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Le pas bon, la brute et le revenant

Féroé-France : les gars

De Lloris à Gignac, il a fallu douze Bleus pour terrasser l'ogre des îles. Passage en revue.
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Il est dommage que l'intervention la plus notable de Lloris ait été ce dégagement raté, comme une façon de se remettre à égalité avec Steve Mandanda. L'essentiel est sur la feuille de match: il disputait là sa deuxième rencontre consécutive en position de titulaire, la première de la nouvelle saison...


Comme un avion sur l'aile

Après avoir adressé un bon centre pour la tête de Gourcuff dès la 6e minute, Sagna a souffert de l'absence de soutien de la part d'Anelka devant lui, recevant lui-même très peu de ballons offensifs. Il n'a quasiment plus figuré dans aucun coup en attaque et a ponctuellement été fébrile en défense. Évoluant beaucoup plus haut, Évra a bien collaboré avec Malouda et Gignac, proposant toujours une solution excentrée - au prix d'un peu de fatigue et de quelques fautes -, et il amorce l'action du but.

Les défenseurs centraux ont surtout été sollicités sur les coups francs lointains et excentrés. Ni Gallas ni Escudé n'ont toujours réussi à éloigner un danger qui s'est concrétisé à la retombée du ballon à plusieurs reprises, et ils n'ont pas été beaucoup plus heureux devant la cage adverse lors des coups de pied arrêtés. Escudé a symbolisé un certain manque de sérénité en étant près de concéder un penalty après la pause. La cinquième association testée lors des six matches de 2009 n'a pas spécialement marqué les esprits.

Lassana Diarra et Toulalan ont parfois paru pousser comme dans une mêlée au rugby, avec des récupérations presque trop hautes pour pouvoir donner de la vitesse et créer des décalages. De trop rares percussions et des tirs maladroits n'embellissent pas leur bilan - à créditer tout de même d'une énorme activité. Diarra a profité de l'animation sur son côté pour participer plus efficacement au jeu.

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Un bison chez les moutons

Bridé dans une zone très dense, Gourcuff a relayé les actions plus qu'il ne les a inventées, avec des inspirations rationnées: son une-deux avec Gignac (25e), sa balle en cloche pour Malouda (62e) ou sa remise de la tête en retrait pour Gignac (72e) auraient toutefois pu faire la différence - au contraire de tirs assez quelconques. Il a obtenu bon nombre de coups francs.
Malouda s'est mis en évidence durant la bonne heure passée sur le terrain en alternant percées et jeu court, décochant des centres-tirs dangereux. Il figure dans les trois quarts des occasions françaises les plus nettes, sert parfaitement Gignac sur le but et tente même un ciseau sur un centre d'Évra (38e).

Le positionnement d'Anelka suscite bien des interrogations, et son utilité nous échappe (lire "L'impossible M. Anelka"). Délaissant l'animation du flanc droit sans obtenir de résultats probants dans l'axe, il a fait bien des mauvais choix, a rarement été sur la trajectoire des centres et a mal ajusté ses tentatives (12e, 38e, 77e et 90e). Ses bonnes remises pour Toulalan (50e) et Ribéry (83e) n'étoffent pas une participation globale bien mince.

Pour sa première titularisation, Gignac a affiché une combativité fort utile dans les circonstances. Malgré un manque de réussite initial sur ses frappes (14e, 25e), il trouve l'ouverture d'un tir rageur et précis qui illustre ses qualités athlétiques et sa vitesse d'exécution. Il a aussi été bien placé pour doubler la mise (72e, 83e), sans parvenir à mettre vraiment Mikkelsen à l'épreuve. À l'heure actuelle il devance, dans la hiérarchie des attaquants de pointe, un Benzema qui doit se réinventer à Madrid.


Entré pour redynamiser le jeu et non pour le rééquilibrer puisqu'il a remplacé Malouda et s'est installé dans sa zone, Ribéry a combiné avec ses partenaires, non sans affinités avec Gourcuff. Altruiste, il ne s'offre sa meilleure occasion que sur un coup franc dont l'enroulé expédie la balle non loin de la barre.


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