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Messi, tel Son Goku

Un prodige que l’on attend sur le toit du monde mais qui peine à décrocher le titre suprême, tout en vivant dans l’ombre d’un prédécesseur génial et farceur: voilà une histoire que l’on a déjà entendue quelque part...

Auteur : Christophe Zemmour le 25 Juin 2018

 

 

Le championnat du monde allemand n’avait été pour lui qu’une manière de découvrir le gratin de sa discipline. On n’attendait pas encore qu’il soit le plus fort, simplement qu’il observe l’art des grands. Mais déjà, on connaissait son potentiel, au petit Son Leo. Depuis qu’il est môme, il impressionne par son génie, sa créativité. Alors Diego Génial, ce grand farceur connu de tous, volontiers agaçant et obsessionnel, mais véritable légende vivante pour avoir une fois gagné la compétition en démontrant un brio inédit – non sans quelques entourloupes dont il a le secret, décide de prendre les rênes de la maison et de guider son élève le plus doué vers le prochain tournoi.

 

 

 

 

Seulement voilà, il serait malvenu de voir le petit décrocher le titre suprême trop rapidement. Ce serait gâcher un talent splendide si d’aventure il venait à remporter cette première compétition dans laquelle on l’attend vraiment. L'élève risquerait de ne plus rien faire de sa carrière par la suite et laisserait son potentiel se faner. Alors Diego Génial ruse, emploie des tactiques étranges et met la pression sur son poulain. Et au fond, personne n’est dupe: son Jackie Choun à lui, c’est bien ce grand sans style du nom de Thomas, inconnu avant la compétition. C’est lui, l’impitoyable, qui va emporter les rêves du petit Leo. Le coup était fomenté depuis quelques mois déjà, quand l’école du Gamin en Or avait rencontré, pour une joute amicale, ce foutu dojo de la Crotte de Nez: ce gars que personne ne connaissait, qu’on lui avait collé en conférence de presse et qu’il pensait n’être qu’un ramasseur de balles, ferait une couverture parfaite.

 

 

 

 

Le facétieux sensei garde donc pour lui certains secrets, certains arcanes. Ce qui l’amuse surtout, c’est de continuer à être le chouchou du public, de le régaler par ses grimaces et ses simagrées, de cultiver son propre mythe. Le succès populaire, il n’est pas prêt de le céder à son successeur. Le salaud. Alors, Leo quitte cette première école et s’entraîne aux côtés du sage Maître Pep, avec qui il progresse petit à petit, à la fois en sagesse, en technique et en rapidité. Dans l’intervalle, il accumule les Ballons de Cristal si désirés en ce bas monde.

 

 

 

 

Son Leo s’est reposé les mois précédant cette seconde épreuve, devenue son objectif principal. Il brille lors des premiers tours, au point de penser que son heure est enfin arrivée. Le parcours est semé d’embûches, comme cette demi-finale face à ce petit chauve mi-sympa, mi-relou, mais décidément loser – un bon gars, quand même. La finale est haletante, longue, et ne décide son vainqueur que dans les derniers instants… et encore une fois, ce n’est pas Son Leo. Ce ne sont pourtant pas les occasions de gagner qui ont manqué, mais quand votre principal compagnon d’armes est un mangeur invétéré qui se dérobe au moment crucial, comment voulez-vous avancer…

 

 

 

 

Le temps est donc venu de repartir à l’entraînement, encore une fois. Quatre longues années à attendre la prochaine opportunité… Son Leo doit aussi composer avec cet arrogant, ce prétentieux de Ronaldo Petit Cœur qui n’a de cesse de vouloir que le monde soit à ses pieds. Leo est le seul à pouvoir se dresser face à lui, le seul qui stoppe quelque temps cette domination sans partage. Avec son allure, son dédain et son assurance, il faut dire qu’il est plutôt gonflant, ce petit diable. Qui sait, peut-être qu’il deviendra gentil un jour... Mais pour le moment, Son Leo ne doit pas négliger cette menace au prochain tournoi auquel son rival a daigné également s’inscrire.

 

 

 

 

Ce troisième championnat, ce doit être le sien. Son destin est ainsi écrit. Néanmoins, le premier match est passé, non sans qu’il n’ait révélé au petit Leo qu’il lui restait des progrès et des ajustements à faire. Le doute est là. Sans compter que dans le même temps, son antagoniste, plus jeune et plus affûté que jamais, a déjà impressionné par sa puissance et son efficacité. Trois coups de maître qu’il lui a filés, à l’ancien champion du monde… La pression est sur les épaules du petit Leo, que tout le monde attend de voir sacré. Et qui sait, si cela arrivait en battant, dans une finale de légende, son grand rival… L’autre grande gueule de Diego Génial peut continuer à faire le mariole en tribunes avec ses lunettes noires et son cigare: la gloire attendra enfin notre jeune héros au tournant.

 

Réactions

  • Chuck Lloris le 25/06/2018 à 22h04
    Hé hé ! Je me suis déjà fait la remarque que Messi serait un très bon San Goku. Par contre, je voyais aussi Ronaldo en Vegeta: l'alter égo en mal de reconnaissance, besogneux et ne voulant qu'une seule chose: dépasser San Goku !

  • Belmondo Bizarro le 25/06/2018 à 22h27
    Chuck Lloris
    aujourd'hui à 22h04

    Hé hé ! Je me suis déjà fait la remarque que Messi serait un très bon San Goku. Par contre, je voyais aussi Ronaldo en Vegeta: l'alter égo en mal de reconnaissance, besogneux et ne voulant qu'une seule chose: dépasser San Goku !
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    Vrai, mais c'est plus difficile de calquer du foot sur les sagas Saiyan, Namek, Cyborg et Buu que sur le Dragon Ball des débuts ! Parce que dans Dragon Ball Z, Son Goku gagne tout le temps.

  • Ba Zenga le 25/06/2018 à 23h24
    Chuck, en effet Ronaldo est + Végéta. Mais comme j'ai voulu me caler sur les trois tournois des arts martiaux dans Dragon Ball, Piccolo faisait bien l'affaire aussi. ;)

  • Kireg le 26/06/2018 à 08h15
    Puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas de senzu dans le football !

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