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France-Angleterre : le grand fight des supporters

Toute l'année, Français et Anglais ont lutté à distance pour multiplier les incidents dans les stades. On refait ce match. 

Auteur : Kevin Quigagne le 8 Juin 2022

 

Messieurs les Anglais tirent les premiers, et de quelle manière ! Avant la finale de l'Euro 2020 à Londres, Angleterre-Italie, Wembley est pris d'assaut par plusieurs milliers d'imbibés sans billet, et sous l'emprise de drogues dures pour certains.

La vague d'attaques placées est impressionnante, du centre-ville au stade, en passant par les fan zones. Soudoiement de stadiers, sorties de secours défoncées, vandalisme, tabassages, agressions. Même les handicapés en chaise roulante y passent. Dans un beau numéro de faux culs, la police et la fédération anglaise se renvoient la balle. "Un jour de honte nationale", titre la presse.

Ce qui devait être une célébration, après cinquante-cinq ans d'absence anglaise en finale d'un tournoi international, vire au cauchemar. Mais un nightmare qui rapporte au pays sa première victoire notable de la saison ! Angleterre 1-France 0.

Un été chaud bouillant

Les Bleus, piqués au vif et intenables, contre-attaquent dès la reprise du championnat. Le 8 août, Montpellier-Marseille dégénère. Jets de projectiles à répétition (un joueur de l'OM, Valentin Rongier, est touché au visage) et interruption du match pendant douze minutes. Les tribunes de La Mosson incriminées seront fermées.

Louable effort français : 1-1.

Fin août, gros gegenpressing tricolore. Le derby Rennes-Nantes s'emballe dès l'avant-match, avec un début d'affrontement entre ultras des deux clubs autour du Roazhon Park. Des stadiers et un policier sont blessés en tentant de séparer ces champions du monde qui s'invectivent.

Déterminée à faire le show, la France passe devant, 2-1.

Le même jour, une valeur sûre ne va pas décevoir : Nice-Marseille. On a aussi des ressources dans le Sud, et on tient à le rappeler, des fois que la pandémie aurait effacé les mémoires. Jet de bouteille au visage de Dimitri Payet, envahissement de terrain, ultras niçois en mode fuoriclasse, bagarre entre joueurs marseillais et spectateurs, sécurité débordée, encadrement de l'OM qui pète les plombs façon Louis de Funès.

 

 

L'arbitre interrompt ce cirque et, après d'interminables palabres entre officiels, la rencontre est définitivement arrêtée. Le président niçois nous gratifie d'un étourdissant numéro de magicien sur l'aile, tandis que les maires des deux villes se clashent sur les réseaux sociaux dans des tweets chaloupés.

La Commission de discipline de la LFP décrète un huis clos et un retrait de point pour Nice. Gros coup du football français qui extirpe magnifiquement août de sa torpeur.

Au terme de ce derby méditerranéen de haute facture, la France se détache, 3-1.

Septembre confirme euphoriquement la tendance. On note de sérieux incidents au Havre et à Ajaccio (avec une nouveauté originale : un joueur sochalien placé en garde à vue pour avoir frappé violemment un stadier), ainsi qu'au Parc des Princes où un siège, jeté par un ultra lyonnais, atterrit sur la tête d'un gamin de onze ans, occasionnant un léger traumatisme crânien.

À Saint-Symphorien, fin de match houleuse entre Metz et le PSG, où une mêlée entre joueurs déclenche une mini-tentative d'envahissement de terrain, tandis que les supporters se chauffent en tribune.

La France s'envole, 7-1. C'est amplement mérité tant elle archidomine ce début de saison.

Mais les Anglais réagissent et lors du Burnley-Arsenal du 18 septembre, un fight éclate entre supporters hôtes et visiteurs. Des sièges et divers objets sont lancés sur le terrain. La police publie les photos d'une sacrée brochette de Wanted.

Ce coup-ci, les Anglais ne vendangent pas cette occasion en or et réduisent le score : 7-2.

 

 

Écrasante domination bleue

On émerge à peine de ce moment fort quand, telle une aurore boréale surgie de derrière un coron, une fulgurance septentrionale illumine le match de sa classe : Lens-Lille.

Après douze ans d'absence, le derby du Nord tient chaleureusement ses promesses, biloute : envahissement de terrain de la tribune Marek vers le parcage lillois, affrontements entre supporters, stadiers et forces de l'ordre, jets de sièges, provocation à la haine, exhibition sexuelle, salut nazi. La totale.

Le coup d'envoi de la deuxième mi-temps de ce récital en faf majeur est retardé d'une demi-heure. La paire ch'nordique nous rappelle qu'elle a du bagage technique. La LFP impose une batterie de sanctions aux deux clubs qui profite aux Français : 8-2.

Quelques jours plus tard, avant un Montpellier-Bordeaux, cette confrontation franco-anglaise se déplace sur l'autoroute. Un bus de supporters bordelais tombe dans un guet-apens tendu par leurs rivaux pailladins. Caillassage et baston générale, seize blessés.

Clinique, insaisissable et inventive dans ses dispositifs et son quadrillage, la France prend son adversaire à la gorge et le large : 9-2.

À 500 km au nord, nullement bercés par la douceur angevine, une trentaine de supporters marseillais sortent de leur parcage après le match pour en découdre avec les ultras du SCO et se défouler sur le matos. "Pas ça, les gars, quelle image on donne !", s'époumone en vain le speaker de Raymond Kopa.

 

 

Les Français font cavalier seul. Cocoricon, 10-2 !

Cet élan est quelque peu brisé par une timide, mais valeureuse, réaction anglaise : un salut nazi dans un Newcastle-Tottenham et, grand classique, un pugilat XL au London Stadium entre supps de West Ham et Tottenham lors du clashico londonien. Rien de tactiquement révolutionnaire mais l'offensive est propre et permet aux Anglais de rester au contact : 10-4.

Fin octobre, les Français profitent de deux affiches de choix pour asseoir leur outrageuse domination. Primo, lors d'un Saint-Étienne-Angers, où la fine fleur des ultras stéphanois s'illustre en lever de rideau.

Déploiement de banderoles contre le triumvirat entraîneur-dirigeants-joueurs, jet de dizaines de fumigènes et fusées sur la pelouse, tentative d'envahissement de terrain, dégradation des filets de but. Au lieu de cibler les sanctions, la LFP prononce un huis clos et la fermeture de deux tribunes pour deux matches.

Secundo, à la faveur d'un Marseille-PSG, résumé ici. Par ailleurs, à Lorient, une rixe entre supps nantais et bordelais fait plusieurs blessés. Le Parisien écrit : "La bêtise se déplace en Ligue 1".

Le score également, et comment : il bondit à 13-4 ! Les Français sont injouables en ce début de saison.

Flottements et populisme

Alors que l'Angleterre montre des signes encourageants, la France choisit d'évoluer avec un bloc très bas du front (d'une grande efficacité), et aborde l'hiver tambour battant. En loucedé, elle sort de son kit de secours sa redoutable botte secrète : le super spray combo préfets (de département et région)-interdictions collectives de déplacement.

Dès l'entame, le Lyon-Marseille du 21 novembre est interrompu Payet est atteint au visage par une bouteille pleine. S'ensuit une confusion grandguignolesque. Une cellule de crise réunissant les autorités, les clubs, la LFP, l'ONU et le G7 décide au bout de deux nuits, trois jours de s'en remettre à l'arbitre. Lequel délègue aussitôt la décision au speaker du stade.

Surpris mais flatté, Jean-Louis fait reprendre le match. Mais Marseille n'est pas prête psychologiquement, donc pas de reprise. Jean-Louis, en concertation avec l'arbitre, repart consulter et annule tout après intervention de l'Élysée, du pape et des préfets (dans cet ordre).

Les dirigeants lyonnais et marseillais, réputés pour toujours donner 250%, s'embrouillent, tandis que le préfet de région et la LFP partent dans un Twitterfight aussi effréné qu'inclusif, attirant dans leurs filets vice-procureure, sécurité publique et présidents de clubs ainsi que, par erreur ou fatigue, l'Amicale des pétanqueurs du Beaujolais.

L'arbitre a finalement tout le monde à l'usure et, peu avant Noël, ce Lyon-Marseille est définitivement arrêté. Lyon écope d'un point de retrait et le mononeuroné balanceur de six mois de prison avec sursis ainsi qu'une interdiction de stade de cinq ans. "Nouvelle triste soirée chaotique sur un terrain de football français", résume un canard local.

Au diable les rabat-joie : au terme d'une phase de toute beauté, les Bleus mènent 14-4 !

Le lendemain, sur un ballon qui traîne, formidable réalisation tout en opportunisme d'une renarde de surface. Roxana Maracineanu, la ministre déléguée des Sports, déclare : "À chaque fois que je vais au stade en tant que ministre, je me dis heureusement que j'ai emmené mon fils au rugby plutôt qu'au football."

Au grand dam des Anglais qui, sonnés et chouineurs, posent une réclamation pour excès d'engagement populiste sur l'action (l'une des nouvelles interprétations de la Loi 12). Sollicitée, l'équipe VAR, réunie à Beauvau pour sauver le football français, valide le but avec enthousiasme.

L'humiliation est totale : 15-4. La Marseillaise retentit aux quatre coins de l'Hexagone.

Irrésistible remontada anglaise

C'est la sixième fois cette saison qu'un match de Ligue 1 est interrompu après des débordements de supporters. Les autorités décrètent une série d'interdictions de déplacement de supporters et autres décisions frappées au coin du bon sens.

Elles ont par exemple la présence d'esprit d'interdire le maillot du FC Gueugnon partout, jusqu'en Nouvelle-Calédonie, ainsi que celui des Voltigeurs de Châteaubriant en centre-ville romorantinais le week-end, et sept jours sur sept en cas de fête foraine ou kermesse. "Il s'agit de prévenir tout incident en privilégiant une gestion holistique de l'écosystème évènementiel", explique une porte-parole du nouvellement créé Ministère des cellules de crise.

Mais tandis que la France perd en fluidité et s'enferre dans un schéma de jeu frileux (les interdictions de déplacement sclérosent le mouvement), la trêve des confiseurs va être propice aux Anglais qui reviennent fort, surmotivés par une stat devenue clé : les xA, expected arrestations.

On les sent requinqués à l'annonce des chiffres de la police des stades : violence et incidents, y compris délits haineux, sont en forte hausse sur la période juillet-décembre 2021 (plus de 40 % par rapport au même segment en 2019-2020). En seulement six mois, on enregistre plus de 800 arrestations liées au football et 750 incidents (voir ici).

L'effet post-confinement a clairement été bénéfique aux organismes britons. Par ailleurs, le rapport sur les incidents de Wembley est tombé et il est accablant pour les autorités. L'Angleterre inscrit fièrement un doublé : 15-6.

Le gros temps fort anglais s'intensifie. Le 5 décembre, grabuge dans un Leeds-Brentford (jets de projectiles sur des joueurs Bees), qui fait suite à des chants homophobes de supporters Whites à l'encontre d'un joueur de Crystal Palace (Conor Gallagher) quelques jours auparavant. France 15-Angleterre 8.

Le bien nommé Boxing Day

Les Français, sur le reculoir mais en embuscade, vont marquer sur un contre rondement mené. En Coupe de France, de violentes bagarres en tribunes impliquant des hooligans, dont certains égarés du PSG, éclatent au Stade Charléty à la mi-temps de Paris FC-Lyon. La rencontre, stoppée pendant dix minutes, ne reprendra pas.

Le numéro de virtuose des dirigeants dans l'entrejeu est somptueux et, consécration suprême, les deux clubs se font éjecter de la compétition, avec amendes à la clé et sursis pour l'OL en Coupe de France à compter de la prochaine édition. Ce match était censé être une fête, dans un Charléty pour une fois bien garni et qui avait joué la carte familiale. Du grand art.

Les médias ont beau titrer funestement "Une nouvelle soirée de honte pour le football français" et prendre de petits airs indignés, contre le cours du jeu, la France accroît son avance avec panache : 16-8. L'important, c'est les trois poings.

À la mi-saison, forcing anglais. Il est vrai que pendant les fêtes de Noël, les Perfides ont l'avantage de jouer pendant que nos footballeurs oisivent ou se remettent lentement de leurs excès (il faudra vraiment penser à muscler le calendrier, et réinstaurer la Coupe de la Ligue, histoire de ne plus se faire avoir tous les ans !).

Le 22 décembre, une bataille rangée oppose des supps Spurs à leurs raffinés homologues Hammers en Coupe de la Ligue . Et le 2 janvier 2022, Matt Lowton (Burnley) est touché à la tête par une bouteille pleine à Leeds. Le même week-end, on enregistre des incidents similaires dans l'Arsenal-Manchester City.

 

 

Les Anglais claquent un hat-trick : 16-11. La course à la timbale s'annonce haletante pour 2022.

Un début d'année fortement anglais

On peut toujours compter sur Millwall pour maintenir la pression et, le 8 janvier, l'axiome se vérifie une nouvelle fois. Pendant un match de FA Cup Millwall-Crystal Palace, toutes sortes de projectiles sont jetés sur des joueurs de Palace, et un supporter envahit le terrain. Après la rencontre, malgré la forte présence policière, un stadier est agressé et des échauffourées éclatent entre supporters.

 

 

Les Anglais, déchaînés, reviennent dangereusement : 16-12.

22 janvier, Everton-Villa : encore des jets de bouteilles et objets divers. Cette fois sur les joueurs d'Aston Villa, en particulier Matty Cash et Lucas Digne, qui s'écroulent. Idem dans le Chelsea-Tottenham du lendemain. Des incidents sont également relevés à Southampton et West Ham, ainsi que dans les divisions inférieures.

Carton plein d'une Angleterre diablement efficace et qui profite des atermoiements tricolores pour griller la politesse à ces Frenchies mous du genou : 17-16 !

Les Français sont dans le dur mais heureusement, la chienlit bordelaise vient à leur rescousse. Le 20 mars, pour protester contre l'immonde bordel ambiant, deux cents supporters des Girondins empêchent les joueurs de sortir du Matmut Atlantique pendant une heure. Benoît Costil et Laurent Koscielny sont pris en grippe par la crème des ultras qui, sans preuve, les accusent de racisme.

Fourbe mais astucieuse combinaison en triangle des Français, à montrer dans tous les centres de formation : 17 partout.

Come-back tricolore

Le 10 avril, Brest-Nantes est interrompu treize minutes après une intrusion de supporters brestois "sur fond de tensions entre ultras", précise la presse locale. On serait sur une sombre histoire de morceau de bâche brestoise volé par des Nantais et fièrement exhibé par l'ennemi à Francis-Le-Blé en guise de trophée, et que des ultras de la tribune Kemper auraient vaguement essayé de récupérer pendant le match, comme il se doit.

Cet obscur, mais inespéré, fait de jeu de top niveau permet à la France de prendre l'avantage, 18-17.

Deux semaines plus tard, le PSG est déclaré champion mais, au lieu de scènes de liesse, le Parc des Princes fait la gueule. Les ultras, eux, fêtent le titre à l'extérieur du Parc. Tout cela est fort étrange, mais ne boudons pas notre plaisir : vive la déprime, les Français font le trou : 19-17 !

En parlant de moroses, Lyon, en proie à des crises existentielles récurrentes, choisit ce moment charnière pour crier haut et fort sa rage de vivre. Malgré la belle victoire 5-2 sur Montpellier, des ultras sifflent et pourrissent l'un des leurs, Karl Toko Ekambi, pour un "chut" esquissé après avoir subi des insultes tout le match, dont certaines à l'endroit de sa mère. Écœuré, Jean-Michel Aulas parle de tout envoyer balader.

La France creuse l'écart face à des Anglais étrangement passifs, 20-17.

Saint-Étienne, jaloux du point que les Lyonnais ont arraché aux tripes, tient à partager la lumière. Le match contre Monaco (1-4) est interrompu une bonne demi-heure pour des jets de fumis et autres.

Un coup de maître des Green Angels qui rapporte un point précieux : 21-17.

Sur la Côte d'Azur, les Nissarts meurent d'envie de contribuer à la cause nationale et une centaine de prix Nobel squattant la tribune populaire sud lancent des chants odieux envers Emiliano Sala, décédé en 2019. Mais les chants abjects ayant également fusé en Angleterre cette saison (antisémites, homophobes, sur Hillsborough, le crash aérien de Munich en 1958, etc.), l'arbitre refuse logiquement de valider l'action niçoise.

Fin de saison en apothéose

Les Trois Lions sont dans les cordes mais vont aligner une fabuleuse série mi-mai, détaillée ici sous l'intertitre "Lowlights". Avec en point d'orgue l'agression contre Billy Sharp (Sheffield United), le 18 mai, pendant un énième envahissement de terrain (l'agresseur écopera de 24 semaines de prison en comparution immédiate).

Un enchaînement soyeux et dévastateur en tandem avec des scandales de Wags au jeu bien léché à une touche qui leur fait faire un improbable bond de 9 points : 26-20 !

Mais impossible n'étant pas français, dans les derniers spasmes de la saison, les forces vives de la nation vont élaborer un double plan d'une ingéniosité diabolique pour aller chercher la win.

À Geoffroy-Guichard d'abord, lors du barrage opposant les Verts à Auxerre : pluie de fumis et autres engins pyrotechniques sciemment balancés vers les joueurs et la tribune officielle, dégradations, et échauffourées à l'extérieur faisant 31 blessés.

 

 

Pour l'ensemble de l'œuvre supportériale ce soir-là, le corps arbitral accorde un triplé aux Français, qui se replacent magistralement dans la course : 26-23.

Puis au Stade de France, où tout se joue. Le suspense est insoutenable, les attentes sont énormes et la planète entière a les yeux rivés sur la Ville Lumière, ou plutôt Saint-Denis. Dans un ultime sursaut d'orgueil et puisant au plus profond de ses réserves, la France va livrer une performance inoubliable, à la fois furieusement avant-gardiste et formidablement collective.

Le casting est soigné, autant que la technologie utilisée, digne de la start-up nation. Des tourniquets à la pointe de l'innovation aux CRS gazeurs d'enfants pris dans la nasse, via les chaînes de commandement parfaitement huilées, au ministre de l'Intérieur épris de vérité, en passant par les si pittoresques et tactiles gavroches des cités ou l'irréprochable professionnalisme du binôme FFF-UEFA, ce bouquet final est une prodigieuse mise en valeur de l'excellence à la française en matière d'anticipation, d'accueil et d'organisation.

Une prestation référence qui couronne une saison à jamais ancrée dans les annales de la fraternité sportive et des nobles valeurs du football. Ce succès, unanimement salué par des médias internationaux dithyrambiques, vaut toutes les campagnes de publicité des offices de tourisme hexagonaux.

Les héros du soir sont récompensés par un quadruplé, qui porte le score à 27-26, synonyme de splendide victoire pour la France, intouchable cette saison. Mais les Anglais ont déjà prévenu : Watch out, we'll be back. On les attend de pied ferme.

 

Réactions

  • Mangeur Vasqué le 09/06/2022 à 19h48
    Ah, un étranger,et un Gaijin en plus (peut-être) youpix. Quelques questions l’ami Hyoga :

    1) Tu vis (ou a vécu) au Japon ? (ou tu connais bien le Japon ?)

    2) C’est comment la J1 League ?

    3) Comment ça se passe niveau supporters dans le football japonais ? (état du supportérisme je veux dire). Y'a-t-il des ultras ? Est-ce que vous avez des problèmes du type de ceux rencontrés en Europe, particulièrement cette saison ?

    4) Et si oui, comment les autorités approchent-elles ces défis ?

    5) Comportement des supps avant vs après le Covid ds le foot japonais (ou + généralement dans ton coin, Corée du Sud, etc.) : avez-vous constaté une différence ?

    Merci d’avance. Tanaka san ni tetsudatte itadakeruto, arigatai. (Je voulais te mettre des caractères japonais mais ce message m'est apparu dans la face : "Votre message a été refusé, merci de vérifier son contenu (caractères spéciaux, symboles, etc.)

  • Danishos Dynamitos le 16/06/2022 à 09h13
    Aucun fumigène n’a été lancé lors d’ASSE-Monaco, essayons d’éviter les fake News si possible.

  • Mangeur Vasqué le 16/06/2022 à 21h30
    C’est du second degré j’imagine.

    Si non, y’a Internet. Cet article du Monde par exemple lien ou celui-ci de franceinfo :

    L1: Saint-Etienne jouera son dernier match à domicile à huis clos après les incidents contre Monaco

    […]

    “Une réception mouvementée. Samedi soir, 23 avril, la réception de Monaco par Saint-Etienne a été marquée par des jets de fumigènes et l'utilisation d'engins pyrotechniques. La rencontre a du être interrompue à deux reprises à cause de débordements de supporters. La seconde interruption a duré plus d'une demi-heure, alors que certains ultras stéphanois faisaient usage de fumigènes et de feux d'artifices pour fêter les 30 ans du groupe de supporters des Green Angels”