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Pourquoi le PSG est déjà champion

Paris prend l'OM par des voies détournées

Matchbox : PSG-OM – Malmenés par des Marseillais qui avaient trouvé les bonnes réponses, les Parisiens ont fait parler leur réussite, et Verratti.

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Paris-Saint-Germain–Olympique de Marseille : 2-0
Dimanche 24 février 2013, Parc des princes. Temps neigeux, atmosphère de fête.
Buts : Lucas Moura (11e), Ibrahimovic (90e+1)


Une semaine spéciale sur les ondes radiophoniques, au moins une page chaque jour dans le quotidien sportif, une ambiance de carnaval et une réalisation bollywoodienne: l’événement avait été bien vendu. Pourtant, les acteurs ont tout fait pour ne pas l'envenimer lors de la semaine précédente: au huis clos des uns a répondu la langue de bois des autres. Alors que les Parisiens se retrouvent dans une position où la modestie est une posture imposée, les Marseillais n’ont plus vraiment les moyens d’autre chose.
 


Paris plus vite

Mais une fois le coup d’envoi sifflé, l’ambition n’a pas été feinte. On aurait en effet presque oublié que ce match opposait le leader au troisième dans un championnat qui pourrait nous offrir une fin de saison excitante – à moins que le PSG ne réussisse jusqu’en mai à insinuer cette impression qu’il maîtrise le cours du jeu même lorsqu’il est malmené.
 

 



 

Les choix tactiques de l’OM ont déterminé la configuration de la première mi-temps. En demandant à ses habituels ailiers de jouer plus bas, Elie Baup a voulu créer deux lignes compactes et rapprochées. Le risque était double: d’une part, il s’agissait de faire face à des assauts rapides et intenses de la part des Parisiens, auxquels est abandonné l’entrejeu. D’autre part, les Marseillais devaient réussir à construire sans réelle possibilité de se projeter vers l’avant, avec deux récupérateurs adossés à leur défense et Valbuena trop loin devant.
 

D'emblée, l’équipe de Carlo Ancelotti a profité de cette faiblesse en récupérant le ballon bas et en se projetant vers l'avant, contraignant l’OM à abandonner la possession: l'éloignement de Valbuena et des ailes délaissées par les milieux excentrés (trop mobilisés par le soutien à leurs latéraux), empêchaient toute construction. Élie Baup a demandé à sa ligne de défense, et corrélativement à ses milieux, de jouer plus haut, mais les Marseillais, moins vite rentrés dans le match, ont mis un bon quart d’heure à y parvenir, ce qui a suffi au PSG pour ouvrir la marque (11e). Contre la fixation de Matuidi et la percussion de Lucas, ils n’ont pas su offrir une densité suffisante à leur récupération dans l’axe.
 


Les bonnes réponses de l'OM

Toutefois, à partir de la 30e minute, la réorganisation marseillaise a produit ses effets. Romao et Barton ont réussi à se projeter avec moins de déchet dans la relance, et ont ainsi pu améliorer la transition entre la récupération et la construction. Valbuena moins esseulé, André Ayew et Kadir ont pu proposer des solutions excentrées, étirer la défense parisienne et disperser les efforts de Verratti et Matuidi. Avec des solutions de percussion dans l’axe et quelques centres, l’OM a cessé de subir.
 

Les Parisiens, s’ils ont alors moins maîtrisé la balle, se sont accommodés de la discipline tactique de l'OM et de sa défense haute, qui les empêchaient de construire dans l’entrejeu: ils ont recouru à des contres incisifs, menés par un Lavezzi très percutant, un Pastore sobre mais propre et un Ibrahimovic solide. Défensivement, l’activité de Verratti a permis de juguler les incursions marseillaises – qui se concentraient à gauche, où Fanni tenta ponctuellement d’apporter un surnombre.
 

 



 

La seconde mi-temps a vu Verratti reculer pour limiter les transmissions autour de Valbuena, tandis que Matuidi évoluait un peu plus haut afin de profiter de l’espace laissé derrière les récupérateurs de l’OM, régulièrement impliqués offensivement. L’OM a alors gagné en possession et en maîtrise du jeu, et réussi à fixer la défense adverse, mais en mobilisant tous ses milieux pour faire face au bon pressing des Parisiens... Mais en restant à la merci des contres: avec davantage d’espace, le PSG est régulièrement parvenu à passer par-dessus le milieu marseillais grâce aux percées de Lavezzi et à quelques transmissions de Pastore.
 


Détourner la tension

Mais c'est encore la défense parisienne qui dut le plus s'en remettre à son gardien, en laissant notamment des possibilités aux ailiers marseillais par crainte de trop s'étirer. Avec un jeu trop direct et insuffisamment de densité dans l’axe, les Parisiens ont abandonné le ballon et la possibilité de ne pas subir les bonnes intentions marseillaises. Lorsque Carlo Ancelotti a fait entrer Beckham et Chantome aux places de Pastore et Verratti, c'était bien pour réinvestir le milieu. Élie Baup, quant à lui, se contentait de remettre de la vitesse sur l’aile en remplaçant, à droite, Kadir par Sougou – autant en raison des limites de son banc que du bon comportement de son onze titulaire.
 

Si Ibrahimovic n’a pas été ce soir le point d’ancrage que le PSG pouvait espérer, il sera au bon endroit pour sceller le destin du match après un centre de Ménez (qui a remplacé Lucas à la 85e minute alors que le Brésilien avait disparu dès le début de la seconde mi-temps), bien lancé dans la profondeur par un extérieur de Beckham (90e). Les maladresses des visiteurs, la superbe de Sirigu, la sérénité et la réussite des Parisiens ont empêché les Marseillais d’arracher un point. Ils devront transformer leurs regrets en espoirs dans la perspective du match de mercredi. Le PSG n’a pourtant pas volé sa victoire: il l'a trouvée dans sa capacité à maîtriser la tempête et à rester sûr de ses forces.
 


Pour un compte rendu écrit depuis un lieu où la fatalité n’a plus lieu d’être, n’oubliez pas de lire le compte-rendu de Bob-Loulou, à venir sur Marseille vu du ciel.

 

 

 


Sur le banc, la conversation a battu son plein entre David Beckham et Jérémy Ménez.

 

 

Les observations en vrac

Tous ces plans sur les stars dans le public: c'était encore la soirée des Césars sur Canal.
 

Réussir à gagner un match en dépit du cirque organisé autour, c'est quand même un signe que l'effectif parisien est armé pour gérer.
 

Rappel : les plans sur Nicolas Sarkozy sont des plans de com'.
 

Quand Pastore court, on voit que c'est pas son sport.
 

Passer un plan de l'échauffement de Beckham alors que le jeu se déroulait à proximité de la surface, le réalisateur l'a fait. Plusieurs fois.
 

Quand Ibrahimovic joue à ce niveau, Paris peut regretter d'avoir laissé partir Luyindula.
 

L'entrée en jeu de Beckham, c'était pas tactique, c'était contractuel.


 

 

Vu du forum

=>> Josip R.O.G. à 21h00
Si Wizman met Jump, il sort pas vivant...
 

=>> Ô Mexico à 21h04
C'est bien de mettre Ronaldo sur le terrain au coup d'envoi, ça va donner confiance à Gignac.
 

=>> rlin – à 21h55
Duga c'est la version 2.0 de Larqué. Pour moi, la différence, c'est que j'ai jamais vu jouer Larqué, alors que Duga, si!
 

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