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Nom : CSC. Profession : fermer des bouches

Buteur incompris, il est pourtant de plus en plus essentiel à l'équipe de France. Retour sur une carrière méconnue et à réhabiliter. 

Auteur : Hugo Hélin le 29 Mars 2021

 

 

Sa tête contre le Kazakhstan a peut-être permis aux Bleus de ne pas trop trembler, en éloignant le spectre d'un scénario à l'ukrainienne. Pourtant, CSC reste un buteur souvent moqué par certains supporters de l'équipe de France. Peut-être car l'importance de son jeu pour l'équipe est mal comprise, un mal historiquement très français.

 

 

 

 

Il a ainsi fallu attendre les années 90 pour que les observateurs reconnaissent régulièrement ses mérites: jamais capable de dépasser les trois buts par décennie jusque-là (et même muet lors des années 40 et 60), CSC en inscrit sept de 1991 (pour parachever une large victoire 5-0 contre l'Albanie en qualifs de l'Euro) à 1999 (pour lancer une victoire étriquée 3-2 contre l'Islande en éliminatoires de l'Euro).

 

Il ne descendra plus jamais en dessous des cinq buts par décennie depuis, et a déjà marqué ce dimanche son troisième but depuis 2020. L'année 2018 aurait pu constituer l'apothéose de la carrière en Bleu de CSC, avec une Coupe du monde durant laquelle il aura été décisif de bout en bout.

 

Buteur déterminant, d'un lob millimétré contre l'Australie (2-1) pour l'entrée en lice de l'équipe de France, CSC ouvre aussi le score en finale contre la Croatie (4-2) en prolongeant astucieusement de la tête un coup franc d'Antoine Griezmann. Une contribution parfois vue de haut, certains signalant ainsi que les Bleus arrivent en tête à la pause en ayant marqué deux buts sans cadrer dans le jeu. 

 

Des débats dont CSC ne sera jamais arrivé à se défaire: on se souvient que de nombreux observateurs et supporters lui préféraient déjà Thierry Henry contre l'Afrique du Sud en 1998.

 

 

 

Malgré ses six buts en Coupe du monde (deux en 2018, deux en 2014, un en 1998 et un contre le Mexique en 1954) et deux à l'Euro (contre la Croatie, déjà, en 2004, et la Bulgarie en 1996), CSC a sans doute bien compris que les enfants ne feront jamais floquer son nom derrière leurs maillots.

 

Mais ses 33 réalisations en bleu commencent à peser: seuls cinq joueurs ont fait mieux dans l'histoire. Et il y a fort à parier que, quatre-vingt ans après avoir ouvert son compteur (pour une victoire 1-0 à Colombes le 15 mars 1931, lors du premier affrontement entre la France et l'Allemagne de l'histoire, du moins sur un terrain de football), il continuera à augmenter son total dans les années à venir, en poussant au fond des filets un centre à ras de terre, en reprenant du genou un corner dévié juste devant lui ou en touchant le ballon du tibia pour prendre le gardien à contre-pied sur une frappe lointaine.

 

Didier Deschamps, sélectionneur qui a su le mieux comprendre le jeu de CSC (neuf buts sous le mandat de DD), ne lui en demande sans doute pas plus.

 

Données issus de la référence Chroniques Bleues.


 

Réactions

  • Sens de la dérision le 29/03/2021 à 09h25
    Quand on voit les actions sur les vidéos, on se dit que l'absence de CSC des années 40 et 60, c'est juste qu'ils n'ont pas été vus par 1524800 ralentis HD.

  • Richard N le 29/03/2021 à 10h21
    Merci pour cet hommage à ce buteur émérite trop souvent méprisé. J'ai envie d'ajouter qu'on l'oublie même bien souvent sur quelques réalisations historiques des Bleus, comme ce but sur coup franc en finale de l'Euro 1984 qui aurait dû lui être attribué (puisque le gardien pousse du coude le ballon qu'il avait préalablement bloqué). Sans oublier ce point précieux durant les tirs aux buts de France-Brésil 1986, suite à un tir de Bruno Bellone qui échoua sur le poteau mais que CSC avait bien suivi. Il sera temps un jour de revenir sur tous les buts bleus que l'on doit à CSC, au-delà des décomptes officiels. Cet article est fondateur.

  • Metzallica le 29/03/2021 à 10h28
    Il faut maintenant faire le même article pour son collègue allemand Klaus Eigentor.

  • Balthazar le 29/03/2021 à 10h32
    Sans oublier le Hongrois Anto Logy qui en a mis de fameux.

  • Balthazar le 29/03/2021 à 10h54
    Sans oublier le Hongrois Anto Logy qui en a mis de fameux.

  • José-Mickaël le 29/03/2021 à 19h33
    À mon avis, si csc est peu reconnu parmi le public, c'est parce qu'il donne toujours l'impression de marquer sans le faire exprès. En fait, je crois même qu'il marque vraiment sans faire exprès. Si on a une vision pragmatique du football, peu importe : un but est un but. Mais beaucoup d'amateurs de football ont une vision plutôt esthétique et aiment les beaux buts, ou les buts « mérités », ceux qui sont la conclusion logique d'un beau mouvement collectif.

    Soyons lucide : csc n'est pas un bon joueur, ce n'est que par hasard qu'il marque des buts, souvent en profitant d'une action d'un coéquipier qu'il n'a plus qu'à pousser. C'est pour ça d'ailleurs qu'on le fait souvent jouer défenseur. C'est comme à l'école : les "mauvais" jouent derrière (si, si, j'ai connu ça. Il est même arrivé qu'il joue gardien de but !

  • Bernard Diogène le 30/03/2021 à 10h08
    Rendons justice à CSC, attribuons-lui le but du 3-0 contre l'Afrique du Sud en 1998. Le ralenti est formel : c'est lui qui touche le ballon juste devant la ligne et en dévie la trajectoire pour le faire rentrer avec plus de panache. CSC s'était vraiment surpassé ce soir-là (avec son n°21 dans le dos), peut-être son bâton de maréchal.