auteur
Tonton Danijel

Du même auteur

> déconnerie

Le Noël de l'AS Monaco

> article précédent

Le football, une affaire d’État ?

Top 10 : les grands absents des Euros

Si Karim Benzema ne participera pas à l'Euro 2016, d'autres grands joueurs, pour des raisons diverses et variées (brouilles avec le sélectionneur/des équipiers, suspension, blessures...) ont raté le rendez-vous européen. Liste non exhaustive des principaux absents.

Partager

 

10. David Trezeguet (non sélectionné, 2008)

Héros de l'Euro 2000, par la grâce d'une volée somptueuse, David Trezeguet, champion d'Europe à vingt-deux ans, semble promis à un brillant avenir en sélection. Indissociable de son ami Thierry Henry, avec qui il forme une doublette foudroyante lors de l'Euro 2004 – comme l'atteste la démonstration 3-0 effectuée contre l'Allemagne à Gelsenkirchen le 15 novembre 2003. Mais, pendant l'Euro, les deux attaquants se marchent sur les pieds et Trézéguet ne trouve la faille qu'une seule fois, en contrant le dégagement d'un défenseur croate. La suite est connue: Domenech préférera ne jouer qu'avec une seule pointe (Thierry Henry), David Trezeguet sera même numéro trois (derrière Louis Saha) pendant la Coupe du monde 2006 et l'unique joueur à manquer son tir au but lors de la finale. Sa confiance étant plombée par cet échec, ses différentes nouvelles apparitions n'étant guère plus encourageantes et une nouvelle génération menée par Karim Benzema émergeant, David Trezeguet ne sera même pas dans le groupe des Bleus retenus pour l'Euro 2008, au grand désespoir de ses nombreux admirateurs.

 

 

 

9. Raúl (retraite, 2008)

Meilleur buteur de la sélection espagnole jusqu'en 2011 (record battu cette année-là par David Villa), Raúl a cependant connu une histoire contrastée avec la Roja en compétition internationale, à l'image du penalty de l'égalisation qu'il tire au-dessus lors du quart de finale de l'Euro 2000 contre la France. Ce sont à nouveau les Bleus de Zidane qui brisent la route des Espagnols lors du Mondial 2006. Peu de temps après, l'Espagne subit une défaite humiliante en Irlande du Nord 3-2, lors du deuxième match de qualifications de l'Euro 2008. Le mauvais résultat de trop pour Raúl qui ne s'entend plus avec Luis Aragones et choisit de mettre fin à sa carrière internationale. Il passe donc à côté de la deuxième campagne victorieuse de la Roja, vingt-quatre ans après la première, et ce malgré un immense lobbying des supporteurs madridistes qui auraient aimé voir les deux caractériels se réconcilier...

 

 

 

8. Rio Ferdinand (retraite, 2012)

John Terry aime décidément semer la zizanie en sélection. Peu avant la Coupe du monde 2010, la révélation d'une aventure avec l'ex-femme de son ami Wayne Bridges provoque la fin de carrière internationale de Bridges et la perte du brassard de capitaine de John Terry au profit de... Rio Ferdinand. Rebelote en 2011: des propos racistes qui auraient été tenus lors d'un match de championnat à l'encontre d'Anton Ferdinand, le frère de Rio, provoquent de nouveau la perte de son brassard, et la démission du sélectionneur Fabio Capello, qui n'accepte pas cette nouvelle sanction. De son côté, et même si John Terry est finalement blanchi des accusations de racisme, Rio Ferdinand se montre solidaire de son petit frère et refuse de rejouer en sélection aux côtés de John Terry. Le nouveau sélectionneur, Roy Hogdson, choisissant de maintenir sa confiance à John Terry, Rio Ferdinand met donc fin à sa carrière internationale en 2011 et renonce à participer à l'Euro.

 

 

 

7. Fernando Morientes (non sélectionné en 2000 et en 2008)

Joueur très apprécié en Espagne et notamment au Real Madrid où il a fait l'essentiel de sa carrière, Morientes n'est pourtant pas retenu par José Antonio Camacho dans le groupe participant à l'Euro 2000 malgré une saison à vingt-et-un buts, dont le premier de la finale de Ligue des champions du Real contre Valence. Relégué sur le banc madrilène suite à l'arrivée de Ronaldo en 2002, il parvient à retrouver du temps de jeu à Monaco (qu'il amène en finale de Ligue des champions en éliminant son ancien club en quart de finale), ce qui lui permet de participer à l'Euro 2004, malheureusement très bref pour la Roja. Un passage raté à Liverpool semble l'éloigner de la sélection, avant qu'il ne renaisse à Valence, ce qui lui vaut d'être rappelé par Aragones qui le préconvoque pour l'Euro 2008... avant de l'écarter, préférant miser sur des attaquants plus jeunes que Nando (trente-deux ans).

 

 

 

 

6. Djibril Cissé (suspension, 2004 puis non sélectioné, 2008)

Difficile de trouver plus poissard que le Djib' en sélection. L'Euro 2004 peut être pour lui l'occasion de s'affirmer derrière la doublette Henry-Trézéguet, mais Cissé participe auparavant à un match des espoirs – qui visent une qualification pour les Jeux olympiques d’Athènes – contre le Portugal qui se termine en pugilat, ce qui lui vaut trois matches de suspension en sélection. Ne voulant prendre un joueur impossible à aligner en phase de poule, Jacques Santini choisit donc de l'écarter. Puis c'est une double fracture tibia-péroné lors du dernier match de préparation qui le prive de la Coupe du monde 2006. Il revient en forme pour l'Euro 2008, et fait partie des trente présélectionnés, en balance avec le Stéphanois Bafetimbi Gomis en attaque. Mais le dernier match de préparation contre l'Équateur scelle son destin: transparent en première mi-temps, il est remplacé par Gomis qui claque un doublé... et prend le dernier billet disponible en attaque pour l'Euro. Raymond Domenech se rachètera en retenant Cissé pour le Mondial 2010, même si on peut douter rétrospectivement de la qualité du cadeau...

 

 

 

 

5. Andreas Zikos (non sélectionné, 2004)

Andreas Zikos fait partie de l'équipe monégasque finaliste surprise de la Ligue des champions 2004. Le milieu défensif, titulaire indiscutable chez les Rouge et blanc, toujours populaire en Grèce (à tel point qu'après un match de poule de l'ASM contre l'AEK, son ancien club, des supporteurs grecs l'acclameront malgré la défaite 4-0), il est cependant complètement ignoré par Otto Rehhagel qui l'aura sélectionné une seule fois en début de mandat, en 2001... pour ce qui sera la dernière de ses sélections internationales. Le plus connu des joueurs grecs de l'époque – en France, du moins – ne participera donc pas à l'épopée victorieuse de sa sélection, l'année de sa saison la plus aboutie en club.

 

 

 

4. Gianluigi Buffon, Angelo Peruzzi, Gianliuca Pagliuca (blessures et retraite, 2000)

Pour son unique expérience à la tête de la sélection nationale, le mythique Dino Zoff va rencontrer un problème... de gardiens. Le jeune Gianluigi Buffon (vingt-deux ans à l’époque) se blesse peu de temps avant l’Euro, alors que Dino Zoff l'avait installé dans les buts. Angelo Peruzzi, qui avait disputé l’Euro 1996 comme titulaire, est également blessé. La solution pourrait être de rappeler Gianluca Pagliuca, gardien malheureux des Mondiaux 1994 et 1998 (à chaque fois l’Italie s’incline aux tirs au but malgré un arrêt de son gardien lors des séances, contre Marcio Santos puis contre Bixente Lizarazu). Mais celui-ci, toujours en activité, a pris sa retraite internationale, brouillé avec son sélectionneur suite au choix de titulariser Buffon. Du coup, Dino Zoff n’a d’autres choix que de titulariser celui qui était initialement son numéro 3, le gardien de la Fiorentina, Francesco Toldo, qui réussira un Euro exceptionnel en écœurant notamment les Néerlandais en demi-finale.

 

 

 

3. Just Fontaine et Raymond Kopa, blessures (1960)

Deux ans après une Coupe du monde réussie en Suède, la France fait partie des grands favoris du premier championnat d'Europe et cartonne pendant la phase qualificative, atomisant la Grèce et l'Autriche grâce au duo Fontaine-Kopa. Malheureusement, le 20 mars 1960, une semaine avant le match retour contre l'Autriche, Just Fontaine est victime d'une double fracture tibia-péroné suite à un choc avec l'ivoirien Sékou Touré lors d'un match de championnat contre Sochaux. Il ne réussira jamais à revenir au plus haut niveau et sa carrière est brisée à seulement vingt-six ans. Puis, alors que la France obtient l'organisation de la phase finale, c'est Raymond Kopa qui renonce en raison de multiples douleurs aux chevilles. Paradoxalement, ce n'est pas tellement en attaque que les Bleus vont souffrir de ces absences: ils mèneront 4-2 contre les Yougoslaves en demi-finale... avant d'encaisser trois buts en cinq minutes et de perdre 5-4.

 

 

 

 

2. Lothar Matthäus (blessure, 1992 et refus, 1996)

Techniquement, Lothar Matthäus a tout gagné avec la Mannschaft, même le titre de champion d’Europe en 1980 en Italie, où, âgé de dix-neuf ans, il ne joue que dix-sept minutes. Ses autres aventures européennes seront malchanceuses. Les échecs de 1984 et 1988 seront effacés par le titre mondial de 1990, mais le désormais capitaine se blesse grièvement (rupture des ligaments croisés) le 12 avril 1992, ce qui le prive de l’Euro suédois. Il revient en sélection mais se brouille avec Berti Vogt et ne participe donc pas à l’Euro 1996 qui voit les Allemands soulever leur troisième titre continental. Il retrouvera l’Euro en 2000, douze ans après sa dernière participation, pour un fiasco qui sera imputé au trop grand âge du mythique libéro (trente-neuf ans).

 

 

 

1. Michael Laudrup (refus, 1992)

Le meilleur footballeur Danois, inscrit comme tel dans le Hall of Fame de l'UEFA, n'a pourtant pas participé à la conquête du seul titre international de sa sélection (si on excepte la coupe des confédérations 1995). S'il flambe avec le Barça, il est brouillé avec le sélectionneur de l'époque, Richard Moller Nielsen. Cela semble sans conséquence, vu que le Danemark n'est initialement pas qualifié pour l'Euro suédois. Mais les Danois sont finalement repêchés suite à la guerre civile en Yougoslavie, et Michael Laudrup refuse de revenir en sélection, à l'inverse de son frère Brian. Finalement, Michael se rabibochera avec Moller Nielsen, mais l'aventure sera moins heureuse: non qualifié pour la Coupe du monde 1994, le Danemark sortira dès le premier tour de l'Euro 1996. Le Mondial 1998, avec Bo Johansson à la tête de la sélection, offrira enfin au désormais capitaine Laudrup une sortie à la hauteur de son talent, au terme d'un match de très haut niveau contre le Brésil.

 

 

Partager

> déconnerie

Révolution au Haillan

> sur le même thème

Top 10 : les ennemis de la nation

Le jeu, les joueurs, les entraîneurs


La rédaction
2019-10-21

« Contredire l'idée que le 10 aurait disparu »

Pour la sortie de L'Odyssée du 10, nous avons posé dix questions à ses auteurs. Ils ont distribué les transversales. 


Philippe Rodier
2019-10-10

Real, OL : quel est le bon moment pour arriver sur un banc ?

S'il veut que son banc soit un fauteuil et non un siège éjectable, un entraîneur a intérêt à s'y installer dans le bon timing. Soit, pour le futur coach de l'OL, plutôt celui de Zidane que de Benitez à Madrid.


Les Dé-Managers
2019-10-08

“L’Odyssée du 10”, un livre au cœur du jeu

Troisième ouvrage des Dé-Managers, L’Odyssée du 10 (sortie le 24/10) propose une plongée dans le mythe et l'histoire technico-tactique du numéro 10.


>> tous les épisodes du thème "Le jeu, les joueurs, les entraîneurs"


Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)