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Feuilles de match et feuilles de maîtres

Qui a dit que football et littérature étaient incompatibles ? Voici le forum où vous pourrez parler de vos lectures récentes et anciennes, liées ou non avec le ballon rond.

Un conseil de lecture ? Une bonne librairie ? =>> "You'll never read alone", le Gogol Doc: http://bit.ly/11R7xEJ.

Balthazar

18/01/2021 à 14h32

John, pas trop vite, j'en suis encore aux aphorismes...

inamoto

18/01/2021 à 14h35

Avec ça tu vas finir par sortir de la pile consacrée à la littérature "exigeante et confidentielle", comme l'a dit mon libraire aux lunettes sales quand je suis allé chercher ton livre. Exigeant tu resteras (je me souviens de ta critique lors des nouvelles des confins "je suis un pinailleur né"), confidentiel, par contre..


CHRONIQUE - L’un des plus beaux livres de ce début d’année 2021 est un récit de souvenirs écrit par le rejeton d’un Iranien et d’une Belge.

Il dit que «ses souvenirs d’enfance ressemblent à des rêves», et puis il nous fait entrer dans ce rêve et l’on est ébloui. Christophe Etemadzadeh est le petit-fils d’un grand poète iranien qui fut longtemps emprisonné et torturé: Beh-Azin. Il est possible que, quelque part, dans son sang, il ait hérité du génie de son grand-père. Sa prose est constamment poétique, comme celle d’un Proust qui explorerait Lille et ses environs dans les années 1975-1987. Pour bien expliquer comment j’en suis venu à m’intéresser à ce professeur de français inconnu, au nom aussi imprononçable que le mien, il faut que je vous décrive ma méthode de travail.

J’ai reçu 400 romans en décembre et je les ai tous consciencieusement ouverts à la première page. La plupart n’ont pas remporté ce test mais, pour ne pas me fâcher avec 399 auteurs, je précise que leur talent n’est pas en cause: plutôt ma lassitude capricieuse, mon goût tordu, ma subjectivité égotiste et ma paresse congénitale. Après lecture scrupuleuse des autres pages, La Vie sans savoir d’Etemadzadeh m’a saisi par son écriture ample, dense, sinueuse et cependant accessible, calme, limpide. Son projet de reconstituer toute l’enfance de l’auteur me touche car il s’agit d’un projet impossible, de même qu’Autres rivages de Nabokov ; c’est parce que l’enfance est un sujet impossible à atteindre que les récits de souvenirs donnent généralement les plus beaux textes de leurs auteurs. Ils sont obligés de racler chaque minuscule pépite de cette période. Ils mènent un combat contre l’oubli dont les armes sont des phrases arrachées au temps.

Etemadzadeh fouille chaque recoin de son cerveau avec l’acharnement d’Indiana Jones. Le résultat est prodigieux, surtout si, comme moi, on se fiche pas mal de connaître l’enfance d’un Ch’tiranien, né à Lille d’un père perse et d’une mère flamande. Ce livre est un modèle de récit sauvé par la forme. On tourne les pages en se demandant par quel miracle on continue de s’intéresser à cette famille dysfonctionnelle, à ce papa qui boit et trompe sa maman. La vérité est que La Vie sans savoir ne tient que par son style. C’est le propre des grandes œuvres littéraires de nous persuader qu’elles racontent quelque chose d’indispensable alors qu’elles ne servent à rien qu’à être belles. Vous vous souvenez de La Grande Belleza, le meilleur film de la décennie? C’est l’histoire d’un écrivain qui n’arrive pas à écrire son deuxième livre. Christophe Etemadzadeh a réalisé le rêve de Jep Gambardella. C’est le plus beau compliment que je puisse imaginer.

Balthazar

18/01/2021 à 14h38

Pascal Amateur
aujourd'hui à 14h32
Mais il est déjà encadré et au mur, il peut pas te le transmettre.
Hi hi.
---
C'est surtout que je ne sais pas faire, et que je ne peux pas regarder maintenant. Mais je le ferai tout à l'heure sans me faire prier...

Balthazar

18/01/2021 à 14h40

Ah ben, merci inamoto.

Hannibal

18/01/2021 à 15h02

(avec beauuuuucoup de retard, Félicitations Balthazar)
(Ça va me faire un troisième auteur des CdF, encore un peu et je fais un rayon dans ma bibliothèque)

Bio-Hazard

18/01/2021 à 15h54

"né à Lille [...] d’une mère flamande"

Aïe. J'avais commencé à envisager de le prendre pour mon CDI, mais il est totalement impossible de faire rentrer un livre à moitié flamand dans une bibliothèque du Brabant Wallon.

Edji

18/01/2021 à 15h55

Pour les amoureux du style de Bruno Le Maire (voir le filpol), rien n'égalera jamais ce sommet publié l'été 2018 dans le Monde :

"La chanson d’amour de Bruno Le Maire : « Still Loving You », des Scorpions
Des personnalités de tous horizons racontent une chanson qui a marqué leur vie.
---
Un solo de guitare électrique en introduction. Un arpège qui se répète trois fois. La note plus aiguë qui vous pince les tempes. Puis, une voix claire et lente. Un mot qui explose et se dilue comme une goutte de pluie sur un lac : « Time. » Un souffle et trois autres mots : « It needs time. » Pourquoi ? « To win back your love again. »

Tout est dit. Il a perdu son amour et il veut la retrouver. Il se battra, il retrouvera sa confiance. « I’ll fight, babe, I’ll fight/ To win back your love again/ I will be there, I will be there. » Il ne parle plus, il crie, la guitare monte en puissance et les notes jettent des étincelles, la batterie frappe au ventre, là où l’amour fait le plus mal : « I’m still loving you. » Et puis la batterie se tait, la voix se fait plus grave, plus lasse aussi, la guitare reprend sa mélodie mélancolique : « I need your love/ I need your love/ I need your love. »

La force de reconstruire

C’est simple, une chanson d’amour : un mélange de tristesse, de joie, de regret et d’oubli. Mais le groupe Scorpions y avait ajouté quelque chose de plus, et peut-être que ce quelque chose, dans cette montagne corse où je me trouvais à l’été 1984 ou 1985, m’avait touché plus profondément encore : une rage, la rage de ne pas laisser tomber, la rage de retrouver ce qui a été perdu. Parce qu’aimer vous donne la force de reconstruire ce qui a été détruit.

J’étais donc en Corse, en 1984 ou en 1985. J’avais 15 ou 16 ans. Je me souviens à peine du visage de la jeune fille que j’avais voulu retrouver. Mais les premières notes de guitare des Scorpions, ce premier mot : « Time », ils résonnent encore en moi avec la netteté des aiguilles de montagne qui se découpent sur un ciel de juin.

Sans doute aussi parce que, dix ans plus tard, dans un taxi berlinois, alors que la même chanson de Scorpions passait à la radio, les deux amis allemands avec qui je me rendais à je ne sais plus quel rendez-vous, se mirent à chanter à tue-tête des paroles qu’ils connaissaient par cœur. Pas pour les mêmes raisons que moi. Ils n’avaient jamais bataillé en Corse pour un amour perdu.

Mais une strophe m’avait échappé, pas à eux, que le chanteur allemand avait glissée en hommage à l’Allemagne encore divisée de 1984 : « Love, only love/ Can break down the wall someday ». Je ne suis pas certain que ce soit vrai. Mais j’aime le croire. La chanson me rappelle un visage de France et l’histoire de l’Allemagne. Elle n’en est que plus belle."

Rolfes Reus

18/01/2021 à 17h27

"Ils résonnent encore en moi avec la netteté des aiguilles de montagne qui se découpent sur un ciel de juin. Qu'est-ce que vous en pensez ?
- Euhh, je sais pas.
- Ben c’est de moi. Cherchez pas question nostalgie vous trouverez pas mieux ailleurs."

Di Meco

18/01/2021 à 18h09

Ouais, Patrick Bruel peut aller se rhabiller avec ses crépuscules de printemps.

Franco Bas résilles

18/01/2021 à 18h23

Parenthèse bibliothèque :
Dans toute l’histoire de l’humanité, il n’y eut qu’un seul refuge pour livres à l’épreuve des guerres et des incendies : la bibliothèque errante fut une idée du Grand Vizir de Perse, Abdul Kassem Ismaël, à la fin du Xe siècle.
Homme averti, cet infatigable voyageur emportait sa bibliothèque avec lui. Quatre cents chameaux portaient cent dix-sept mille livres, en une caravane de deux kilomètres de long. Les chameaux servaient aussi de catalogue général: chacun des trente-deux groupes de chameaux transportait les titres commençant par une des trente-deux lettres de l’alphabet perse.
Eduardo Galeano, "Les enfants des jours",Lux, 105 (traduction Jean-Marie Saint-Lu)
Je vais m'acheter des chameaux, vous pouvez vaquer de nouveau...

 

Balthazar

18/01/2021 à 18h43

(Super histoire, Franco, merci.)

Je vois venir le jour où un cédéfiste taquin va proposer du Balthazar en quignon et où quelqu’un va dire avec assurance : Bruno Le Maire.

Merci Hannibal.

Bio-Hazard, je comprends, je ne voudrais pas que tu sois inquiété à cause de moi !

John, quand tu dis : « L’auteur l’a-t-il seulement pensé un instant ? », cela se rapporte à tes deux questions précédentes, ou seulement à l’une des deux (et si oui, à laquelle) ?
Je réponds déjà à ça : « La beauté suffit-elle ? » On a déjà plus ou moins eu ce débat à propos de Proust, justement. Pour moi la réponse est évidemment oui. La beauté qui ne suffit pas, je ne l’appelle pas beauté. Je l’appelle « harmonie », « élégance », « bien écrire », ce que tu veux, mais pas « beauté ». Ça rejoint la question de dugamaniac l’autre jour. Ma crainte est donc d’avoir échoué, pas de m’être trompé de direction. Mais pour autant que je puisse en juger, tu es entièrement cohérent lorsque tu mets ce dernier point en doute.
(Plein d’autres choses à dire à ce sujet, mais j’en parlerai peut-être en même temps que des aphorismes, ou plus tard encore.)

Enfin, là-dessus :
Classico
aujourd'hui à 13h33

Wow, c'est très appréciable cette critique de Beigbeder intitulée "La grande beauté" sur "l’un des plus beaux livres de ce début d’année 2021". Et en effet, je suis aussi fasciné que lui par la beauté et l'intelligence de cette prose. J'en parlerai plus et mieux lorsque je l'aurai terminé, mais une critique de ce genre pourrait-elle être un déclic pour la carrière littéraire de notre Balthazar ?
---
Ben, d’abord, merci (même si le fait que nous soyons la même personne limite forcément la portée de ces compliments que nous nous lançons à nous-même.) Quant à la question que tu poses, eh bien je présume que la réponse est oui : ça pourrait changer des choses. Mais je n’irais pas jusqu’à dire que c’est probable. En fait je n’en sais rien. Un article élogieux à ce point dans un journal aussi lu, ça ne m’était jamais arrivé. Mais je crois qu’en soi ça ne garantit pas grand-chose.

Ce qui me paraît sûr, toutefois, c’est que ça multiplie mes chances de faire paraître la suite, et rien que pour ça, je suis très content.

Seul inconvénient, le risque plus grand qu’auparavant que les lecteurs soient déçus, et le risque plus grand qu’auparavant que les déçus le disent. Mais bon, on ne peut pas tout le temps se plaindre (même quand on aime bien ça).