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Ballon d'Eau fraîche 2012, les candidats: Obraniak et Mavuba

Anciens coéquipiers qui ont suivi des chemins inverses entre Lille et Bordeaux, évoluant quelque entre l'ombre et la lumière, ils ont de sérieux atouts à faire valoir.

Auteur : lemon le 26 Dec 2012

 


Obraniak, Grenat dégoupillé

Les Cahiers du foot se seraient-ils laissés happer par la hype en sélectionnant Ludovic Obraniak, nouveau chouchou des média depuis une page dans Libé, une dans So Foot et une prestation tout en eau fraîche dans le CFC? En réalité, ce qui a le plus motivé sa sélection n'est pas forcément connu de tous. Ludovic, c'est d'abord un amoureux du FC Metz, son club formateur ce qui en fait déjà un candidat naturel. Un garçon élevé au foot par Kastendeuch, Meyrieu, Boffin et Gaillot dont il parle encore avec des trémolos dans la voix se doit de figurer parmi les sélectionnés. Durant ces années au sein du club lorrain, il en profite pour devenir le chouchou de Jean Fernandez, ce qui n'est pas rien dans la course au trophée.
 

Après cinq saisons à Metz (cinq!), il part pour le LOSC, club avec lequel il restera presque six ans participant, grâce à son sens du collectif et du toucher de balle, au jeu séduisant déployé par Lille ces dernières années. Trimballé à gauche, à droite, au centre, parfois sur les ailes, parfois au milieu de terrain, cet amoureux du jeu fluide ne râle jamais si ses entraîneurs lui préfèrent souvent la doublette Hazard-Gervinho, que lui-même trouve supérieure. Avec le départ de l'Ivoirien, il espère enfin devenir un titulaire sur le flan de l'attaque, mais le recrutement de Payet – sur qui Garcia mise davantage – change ses plans. Son sélectionneur polonais lui fait alors comprendre que s'il ne joue pas davantage, il peut s'asseoir sur l'Euro en Pologne. L'homme qui rêve de connaître une grande compétition internationale décide donc d'aller voir ailleurs.
 

Jean Fernandez tente alors de le faire venir à Auxerre. Ludovic se met d'accord avec le club en acceptant de baisser ses émoluments. Mais Lille est intransigeant sur le prix de transfert et Auxerre abandonne. Il signera ensuite à Bordeaux, gratifiant les scapulaires de son sens de la passe juste et de buts tout en toucher, pour un des meilleurs coups du mercato. Sans jamais se répandre dans la presse sur ses relations plus que conflictuelles avec Garcia, il préfère répondre sur le terrain, notamment lors du match contre Lille, lors duquel il offre la victoire aux Girondins à la dernière minute d'un match épique.

 


Point fort
il peut mettre minable n'importe quel cédéfiste lors d'un quiz "Art contemporain" ou "Michele Padovano".
 

Point faible
Il préfère Puel à Garcia.
 

Le slogan de campagne
"Ludovic, Metz que oune footballeur."

 

 

 

Mavuba, san Antonio

Lauréat du prix orange pour la deuxième année consécutive, Rio Mavuba est reconnu autant par ses pairs que par les journalistes comme un des joueurs les plus sympathiques de Ligue 1, capable d’afficher une légèreté devenue rare en cette époque “d’enjeux”. Du genre à retourner la pièce pour faire mine de tromper l’arbitre et remporter le toss d’avant-match. Du genre à sourire et à faire rire ses coéquipiers, dans un monde où la paralysie faciale est de mise. Sans faire le mariolle sur le terrain: ce déconneur est un bosseur.

 

Il n’oublie pas pour autant d’être un très bon joueur de football. Incontestablement un des meilleurs milieux de terrain du championnat, Rio Mavuba a retrouvé les Bleus après plus de cinq ans d’absence. Alors que certains journalistes lui tendent le micro en espérant une petite pique sur Laurent Blanc, le milieu lillois préfère parler de son bonheur d’être à nouveau en sélection, et affiche son ambition avec des mots simples. “Je ne calcule pas. J'ai vingt-huit ans, c'est le bon âge pour m'imposer. Je dois démontrer sur le terrain que j'ai ma place.” En trois matches, il s’impose déjà comme un relais de Didier Deschamps et un possible futur capitaine des Bleus – avant de manquer sur blessure les deux grands rendez-vous contre l'Espagne et l'Italie. Mais le sélectionneur trouvera peut-être en lui cet alter ego – leader moral et tactique – qui manque à l'équipe. Un chambreur, comme lui.

 

Mavuba a aussi créé la fondation Les enfants de Makala, dans laquelle il s'investit comme peu de sportifs dans leurs bonnes œuvres respectives. "J'ai eu la chance d'avoir un père footballeur professionnel, international zaïrois. Il a permis à ses enfants d'aller en Europe, où j'ai pu m'épanouir moi aussi grâce au football. Au début, je voulais d'ailleurs créer une école de foot, mais il aurait été injuste de ne s'occuper que des garçons, de laisser les filles de côté. D'où l'idée de l'orphelinat.”

 

Issu d’une famille nombreuse, Rio Antonio Mavuba a appris assez tôt le sens du partage: il avait pour devoir de ne pas rester longtemps sous la douche pour ne pas vider le ballon d'eau chaude. Des années plus tard, remportera-t-il le Ballon d'Eau fraîche?

 


Point fort
Il a autant de supporters au Nord qu’au Sud de la France.
 

Point faible
Il a posé dans le calendrier des Dieux du stade.
 

Le slogan de campagne
“Rio ensemble.”
 

 


 

Réactions

  • Picot Bière le 26/12/2012 à 10h39
    "devenir le chouchou de Jean Fernandez, ce qui n'est pas rien dans la course au trophée."
    Merde, je pensais qu'être le chouchou de Fernandez, c'était bénéfique au concours du ballon d'eau saumâtre et frelatée, avec un épais dépôt au fond et rien ou presque en surface....

  • pipige le 26/12/2012 à 11h11
    J'ai un faible pour Obraniak. Je ne serai dire pourquoi. La capacité a bien joué et l'abnégation sont des explications, mais il a un je ne sais quoi en plus. A Lille sur le banc, je trouvais vraiment que c'était gaché.

    Il fera parti de mon top 3, très certainement.

    (Et puis, jouer pour la Pologne, mazette !)

  • AKK, rends tes sets le 26/12/2012 à 14h28
    Un jour, le BdP ne sera plus, et seul le BdEF subsitera. Et ce jour sera grand !
    Mavuba rentre dans mon top 3, grâce à une très bonne présentation il faut dire. Après, l'exercice est compliqué... Tous pourraient être de potentiels vainqueurs !

  • liquido le 26/12/2012 à 19h10
    Le flan de l'attaque, c'est pour mener les offensives éclair de Lille (flottante)?

  • Patate Sauzée le 27/12/2012 à 15h45
    Jouer pour la Pologne alors qu'on y a jamais mis les pieds, c'est pas trop au fraiche à mon goût...
    Et Mavuba, vraiment ??? Si être un chambreur est un critère, alors autant sélectionner Rod Fanni !
    Non, pour Mavuba des baffes, préférez Omar Daf !