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Jean-Huileux de Gluten

17/09/2019 à 22h01

J'imagine qu'il faudra lire Lahire pour en savoir plus, mais l'idée de l'école comme "fabrique des inégalités" me gène un peu. Scientifiquement, puisqu'on en parle, a-t-on idée de ce que seraient les inégalités sans l'école ? Un univers parallèle à utiliser comme groupe de contrôle ? On a surement des exemples d'institution plus efficace que la notre, mais je pense qu'avec ce raisonnement, on les taxerait également de fabriquer des inégalités. A moins qu'elles ne fassent disparaître toute forme de reproduction sociale, mais j'en doute.

Dans tous les cas, si l'école "fabrique des inégalités", alors pour les réduire, il faudrait moins d'école.

BoblaFlamb

17/09/2019 à 22h10

Je serai dans l'absolu plutôt partisan de l'auto-gestion mais pas totale dans la mesure où la relation prof/élève est par nature asymétrique. Mais dans l'état actuel des choses, c'est très compliqué voire impossible à mettre en oeuvre pour un prof de collège dans un établissement classique. Pas le temps de mettre cela en place et l'inertie des habitudes est un frein quasi insurmontable. Mais entre l'autorité autoritariste, l'autorité évacué, il y a l'autorité éducative. Celle basée sur l'influence du professeur reconnue par l'élève. Se défaire du pouvoir pour faire jaillir l'autorité... D'ailleurs, Freinet, AS Neil, Makarenko n'était pas partisans de l'absence de discipline.
J'ai dans ma classe des lois intangibles, des sanctions basées non pas sur l'humiliation ou la force mais sur la frustration. Il n'y a pas apprentissage de la vie en collectivité et acquisition de savoirs sans contrainte. Mais d'un autre côté certaines règles peuvent être discutées. J'essaie aussi d'instaurer des médiations pour sortir des relations duales. Je n'incarne pas l'autorité, l'autorité s'incarne dans des lois que j'essaie de faire respecter et de faire comprendre aux élèves. Je n'incarne pas plus le savoir, je ne suis qu'une passerelle entre les élèves et celui-ci. Par culture horizontale, je pense qu'on entend beaucoup pédagogie des centres d'intérêt ou une forme de laisser-faire à la Montessori. C'est à mon avis le pire cadeau qu'on puisse faire aux élèves des quartiers populaires.
Pour ce qui est de la connivence, il y a aussi le fait que les attendus de l'école ne sont pas forcément explicites pour certains enfant qui pour x raisons ne comprennent pas ce qu'on leur demande de faire.
A la relecture, je constate que je n'ai pas été très clair parce que la question de l'autorité est une source profonde d'interrogations dans mes partiques mais qui aussi dépasse très largement ma simple vie d'enseignant.

André Pierre Ci-Gît Gnac

18/09/2019 à 00h04

Jean-Huileux de Gluten
aujourd'hui à 22h01

J'imagine qu'il faudra lire Lahire pour en savoir plus, mais l'idée de l'école comme "fabrique des inégalités" me gène un peu. Scientifiquement, puisqu'on en parle, a-t-on idée de ce que seraient les inégalités sans l'école ? Un univers parallèle à utiliser comme groupe de contrôle ? On a surement des exemples d'institution plus efficace que la notre, mais je pense qu'avec ce raisonnement, on les taxerait également de fabriquer des inégalités. A moins qu'elles ne fassent disparaître toute forme de reproduction sociale, mais j'en doute.

Dans tous les cas, si l'école "fabrique des inégalités", alors pour les réduire, il faudrait moins d'école.

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Le terme en soi est peut être un poil excessif, mais ça semble difficile de nier que l'école, en tant qu'institution dont le rôle est de former la jeunesse, de l'éduquer et de l'instruire selon des normes sociales dominantes, et qui utilise des critères d'évaluation qui obéissent à ces mêmes normes, est un lieu qui participe au classement des individus en fonction de leur capacité à répondre à ces critères.

Après, je pense que l'auteur utilise le terme en cohérence avec sa pensée.
Lahire dit que la transformation d'une "différence" en "inégalité" se produit lorsque dans un milieu, une absence ou lacune en terme de connaissance, de possession ou de comportement vient à être considérée comme étant un handicap.

Si on accepte cette définition, on peut imaginer qu'il estime que l'école, en tant que maître étalon de la norme, produit des structures qui institutionnalise des profils auquel les élèves doivent obéir pour réussir. Ce faisant, elle fabriquerait de l'inégalité vu qu'elle crée un système qui pénalise concrètement les enfants qui ne possèdent pas les outils demandés.

Pas sur que ce soit ça, pas sur d'être clair.


André Pierre Ci-Gît Gnac

18/09/2019 à 00h05

Je jargonne vraiment comme un jeune bourdieusien... Y a pas mieux pour faire fuir les partisans de Ranciere ou de Boudon.

Gilles et jeune

18/09/2019 à 06h55

@BoblaFlamb
C'est là où tu te dois camarade de compléter ton beau message d'une illustration plus clinique. Car nul ne peut laisser ainsi en plan son prochain après l'avoir appâté d'un si beau message.

@André Pierre Ci-Gît Gnac
Ils énoncent quoi Ranciere et Boudon en la matière si tu as le temps d'en poser une esquisse ? Merci !

- Sur les neurosciences
Du peu que j'en vois, les neurosciences ont tendances à confirmer et valider progressivement un corpus de connaissances très constituées non "scientifiquement" (cad sur des modèles à prétention mathématisable) mais par des "disciplines" cliniques avec une pensée extrêmement robuste épistémologiquement.
Régulièrement je vois passer dans la presse des "découvertes" où franchement ils réinventent l'eau chaude des cliniciens en lui donnant des habits scientifiques.
Personnellement, je crois que ça rassure les esprits plus scientistes de notre société qui comprennent rien aux sciences de l'homme et de la société et qui en plus pour certaines des disciplines les plus subversives en font un rejet massif. C'est sûr qu'il est moins angoissant de mettre de la pure détermination à la place de la subjectivité. De plus, ces "scientifiques", je le crains, sont nombreux, sous le développement de l'expertise de l'outil et du laboratoire, à ne pas avoir de penser épistémologique structurée sur l'articulation entre leurs "découvertes" et le fonctionnement du vivant d'une part, et (déclinaison) sur l'usage de leur "science" dans le champ truffé d'enjeux de pouvoir qu'elle la société.
Ainsi le bel énoncé suivant en témoigne

"Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit
17/09/2019 à 15h08
BoblaFlamb, les scientifiques qui travaillent sur le terrain savent à quel point les performances des individus peuvent varier en fonction des facteurs externes"

On voit bien que le projet idéologique qui sous-tend une telle discipline peut se jouer du côté de l'optimisation de la performance des individus.

La subjectivité y est évacuée, et les disciplines qui tâchent de donner une place à la singularité du vivant, qui reconnait le vif du désir comme moteur de l'humain et tâche de le soutenir, qui sait les chemins tortueux par lesquels chacun tâche de se construire un vivable possible à partir de son histoire... ça, ça leur échappe, ça ne s'appréhendera jamais par imagerie, et leur projet normatif d'individu de laboratoire tend à l'invisibiliser.

Après, si ça a la vertu, sur certaines choses, de déconstruire certains préceptes pédagogiques éculés fondés sur une pratique du pouvoir vis-à-vis des enfants et de promouvoir le jeu... je prends. Tout le monde peut pas s'intéresser à Winnicott par exemple.

Jean-Huileux de Gluten

18/09/2019 à 15h54

André Pierre Ci-Gît Gnac
aujourd'hui à 00h04

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Pas sur que ce soit ça non plus vu que je ne l'ai pas lu, mais tu es très clair.

Le débat prendrait des pages, et les auteurs cités ici les ont déjà écrites. L'aspect normatif de l'école a, aussi, vocation à castrer la reproduction sociale. Pour être schématique et beaucoup trop caricatural, c'est parfois quand on veut empêcher les fils d'agriculteur de devenir agriculteurs qu'on crée du discrédit culturel, qu'on normalise certains profils et qu'on leur donne de la valeur (ou en l’occurrence, qu'on leur en enlève). On peut coupler ça au fait qu'on cherchera rarement à empêcher un fils d'ingénieur de devenir ingénieur, et encore moins un fils de prof de devenir prof. Sauf si on estime qu'il n'a pas le niveau. Fin de caricature.

Mon propos, c'est surtout que les inégalités qui en résultent sont considérées au regard d'un idéal d'égalité des chances qui n'existe nulle part, et que la rhétorique laisse entendre que c'est l'institution qui l'empêche d'exister, alors même qu'on a des repères assez forts sur ce qu'une école obligatoire et beaucoup plus autoritaire et normative qu'aujourd'hui a pu faire de la France au 20ème siècle (et je n'en suis pas nostalgique, d'autant que je ne l'ai pas connue). Sans vouloir y revenir (on en parlait dans la précédente discussion sur la linguistique), la seule maitrise du français dont on s'inquiète si souvent, a été un enjeu majeur du siècle dernier, et la norme s'est répandue à grand coup de discrédit sur les doigts. Est-ce qu'on serait plus égaux aujourd'hui si nos arrière-grands-parents ne l'avaient pas subi ? Je n'ai pas la réponse ni la volonté d'aller l'extrapoler d'une vision de l'éducation qui m'arrange, qu'elle soit issue des sciences sociales ou des neurosciences.


SINON,

Puisque les nombreux personnels éducatifs de ce forum doivent traîner par là en ce moment, j'en profite pour lancer un appel. Je prépare un dossier d'admissibilité à un concours interne, ayant pour thème l'accueil des élèves allophones nouvellement arrivés. Je suis preneur de toute âme charitable, conseil, expérience... tout, quoi. Enfin, d'une adresse mail où vous en dire plus, dans un premier temps.

BoblaFlamb

18/09/2019 à 19h33

J'enseigne à des élèves allophones depuis 4 ans dans ma discipline. Mon mail est mon pseudo sans majuscules et c'est chez gmail...

BoblaFlamb

18/09/2019 à 19h39

Mais je ne suis pas un spécialiste de la question...

Le génie se meurt ? Ah mais l'mage rit

18/09/2019 à 22h18

Gilles et Jeune, je crois que j'ai du mal m'exprimer ou alors j'interprète mal ton intervention.
Dans la majorité des études sur le développement (ou en tout cas dans mon domaine, le développement du langage), la question principale n'est pas l'optimisation de la performance (quand je parle de performance, cela n'a pas tout à fait la même connotation qu'une performance sportive, ce sont juste des "scores" à des tests), mais plutôt la détection/dépistage d'un éventuel retard ou trouble pour une prise en charge précoce, car plus une prise en charge est précoce plus elle a de chance d'être efficace. Donc personnellement, et pour la plupart de mes collègues, l'idée n'est pas de "booster" les performances mais de déceler les sous performances malgré les différents facteurs externes qui peuvent éventuellement engendrer une mauvaise performance.
Par exemple, chez un enfant bilingue, il ne suffit pas d'observer chez cet enfant des scores chuté dans une langue pour estimer qu'il a un trouble du langage, il faut vérifier que ces "performances" en langage sont très faible dans les deux langues que cet enfant est sensé parlé.

Gilles et jeune

22/09/2019 à 00h09

@Le génie...
Merci de ta précision, même si elle confirme l'approche de mon point de vue.
Je persiste, une fois mis de côté mon ton provoc de l'autre jour, que je doute des modèles épistémologiques et éthiques qui les sous-tendent. Sans m'être assez penché sur la question, le débat me paraît cependant reconduire ceux de la clinique vs expérimentation / comportementalisme.
L'approche comportementale et de labo me gêne pas dans l'absolu à partir du moment où ces disciplines n'ont pas vocation à légitimer des discours sur l'enfant (par exemple) et plus largement à disqualifier l'existence du sujet.
Car constater l'écart à une norme renvoie bein au projet de conformité à cette norme et de qualification de cet écart. Qualification qui adosse à une place imaginaire et svt bien réglée dans le réel des institutions et traitements (de toute sorte) et par conséquent qui enferme les personnes à une place.
Or, éviter la qualification, c'est laisser du jeu dans les institutions comme dans la construction identitaire pour que du nouveau, du différent, de la surprise advienne.
Donc ok avec les neuros pour affiner / repérer des circuits favorables ou défavorables à... Mais attention à garder place au sujet.
Voilà ma vigilance.

@BoblaFlamb
Je réitère mon invitation si tu en as le temps et l'envie à partager un exemple ou deux en appui de ton propos précédent. Merci d'avance.

 

BoblaFlamb

22/09/2019 à 08h07

Je veux bien, mais tu voudrais des exemples sur quels sujets en particulier ?