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Foot et politique

Le fil politique est un fil du rasoir, alors évitons de s'y couper. Par ailleurs, n'oublions pas que son but est d'accélérer l'avènement du grand soir, un des ces quatre matins!

PiMP my Vahid

15/12/2018 à 23h44

@JHG2:
Ca ne substitue qu'au RSA socle, primes pour l'emploi et bourses étudiantes je crois. Pour les minmum retraite peut-être que ça ne substituerait pas intégralement, de sorte que les retraités toucheraient net la même chose que maintenant.
Ca n'est pas faire apparaître miraculeusement des milliards d'euros ni un coup fourré pour se faire les pauvres à l'envers. C'est juste un coup de rangement du système actuel, légèrement plus redistributif.

CHR$

15/12/2018 à 23h52

Non la coquille, je ne la vois pas dans le moins mais dans le douze. Mais peu importe.

Jean-Huileux de Gluten

15/12/2018 à 23h56

Pour avoir été bénéficiaire de bourses étudiantes, je suis sceptique sur la capacité du revenu de base à s'y substituer. J'avais deux parents au SMIC habitant à 80 bornes de la première grande ville étudiante et j'allais en cours avec des gens qui vivaient sur place, chez leurs parents. La bourse que je touchais étaient nettement supérieure au RSA socle, pendant qu'eux ne touchaient rien. C'est de la redistribution.

Bon, j'arrête là et je lirai le pdf qui a l'air complet, promis. Ça m'intéresse vraiment, et je suis tout à fait prêt à reconnaître que je me trompe.

PiMP my Vahid

16/12/2018 à 00h28

Bien vu, c'est -18%.

Jean-Huileux à dire vrai je sais plus trop pour les bourses étudiantes. Si c'est supérieur au RSA socle alors ça n'a pas vocation à être substitué intégralement, peut-être juste partiellement. L'idée c'est de partir du principe que si on est d'accord que ça aplanit bien les choses pour la grande part des salariés, chômeurs et retraités, alors on peut regarder pour les autres cas particuliers comment faire pour qu'eux non plus n'y perdent pas dans l'histoire. Il est évident qu'une régression linéaire ne peut pas fournir un modèle qui s'adapte à toutes les situations, mais c'est un bon point de nouveau départ sur lequel reconstruire notre modèle de redistribution.

Pascal Amateur

16/12/2018 à 22h45

Rature33
"Une pancarte « Macron dégage » masquée sur France 3 : une « erreur humaine » selon la chaîne." (lemonde.fr)

Metzallica

16/12/2018 à 23h20

Comme le mec de BFM qui a envoyé "I shot the sheriff"?

Lucho Gonzealaise

17/12/2018 à 00h07

Cette "polémique" de France 3 m'aura permis de découvrir le dénommé Voltuan et son business minable qui consiste à aller manifester pour le plus offrant.

BIG

17/12/2018 à 12h36

[Instantanés politiques. Ép. 4]

« Ils sont partout, dans nos campaaaaagnes, dans nos viiiiilles ... »

On ne se souviendra jamais vraiment de qui ou de quoi parlait Marine Le Pen quand elle a prononcé cette phrase lors d'un sinistre débat d'entre-deux-tours. Ces quelques mots avaient plus pour effet de donner envie de lire ou relire « Histoire de la folie à l'âge classique » que de déclencher la crainte d'une plongée dans le fascisme. Des propos tournés en dérision mais politiquement vite écartés : la candidate du Front National avait raté lamentablement le débat plus important de sa carrière telle un Chris Paul en finale de conférence ; on s'en tirait bien, et l'on pouvait bien faire ce qu'on voulait tant qu'on votait Macron.

Reléguée vers l'anecdotique, cette phrase exprime pourtant quelque chose d'une réalité presque impalpable et pourtant ressentie par tous : il y a des choses, des phénomènes, des événements qui se déroulent dans nos campaaaagnes et nos viiiiilles, et auxquels la France, plus ou moins insidieusement et silencieusement, serait sensible. Marine Le Pen parlait peut-être avec un sens certain de la prophétie des Gilets Jaunes ; ou des centres d'orientation de migrants organisant le grand remplacement ; ou, qui sait, des restes du réseau d'agences du Crédit Agricole ?

J'ai une hypothèse, plus froide, plus clinique, plus vérifiable aussi : Marine Le Pen parlait sans les nommer des colleurs d'affiches de François Asselineau et Nicolas Miguet.

Car il faut bien en convenir, qui tient encore la France comme un pays unitaire ? Qui peut encore produire un sentiment commun chez tous les français, du premier cordée au dernier des derniers, du hipster parisien à barbe et fixie à l'ouvrier de Flixecourt, de la blogueuse mode ultra-connectée aux retraités payant l'ISF et votant Eric Ciotti dans les Alpes Maritimes, de l'automobiliste à la conquête des stations de ski qui fera la une du 20 Heures pour avoir dormi dans un gymnase au petit porteur de titres Eurotunnel révolté, du passager immigré dans son Transilien entrant en gare de n'importe-où à l'homme politique venu visiter un quelconque chantier, casque jaune ridiculement vissé sur la tête ? Ces affiches au graphisme cartoonesque, ces affiches aux slogans cataclysmiques, ces affiches présentant des idées politiques démoniaques, dénonçant les politiques Bruxelloises aussi bien que le socialisme avachi de la Maire de Paris, et les impôts, toujours les impôts ces salauds d'impôts, ces affiches donc, partout, kaléidoscopiques, sérielles, quasi-Warholiennes, se donnent à voir dans leur brutale omniprésence à tous les français, sans véritable exception, à part peut-être quelques communautés hippies disséminées dans les Pyrénées ariégeoises et qui ont fait sécession depuis bien longtemps.

Ces colleurs d'affiches seraient donc partout, au point que l'on se demande comment il est possible de parvenir à un tel quadrillage du territoire à l'heure où le nombre d'adhérents des partis politiques est en pleine capilotade, quand il n'est pas truqué par la pratique devenue généralisée de décompter comme membres des gens abonnés à une newsletter. La France entière, le pont autoroutier le plus minable, la palissade de chantier la plus éphémère, le transformateur EDF le mieux caché, tous ces espaces laissés pour compte, vus quelques milliards de fois sans jamais être vraiment regardés, ces recoins oubliés de l'urbanisme, ces centimètres carrés qui pourraient disparaître sans qu'on s'en rende de compte et qui constituent pourtant un espace presque infini sont méthodiquement occupés, affiche collée avec plis en option après affiche collée avec plis en option, selon une segmentation du marché politique à peine croyable : à Nicolas Miguet Paris et sa proche banlieue, à François Asselineau le reste du monde.

Je ne parviens pas, du haut de ma culture urbaine, à me détacher de cette idée : les colleurs d'affiches de Nicolas Miguet et François Asselineau sont les derniers vestiges de l'époque du tag vandale triomphant, ce basculement des années 1980 aux années 1990 et jusqu'au début des années 2000, durant lequel la répression n'a avancé qu'avec un retard critique en comparaison des murs disponibles pour l'expression à base de bombes de peintures. Même après que la RATP et la SNCF aient porté atteinte à cet exercice masturbatoire du graffiti sur un objet qui le baladerait sur l'ensemble d'un territoire, les villes avaient continué à se couvrir d'écritures barbares mille fois multipliées. Devantures, camions, toits, murs, poubelles, tout y passait dans un egotrip féroce qui voyait des jeunes gens consacrer leur existence, diurne et nocturne, à concurrencer la publicité au jeu de l'occupation visuelle, pour le seul et simple plaisir de pouvoir dire : « Ici, je suis passé. Ici c'est chez moi. Partout c'est chez moi. »

Il semble donc que ce projet artistique, à force de poursuites judiciaires implacables, d'amendes décourageantes et de dispositifs de vidéosurveillance déployés à grande échelle, ait vécu de plus en plus petitement jusqu'à une lente disparition, ou, tout-au-moins, jusqu'à ne plus consister que dans des apparitions aux nombres, et aux formes contenus. Pourtant, l'esprit des mythiques Trane et o'clock survit, sous la forme d'affiches politiques de seconde zone, entêtantes et devenues inévitables : le marquage de territoire est l'œuvre des colleurs d'affiche de Nicolas Miguet et François Asselineau. Car l'avantage concurrentiel de ces deux personnalités dont on se plaît à imaginer l'emprise sur leurs proches sous la forme d'un charisme de gourous raëliens apparaît soudain très net : eux peuvent sous-traiter cet étalage forcené, convoquer des troupes dévouées et, il faut bien l'avouer, ce paramétrage collectif de l'invasion méthodique la rend un peu moins romantique.

À moins qu'un indice nous ait échappé.
À moins que, les colleurs d'affiche fonctionnant en duo, ces effectifs de soutiens disséminés sur le territoire n'existent pas vraiment.
À moins que, Nicolas Miguet et François Asselineau, réactivant la logique individualiste et narcissique des tagueurs d'une époque révolue, collent eux-mêmes leurs affiches, chaque nuit, partout en France, tels des Minus et Cortex à la conquête des interstices de l'espace public, des périphéries délaissées, des sinuosités de nos villes, des tréfonds de notre vécu politique ...

Un jour peut-être, entre Glacière et Corvisart, une rame de métro de la Ligne 6 défilera devant les locaux du Monde, exhibant fièrement les visages redessinés de Nicolas Miguet et François Asselineau, avec ce péremptoire cri de ralliement : « Arrêtez d'emmerder les Français ! ». Derrière les MacBookPro du quotidien vespéral, peut-être que personne ne fera attention à ce qui se trame sous les fenêtres du Boulevard Auguste Blanqui. Mais la France, elle, aura déjà basculé.

Pier Feuil Scifo

17/12/2018 à 13h37

BIG
aujourd'hui à 12h36

Rah put***, merci, c'est beau ! et participe à répondre (ou au moins à y apporter de l'eau, si on la considère comme un moulin) à ma question quasi-quotidienne : mais qui peut encore coller les affiches de ces mecs ?

Merci.

PiMP my Vahid

17/12/2018 à 14h17

Magnifique. Merci de raviver les mémoires concurrentielles de mes heures perdues à l'arrière d'une Espace ou vissé dans un RER D entre Ablon et Villeneuve St Georges, où Nicolas Miguet, Trane et O'Clock m'ont sauvé tant de fois de la mort cérébrale. Qui sait si d'ailleurs ce ne sont pas une seule et même personne, qui a simplement su faire évaluer son oeuvre sans en changer le média ?

Maintenant le vrai révolutionnaire c'est celui qui viendra remettre sur son trône l'objet qui régna pendant près de vingt ans sur les angles morts de notre civilisation: l'affiche 3615 Ulla.

 

Lucho Gonzealaise

17/12/2018 à 14h19

Peut-être que Milan de Solitude est un surhomme