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Imaginez, tentez, élaborez, surprenez... Décortiquez les schémas d'aujourd'hui et anticipez les plans de jeu de l'avenir!

dugamaniac

14/07/2018 à 16h07

Elle est faite sous contrainte, d'état physique ou suspendu la compo de la demie?

CHR$

14/07/2018 à 16h22

Elle oblige surtout Hidalgo à sortir Genghini très vite parce que contre une équipe un peu plus consistante que l'Irlande du Nord, elle ne fonctionne pas.
Mais si tu veux tirer de grandes conclusions sur l'équipe type à partir du bout de match qui t'arrange, n'hésite pas, tu aurais tort de te plier à la réalité.

dugamaniac

14/07/2018 à 16h30

C'est intéressant. Pas expliquée de manière très sympathique, mais intéressant.

Run

14/07/2018 à 16h59

Personne n'est sympathique cette semaine...c'est navrant.

Redalert

14/07/2018 à 17h06

Ça va être compliqué de te faire un câlin à travers l'Atlantique...

Sinon CHR$, tu pourrais nous faire la même analyse sur le carré magique Tigana-Fernandez-Giresse-Platini s'il te plaît ? Parce qu'en regardant les compos dans FF, je me suis longtemps demandé sur la réalité de ce milieu, j'ai très peu de souvenirs de l'époque (6 ans en 84).

CHR$

14/07/2018 à 18h02

Non, t'avais qu'à être né. Sale jeune.

CHR$

14/07/2018 à 18h09

Bon en vrai, ce qui montre que là par contre c'est un vrai quatuor qui a joué ensemble : ils ont été titularisés 17 fois, dont les cinq matchs de l'Euro 84 et les six premiers du mondial 86 (pour la petite finale contre la Belgique, Platini avait dit que ça ne l'intéressait pas et Giresse était absent aussi).

Le quatuor a commencé par un France-Angleterre en février 84 et a terminé sur la demi-finale de Guadalajara.

La plupart du temps, le schéma était Platini meneur, Giresse décalé à droite avec Fernandez devant la défense et Tigana relayeur.
Et quelques fois, on avait droit à des fioritures : Platini avant-centre (et Giresse meneur), Fernandez arrière droit...
Par exemple ce carré magique est titulaire contre la Belgique à la Baujoire alors que Genghini l'est aussi mais c'est parce que Fernandez est arrière droit. Ce qu'il sera aussi lors de la demi-finale contre l'Allemagne.
Donc plus qu'un carré magique au sens d'un ensemble qui structurait l'équipe, c'était surtout quatre joueurs indispensables qu'Hidalgo puis Michel titularisaient dès que possible en les déplaçant un peu (surtout Fernandez) au gré des besoins et des autres joueurs.

Redalert

14/07/2018 à 18h41

Merci pour le sale jeune, ça fait bien plaisir. Et cimer pour le CR, les Cahiers, mieux que Wikipédia et FF réuni.

Mik Mortsllak

16/07/2018 à 23h07

Peut-être déjà évoqué ailleurs, mais la carte des passes de l'EdF en finale est assez particulière:
https://tinyurl.com/yapywy59

Je ne crois pas avoir déjà vu un tel trait partant d'un gardien de but, Giroud a reçu une belle cargaison de parpaings.
Cela dit, cette carte est toujours moins surréaliste que celle de l'Espagne contre la Russie.

le Bleu

17/07/2018 à 08h16

Effectivement en 82 ça semblait tourner beaucoup : Giresse-Platini, Tigana ou Genghini, et parfois Larios. Et souvent une attaque à 3 partagée entre Lacombe, Six, Rocheteau, voire Couriol ou Bellone.

 

Belmondo Bizarro

19/07/2018 à 15h20

Avec un peu de recul, j'aimerais revenir sur le débat "jouer beau / jouer moche" ouvert par cette Coupe du Monde.

Roberto Martinez a réitéré, dans la continuité d'autres, qu'en laissant le ballon à l'adversaire, la France avait produit un football d'une qualité esthétique médiocre, ce qui pose un peu les termes du débat.

D'un côté, tous ceux qui ont le ballon (dont la Belgique, mais également la Croatie, l'Allemagne ou l'Espagne) ont le sentiment de "contrôler le match". Ce qui revient à dire que ne pas avoir le ballon est un manque de maîtrise de la rencontre.
D'un autre côté, ceux qui ont le ballon ont également le sentiment de produire un football offensif, par la position haute de leur équipe et leurs intentions de jeu: "j'ai le ballon, donc j'attaque".
Il y a donc un double postulat autour de la possession de balle, qui serait un moyen de contrôler la rencontre et de se créer des occasions.

Ensuite, il y a le jugement esthétique. On peut s'accorder sur une définition du beau jeu offensif (puisque c'est bien de cette phase de jeu dont il est question en général): bien jouer, ce serait construire ses actions à plusieurs, se déplacer intelligemment, surprendre l'adversaire par la passe ou le dribble.

On comprend donc bien que celui qui a le ballon, étant en train de construire une attaque, a le sentiment de bien jouer.

Cela me paraît procéder d'un certain malentendu, principalement autour de la "révolution tactique" amenée par Guardiola. On ne retient que son contrôle de la balle, et on l'assimile immédiatement à une attaque flamboyante. On oublie donc que l'idéologie de Guardiola est plus complexe: le jeu de position doit permettre de créer des décalages et donc de se mettre dans des positions de frappes très favorables (d'où le fait qu'on ait l'impression qu'ils veulent rentrer dans le but avec le ballon). De plus, la possession de balle doit éviter les contre-attaques, et à la perte du ballon, presser rapidement pour empêcher l'adversaire de se retrouver en supériorité numérique.

Pour que ça marche, il faut donc: obtenir des positions de frappe, et presser intelligemment. Si on enlève ça, on a donc une équipe qui n'est pas dangereuse offensivement, et fragile défensivement.

Cette saison, les meilleurs attaques ont été le PSG, City, Barça, Real et Bayern. Ils tirent tous plus de 15 fois par match avec 7 tirs cadrés, et ont entre 57 et 66% de possession. Seul le Napoli présente des statistiques similaires avec une attaque moins bonne, et seule la Lazio a une attaque similaire avec des statistiques moins bonnes. Bref, ce sont les clubs hyper-dominants qui correspondent le plus à l'idée: avoir le ballon = occasions et buts = beau jeu. La faiblesse relative des adversaires de ces supers-clubs a laissé croire qu'on ne pouvait gagner que comme ça.

Mais en Coupe du Monde, on voit des adversités différentes, et donc les leçons tactiques me semblent l'être aussi.

Les équipes qui ont eu le plus de possession ont été l'Espagne, l'Allemagne et l'Argentine. Quand les meilleurs clubs marquent presque 3 buts par match, ces sélections atteignent péniblement les 1,75 pour l'Espagne jusqu'à 0,6 pour l'Allemagne, ce qui la place parmi les reléguables des grands championnats. Pourtant, la possession leur permet de frapper régulièrement, mais dans des positions peu favorables, avec un ratio tirs par but peu rentable (de 7 tirs à 36 (!) pour l'Allemagne). La possession est donc ici très stérile en l'absence d'une jeu de position efficace pour créer des décalages. Avec la même possession, City se crée des occasion très nettes qui se traduisent souvent en buts, malgré un nombre de frappe équivalent.

Ensuite il y a la Croatie et la Belgique, dépositaires prétendus du beau jeu, et qui ont eu des trajectoires différentes.

Dans la phase de groupes, la Belgique a les mêmes statistiques que le Barça, c'est à dire une possession dynamique et efficace, même si la Tunisie parvient à prendre le ballon. En matchs éliminatoires, son nombre de buts chute tout comme son nombre de frappes, et elle laisse la possession face au Brésil et à l'Angleterre. Avec une adversité plus forte, la Belgique a plus de mal à tenir le ballon toute une rencontre, et ses constructions patientes trouvent moins de temps pour se concrétiser. En revanche, elle concède 1 but par match.

La Croatie est assez efficace en phase de groupes, avec une possession moyenne mais un bon ratio de tirs par but (5,5 pour 1). A partir des 8es, elle rencontre des blocs bas et si sa possession et son nombre de frappes augmente, son nombre de buts diminue. A cette possession peu efficace s'ajoutent 2 buts encaissés par match, contre 0,3 auparavant.

Bref: si on s'est tous extasiés devant Guardiola, il ne faut pas le faire comme un réflexe pour toutes les équipes qui ont le ballon et construisent leur attaques patiemment. En Coupe du monde, celles-ci ont rencontré plusieurs problèmes qui témoignent de la difficulté de mettre en place ce jeu en sélection, mais également de deux confusions: "beau jeu" n'est pas "attaques placées", et "contrôle du ballon" n'est pas "contrôle du match". Entre l'incapacité à trouver des décalages, la lenteur des attaques qui érode leur efficacité face à des blocs bas, et la friabilité de la défense à la perte de balle, aucune des équipes dépositaires du beau jeu n'a été performante à la hauteur des déclarations sur ce tournoi.

Je disais au début que le premier postulat est que la possession offre un contrôle du match. Si cette possession est anticipé par l'adversaire, et ne s'accompagne pas d'un plan de jeu défensif par manque de préparation ou par arrogance, c'est bien celui qui n'a pas le ballon qui contrôle le match comme le dit Mourinho, car il a une longueur d'avance. La France a eu une longueur d'avance sur la Belgique en prévenant ses qualités et en anticipant ses défauts. La Croatie a déjà été plus performante en prévenant les qualités du jeu français (relance rapide) et en anticipant ses propres défauts (jeu qui s'allonge en 2e mt pour ne pas se heurter aux lignes resserrées françaises).

Ensuite, que le jugement esthétique soit principalement sur la phase offensive, soit. Que l'équipe qui a le ballon ait plus d'occasion de démontrer son talent à construire une action et produire du beau jeu, c'est un fait. Mais la lenteur intrinsèque aux équipes de possession fait que le beau jeu est parfois aussi épisodique qu'une équipe sans le ballon. La France a montré face à l'Argentine, la Belgique et même la Croatie qu'il ne lui fallait que quelques secondes pour construire une action, parfois de très belle manière, justement parce qu'avec des espaces, c'est plus facile. Donc, comme le disait le NYT, l'idée n'est pas tellement de briller sur tout le match, mais de briller intensément quand on a l'occasion, et dans le cas de la France, quand on a le ballon.