auteur
François Borel-Hänni


Journaliste et docteur en STAPS de l'université Lille-2.


Du même auteur

> déconnerie

Mendy, notre héraut

> article précédent

Paris et le complexe espagnol

Le Portugal, pas encore sorti de l'Euro

Enquête – Dix ans après un championnat d'Europe dont le coût exorbitant a failli avoir sa peau, le football portugais essaie d'échapper à "l'exemple" grec, avec ses atouts.

Partager


Évidemment, c’est Charisteas qui a marqué. Pas Pauleta. Puis Zagorakis qui a reçu la coupe des mains de Lennart Johnasson, là où le Portugal attendait Luís Figo. Mais malgré ce dénouement raté, le championnat d’Europe 2004 devait placer le football portugais sur la rampe du succès et de la prospérité. L’absurde austérité publique imposée par la troïka européenne a balayé ces rêves. Ne restent aujourd’hui que des stades aux allures de châteaux en Espagne et un championnat exsangue. Même paysage qu’en Grèce? À nuancer, car le football portugais s’en sort (un peu) mieux que son vainqueur de l’époque.

 

 


 


La fête à crédit

João Nabeiro aura finalement été un visionnaire. En décidant à l’été 2002 de retirer le SC Campomaiorense du monde professionnel, il mettait brutalement fin à dix ans de présence en championnats nationaux du club qu’il présidait et soutenait à bout de portefeuille. Il considérait impossible la survie du football de haut niveau à Campo Maior, sa ville natale, située à l’extrême est de l’Alentejo, région quasi-désertique qui s’étire de Lisbonne à l’Algarve. Pas assez de recettes potentielles, trop de frais fixes, notamment pour les déplacements. Le Campomaiorense ne disparaissait pas complètement de la carte mais se retirait du football senior, laissant derrière lui des bons moments (une finale de Coupe perdue en 1999), un stade qui contient plus de sièges que la ville d’habitants et des structures de formation performantes [1]. Dans un Portugal qui se pavanait aux couleurs du Championnat d’Europe à venir, la démarche laissait songeur. L’été 2004 laisserait une dizaine de stades tout neufs, des infrastructures et un élan général qui irriguerait le football local pendant des années. Tout cela était bâti à crédit, mais on verrait plus tard. Qui d’autre qu’un fou refuserait de prendre part à telle fête?
 

Cavaco Silva, par exemple. Un fâcheux rabat-joie qui a été, entre autres, Premier ministre portugais entre 1985 et 1995. La gestion d’un Etat, il connaît. En mars 2002 – deux ans avant l’échéance –, il se laissait aller dans le quotidien espagnol El País: "Notre problème, au Portugal, est celui de la productivité. Que vont apporter ces travaux [relatifs à l’Euro 2004] en termes de productivité? Rien. S’engager dans un tel projet était une erreur, car il faut désormais l’assumer. (…) N’importe quel économiste vous aurait dit qu’à ce moment-là [celui de l’élection du pays organisateur, fin 1999], nous n’avions pas les moyens de financer dix stades de football. Nous allons perdre du potentiel de croissance en construisant ces stades au lieu d’investir dans l’industrie, la manufacture ou le capital humain." Un visionnaire, lui aussi, devenu depuis (en 2006) président d’une République qui ne voit pas le bout de sa dette publique creusée avec la complaisance de l’Union européenne. Dans ce panorama, le football portugais, sous assistance respiratoire, est une sorte de mise en abyme de la situation du pays. Des années d’inconséquence suivies d’un réveil brutal et forcé par ceux qui, hier, encourageaient les excès.
 


Jouer à huit, c’est moins cher

Dimanche 29 avril 2012, Marinha Grande. Petit stade, soleil printanier, décor champêtre. Football amateur du dimanche? 1.200 spectateurs sont tout de même assis dans les gradins, une affluence moyenne de Liga Zon Sagres, dénomination officielle du championnat portugais. Car nous sommes en première division, même si l’équipe recevante, l’União de Leiria, se présente sur le terrain comme la senior C d’une sous-préfecture un lendemain de biture: huit joueurs, pas plus. Les autres? Partis, lassés d’attendre un salaire qui ne tombe plus depuis des mois, et ne tombera jamais.
 

 



 

Certes, jouer à huit est un peu moins cher que déplacer onze gars plus les remplaçants, mais ne garantit pas la réussite. L’UD Leiria perd 4-0 en ayant livré à son adversaire, le CD Feirense, un combat intense, ultime baroud avant le plongeon. Leiria n’a jamais été riche mais son président, João Bartolomeu, trouvait toujours suffisamment de poudre à jeter aux yeux des créanciers. L’Euro 2004 et la rénovation du stade Magalhães Pessoa a fini par le tuer, lui et son bébé. Cette ellipse de béton de 35.000 places, pour un club qui n’attirait que 2.000 personnes les jours de fête, est un gouffre. Impossible à remplir, cher à entretenir et à louer, il étrangle la mairie (à laquelle il a coûté 55 millions d’euros) et a porté le coup de grâce au club, maillon le plus faible de la chaîne [2] et déjà mal en point. Une ville de 55.000 habitants avait-elle besoin de ce caprice pour n’abriter que deux matches de l’Euro au prix d’une (sur)activité économique éphémère, qui coûterait bien plus cher qu’elle n’a apporté? La réponse est tellement évidente que la question n’a jamais dû être posée.
 

Le fardeau des stades entrave les finances d’autres municipalités du pays (lire "Le milliard des stades" et "Le Portugal au stade critique" sur blogolo.fr). L’exemple de Coimbra est le plus frappant, visuellement parlant. Beau geste architectural, l’enceinte déploie sa façade translucide dans la perspective d’une avenue piquée de maisons traditionnelles, conflit choquant entre un édifice prétentieux et un quartier populaire. Il n’a rien à faire là mais il faut l’assumer, comme un enfant non désiré. Ce phénomène évoque Athènes et ses Jeux Olympiques de 2004, dont les structures pourrissent sur pied. Le Portugal n’aime pas cette comparaison avec la Grèce, dans tous les domaines. Mais comment l’éviter? Et constater au passage que les leçons n’ont pas été retenues puisque l’Afrique du Sud s’est équipée pour 2010 d’une dizaine d’éléphants blancs que contemplent aujourd’hui, admiratifs sûrement, la bonne moitié de ses citoyens coincés sous le seuil de pauvreté.

 


Spéculez, spéculez, il n’en restera rien

Portugal, Grèce, recensons les points communs, bien que cela énerve le premier: même championnat macrocéphalique dominé par une poignée de clubs, tous financés à crédit, mêmes budgets branlants, même effondrement quand l’illusion économique a laissé place au réel. Un football dopé par la spéculation fondée sur quoi? (lire "Football de crise en Grèce" et "L'Olympiakos rafle la crise") Sur la culbute salvatrice d’un éventuel transfert réussi, sur les retombées d’un parcours européen jamais garanti, sur l’augmentation sans fin de droits télé fluctuants et forcément limités dans un pays de dix millions d’individus. Autrement dit, spéculation fondée sur de l’aléa. Le propre de toute spéculation qui se respecte, direz-vous.
 

Mais que reste-t-il dans la colonne "actifs" pour alimenter ces paris? Rien ou presque. L’affluence moyenne en Liga Zon Sagres, aujourd’hui, est d’environ 60.000 spectateurs par journée. Sept mille pour chacun des huit matches? Non, plutôt de 20 à 30.000 quand les grands sont de sortie, et 1.000 à 2.000 chez les autres. À l’époque prospère, les deux capitales (Porto l’industrieuse, Lisbonne la prestigieuse) tiraient les autres vers le haut. Il fallait bien des faire-valoir pour remplir le calendrier et caser les jeunes. Quand les leaders ont dû penser à leur propre survie, les clubs se sont mis à tomber aussi vite que les papes en 1978. Quand ils ne disparaissent pas tout bonnement. Même le Sporting, le grand Sporting qui a biberonné Figo, Cristiano Ronaldo, Nani, se débat dans une sacrée mélasse.
 

Seul refuge, les joueurs. Les découvrir et les revendre plus cher. Le Sporting, justement, vient de céder en vue de la prochaine saison son meilleur buteur, le Néerlandais Ricky van Wolfswinkel, à Norwich pour dix cruciaux millions d’euros. Quitter Lisbonne pour le Norfolk? Le FC Porto et Benfica s’en amusent, seuls en tête, si loin des autres. Eux parviennent à émerger. Comme... l’Olympiakos, en Grèce. Mais le Portugal va un peu mieux, nous le disions. L’indice UEFA (Portugal 6e avec 57 points, Grèce onzième avec 34), fruit de quelques épopées européennes (et rémunératrices), rétablit sa dignité. Et quelques noms comme Falcão, Javi García, Miguel Veloso, plutôt les sommes qui leur sont associées, remplissent les caisses. Maintiennent le championnat en vie. Si le football portugais est plus vaillant que le grec malgré les mêmes maux, il le doit à la qualité intrinsèque de son football, à sa culture du jeu. À une conjonction de choses qui échappent à l’argent, au calcul, au quantifiable.
 


Maniche à Bobigny

Jetons un coup d’œil au championnat portugais de première division de, disons, 1998/99. Sept des dix-huit engagés ont depuis été mis en liquidation ou carrément dissous. Parmi eux Campomaiorense, déjà cité et exception notable car victime consentante. Parmi eux le vice-champion de l’époque et lauréat de 2001, Boavista FC. Parmi eux, aussi, Alverca FC, où florissait Maniche. Le SC Salgueiros, animé par Deco. L’Estrela da Amadora, où blanchissait la crinière de Jorge Jesus, aujourd’hui entraîneur du Benfica. Ces coquilles vides se sont brisées, l’une après l’autre. Destruction créatrice, comme disent les économistes? Pas vraiment, les seize entités qui composent l’élite actuelle ne sont pas beaucoup plus solides. Celles qui déclarent des retards de paiement ont au moins le mérite de l’admettre. Joaquim Evangelista, président du Syndicat des joueurs professionnels, est une célébrité. "Il y a des salaires en retard dans la majorité des clubs", clame-t-il partout. Ce ne sont pas les entrées au guichet, le sponsor (quand il y en a un) ou un transfert pharamineux vers un des grands (car ils sont eux-mêmes plus enclins à vendre) qui y remédieront. Le championnat chancelle mais tient debout pourtant. Comment fait-il?
 

La réponse tient dans la compétence de ses acteurs. Intemporelle, indicible. Le Portugais est expert, on ne lui fait pas prendre un manchot pour un jongleur. Tout comme les quelques centaines de spectateurs du stade municipal d’Alverca, sorte de Bobigny lisboète, s’enthousiasmaient devant la naissance du jeune Maniche il y a quinze ans, les 200 courageux qui ont assisté au Naval-UD Oliveirense de la 32e journée de Segunda Liga ont peut-être vu se révéler une étoile de demain. Le football portugais, phagocyté par ses trois géants (tous les titres nationaux depuis la guerre, sauf un pour Belenenses et un autre pour Boavista), existe aussi par sa tradition d’une formation audacieuse et performante. On y lance les jeunes soit par obligation, soit par goût, tous nourris dans l’amour du beau geste, parfois jusqu’à l’absurde qu’incarne si bien Cristiano Ronaldo. Ce penchant pour l’esthétisme, s’il a peut-être coûté la victoire finale en 2004, est la preuve d’un amour véritable pour ce sport. Excessif, viscéral mais salvateur.
 

Un joueur génial l’est autant dans un stade moderne que dans sa rue, et l’œil portugais est si patiné qu’il ne le manquera pas et saura lui communiquer sa passion. Des preuves? Le FC Porto et ses légions d’olheiros (du mot olho, œil), en avance sur tout le monde ou presque. La mística du Benfica qui peint de rouge la moitié du pays et détient le record du monde de sócios actifs dans le monde (235.000 en 2011). Ou encore le FC Paços de Ferreira, émanation d’un patelin du nord du pays célèbre pour ses meubles et, désormais, pour son club de football où l’on s’enorgueillit de verser les salaires à temps, de n’avoir aucune dette. Une exception là-bas, qui permet aux Nordistes de rêver à la Ligue des champions.
 


Culture du football contre culture du chiffre

C’est au prix de leur expertise que les Dragons se financent encore, servant leur créanciers grâce aux plus-values sur Lucho, Lisandro, Falcão, Hulk, Alvaro Pereira, grâce aux primes de la C1 dans laquelle ces gars-là ont brillé avant de s’envoler. Ce savoir-faire ne se chiffre pas – ou plutôt si, il prend sa valeur dans les écueils que le FC Porto et son insubmersible président Pinto da Costa surmontent sourire aux lèvres (scandales de corruption, perte chronique des meilleurs éléments).
 

C’est au prix de son Histoire (grand H) que le SL Benfica ne s’est pas désagrégé sous la direction désastreuse de João Vale e Azevedo, escroc multicarte embastillé depuis novembre 2012. Luisão, peut-être le meilleur défenseur central brésilien du XXIe siècle, porte son brassard depuis dix ans et Cardozo, double-mètre et vingt buts par saison, pourrait exploser ses revenus s’il se laissait happer par la Premier League. Mais le Benfica est le seul club au monde qui joue partout à domicile, sauf à Porto et tout près de chez lui, de l’autre côté de la Segunda Circular (siège du Sporting). Une passion comme celle-ci ne s’achète pas, ne s’invente pas, mais elle permet tout. Notamment d’être déclaré d’intérêt public.

 



 

Le FC Paços de Ferreira, n’a pas d’armée d’olheiros ni de passé. 7.500 âmes, une petite moitié au stade les jours de match, pas de quoi faire bouillir la marmite. Mais il a tout le reste. Stabilité, compétence, culture du football. Tremplin pour les entraîneurs et les joueurs, qui y reviennent parfois. Cette année encore, nous le parions, Paços de Ferreira va vendre ses trois ou quatre cadres qui partiront en Russie, en Roumanie, en Angola, à Chypre (non, plus à Chypre). Son entraîneur débutant Paulo Fonseca va monnayer sa cote montante, signer ailleurs et échouer (une chance sur deux). Entre-temps, le FCPF aura rebâti.
 

Mais "bâtir" est ici à prendre au figuré. Pas de béton, de loyers progressifs, de baux qui n’intéressent personne ni d’architectes mégalomanes. Plutôt une aventure humaine et les quelques sous qui suffisent pour manger, plus ou moins bien selon l’appétit, mais jamais au-delà de la satiété. En oubliant ce principe, en voulant comme les autres spéculer sur le spectacle sportif en en gommant l’incertitude inhérente, le football portugais a failli mourir quand la musique s’est arrêtée. Mais, mieux qu’attendu, il subsiste et brille de temps en temps en Europe grâce à tout ce qu’il tenait pour négligeable: sa formation des jeunes, la compétence générale de ses cadres sportifs. Le football au quotidien. Tout ce que João Nabeiro avait privilégié, en son temps, quand il coupait les branches hautes de son club pour le rendre à ses jeunes.
 

Au fait, qui recevra l’Euro 2016?
 


[1] Aujourd’hui, le SC Campomaiorense a reformé une équipe senior qui évolue dans les divisions régionales. Il a aussi contribué à l’émergence de Rolando, le défenseur central international actuellement prêté par Porto à Naples.
[2] L’União Desportiva de Leiria s’en est relativement bien sortie puisqu’elle a maintenu une équipe senior qui dispute les premiers rôles de la zone sud du championnat de Segunda Divisão (troisième niveau). On y trouve même un Français, Hermann Mekongo.
[3] Que les deux événements sportifs cités aient eu lieu en 2004 n’est pas un hasard. Cette même année, Time Magazine (entre autres) célébrait le renouveau espagnol, financé comme l’on sait, et l’Irlande gagnait le titre de "Tigre celtique", dont le dumping fiscal était donné en référence dans l’Union.

 

Partager

> sur le même thème

L'Olympiakos rafle la crise

> Dossier

Le bizness

Le bizness


Jérôme Latta
2019-09-13

La Ligue 1 a-t-elle sa place dans le "Big 5" ?

Une Balle dans le pied – Que diable fait le championnat de France dans le "Big 5 européen? Examinons la légitimité de cette appellation contestée, qui a pourtant la faveur des économistes du sport.


2018-12-08

Les bénéfices de la Coupe du monde ruissellent (sur les gros clubs)

Une Balle dans le pied – La FIFA va distribuer 209 millions de dollars aux clubs ayant mis leurs joueurs à disposition des sélections, suivant l'éternel principe de l'enrichissement des plus riches.


Jérôme Latta
2018-11-05

Super Ligue, la fin du super bluff ?

Le chantage des clubs riches auprès de l'UEFA repose depuis vingt ans sur la menace d'une ligue privée. Le projet d'une "European Super League", révélé par les Football Leaks, semble plus concret que jamais. 


>> tous les épisodes du thème "Le bizness"


Le forum

Gerland à la détente

aujourd'hui à 17h55 - L'amour Durix : @la mouche en feu sur l'eau Si ta question est en réponse à ma prose, je te rassure : je ne fais... >>


Foot et politique

aujourd'hui à 17h49 - Il Capitano : cachacoaujourd'hui à 17h42---------------------Pas si minoritaires que ça, y compris sur les jobs... >>


Le fil dont vous êtes le héros

aujourd'hui à 17h29 - Kireg : Merci CouleurdisgracieuseLierre ! >>


Lost horizons

aujourd'hui à 17h21 - suppdebastille : Et tu apprendras au moins 1 mot en langue fon "yovo", quoique je ne sais pas si tu es "yovo". >>


Bréviaire

aujourd'hui à 17h19 - JauneLierre : Audi, hé !"A 4 devant, c'est pas évident" (lequipe.fr) >>


Scapulaire conditionné

aujourd'hui à 16h15 - Mallardeaufraiche : Après avoir finalement cédé suite aux 27 minutes de grand n'importe quoi au bord de la pelouse... >>


Messages de service

aujourd'hui à 15h51 - AKK, rends tes sets : Surtout qu'il est bien connu qu'un match à huis-clos et un match avec supporters c'est du... >>


Dans le haut du panier

aujourd'hui à 15h46 - Lucho Gonzealaise : Tu parles sûrement de la fin de match entre Miami et Chicago et au contraire, j'ai trouvé Butler... >>


Histoire Football Club

aujourd'hui à 15h24 - Milan de solitude : Danishos Dynamitosaujourd'hui à 10h42Normal, c'est le nom de ma chaîne YT :pTiens, le résumé du... >>


Y a pas que le foot à Auteuil !

aujourd'hui à 14h37 - theviking : Sue Oddoaujourd'hui à 12h08Un article sur Marca. Un joueur espagnol Oriol Roca raconte qu'il a eu... >>


Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)