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Et le gagnant est...

Montez sur le podium du Ballon de Plomb: découvrez le vainqueur 2007 et ses dauphins...
le 20 Dec 2007

 

bdp2007.jpg1er : Matt Moussilou
2e : Bonaventure Kalou
3e : Stéphane Dalmat

Damant le plomb à bien plus favori que lui, c'est Matt Moussilou qui remporte l'édition 2007 du trophée le moins prestigieux du football européen. Élu avec 8410 points, premier choix de 24,9% des 6.708 votants (1), cet attaquant qui est passé de Lille à Nice puis à Saint-Étienne, avant de s'envoler vers le Qatar, devance Bonaventure Kalou (Paris-SG/RC Lens/Al Jazira Abu Dhabi) et Stéphane Dalmat (Girondins de Bordeaux/FC Sochaux).

Fabien Barthez, que beaucoup voyaient gagnant après son rocambolesque intérim nantais, échoue au pied du podium. Et comme – après Bernard Mendy en 2006 –, c'est un autre footballeur limité mais plutôt sympathique qui l'emporte, la controverse sur l'esprit du Ballon de Plomb est provisoirement tranchée: à deux reprises, les talents burlesques ont primé sur les stars déchues...

(1) Chaque électeur a exprimé trois choix : le premier valait 3 points, le deuxième 2 et le troisième 1. Seuls les votes confirmés par e-mail ont été pris en compte.

Les résultats

Matt Moussilou : 8410 points
Bonaventure Kalou : 7022
Stéphane Dalmat : 6814
Fabien Barthez : 5904
Johan Micoud : 1890
Eric Cubillier : 1765
Mohamed Kallon : 1745
Damien Grégorini : 1525
Sammy Traoré : 1506
Daniel Moreira : 1457
Gerard : 735


bdp_moussilou.jpgMoussilou mate l'adversité

Encore sous contrat avec Nice après avoir fait un tour à Saint-Étienne pour accompagner la dégringolade des Verts dans la phase retour du championnat 2006/2007, prêté à un club qatari après un passage éclair à Marseille: à 25 ans, la trajectoire de Matt Moussilou est sévèrement plombée. Ayant connu quatre clubs en dix-huit mois depuis son départ de Lille, cet attaquant présumé peut compter sur une seule main les buts qu'il a inscrits durant cette période.

Qui pouvait mieux saisir (et amplifier) le malentendu que José Anigo, directeur sportif de l'OM et responsable du recrutement de l'ex-Lillois cet été, à la surprise générale? "Moussilou est un joueur qui correspond à ce que voulait l'entraîneur, un joueur qui va vite et rentre dans l'axe. Nous avons su relancer des joueurs dans le passé comme Pagis ou Maoulida, pourquoi pas lui?", déclarait-il alors (L'Équipe). La relance a été tellement spectaculaire que le joueur a atterri dans le Golfe. "Je ne m'attendais pas à une proposition comme celle-là", avoua alors l'intéressé, ajoutant: "Cela m'a gonflé à bloc. (...) Moi qui marche à l'affectif, je pense que l'OM peut me permettre de m'épanouir".

Las, un temps de jeu famélique et des perspectives annihilées par l'arrivée de Gerets eurent raison de cet enthousiasme. Fuite en avant ou fuite tout court? toujours est-il que la proposition des dirigeants de Al-Arabi prit les apparences d'une planche de salut pour un joueur qui s'y agrippa sans trop réfléchir. "Tout est allé très vite. J’étais en train de préparer la rencontre face à Lyon. Al-Arabi s’est manifesté à ce moment-là. Ce club avait besoin d’un attaquant immédiatement disponible afin d’affronter Al-Saad quelques heures plus tard. Au Qatar, cette rencontre, c’est un peu leur PSG-Marseille. Et puis le fax de l’OM est arrivé à quelques minutes du coup d’envoi du match. J’ai donc pu jouer et inscrire mon premier but" (football365.fr).

Eh oui : au Qatar, Matt a marqué d'entrée dans une rencontre au sommet. N'est-ce pas le signe qu'il a enfin trouvé le biotope idéal pour exprimer toutes ses qualités, mais aussi un championnat à la mesure de sa modeste ambition? Écoutons-le encore: "Le Qatar, c’est vraiment magnifique. Il y a tout, on ne manque de rien. Le litre d’essence coûte dix centimes contre un euro cinquante en France. Il fait trente degrés, les installations sont magnifiques". Que demande le footballeur, hein?


La réaction de Ibrahima Bakayoko
"Voir Matt récompensé, ça me fait vraiment plaisir, je le prends comme une reconnaissance personnelle. On me dit souvent que je suis l'archétype du Ballon de Plomb, mais ce trophée est apparu trop tard pour que je le reçoive – même si je n'ai que 26 ans, l'essentiel de ma carrière est derrière moi. Et puis paradoxalement, jamais un attaquant aussi spectaculaire que moi face au but n'avait été récompensé (1), alors que les joueurs de notre trempe sont indispensables au football. J'ai envie de dire à Matt: 'Bravo, continue à travailler, mais pas trop: des footballeurs comme nous doivent d'abord faire confiance à leurs qualités naturelles et à leur instinct'".

(1) NDLR : Dagui Bakari avait atteint la troisième marche en 2004.



bdp_kalou.jpgLa dissolution de carrière selon Bonaventure Kalou

Lui aussi envolé vers le Golfe après une tentative avortée de rebond dans le Nord (où il fut quelque peu victime de la défection de Guy Roux), Bonaventure Kalou paye surtout deux saisons à Paris qui l'ont vu dilapider un capital patiemment accumulé à Rotterdam et Auxerre. De dribbleur flamboyant capable de percer n'importe quelle défense, il devint un joueur mou incapable de percer un Flamby, donnant même l'impression, en interview, d'avoir la consistance du poulpe et la détermination du koala. De tous les candidats, Kalou est certainement celui qui disposait du plus grand talent brut... Le Ballon de  Plomb reste un efficace instrument de mesure de l'ampleur d'un gâchis sportif.

Le jugement de Salomon Kalou
"Bon, frangin, t'inquiète pas, je reprends le flambeau familial. Tu auras été un modèle pour moi, ou plutôt une ébauche, parce que tu as toujours eu du mal à finir le travail. Surtout, tu as commis deux erreurs fatales: partir en France, puis partir au PSG. Comment un garçon intelligent comme toi a pu faire une bêtise pareille? Même de loin, on mesure le QI des joueurs parisiens, et toi tu es allé te fourrer au milieu d'eux, à peine mieux intégré que Dhorasoo. Qu'est-ce qu'on peut bien te souhaiter, maintenant? De réussir dans ton nouveau club? Non, tu aurais l'impression qu'on se fout encore de toi... Alors joyeux Noël, Bona".




bdp_dalmat.jpgDalmat rate encore la marche

La destinée du Ballon de Plomb est tout de même étrange : parvenant in extremis à attraper Francis Llacer par le bout du short juste avant son retrait définitif des terrains, il s’est ensuite toujours refusé aux autres joueurs de légende du championnat de France. Stéphane Dalmat entre dans le cercle fermé des maudits qui n’ont jamais démérité, s'agissant de passer à côté d’une carrière, sans atteindre la consécration.
Stéphane Dalmat est au Ballon de Plomb ce que Paolo Maldini représente pour son homologue d’Or: un lot de lourds regrets. Si Mitterrand et Chirac avaient fini par recueillir les suffrages au bout de leur troisième tentative, la fidélité de Stéphane Dalmat est sanctionnée par un troisième échec consécutif. En rejoignant le banc des remplaçants du FC Sochaux dès le lendemain de la clôture du scrutin, le sympathique joueur taillé dans le plomb s’assoit (définitivement?) sur un destin qui ne l’aura jamais remboursé de ses efforts.

La réaction de l'agent de Stéphane Dalmat
"J’ai eu mon client au téléphone, il est complètement dégoûté! Il pensait avoir fait un pas décisif vers la victoire en déclarant récemment qu'il était prêt à recevoir le Ballon de Plomb et qu'il lui ferait de la place dans la vitrine des trophées de Sochaux. Le milieu du foot lui en veut, c’est difficile à accepter. Aujourd’hui je suis très déçu pour lui bien évidemment, mais je me console en me disant que sa valeur marchande ne sera pas trop entamée et que nous pourrons, ensemble, conclure encore quelques transferts d'ici à la fin de sa carrière. Ce n'est donc que partie remise, comme on dit dans le Doubs lorsque la pelouse est gelée".

Réactions

  • le 21/12/2007 à 14h54
    Raspou
    vendredi 21 décembre 2007 - 14h43
    -----
    T'as raison, les CdF c'était mieux avant...

  • Raspou le 21/12/2007 à 14h58
    Ah, si même le frère caché d'un génie alcoolique le dit...

  • José-Mickaël le 21/12/2007 à 14h59
    A l'origine, le Ballon de Plomb était une parodie du Ballon d'Or.

    Pour le Ballon d'Or, les lauréats sont souvent des joueurs spectaculaires, du genre de Ronadinho ou C. Ronaldo par exemple. Un bon gardien ou un bon stoppeur sont tout aussi décisifs en foot, mais ce sont souvent les joueurs "sexy" (au sens figuré du terme) qui sont mis en avant. D'ailleurs beaucoup regrettent que Maldini n'est jamais été récompensé. Evidemment, Maldini, ce n'est pas le roi du double contact ou de la passe à gauche pendant que je regarde à droite...

    Le Ballon de Plomb prenait le contre-pied de cette tendance en nommant des joueurs indispensables au foot mais peu médiatisés. Les aboyeurs, les chiens de garde, ces hommes à la technique limitée, parfois brutaux, mais que toute équipe se doit de posséder dans son effectif. Les Cyril Rool, Francis Llacer, etc. sont de cette race là. Llacer a souvent été titulaire au sein du Grand P.S.G. (celui des années 1990), ce n'est pas un joueur qui a raté ses choix de carrière (globalement), on ne lui a jamais reproché d'être moins bon que prévu, il n'est pas réputé pour ses coups de gueules (sauf oubli de ma part). C'est le prototype de l'Anti-Ballon d'Or. Un joueur considéré comme indispensable par son entraîneur, mais qui pourtant n'a probablement effectué aucun double contact ni aucune passe en aveugle dans sa carrière (cela dit, il a mis un beau but, mais bon...)

    Le Ballon de Plomb était l'Anti-Ballon d'Or et rendait hommage aux aboyeurs. Il ne l'est plus et se contente de se payer la tête d'un joueur sympathique de qui on a sans doute trop attendu.

    Du moins c'est ce que j'ai cru comprendre...

  • José-Mickaël le 21/12/2007 à 15h00
    (Sinon, j'ai voté en blanc en signe de protestation, et je me suis bien fait avoir vu que le résultat des votes blancs n'a pas été donné...)

  • Forez Tagada le 21/12/2007 à 15h05
    > davidoff
    Je crois pouvoir t'affirmer qu'une consultation des débats qui ont eu lieu ici te convaincrait que, parmi les cédéfistes AOC, les conceptions du BdP divergent terriblement. D'où les débats interminables sur le BdP "tête de con" vs le BdP "grosse chèvre" (pour ne retenir que les deux versions les plus prégnantes). D'où des incompréhensions totales entre des gens qui ont pourtant la même perception de la politique fiscale du gouvernement ou le même avis sur "OK Computer" de Radiohead.

    En tout cas, la distinction "lecteurs éclairés des Cahiers" / "footix attirés par la lumière du BdP" est une vue de l'esprit. Cf. ce qu'en avait dit la rédaction l'an passé à propos de l'élection de Mendy. Ou ce que montre le sondage interne sus-mentionné...

  • Forez Tagada le 21/12/2007 à 15h09
    > José-Mickaël
    Ta vision réenchantée de Francis Llacer invalide ton analyse...
    Llacer, choix de carrière mis à part, c'est le BdP idéal: mentalité douteuse (cf. l'histoire de faux et usage de faux), piètre footballeur et brute féroce... Donc pas franchement le joueur sympa et indispensable au foot auquel on rend hommage ;-)
    Je crois qu'il y a plusieurs choses à la fois (ou alternativement, selon les lauréats) dans le BdP, d'où les malentendus à chaque fois qu'on croit en détenir la version définitive...

  • Raspou le 21/12/2007 à 15h13
    Mais oui, la distinction est entre "lecteurs éclairés des Cahiers" et "lecteurs footix des Cahiers", on est bien d'accord.

    Quoique le terme "footix" soit d'un usage un peu trop généralisé. Donc vulgaire. Donc je lui préfère "plébéien" - de l'antique au tac.

    La distinction, ça n'a pas de prix.

  • Forez Tagada le 21/12/2007 à 15h18
    > Raspou
    Et peut-on connaître l'identité des membres de ce collège très spécial? Histoire de faire le tri entre le bon grain et l'ivraie :-)

  • Raspou le 21/12/2007 à 15h25
    C'est bien plébéien, ça... Ce besoin de listes, de noms, de documents d'identité... Un monde de suspicion et de preuves - bureaucratie et Etat bourgeois.

    Nous autres, nous de la haute, on se connaît entre nous, ne t'en fais pas.

  • Forez Tagada le 21/12/2007 à 15h27
    On vous trouvera quand même et on promènera vos têtes sur des piques, t'en fais pas non plus.

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