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Le foot étranger n'a pas d'avenir : l'Italie

ITALIE [materazzurra] n.f. En remportant en 2006 sa quatrième Coupe du monde, la nation qui a développé lecatenaccio, soit "verrou" en italien, est entrée dans un club très fermé. C’est typiquement le genre d’énigme rhétorique que je ne supporte pas. 

 

Auteur : Sylvain Zorzin le 15 Juin 2014

 

 

ITALIE [materazzurra] n.f. En remportant en 2006 sa quatrième Coupe du monde, la nation qui a développé le catenaccio, soit "verrou" en italien, est entrée dans un club très fermé. C’est typiquement le genre d’énigme rhétorique que je ne supporte pas.

Également vainqueur de l’Euro en 1968, des Jeux olympiques en 1936 et, à cinq reprises, du Championnat d’Europe espoirs, l’Italie empoche surtout, en 1930 et 1935, la Coupe du Docteur Gerö. Ce dernier n’entretient alors aucun lien avec le docteur Petiot, en dépit d’un goût très italien pour les rencontres arrangées.

Si les deux premières victoires de l’Italie en Coupe du monde sont plutôt logiques (en 1934 et en 1938), celle de 1982 est plus spectaculaire. Après avoir concédé trois matches nuls lors du premier tour, la sélection italienne arrive à battre l’Argentine de Maradona, le Brésil de Zico et, en finale, l’Allemagne de Holger Hieronymus. Évidemment, à l’exception des habitants de Hambourg où il passa la majeure partie de sa carrière, à peu près personne ne sait qui est Holger Hieronymus.

Appelée "Squadra azzurra" sauf par Olivier Rouyer, l’Italie remporte donc, en 2006, son quatrième trophée mondial. Le premier tour de la compétition ne laisse pourtant pas présager une issue aussi heureuse: incapable de donner la leçon au Ghana, elle ne peut pas plus renvoyer les États-Unis à leurs chères études. On n’a pas vu une telle inaptitude scolaire depuis que Jean-Michel Aulas a pris "alpha-bet" pour un site grec de paris en ligne. Éliminant l’Australie, l’Ukraine puis l’Allemagne, elle accèdera à la finale contre la France. Pour tous ceux qui se réjouiraient d’être au cœur d’un événement planétaire, l’emploi du futur est un effet de style: la finale s’est déjà déroulée.

Il a déjà été beaucoup raconté à propos de cette finale, et notamment du coup de buste reçu par Zinédine Zidane. On préfèrera donc évoquer le tir au but manqué de David Trezeguet, qui offrait une victoire imméritée à la Squadra. Il serait toutefois idiot de nourrir une quelconque rancune à l’égard d’un joueur qui, finalement, n’a rien commis de pire que Stéphane Mahé, dont on a même oublié dans quelles circonstances son échec avait privé l’équipe auxerroise de finale de Coupe UEFA, le 20 avril 1993 à 23 h 28, contre le Dortmund de Christof Osigus.

2010 est également un fiasco. L’Italie connaît sa première élimination au premier tour de Coupe du monde depuis 1974. Elle est aussi le troisième champion du monde en titre à être éliminé dès le premier tour, après le Brésil en 1966 et la France en 2002. Oui, vous avez bien lu: le Brésil a été éliminé dès le premier tour en 1966! La honte!

À la lumière de la plupart de ces réflexions, on peut donc raisonnablement penser que le foot italien n’a aucun avenir.

 

Version originale publiée en septembre 2007, actualisée en mai 2014.

 

Réactions

  • José-Mickaël le 07/09/2007 à 00h42
    Ah, mais Hieronymus est connu ! Il était dans l'équipe de Hambourg qui avait battu la Juve de Platini 1-0 à Athènes, en finale de la C1 1983. Il y a donc des chances que Th. Roland se soit écorché la langue à essayer de prononcer son nom (yé-ro-nu-mousse, je crois ?)

    Par contre, machin de Dortmund, je ne connaissais pas... (j'ai même oublié son nom alors que je m'étais efforcé de le mémoriser avant d'ouvrir la fenêtre qui permet d'écrire le message vu qu'alors l'article n'est plus visible...) Osigus ? Zut, je sais plus.

    Au fait, pourquoi je parle de joueurs allemands ?



  • Le_footix le 07/09/2007 à 00h48
    Vous oubliez de dire que l'Italie est championne du monde uniquement quand la Botte vit dans un contexte trouble, genre dictature ou scandales du Calcio.

    Du coup, si un jour la Révolution élimine l'extrême-droite, la Mafia et Berlusconi, ce jour-là le football italien n'aura véritablement plus aucun avenir.

    Surtout que Livourne finira champion chaque année.

  • Croco le 07/09/2007 à 09h17
    Pas mal du tout, notamment la disgression sur Holger...
    Qu'est ce qui nous attend pour l'Ecosse du coup???

  • Tex_Willer le 07/09/2007 à 09h23
    Par contre le penalty de Mahé privera Auxerre de finale et non de demi!

    En effet Auxerre-Dortmund était la demi finale retour ou les auxerrois remonterent 2 buts de retard grace a Corentin Martins et Frank Verlaat avant de s'incliner au tir au but

    C'était juste pour l'anecdote!

  • Jon-Dahl Tomasson le 07/09/2007 à 09h36
    J'attends la réaction de Toni Turek, mais moi aussi, comme tout le monde, je me souvient de Hieronymus.
    Parce que le nom me faisait penser à Géronimo, et c'est bien le seul truc marrant qu'il y avait dans le Hambourg des 80s, le Hambourg fossoyeur de tous les clubs français en Coupe d'Europe (qui n'a pas été éliminé 0-0, 0-1, but de la tête de Horst Hrubesch dans les 80s ?).


  • antigone le 07/09/2007 à 10h03
    (Tête de HH qui succédait bien évidemment à un centre de Manfred Kaltz.)

    Vivissime felicitazioni, Signore Zorzino.

    Vu le nombre de cédéfistes ritaux (ou ritophiles) dans la place, ne soyez cependant pas étonné de recevoir des photos de tête de cheval tranchée dans votre boîte mail.






  • LokomotivDallas le 07/09/2007 à 10h09
    oui enfin dans en 80-81 le HSV s'est aussi pris un 0-5 en C3 face au Sainté de Platini.
    l'exception qui confirme la règle en quelque sorte.
    mois ce dont je me souviens du HSV à cette époque, c'était le sempiternel but du dimanche fin d'AM dans les buts étrangers de Stade2 : centre de Kaltz, tête de Hrubesch.
    il y avait aussi un MD dont le nom m'échappe, qui, fils de GI, fut le 1er international allemend de couleur.
    [effectivement la squadra Azzura n'a aucun intêret]

  • Save Our Sport le 07/09/2007 à 10h19
    Ah c'est une tête de cheval....

    Faudra que je rejette un oeil alors.

    Excellent en tout cas, me suis bien gausser.

    Par contre petite erreur, si c'est effectivement un buste qui a percuté scandaleusement Zidane; c'est bien la barre qui a repoussée pernicieusement le penalty superbement excécuté de David "le Roi" Trézeguet.

    Et ce n'est pas un détail.
    Faudrait veiller à ne pas faire de révisionnisme hein.

  • michelidalgo le 07/09/2007 à 10h33
    Article brillant. Une conclusion un peu plaquée, peut-être.

  • Paris Bambelle le 07/09/2007 à 10h45
    Felix magath le fils de GI.

    Sinon la téte de chaval est prète.