais il semble quand même s'être passé d'éléments intéressants à d'autres postes, pour en maintenir d'autres qui ne présentaient pas toutes les garanties... et qui pour les plus anciens ne semblaient pas faire partie d'un quelconque projet final à objectif 2010. Et puis ses coaching désastreux, ça ne plaide pas en sa faveur, surtout si on se remet dans le cadre du boulot de dans deux ans (putain, deux ans). Parce qu'à ce rythme, avec cette équipe, on se qualifie pas pour la prochaine CM...

    Quant au fait qu'il se serait plié aux ordres des 60 millions de sélectionneurs (ou de la presse), je n'y crois pas un instant, déjà ce n'est pas le style du bonhomme, ensuite l'indigence de jeu est là depuis plus longtemps. On a fait illusion contre l'Italie, mais il faut se souvenir des matchs contre l'Ecosse et la Lituanie. Et quid de la qualif à la CM puis à l'Euro sans le retour des anciens ? Je pense qu'il a fait avec les moyens du bord, et que les moyens étaient (et sont) très moyens. Cette sélection a soit-disant du potentiel, pour l'instant elle n'a rien prouvé. Et le sélectionneur non plus, sinon qu'il a prouvé qu'il n'en avait pas su faire une équipe de cette sélection...

    Finalement, ce qui peut "sauver" Domenech (outre que ça passerait mal dans l'opinion, en ces temps d'austérité, de remercier un type qui a failli en lui filant ses deux ans de salaire), c'est d'une part l'appui de la DTN, qui agit dans l'ombre mais qui n'est pas dénuée de pouvoir(s), et aussi la manière dont la coalition France98 tente de placer son poulain, avec une suffisance et un sans-gêne qui commencent déjà à ternir l'image de sauveur du futur sélectionneur... Lisibilité brouillée aussi, puisque quelques-uns de l'aventure France 98 sont encore actifs balle au pied (enfin si on peut dire)... et qu'il ne faut pas oublier qu'une grande partie de ce groupe était aussi du fiasco de 2002 (certes, Blanc et Deschamps s'étaient retirés avant).

    Virer RayDo au profit d'un autre ne sera pas la solution miracle, mais le maintenir sans qu'il ne se remette profondément en question ainsi que ses choix, serait tout aussi désatreux pour l'avenir des Bleus. L'essentiel sera(it) d'une part de penser D'ABORD à l'EdF, sans considérations partisanes, et d'autre part d'y mettre quelqu'un qui tienne la boutique... Mais des Gerets, y'en a pas beaucoup de dispo...

  • José-Mickaël le 01/07/2008 à 04h33
    Je trouve cet article très intéressant parce qu'il place le débat sur un autre plan, moins souvent abordé (donc que je connaissais moins) : les luttes d'influence, le parallèle avec 2004, etc.

    Mais le titre me gêne. Il semble sous-entendre que les anti-Domenech sont des pro-Deschamps. Ah non ! En tout cas pas forcément. Pour ma part, je suis plutôt pro-Houllier (et je vous laisse rigoler).

    Je sais bien que l'article ne dit rien de ça, mais je voulais juste signaler l'ambiguïté du titre à titre préventif. Après tout, dans Direct Sport, on a entendu Michaël (Grosman ?), des Cahiers, faire l'amalgame grotesque anti-Domenech = nostlagiques de Hidalgo.

    Donc, soyons clair, tous les anti-Domenech ne sont pas des pro-Deschamps.

    Ceci étant dit, place à quelques réactions dans ce débat houleux où la mauvaise foi se cache partout (tiens, dans l'article à propos de je ne sais plus quel journaliste - flemme de relire l'article - accusé d'être moins virulent que d'habitude !) et peut-être même dans mon intervention, mais je vous promets que c'est involontaire, j'l'ai pas fait exprès m'sieur l'arbitre.

    --------------
    Björn Björk
    mardi 1 juillet 2008 - 01h47
    > On peut aussi penser que ça n'a rien à voir... Mourinho, Ferguson, Wenger, c'est quoi leur palmarès de joueur déjà? Mauvaise foi quand tu nous tiens ;-)

    Vikash Thoracique n'a jamais dit qu'un grand entraîneur était forcément un ex-grand joueur ; il a dit qu'être un ex-grand joueur pouvait aussi aider (« ne nuit pas ») pour être un grand entraîneur.

    Mauvaise fois quand tu nous tiens.

    > Je suis sur qu'en cherchant un peu, on doit pouvoir trouver des dizaines et des dizaines de très grands joueurs devenus de piètres entraîneurs.

    Personne n'a dit le contraire.

    Dieggo
    mardi 1 juillet 2008 - 01h56
    > Que pense vraiment la rédac du jeu ennuyeux à mourir proposé par Ray (y compris en 2006) ?

    Peut-être que les journalistes des Cahiers estiment qu'ils sont compétents en journalisme mais pas en entraîneurologie, et donc refusent de juger Domenech, ce qui me semble tout à fait cohérent. Nous, on le fait, mais on est supporters, notre avis n'a aucune valeur, on ne prétend pas éclairer l'opinion. Mais le rôle d'un journaliste lui donne une certaine reponsabilité qui, peut-être, arrête les journalistes des Cahiers ? Maintenant, quel est leur rôle ? A ma connaissance ils n'ont jamais vraiment critiqué le jeu, ce qu'ils critiquent c'est plutôt les à-côtés du football : traitement médiatique, dirigeants, dopage, conception du sport, etc. Ah si, ils ont quand même créé le Ballon de Plomb. Mais à cette exception près (et puis ils ont défendu le bilan de Trezeguet), je crois que ce n'est pas leur genre de juger les acteurs du foot (entraîneurs et joueurs). Pour ça, il faut aller ailleurs, comme le rappelle Björn...

    Oups, un souvenir me revient : les Cahiers avaient rédigé un article pour regretter l'absence de plan B de Lemerre (merci Björn d'avoir parlé de lui) avant 2002. Et si Zidane est blessé, on fait quoi ? Et boum ! C'était bien vu. Peut-être que les Cahiers n'ayant pas perçu le danger de cette année, ils préfèrent ne rien dire après coup parce que ce serait un petit peu lâche et inutile ?

    Björn Björk
    mardi 1 juillet 2008 - 02h36
    > Mais soyez un peu honnêtes avec vous mêmes: ce qu'on reproche à Domenech c'est d'avoir perdu, point barre.

    Je ne te permets de me manquer de respect au point de savoir mieux que moi ce que je pense. Je ne reproche pas à Domenech d'avoir perdu, point barre, et je ne t'autorise pas à me traiter de menteur, point barre.

    Diablesse Rouge
    mardi 1 juillet 2008 - 02h42
    > A ce moment-là, ne peut-on pas se demander si les joueurs ont fait leur boulot à eux?

    Domenech est le responsable, il *dirige* une équipe. S'il n'est pas capable de tirer le maximum de ses hommes, il n'a pas à occuper cette fonction. Ce n'est pas un mal, et je sais bien que je serais incapable de faire le millionnième de ce qu'il a fait, comme la plupart d'entre nous, et ça ne l'empêche peut-être pas d'être un bon entraîneur de club ou même un bon entraîneur de l'équipe de France 2006, mais pas de celle de 2008.

    > Et si la fédération espagnole avait fait ce que lui demandait la presse et la vindicte populaire, la Roja serait-elle aujourd'hui championne d'Europe?

    Situations incomparables ! Entre 2004 et 2006 l'Espagne a tout réussi sauf son 1/8 de coupe du Monde (et encore, elle n'a pas à rougir de cette défaite). Entre 2004 et 2006 la France a tout raté sauf trois matchs de coupe du Monde, et entre 2006 et 2008 la France a tout raté sauf un France-Italie.

    > Et si les questions ou remarques vous semblent idiotes, mettez ça sur le compte de ma blondeur ou de ma nationalité, comme ça vous arrange...)

    En fait, on dirait que tu fais l'amalgame entre les critiques stupides à la Dugarry, que dénonce l'article, et les critiques en général, qui ne sont pas forcément toutes aussi stupides. J'ai horreur de ce procédé ! J'espère que ce n'est pas ça ?