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Gaceta de la Liga - Jornada 24

Le kikonjou de la semaine : Monaco

C'était la dernière production de la rubrique ethnologique de l'affreux blog Paris Sonne le Glas. Âmes sensibles, ne lisez pas.
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Aussi incroyable que cela puisse paraître, certaines peuplades parviennent encore de nos jours à survivre au-delà du périphérique. Parfois même à des lunes et des lunes de marche. On les appelle les kikonjoux. Afin de mieux connaître leurs coutumes et de promouvoir un tourisme parisien responsable, prenons notre Hummer Diesel et partons à leur rencontre.


Monaco tient son nom de Monica, le célèbre travesti ch’ti à qui les Rougon-Macquart jetaient des cailloux en hurlant "Cosse-two d’lo, Monoco! On veut po d’two!" Contraint à l’exil, il tomba sur un gros rocher et décida de se venger en écrasant les pauvres avec. Il inventa par là-même le mouvement perpétuel et s’autoproclama Sisyphe Impératrice. Merveilleux Mythe. Impartiale Destinée. Juste Retour des Choses.

Les habitants de Monaco sont appelés les Montécarlos, un double hommage au terroriste vénézuélien qui allait pas mal aux putes, ainsi qu’à son homologue français, autre big star de l’attentat à la pudeur, récemment hélitreuillé au Paradis des Comiques.

Les Montécarlos ont un chef, ce qui les différencie de pas mal d’autres bestioles. Le chef des Montécarlos s’appelle Albert 2 quelque chose. C’est un prince noble. Aux dernières élections, il est arrivé largement en tête du scrutin, devant Piermoscovi 6 et Charles 1.000.000. Bravo à lui.


kikonjou_monaco.jpg
Parfois, Albert en a un peu marre de l’insipide Luc Sonor.
Il sait alors profiter de la toujours piquante Misère au Sud.


Monaco est une terre de tolérance, avec des ronces autour pour faire joli. En temps de guerre, les Montécarlos s’arment de leur courage et n’hésitent pas à planquer l’or juif en lui donnant un autre nom pour le protéger. En temps de paix, ils déguisent l’argent nazi, au péril de leur Codevi. Comme ça, pas de jaloux.

En 2006, les Montécarlos étaient environ 32.543 sur 2 km2, ce qui fait de Monaco le lieu-dit le plus dance du monde. Avec une moyenne d’âge de 78 ans sans les dents, et moins d’un coccyx pour mille habitants, autant vous dire que ça pogote sévère.

Lovée entre les Alpes en contre-plan et la Méditerranée à perte de vue, Monaco est une splendeur architecturale. Comme une verrue purulente au milieu d’un joli minois, disons. On a beaucoup glosé sur la mafia des promoteurs montécarlos, qui soi-disant recycleraient de l’argent sale dans des marinas. Aussi, dans un souci d’investigation approfondie, un membre de Paris Sonne le Glas a personnellement retourné et fouillé une Marina hier soir. Et bien croyez-le ou non, c’est assez sale.

De juin à avril, de fausses princesses grasses suçottent des Prince mous sur de vulgaires balcons, en rêvant à des bouchées à la reine fourrées à la gelée royale. Quand elles s’ennuient, elles plissent les yeux et peuvent alors s’amuser du spectacle des chiens glissant au loin sur les crottes des vieux. Pour rien au monde les princesses grasses ne cèderaient leur place. C’est que fin mai, il y a le Grand Prix de Monaco. Croyant que c’est les soldes, des indigents viennent contempler, interdits, des nantis autorisés qui leur enfument les yeux et leur pètent au nez pendant 78 tours. C’est assez réjouissant.


kikonjou_roma.jpg
"On peut tromper combien de fois une personne déjà? Combien? Ah ouais, quand même".

Avec toute cette bonne pollution, ça pouvait pas rater, les Montécarlos font de l’ASM. Tous toussent et meurent assez jeunes, vers 135 ans. Vue la décomposition déjà avancée de ces cadavres de leur vivant, les inhumer serait inhumain. On dépose donc leur dépouille à tombeau ouvert, au stade du Loup Hideux, l’endroit le plus calme du patelin. Vous apercevrez, ça et là, quelques débris dans un océan de plastique jaune. Ce sont eux.

Les Montécarlos célèbrent ces morts en buvant un cocktail local à base de bière, de limonade et de grenadine. "Monaco, c’est panache, youhou!", scandent-ils, ces sauvages. Puis ils vont en Ceufran se chirdé la cheutron veugra. On dit alors que c’est la Turbie.

Qu’attendiez-vous d’une bourgade qui a rapporté Edouard Cissé à la civilisation alors qu’on lui avait rien demandé, franchement?



Retrouvez l'intégralité des chroniques de Paris Sonne le glas sur le blog événement qui fait trembler les puissants et frémir les tendres.

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