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Chile pare-balles

France-Chili (1-1), le match. Au terme d’une rencontre plaisante et rythmée, les deux équipes se sont quittées sur un match nul plutôt réjouissant.
Auteur : Nadine Zamorano le 11 Août 2011

 

On n’avait pas cessé de ressasser les mêmes rengaines sur l’état de forme des deux équipes qui s’affrontaient ce soir à la Mosson : les uns, avec trop peu de matches dans les pattes, allaient manquer d’impact physique, les autres, émoussés par la dernière Copa America, allaient terminer le match carbonisés. N’en déplaise aux marronniers de début de saison, nous avons assisté à un match agréable, à la fois par animé ses acteurs et par ses spectateurs. Il faut dire que les quelques centaines de Chiliens qui s’étaient déplacés dans l’Hérault se sont bien fait entendre.


Rémy Winehouse
A l’instar de Benzema (6e) et de Rémy (12e) qui rataient leurs face-à-face sur le côté gauche, et de Martin (13e), qui frappait au dessus des cages de Bravo, les Français s’installaient timidement dans le camp adverse sans vraiment se montrer dangereux. Ce sont même les Chiliens qui se montraient pressants, par l’intermédiaire d’Isla, qui semait la panique dans la défense bleue (7e) après un dégagement au ras des pâquerettes de Lloris, déguisé en Tigrou pour l’occasion.

france_chili_remy.jpg

Pendant les vingt premières minutes, la défense à trois chilienne tenait bon: Ponce jouait les escort-boy pour son gardien Bravo dans un registre de libéro vieille école, et Vidal et Contreras tentaient de reboucher les trous générés par les nombreuses offensives d’Isla côté droit. Rémy, qui n’avait pas réussi grand-chose jusqu’ici, trouvait la brèche de la tête sur un joli centre de Benzema, bien lancé dans l’intervalle par Nasri (20e). Après l’ouverture du score, Jimenez, qui remplaçait l’idole chilienne Humberto Chupete Suazo, dévissait son coup de pied (21e) malgré un joli service d’un Valdivia de gala, puis il tricotait dans la surface française avant que Kaboul n’intervienne avec autorité (28e).


Valdivia du dancing
La fin de première période allait être chilienne. Valdivia, qui avait mangé du Riquelme au petit-déjeuner, faisait ce qu’il voulait avec la gonfle et accélérait sensiblement le jeu offensif chilien. Vidal faisait parler sa polyvalence et comblait les carences défensives d’un Beausejour un peu emprunté, en se replaçant dans le couloir gauche de son équipe, qui a pour habitude de bousculer son organisation tactique en cours de match. Ponce, toujours placé un cran derrière, distillait quelques longs ballons, comme cette transversale de 50 mètres qui atterrissait sur le pied en extension de Valdivia, lequel enchainait par une frappe enroulée qui passait de peu au dessus des cages de Lloris (31e).
Côté français, les rares éclairs de Nasri, la justesse de Martin, et les prises de balle convaincantes de Benzema n’ont toutefois pas abouti à des occasions franches. Après avoir calmé les ardeurs de Clichy, Medel et Vidal, et administré quelques avertissements, l’arbitre pouvait siffler la fin d’une première période qui souriait aux français.


M’Vila, plein sud, Beausejour
Avec l’entrée d’Alexis à la pause, à la place de Jimenez, le Chili affichait un visage encore plus séduisant, le lutin fraichement devenu blaugrana combinant à la perfection avec son ex-coéquipier de club Isla, toujours aussi généreux sur le côté droit. Ce dernier tentait même un lob après une action de grande classe de la star chilienne (51e). Le milieu de terrain français commençait peu à peu à poser le pied sur le ballon. Malouda tentait de conclure en force une montée tranchante de Clichy et un relais plein de sang froid de Martin (55e), avant que Benzema ne commence son festival. L’attaquant madrilène sollicitait d’abord la main ferme de Bravo sur une frappe sèche du gauche (56e), avant de se promener au milieu de la défense chilienne et de voir sa frappe repoussée de nouveau par le gardien de la Real Sociedad.

france_chili_cordova.jpg

Rémy, buteur mais maladroit, voyait sa jolie talonnade s’écraser sur la transversale (61e), sur un service de Malouda. Beausejour, auteur d’une piètre prestation, pensait pouvoir regarder le dernier quart d’heure de Louis la Brocante dans les vestiaires en taclant violemment M’vila par derrière. Ce dernier se vengeait quelques minutes plus tard sur Contreras. Par égard pour l’excellente ambiance qui régnait à la Mosson, l’arbitre avertissait simplement les joueurs.

Le Chili allait connaitre une fin de match tonitruante, en trouvant d’abord le poteau de Lloris par Cordova (75e) à la suite d’un festival de ce diable de Valdivia. Une minute plus tard, la Roja égalisait après une action semblable, initiée cette fois-ci par l’incontournable Alexis, et conclue en beauté par une frappe en pleine lucarne de Cordova (76e), entré en cours de match. La France pouvait nourrir quelques regrets en fin de partie, notamment lorsque Gameiro sortait du banc de touche pour placer une frappe puissante qui passait à quelques centimètres du cadre (89e). Si ce match nul ne permet pas de tirer des enseignements, il aura au moins permis de régaler les supporters héraultais.

Réactions

  • Mykland le 11/08/2011 à 17h58
    Sur les tacles, j'ai aimé l'attitude de M'Vila.
    Pas de son acte de vengeance après l'attaque de Contreras mais sa réaction au carton jaune.

    Il sait qu'il a fauté, il ne cherche pas à faire de cinéma, à réclamer de la clémence et accepte la sanction, sans moufter.

    Contrairement à Contreras ou Beausejour ou 90% des footeux dans ce genre de situation.

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