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Le foot étranger n'a pas d'avenir : la Grèce

GRECE [hellas!] n.f. Pays gorgé d’histoire, de philosophie et d’ouzo, la Grèce est considérée comme le berceau de la civilisation européenne. Il était donc inévitable que la sélection grecque balbutie son football, les tireurs de coup franc s’élançant trop près du mur.

Auteur : Sylvain Zorzin le 24 Juin 2014

 

GRECE [hellas!] n.f. Pays gorgé d’histoire, de philosophie et d’ouzo, la Grèce est considérée comme le berceau de la civilisation européenne. Il était donc inévitable que la sélection grecque balbutie son football, les tireurs de coup franc s’élançant trop près du mur. Il restera que la période dite "proto-géométrique" (11e siècle av. J.-C.) a permis de mieux appréhender les règles syntaxiques de Luis Fernandez.

Fondée en 1926, l’équipe grecque doit attendre plus de cinquante ans pour disputer sa première compétition internationale. Sa participation à l’Euro 1980 est toutefois timide: les joueurs rougissent en gloussant "hin, hin, hin". Pour sa première qualification en Coupe du monde, en 1994, l’échec est encore plus cuisant: la Grèce perd ses trois matchs préliminaires sans marquer le moindre but ni le moindre esprit.

Logiquement, le sacre hellène lors de l’Euro 2004 devait constituer l’une des plus grandes surprises de l’histoire du football. Souvenons-nous de cette conversation entre le sélectionneur grec et l’hôtesse d’accueil du Formulão 1 de Lisbonne:
"Bonjour, je suis Otto Rehhagel, avec deux ‘h’, presque comme dans Horst Hrubesch. J’ai réservé une chambre pour vingt-cinq personnes. Avec des murs épais.
–  Vous plaisantez, j’espère.
– Oui. Avec des murs en carton.
– Non, je parle de la réservation. Car nous n’avons aucune chambre à ce nom."
Un dialogue qui confirme les premières impressions: la Grèce était bien une équipe que personne n’attendait. Pour cause: outre ses performances jusque-là pathétiques, l’équipe est inexpérimentée, âgée en moyenne de seulement quarante-deux ans et des poussières – ce dernier terme n’étant en rien une métaphore. Et si certains refuseront de se révolter après la défaite contre la Russie au tour préliminaire, c’est parce qu’ils l’avaient déjà fait à Sparte.

Comme une prémonition de sa victoire, la sélection avait pris soin d’inscrire sur le bus des joueurs la devise suivante: "La Grèce antique avait douze dieux, la Grèce moderne en a onze." Sacré Henrikos Guainos!

La Grèce pâtit de stéréotypes affligeants dont certains usent encore pour faire rire. Ainsi, Nikos Aliagas (1) a-t-il intitulé l’un de ses ouvrages Allez voir chez les Grecs, faisant écho à une célèbre formule en vogue chez certains agitateurs. C’est une insulte faite à des siècles d’intelligence. Il est possible de songer que si Platon avait su ce qu’on en ferait, il n’aurait jamais développé sa théorie du corps caverneux.

À la lumière de la plupart de ces réflexions, on peut donc raisonnablement penser que le foot grec n’a aucun avenir.

(1) Célèbre animateur de télé-réalité, capable de s’enflammer lors de la venue des Gipsy Kings ou de Sylvie Vartan. En 2013, le 0-0 en Géorgie lui a collé deux semaines de tachycardie.

 

Réactions

  • Kasti le 10/06/2008 à 01h30
    Sacré incongruité que leur victoire en 2004. A moins que je ne m'abuse (rattrapez-moi si c'est le cas, if you can), pour l'une des premières fois dans l'histoire de notre sport co préferé, l'équipe vainqueur de la compète a eu un nombre moyen de tirs aux buts subits très supérieur aux tirs aux buts effectués contre les équipes adverses...

    En exagérant un peu, c'est comme si l'Ecosse remportait la coupe du monde en faisant 7 fois des France - Ecosse... L'horreur, l'horreur (dixit le Col. Kurtz)!

  • Kasti le 10/06/2008 à 01h37
    "Et on dit premier gaou n'est pas gaou oh
    C'est deuxième gaou qui est niata oh ah"

    dit-on vulgairement...

  • Raspou le 10/06/2008 à 08h49
    En tout cas, très bon, comme d'hab.

  • Le_footix le 10/06/2008 à 12h23
    Souvenons-nous de cette conversation entre le sélectionneur grec et l’hôtesse d’accueil du Formulonios 1 d’Athènes
    ---
    Ce ne serait pas plutôt un Formulão 1 de Lisbonne ?

  • Cosmik Rodjeur le 10/06/2008 à 14h31
    Moui

    Je me souviens aussi d'une équipe sans stars, mais capable de jouer à une touche de balle au milieu du terrain sans rendre le ballon avant de lancer une attaque, ce que la France arrivait plus à faire
    Un peu comme au basket ou au hand-ball, les grecs faisaient comme si le foot était un sport collectif

  • hoyt pollard le 10/06/2008 à 16h10
    +1 Cosmik
    Je me souviens aussi de ce jeu à une touche de balle et de ces défenses en individuel, de cette discipline qu'on apprend en poussin et qu'on n'applique plus quand on croit savoir jouer.
    C'était du tableau noir avec tous les fondamentaux, de la 1ère à la 90ème minute, une partition sans aucune improvisation mais sans faute, une des rares fois où la valeur collective de l'équipe était bien supérieure à la valeur de la somme des onze joueurs pris individuellement.
    En résumé, la Grèce c'est cet élève sans talent, conscient de ses limitees, qui ne la ramène pas, mais dont l'abnégation et le travail ont permis de décrocher la timbale. En fait, la Grèce c'est Boghossian qui gagne.
    Et s'ils nous remettaient ça ?

  • José-Mickaël le 24/06/2014 à 17h24
    Merci de rappeler les qualités de la Grèce de 2004, qui en avait effectivement. Son jeu était défensif, mais je l'ai trouvé intéressant à regarder. Ce n'était pas le jeu "bête et méchant" (c'est moi qui emploie cette expression) mourinhesque de certains matchs comme Chelsea-Barcelone (~2009) ou Inter-Barcelone (l'année de l'Inter) où l'équipe de Mourinho défendait mais ne cherchait pas à marquer : quand on récupérait le ballon, c'était pour le rebalancer loin devant, c'était fruste, sans intelligence tactique. Les Grecs, eux, même s'ils défendaient, jouaient pour marquer. Quand ils récupéraient le ballon, c'était pour en faire quelque chose, pas pour attendre la fin du match. (Pareil pour l'Italie de 2006, qui avait en plus un côté "tueur".)

    En tout cas c'est l'impression que j'ai eu.