> article précédent

Le printemps du foot français

Gernot Rohr : "Je m'intéresse depuis toujours à la politique"

Bonus web - L’entraîneur niçois est candidat aux Régionales sur la liste de François Bayrou, en Aquitaine. Interview.
Partager
Comment êtes-vous devenu candidat pour les Régionales en Aquitaine? Ce sont mes amis Didier et Alain Cazabonne, respectivement adjoint au maire de Bordeaux et maire de Talence, qui m’ont demandé si je voulais bien accepter de figurer sur la liste de François Bayrou. L’UDF est le mouvement duquel je me sens le plus proche, il véhicule des valeurs européennes qui me sont chères, et se bat pour une Europe des régions. Ce parti défend également les chômeurs en fin de droit à qui l’on a coupé le robinet. Enfin, ce qui me plait chez François Bayrou, c’est son indépendance, sa liberté de parole, il ne dépend pas d’une doctrine, il ne fait pas partie d’un appareil et il a su tenir bon malgré toutes les tentatives de le capter. Depuis quand vous intéressez-vous à la politique? Je m’intéresse depuis toujours à la politique. Il n’y a pas beaucoup de footballeurs ou d’anciens footballeurs qui l’affichent. Moi, d’habitude, je ne l’affiche pas non plus, mais on m’a demandé de participer et j’ai accepté cette petite aventure. J’ai cinquante ans, je ne fais pas ça pour plaire aux uns ou aux autres mais par conviction. En Aquitaine je suis en 17e place sur la liste pour les Régionales: je suis non-relégable mais aussi non-éligible, à moins qu’il y ait vraiment un très gros score en faveur de François Bayrou. On peut envisager de vous voir briguer un autre mandat local dans l’avenir? Je ne pense pas. Je suis actif aussi à Nice ou j’anime la préparation du cinquantenaire du jumelage entre Nuremberg et Nice, avec le maire de Nice et son adjoint aux relations extérieures. Cet engagement citoyen est important, mais c’est surtout un plaisir: je me suis toujours intéressé à l’histoire franco-allemande. Mais ce que je fais à Nice s’arrête là pour le moment, il n’est pas question pour moi de briguer un mandat local. L’engagement particulièrement à droite de Jacques Peyrat (1), c’est quelque chose qui vous dérange? C’est une bonne question. À Nice c’est particulier… Mais ici, je ne fais pas de politique, je suis simplement président du comité de jubilé franco-allemand. Cela dit, je sais que l’UDF et l’UMP ont fait liste conjointe dans les Alpes-Maritimes. Donc on peut dire que je fais quand même partie de la grande famille même si je me sens plus proche de l’UDF et son côté centriste que de l’UMP. La politique, c’est un sujet de discussion pour les joueurs? Oui, il y a certains joueurs qui parlent de politique entre eux. Je les encourage moi-même à s’exprimer. Mais il est vrai que les sportifs en général sont prudents en public, parce qu’ils ont peur qu’on exploite leur image. Je n’ai pas l’impression que les joueurs ont moins de conscience politique que les autres : ils sont comme tout le monde, il y en a peut-être 25% ou plus qui ne votent pas, mais c’est à l’image de la société française dans son ensemble. Propos recueillis par R.B. (1) L’actuel maire UMP de Nice est un ancien du Front national.
Partager

La politique et le droit


2020-01-07

« Quand nous protestons, nous sommes vulnérables »

Sous la pression, l'Iran a autorisé les femmes à assister à un match de la sélection, mais ce n'est qu'un début pour les militantes. Entretien avec une porte-parole de la campagne Open Stadiums. 


Hind
2019-12-05

« Le football ne fait pas qu’expliquer, il fabrique »

Avec son livre sur "le football dans le chaos yougoslave", Loïc Trégourès propose une lecture inédite du conflit en même temps qu'une réflexion sur le supportérisme. 


Jérôme Latta
2019-09-05

La lutte contre l'homophobie bloquée au stade de la démagogie et des provocations

Une Balle dans le pied – En optant pour la communication plutôt que pour le discernement, le gouvernement a poussé les ultras à la faute et le débat dans l'ornière. 


>> tous les épisodes du thème "La politique et le droit"