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Les Bleus mis à l'allemande

L'Allemagne passe en demie, la France à côté. Ces regrets-là ne seront pas éternels, mais aujourd'hui ils sont quand même douloureux. La nalyseLes observationsLes gars • Vu du forum

le 5 Juil 2014

 

 

Un match insuffisant, pas un match indigne. Les Bleus ont perdu contre une équipe prenable, ce qui signifie qu'ils en portent une part de responsabilité. En pareil cas, la liste de ce qui a ou manquer est ouverte: expérience des phases finales, qualité individuelle, intelligence tactique, ambition collective…

 

 

 

 

Le fait essentiel, que les matches de groupe ont bien mis en exergue, c'est que cette équipe avait un potentiel qu'il fallait à la fois consolider et, impérativement, développer au fil des rencontres. Ce fil était ténu, et les Bleus l'ont un peu perdu en même temps que l'assurance prise contre le Honduras et la Suisse: les deux rencontres suivantes n'ont pas été disputées par une équipe très sûre de ses forces. L'énervement ressenti lors de France-Nigéria soulignait cette sortie de trajectoire, traduisait l'inquiétude que vienne une désillusion de cette nature. Il était périlleux de compter indéfiniment sur la réussite ou sur les "détails" sur lesquels se jouent des matches équilibrés.

 

Cette équipe a au contraire perdu de sa brillance le long de son chemin (à l'image d'un manque d'audace criant dans les passes, et de mouvements audacieux restés trop rares), sans non plus retrouver l'âme de France-Ukraine. Car à un moment, il aurait fallu mettre l'impact et la folie de novembre afin de conquérir cette supériorité que les Bleus n'avaient objectivement pas sur cette sélection allemande – laquelle doit l'essentiel de sa victoire à son but et à la bonne gestion de celui-ci, malgré des limites évidentes. Peut-être le côté gestionnaire de Didier Deschamps – qui voit cependant au-delà de cette compétition – a-t-il un peu pénalisé ses joueurs, de ce point de vue. Peut-être, aussi, connaissait-il mieux que nous les limites de ses joueurs, impitoyablement mesurées hier soir.

 

Le caractère logique de cette élimination nous mène à une frustration particulière. Non seulement celle de ne pas avoir vu les Bleus aller vraiment chercher la chance d'une qualification, mais aussi celle de ne pas avoir éprouvé plus d'émotion: la déception est raisonnable, pas même relevée par un sentiment d'injustice. On regrette de ne pas être plus déçu, en fait. Espérons que la suite mettra cela sur le compte de l'impatience: cette équipe devrait avoir d'autres occasions de tenir ses promesses.

 

 

 

La nalyse : le carnet des regrets


L’équipe de France aurait sans doute eu beaucoup moins de difficultés face à des Allemands en configuration Algérie. Mais, puisque Joachim Löw a changé son fusil d’épaule, il a fallu s’adapter. Et cela a pris un peu plus de temps que prévu. À l’image du côté gauche de l’attaque tricolore, où Griezmann a beaucoup laissé jouer Lahm (94% de passes réussies en première mi-temps), les débuts furent trop attentistes. Et c’est tout à fait logiquement que l’ouverture du score est arrivée, en faveur d'une équipe allemande qui maîtrisait alors son sujet.

 

 


Domination allemande au milieu
L’idée de départ, jouer le contre, se retrouvait bien malmenée par cette tournure négative. Que faire? Sortir du projet de jeu ou le conserver, quitte à ne pas se créer beaucoup d’occasions? Après dix minutes, il était trop tôt pour tout changer. Mais l’Allemagne profitait clairement de sa domination au milieu sur attaques placées, le manque de compacité du bloc français ouvrant des espaces pour les projections de Khedira, les décrochages de Klöse et les dézonages de la paire Özil-Müller.

 

Il serait pourtant de mauvais ton d'incriminer les milieux de tous les maux bleus. Si Pogba et Matuidi n’étaient pas toujours à leur poste, c’est aussi parce qu’ils devaient compenser les errements des couloirs. À tirer la couverture vers les côtés, l’axe s’est retrouvé découvert. On aurait aimé un bloc plus compact, cela n’a pas suffisamment été le cas. Dans ce contexte, la résistance est finalement plutôt honnête… mais on regrette aussi que le pressing n’ait pas été plus intense. Si les attaques rapides étaient parties de plus haut, elles auraient fait plus de dégâts. La chaleur n’est sans doute pas étrangère à cette gestion des efforts.

 

Pris dans la nasse
En deuxième période, l’intensité a augmenté tandis que les Allemands marquaient le pas. Mais cette montée en puissance française n’atténue pas les regrets tant les manques ont été nombreux dans certains secteurs. Les longs ballons dans la profondeur notamment, tous potentiellement dangereux mais rarement bien dosés. Si Pogba a fait des différences par le dribble, Valbuena et Benzema ont été enfermés dans la nasse allemande, avec à nouveau une défense très haute… mais sans que Neuer ne doive jouer les libéros encore et encore.

 

Malheureusement, les regrets sont dans cette impression qu’en étant plus solide, un peu plus juste et moins mise en danger sur les côtés, cette équipe de France avait tout à fait les moyens de passer sans nécessairement faire un match extraordinaire. Il y a cependant une certaine logique à ce qu’un onze loin d’être impérial pendant plus d’une heure face au Nigéria ne puisse pas tout changer en quelques jours.

 

Le coaching de Didier Deschamps, si pertinent face aux Super Eagles, a semblé moins évident contre la Nationalmannschaft. Les sorties de Yohan Cabaye et de Mathieu Valbuena ont annoncé la capitulation du sélectionneur français sur attaque placée, tandis que l’entrée de Loïc Rémy a sans doute souffert d’un problème de timing. Lancé alors que le bloc allemand était très bas, l’ancien Marseillais n’a pas pu faire parler son jeu dans la profondeur. (Christophe Kuchly)

 

 

 

 

 

Les observations en vrac


Quel est l'imbécile qui a résilié notre abonnement pour les demies quand on sort des poules?

 

Confirmation de l'adage : l'équipe de France ne gagne que lorsque la gauche est au pouvoir.

 

Cabaye a un peu joué comme Alou Diarra. Et moins haut qu'Alou Diarra.

 

En cinq matches l'équipe de France n'a jamais joué dans son kit traditionnel maillot bleu, short blanc, bas rouges.

 

Les réalisateurs de cette Coupe du monde en sont la principale calamité.

 

 

 

 

 

Les gars en bref


Lorsqu'il parvient à contrer le tir de Schürrle, en position très favorable, à la 82e minute, on se dit que Lloris prend peut-être le crédit d'un "tournant du match". Il n'aura donc pas pu être décisif: la tête de Hummels est à peu près imparable, et les rares tirs cadrés ont été peu dangereux.

 

Contre cette Allemagne, il fallait défendre avec subtilité et expérience: l'une a manqué à Sakho, l'autre à Varane (et un peu de physique sur le but). Ce dernier n'aura cependant pas démenti les beaux espoirs placés en lui, et son compère pourra connaître meilleures fortunes à l'avenir. Évra aura offert le meilleur et le pire à son poste, mais il a été un des Français les plus convaincants, tandis que Debuchy, bien que volontaire, ne donnait pas beaucoup plus d'assurances sur son aile.

 

Les Bleus ont en grande partie perdu la rencontre là où on les attendait les plus forts. Le trio Matuidi-Pogba-Cabaye, sans prendre l'eau, a été dominé par le pressing allemand, qui a surtout neutralisé leur apport offensif. Le jeu long des deux derniers a manqué de justesse, les deux premiers n'ont pas su comment faire fructifier leurs percées.

 

Rarement placés dans de bonnes conditions par leurs compères de l'entrejeu, eux aussi efficacement neutralisés, Valbuena et Griezmann n'ont pas eu les moyens de changer la rencontre, même si le second en a eu la possibilité – péchant alors dans ses choix ou leur exécution. Dans un match difficile pour lui, Benzema a cumulé l'essentiel des occasions françaises, mais il a été trop loin de réussir le geste fatal.

 

 

 

Vu du forum


=>> Mevatlav Ekraspeck - 18h31
Je suis assez inquiet : Deschamps fait la même tête que Nabila lisant du Montherlant. Je suis joueur, je vois ça, je simule illico une élongation pour éviter le massacre.

 

=>> Jus de Nino - 18h45
On voulait une revanche de 82, on a un remake de 86.

 

=>> zorrobabbel - 18h46
Quelqu'un peut dire a Benzema que Giroud ne joue pas et qu'il n'a pas besoin de bouder ?

 

=>> tikko - 19h07
Faut demander à David Douillet le nom de la prise faite sur Griezmann. En tout cas, ca fait ippon, il est tombé sur les deux épaules.

 

=>> magnus - 19h50
Je veux bien échanger une élimination de la France contre le supplice du pal infligé au(x) réalisateur(s).

 

=>> Joey Tribbiani - 19h51
J'avais oublié, forcément avec le temps, ce sentiment mêlé de frustration, de regret, et de rage de perdre contre une équipe aussi moche. Mais là c'est sûr, c'est le dernier France-Allemagne que je regarde.

 

=>> vertigo - 19h53
Je déteste ce sport.

 

=>> magnus - 19h55
Neuer est priapique du bras...on aurait dit un gardien d'Olive et Tom narguant un des tocards de son équipe de collège.

 

=>> Joey Tribbiani - 20h09
Se taper une telle purge au Maracana c'est dommage. Aussi incongru qu'organiser une soirée karaoké "Vincent Delerm" à l'Apollo Theater.

 

 

 

Les titres auxquels vous avez échappé

"Bad Marakarma"
"Les Bleus descendent du quart"
"Morts un 4 juillet"
"Va voir Neuer si j'y suis"
 

Réactions

  • El Mata Mord le 05/07/2014 à 07h55
    100 % d'accord avec cette analyse, notamment le terme "déception raisonnable". Merci Christophe.

  • vertigo le 05/07/2014 à 08h40
    "Confirmation de l'adage : l'équipe de France ne gagne que lorsque la gauche est au pouvoir."

    Merci.

  • Dan Lédan le 05/07/2014 à 09h11
    Excellente analyse auquel je souscris 100 %.. Tout est dit !

  • Yann 56 le 05/07/2014 à 09h14
    Idem : 100% d'accord.

    Après plus de 10 ans de lecture des Cahiers du foot, je peux l'affirmer bien haut, j'ai vu exactement le même match, les mêmes faiblesses, et ai ressenti la même frustration et finalement ai fait en gros ces constats pendant que je sirotais ma bière avec mes collègues devant le grand écran.

    La preuve est donc irréfutable : je suis formaté, je suis un (télé)spectateur de foot "made in Cahiers du Foot".

  • JauneLierre le 05/07/2014 à 12h47
    Je vais me joindre au premiers commentaires: tout pareil. L'ayant vu dans un bar, j'ai aussi pu sentir cette forme de résignation. On l'a même vue dans les tribunes du Maracana lors de ces fameux plans de la réalisation. La plus grosse déception reste Cabaye.

  • JauneLierre le 05/07/2014 à 12h47
    aux*

  • HumLloriste le 05/07/2014 à 13h44
    "Confirmation de l'adage : l'équipe de France ne gagne que lorsque la gauche est au pouvoir."
    Celle-là, elle est formidable !

    Merci pour cet article parfaitement juste à tous points de vue.

  • Tonio Vérole le 05/07/2014 à 17h07
    Parlons un peu chiffon : comment sont décidé les couleurs des shorts et des maillots ? J'ai l'impression que le Brésil non plus ne joue jamais en jaune/bleu/blanc...

  • Tonio Vérole le 05/07/2014 à 17h36
    Parlons un peu chiffon : comment sont décidé les couleurs des shorts et des maillots ? J'ai l'impression que le Brésil non plus ne joue jamais en jaune/bleu/blanc...

  • José-Mickaël le 05/07/2014 à 20h39
    Il me semble que c'est décidé par la marque qui confectionne le maillot, en fonction de critères symboliques (le col ouvert symbolise l'ouverture du pays sur le monde, les manches courtes symbolisent l'avenir de la jeunesse, les rayures symbolisent la générosité, etc.) et de critères économiques (le bleu du maillot de l'équipe de France a été foncé il y a quelques années parce que le bleu d'origine ne se vend pas bien).

    En tout cas je crois qu'il n'existe plus de tenue bleu-blanc-rouge depuis quelques années : c'est bleu-blanc-bleu ou blanc-bleu-blanc).

    Mais c'est pareil pour la Belgique par exemple : depuis les années 1990, elle n'est plus en rouge-noir-jaune mais en rouge-rouge-jaune (avec un petit peu de noir par ci par là, mais le short n'est plus noir).