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Salomon fumé

Matchbox: Chelsea-Manchester, 1-1. Des Mancuniens retardés à l'allumage depuis le début de la saison glanent un point chez le nouvel épouvantail de la Premier League.
Auteur : Kelly Slater (avec Jérémy Florès) le 22 Sept 2008

 

Buts: Park (18e). Kalou (80e)


La nalyse

manchester.jpgFirst round
Le début de match extrêmement remuant des Red Devils laissait présager une tactique d’apparence fort simple: presser l’adversaire jusqu’à le faire céder, défendre et contre-attaquer. La première consigne trouva rapidement sa concrétisation. Après quelque numéro de funambule de Rooney/Berbatov, reprise de volée manquée de Fletcher et autre montée rageuse de Ferdinand (rappelant son tout premier poste en équipe de jeunes), le collectif reprit le dessus: le triangle Evra-Berbatov-Scholes trouvait la faille, et Park concluait en poussant le ballon repoussé par Cech.

En face, l’impression de facilité donnée mercredi (contre des Girondins décomposés, certes) tranchait avec l’agitation mal contrôlée de ce début d’après-midi. Privés de Deco, les Blues jouaient bien, mais manquaient cruellement de créativité à l’approche de la surface adverse. Et lorsque Malouda touchait enfin le Graal, il butait sur le piquet van der Sar et retombait sur le dos, rejouant ici toute la désillusion des judokas olympiques français.
Chelsea s'en remit alors à la lourde frappe d’Alex pour inquiéter le portier mancunien, sans plus de réussite. La domination de Chelsea s’avérant définitivement stérile, le réalisme de MU se révélant inévitablement cruel, les Londoniens rentraient au vestiaire navrés, mais pas du tout résignés.


chelsea.jpgSecond round
Car Scolari désirait sa victoire et lançait Didier Drogba à la place d'un Florent Malouda peu inspiré. Le Brésilien transformait ainsi son équipe en "4-3-3 étrange"  dans lequel Nicolas Anelka évoluait entre l'aile gauche et une position de soutien de l'Ivoirien. Chelsea souffrait terriblement de l'absence de Deco, et ne parvenait pas à retrouver ce jeu rapide entre les lignes qui a tant fait mal aux Girondins. Les Blues manquaient de liant et de fluidité, mais repartaient à l'assaut du but mancunien. Ronaldo entrait à l'heure de jeu et se signalait immédiatement par une frappe non cadrée aux vingt mètres.

Après un duel face au gardien perdu par Joe Cole, le rythme de la partie se britannisait: les contres fulgurants s'enchaînaient des deux côtés, les contacts s'intensifiaient. Alex Ferguson devenait tout rouge, jusqu'à l'immanquable raté d'Anelka, qui ne put reprendre un centre de Bosingwa seul face au but vide. Scolari en profita pour mettre fin au calvaire de Ballack, remplacé par Salomon Kalou. Dès lors, avec un Lampard seul à la baguette et un Bosingwa plus ailier que son ailier, Chelsea retrouvait son jeu et multipliait les enchaînements pour asphyxier les Devils contre leur but – mais manquait de se faire assassiner par Rooney qui trouvait le petit filet à la conclusion d'un contre supersonique de Ronaldo.
Sur un coup franc aux quarante mètres provoqué par le même Rooney, qui frôlait là l'expulsion, Lampard trouvait la tête du nouvel entrant, Kalou, laissé libre de tout marquage par Ferdinand. Les Blues s'enflammaient, notamment grâce à Kalou, intenable, et faisaient le siège de la surface rouge, multipliant les centres sous toutes les formes possibles, mais ne trouvent plus la faille malgré une bonne demi-douzaine de positions favorables.



Les Bleus

La lourde défense bleue s'est finalement bien sortie d'un match piège, réussissant à peu près à contenir les contres des flèches mancuniennes. Terry a encore une fois parfaitement commandé sa défense, secondé par un Alex qui compense au physique sa moins grande science défensive. Les deux n'ont pas hésité à prêter main forte devant, Terry offrant même une balle de but après un rush de quatre-vingt mètres.
Bosingwa doit être un des trois meilleurs latéraux du monde, et même si ça ne veut rien dire, José est un infatigable piston doublé d'une machine à centrer. Ashley Cole souffre un peu de la comparaison, mais a bien tenu son aile entre deux centres mendyesques, provoquant des soupirs scandalisés chez son coach.
Au milieu, si Mikel a encore une fois été excellent, Ballack a anéanti le tout nouveau collectif blue en ratant à peu près tout ce qu'il a tenté, multipliant les mauvais choix et contraignant Lampard à jouer plus bas qu'ordinaire. Ce dernier n'a pesé dans le match que tardivement, gêné jusque-là par le naufrage de son partenaire allemand, et s'est remis à percuter dans le money time. Joe Cole s'est démultiplié sur son aile, mais n'avait pas réglé la mire aujourd'hui, comme Anelka, peu avare en efforts mais sans réussite. Enfin, Malouda va mieux, mais n'a pas su faire le bon choix au bon moment. Son remplaçant, Drogba, s'est peu mis en valeur; manquant de rythme il s'est cantonné à un rôle de pivot très mourinhesque, alors que son partenaire de sélection a crevé l'écran.



Les Rouges

Pour le beau jeu estampillé United, on repassera. Après avoir ouvert la marque, tous (ou presque) ont reculé et ont surtout défendu. Dans l’axe, Ferdinand a été impérial, même privé de son second poumon Vidic. Sur l’aile gauche, Evra fit de très belles montées, à l’origine notamment du but (s’il avait été recruté pour ses vertus défensives, ça se saurait), mais a contraint Park à revenir fréquemment.
Au milieu du terrain, Scholes a accumulé les fautes et les mauvais choix. L’anglais a assurément besoin de temps de jeu pour retrouver le rythme. Berbatov incarne à la fois la classe nonchalante et le vrai-faux nihilisme de Cantona. Toujours présent dans le jeu aérien et les déviations à une touche de balle, il a tenu le contrepoids de Rooney, endurant et vite énervé (contrepèterie acceptée).
Remplaçants, O’Shea a… O’Shea s’est… En fait, on ignore si O’Shea est vraiment rentré. Pas mieux pour Ronaldo qui a raté tout ce qu’il a entrepris, exceptée une simulation.
Tevez n’est, hélas, pas entré.



Les observations en vrac

• Scolari, un survêtement, une moustache. What else?
• Gary Neville a beaucoup taclé.
• Une équipe de foot ne peut jouer au handball qu'avec Deco.
• Gary Neville n’a pas dépassé la ligne médiane.
Obi Mikel ressemble à un croisement de Vieira et Makelele. Est-il meilleur que la somme des deux au même âge?
• Gary Neville a gagné des duels.
John Terry n'a toujours pas sorti sa spéciale cette année.
Michael Ballack a quand même réussi quelque chose: il a battu au sprint Gary Neville. Pour finir en sortie de but.
• Gary Neville a quand même fait un bon match.
• Replacer Anelka dans le couloir de Gary Neville, c'est un peu sadique quand même.
• Mais puisqu’on vous dit que Gary Neville a fait un bon match, nom d’une pipe!

Réactions

  • Nicaulas le 22/09/2008 à 13h38
    Excellent titre, très bon article.

    En revanche, je ne trouve pas la contrepèterie dans "endurant et vite énervé". Et ça me perturbe. Une âme charitable pour m'expliquer?

  • kelly le 22/09/2008 à 13h44
    Celle là, c'est pas moi, c'est Jérémy.

  • rom's le 22/09/2008 à 13h45
    le triangle Evra-Berbatov-Scholes trouvait la faille, et Park concluait en poussant le ballon repoussé par Cech.

    => Rooney plutôt que le rouquin pour la passe en profondeur vers Evra, non

    (Nicaulas, ça se joue juste sur les participes, je pense)

  • Lucarelli 1 le 22/09/2008 à 13h54
    Les observations en vrac

    • Gary Neville a beaucoup taclé.
    • Gary Neville n’a pas dépassé la ligne médiane.
    • Gary Neville a gagné des duels.
    • Michael Ballack a quand même réussi quelque chose: il a battu au sprint Gary Neville. Pour finir en sortie de but.
    • Gary Neville a quand même fait un bon match.
    • Replacer Anelka dans le couloir de Gary Neville, c'est un peu sadique quand même.
    • Mais puisqu’on vous dit que Gary Neville a fait un bon match, nom d’une pipe!
    -----

    Neville est donc mon jumeau astral. Quand il ne joue pas, je suis nul à Vincennes. Quand (enfin !) je sors un match potable, lui aussi.
    J'avais arrêté le foot pendant quelques années, lui aussi à peu de choses près.

    Je fais quoi, maintenant ?

  • Nicaulas le 22/09/2008 à 13h56
    Ahhhh ok, merci rom's.


  • Brest Of Burden le 22/09/2008 à 14h04
    Même remarque pour l'otarie savante, 1 seule chose de réussie, un plongeon (puisque faute accordée). L'arbitre sans doute mal placé par rapport aux 2 acteurs, s'est quand même rattrapé un peu plus tard en lui octroyant un carton pour réclamation.
    Oh, et il n'a toujours pas appris à courrir élégamment.

  • Et ne ris que l'art sonne le 22/09/2008 à 14h36
    "l'otarie Savante" .. mouhahahaha, j'en rigole encore.. c'est méchant mais c'est drôle.


    Sympatoche ce compte rendu, deçu par le cantona Roux.. Allez mon paulo, ne les gardes pas que pour les demi-finale de la C1 tes pralines qu'on aime tant.

  • Mullet le 22/09/2008 à 14h48
    Avec le recul, je suis assez énervé par la gestion petit-bras du match de Ferguson. La vieillesse (ou l'expérience, diront certains) bride ses idées offensives. Entendons-nous bien, le Chelsea d'hier était prenable sans Deco (puis sans Carvalho), j'en suis persuadé. Au bout de 20 minutes de jeu, MU a 4-5 occas' quand les Blues n'en ont qu'une (merci J. Cole, merci). Soit on continue pour en mettre un deuxième, soit on attend sagement l'adversaire en espérant les contre-attaques et espérer un miracle à 2 contre 5.
    C'était bien ça la tactique, initialement : Hargreaves était collé à sa ligne de touche et revenait aider Neville. Evra a autant dépassé la ligne médiane en 20 minutes que pendant les 70 suivantes. Avec 7 joueurs de champ à vocation défensive, on ne se fait pas de bile pour le résultat. La rentrée de Ronaldo est un leurre. A cet instant, c'était déjà de l'attaque-défense. Ferdinand/Evans récupérait le ballon, le passait à Rooney/Ronaldo qui l'amenait dans le camp adverse. Et hop, démerdez-vous avec Berbatov !

    Ah, si Ferguson avait plus de couilles...

  • JihaiR le 22/09/2008 à 15h24
    Si j'ai bien compris, Ferguson, il a sorti sa tactique spéciale LDC. Que c'est ennuyeux, ça. Heureusement que ça paye pas totalement.

  • Roger mis là le 22/09/2008 à 15h37
    En même temps un point glané à Stanford bridge ça correspond très exactement au maximum récolté par les près de 75 adversaires rencontrés par les blues dans leur antre depuis quatre ans en championnat...
    Même si moi aussi j'avais l'impression qu'il y'avait la place c'est vraiment pas si mal pour un united pas non plus au mieux.

La revue des Cahiers du football