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Foot et politique

Le fil politique est un fil du rasoir, alors évitons de s'y couper. Par ailleurs, n'oublions pas que son but est d'accélérer l'avènement du grand soir, un des ces quatre matins!

  • manuFoU le 03/03/2010 à 11h10
    "J'ose espérer qu'il ne t'aura pas échappé que le stade, et spécialement le Parc des Princes, n'est pas vraiment un lieu comme un autre dans la cité. Qu'il est quand même normal d'essayer de faire tout son possible pour assurer la sécurité de gens qui veulent vivre leur passion. Je suis le premier mec à dénoncer l'usage de caméras pour sanctionner des faits aussi anodins (à mes yeux) qu'un craquage de fumis ou un salut nazi isolé.
    Mais là, vois-tu, on ne parle pas de simples "excès" ou de "sentiment d'insécurité", on parle de blessés graves, même de morts potentielles. Moi, je n'ai pas spécialement envie de payer ce prix là."


    n'importe quel député-maire UMP (et pas seulement) saura remplacer les mots "Parc des Princes" dans ta démonstration pour justifier progressivement l'installation de caméras à tous les coins de rue.

  • Facile à shooter le 03/03/2010 à 11h12
    Je ne comprends, je n'ai jamais compris, et je crois que je ne comprendrais jamais comment la banalisation de ce comportement a pu rendre "anodin" aux yeux de gens qui ne partagent pourtant pas ces idées (enfin je crois) un salut nazi.

    Comment s'étonner que des gens puissent considérer que le stade un espace sans foi ni loi quand faire un salut nazi est anodin ?

  • Troglodyt le 03/03/2010 à 11h13
    (cette discussion Tocqueville vs LOPPSI est passionnante)

  • Tonton Danijel le 03/03/2010 à 11h17
    matthias
    mercredi 3 mars 2010 - 11:01

    Je comprends tout à fait ce réflexe de protection. Mais qu'après aucun témoin n'ose se manifester auprès de la police...

    En fait, c'est ce qui est appelé l'effet badaud: paradoxalement un aggresseur a plus de chance de s'en tirer en commettant un forfait dans un lieu très fréquenté. Pourquoi? Parce que chaque témoin hésitera à contacter la police en se disant: on était nombreux sur les lieux, pourquoi c'est moi qui m'attirerais les ennuis? Alors que s'il n'y a qu'un seul témoin, il n'hésitera pas à faire son devoir. Du coup paradoxalement on se retrouve avec des caméras là où il y aurait potentiellement le plus de témoins oculaires.

    (A ce sujet, j'avais vu une fois un excellent téléfilm où Renucci, brave citoyen lambda témoin d'un viol dans le RER comme plusieurs autres passagers, hésite justement à contacter la police pour ne pas avoir à faire face à d'éventuelles représailles... alors qu'il y avait plusieurs témoins potentiels).

  • Edji le 03/03/2010 à 11h27
    Facile à shooter
    mercredi 3 mars 2010 - 11:12
    Je ne comprends, je n'ai jamais compris, et je crois que je ne comprendrais jamais comment la banalisation de ce comportement a pu rendre "anodin" aux yeux de gens qui ne partagent pourtant pas ces idées (enfin je crois) un salut nazi.

    Comment s'étonner que des gens puissent considérer que le stade un espace sans foi ni loi quand faire un salut nazi est anodin ?
    ---
    Tu as le droit de ne pas être d'accord, et penser que le salut nazi de pure provoc' dans un stade bien planqué derrière son écharpe précède nécessairement l'agression de mecs autour du Parc.
    Pour ta gouverne, sache que justement, des saluts nazis, on n'en voit plus beaucoup dans le stade.
    Je ne vais certes pas m'en plaindre, mais ne suis pas sûr que la sécurité de tous soit davantage garantie par cette seule évolution.

  • Edji le 03/03/2010 à 11h33
    manuFoU
    mercredi 3 mars 2010 - 11:10
    "J'ose espérer qu'il ne t'aura pas échappé que le stade, et spécialement le Parc des Princes, n'est pas vraiment un lieu comme un autre dans la cité. Qu'il est quand même normal d'essayer de faire tout son possible pour assurer la sécurité de gens qui veulent vivre leur passion. Je suis le premier mec à dénoncer l'usage de caméras pour sanctionner des faits aussi anodins (à mes yeux) qu'un craquage de fumis ou un salut nazi isolé.
    Mais là, vois-tu, on ne parle pas de simples "excès" ou de "sentiment d'insécurité", on parle de blessés graves, même de morts potentielles. Moi, je n'ai pas spécialement envie de payer ce prix là."


    n'importe quel député-maire UMP (et pas seulement) saura remplacer les mots "Parc des Princes" dans ta démonstration pour justifier progressivement l'installation de caméras à tous les coins de rue.
    ---
    Sans doute, et alors ?
    C'est vraiment si compliqué d'essayer de convaincre les gens de la nécessité d'opérer un distinguo entre les rues bordant le Parc et l'avenue Georges Mandel ?
    Et puis ne me faites pas dire ce que je n'ai pas dit, j'en appelle pas au tout-caméra comme solution-miracle pour éradiquer la violence aux abords du Parc. C'est un simple auxiliaire, mais tant qu'on continuera à empiler les CRS et autres gendarmes mobiles restant complètement passifs comme seule politique de gestion dans ce domaine, il est clair qu'on n'y arrivera pas.

  • lemon le 03/03/2010 à 11h35
    Joli Troglo.

    Par flemmardise, et parce que c'est mieux expliqué, voilà en grande partie ma position Edji :

    "Enfin le deuxième risque des sociétés démocratiques selon Tocqueville est le despotisme démocratique. Les hommes démocratiques sont dominés par deux passions : celles de l'égalité et du bien-être. Ils sont prêts à s'abandonner à un pouvoir qui leur garantirait de satisfaire l'un et l'autre même au prix de l'abandon de la liberté. Les hommes pourraient être conduits à renoncer à exercer leur liberté pour profiter de l'égalité et du bien-être. Les individus pourraient remettre de plus en plus de prérogatives à l'État. Dans les sociétés démocratiques, il est plus simple de s'en remettre à l'État pour assurer une extension de l'égalité des conditions dans le domaine politique qui est encadré par les lois. C'est l'État qui a pour charge leur élaboration et leur mise en œuvre.
    A partir de là, l'État peut progressivement mettre les individus à l'écart des affaires publiques. Il peut étendre sans cesse les règles qui encadrent la vie sociale. Le despotisme prend la forme d'un contrôle. On arrive ainsi à l'égalité sans la liberté.

    La société démocratique transforme le lien social en faisant émerger un individu autonome. C'est une source de fragilisation qui peut déboucher sur une attitude de repli sur soi. Tocqueville va montrer que l'individualisme peut naître de la démocratie. La démocratie brise les liens de dépendance entre individus et entretient l'espérance raisonnable d'une élévation du bien-être ce qui permet à chaque individu ou à chaque famille restreinte de ne pas avoir à compter sur autrui. Il devient parfaitement possible pour son existence privée de s'en tenir aux siens et à ses proches.

    « L'individualisme est un sentiment réfléchi qui dispose chaque citoyen à s'isoler de la masse de ses semblables de telle sorte que, après s'être créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même ».

    En choisissant de se replier sur ce que Tocqueville appelle « la petite société », les individus renoncent à exercer leurs prérogatives de citoyen. L'égalisation des conditions en rendant possible l'isolement vis-à-vis d'autrui remet en cause l'exercice de la citoyenneté. Le premier danger de la société démocratique est de pousser les citoyens à s'exclure de la vie publique. La société démocratique peut donc conduire à l'abandon de leur liberté par ses membres, parce qu'ils sont aveuglés par les bienfaits qu'ils attendent de toujours plus d'égalité directement ou indirectement. Tocqueville souligne que l'égalité sans la liberté n'est en aucun cas satisfaisante. L'accepter c'est se placer dans la dépendance."

  • matthias le 03/03/2010 à 11h40
    Tonton Danijel
    mercredi 3 mars 2010 - 11:17
    matthias
    mercredi 3 mars 2010 - 11:01

    Je comprends tout à fait ce réflexe de protection. Mais qu'après aucun témoin n'ose se manifester auprès de la police...

    ---------

    C'est déjà un autre degré, mais le réflexe de protection est le même. Comme tu le dis : pourquoi irais-je m'attirer des ennuis pour quelque chose qui ne me concerne pas ? Si c'est quelqu'un de notre entourage qui fait un salut nazi ou agresse des gens gratuitement dans la rue, bien sur qu'on va aller lui remonter les bretelles, parce que la notion de danger disparait dans ce cas là : c'est quelqu'un de connu, il ne va pas me faire de mal, on peut discuter. Mais face à un groupe d'une dizaine de personnes inconnues, qu'on sait capables d'être violentes, on a peur et on ne dit rien. C'est triste, mais c'est humain.

    Aprés, où est la frontière entre la peur et la lâcheté ? Je serais bien incapable de le dire, surement que ça dépend de chacun de nous, notre vécu, nos expériences. On a tous un rapport à la violence différent. Pour ma part je ne me vois pas finir à l'hôpital uniquement pour la petite satisfaction d'avoir empêcher un nazillon de tendre le bras. Ca n'en vaut clairement pas la chandelle.

  • lemon le 03/03/2010 à 11h45
    oh, j'étais passé à côté de ça Edji

    "Si c'est vraiment le cas, je me demande comment tu assumes le fait de pondre des recettes de cuisine ultra-onéreuses alors que tant de gens crèvent la dalle dans notre beau pays."

    Je suis du genre ouvert à la discussion, mais si on part sur ce genre de commentaires, je vais devenir beaucoup moins cordial.

  • Facile à shooter le 03/03/2010 à 11h52
    Les saluts nazis ne mènent pas forcément à la ratonnade ; certes, mais comme il y a les deux, on peut éventuellement s'interroger sur un lien de causalité.

    Éradiquer les saluts nazis ne règlera pas l'intégralité des problèmes ; c'est vrai, alors pourquoi s'en soucier, hein ?