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Dis papa, c'est quoi le Racing ?

Le Feuilleton de la L1 : bilan de trêve

À mi-chemin du but, faisons les comptes. Avec en exclusivité pour les Cahiers, le classement de la Ligue 1 en relief…
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Plutôt que d'empiler les équipes en fonction de leur classement, plaçons-les selon leur rang et leur nombre de points, afin de visualiser directement les écarts...

À la mi-saison de l'an passé, la L1 tenait déjà son podium, mais dans le désordre: Monaco (42 points), Lyon et Paris (35) devançaient Sochaux et Auxerre, futurs européens. Impossible, bien sûr, d'en conclure que les jeux sont presque faits dans l'exercice 2004/2005. Même un OL souverain reste sous la menace d'une remontée similaire à la sienne lors de la saison précédente, et le LOSC devra maintenir le rythme pour conserver ses distances. Derrière l'AJA légèrement détachée, un peloton de poursuivants mené par l'ASM se tient sur huit marches, de la quatrième à la treizième place. Et s'il fallait vraiment en croire les écarts actuels, le maintien se jouerait entre Strasbourg, Caen, Nantes, Bastia et Ajaccio, Istres semblant déjà condamné avec son unique victoire (même si Toulouse comptait le même nombre de points en décembre 2003)… Mais ces écarts sont justement trop peu significatifs, à l'image de différences de buts très peu marqués dans ce championnat aux scores étriqués. Comme les Nantais, les Parisiens ou les Marseillais, ils sont nombreux à pouvoir effectivement espérer qu'une "nouvelle saison" commence avec les matches retour. Les gros en ordre dispersé Bien qu'ils soient tous placés dans la première partie de tableau, le bilan provisoire est très contrasté pour les éléphants de L1. Passons sur la confirmation de l'OM et du PSG comme éternels pourvoyeurs de comédies dramatiques, celles-ci ayant été suffisamment évoquées sur ces pages et ces deux équipes étant aussi peu intéressantes que possible sur le terrain. Les honneurs reviennent de droit à un Olympique lyonnais qui a vite effacé les doutes sur son intersaison incertaine, pour afficher une assurance redoutable, se payant même le luxe de réserver ses facettes les plus flamboyantes à la Ligue des champions… Le paradoxe est que l'OL a dû partager quatre fois les points sur neuf rencontres disputées à Gerland, ce que contrebalancent les cinq victoires acquises en déplacement. Les trois matches nuls qui ont clos son année 2004 laissent ainsi un peu de place au doute, même si l'hypothèse de la fatigue reste la plus probable, et que le "zéro défaite" est impressionnant. Voilà au moins un club qui n'aura pas besoin de se bercer d'illusions avec les recours aléatoires du mercato. En principauté, la rude transition faisant suite à des départs de joueurs devenus prestigieux au terme du parcours en Ligue des champions a été plus ou moins bien digérée, avec l'intégration inégale de Saviola et des "On Boys" (Maicon, Chevanton et Kallon). Partie sur des bases plutôt élevées (leader à la huitième journée), l'ASM a peiné à trouver les bons réglages et, peut-être, les justes dosages de motivation si l'on se réfère à son comportement en C1. Mais en pointant à la quatrième place, les joueurs de Didier Deschamps se réservent la possibilité de se rapprocher de leurs objectifs d'ici au mois de mai. Lille et Auxerre en vrais outsiders ? Les problèmes de transition n'atteignent pas l'AJ Auxerre, un phénix qui n'attend pas d'être en cendres pour renaître. Sans réel buteur depuis le départ de Cissé (bien que Benjani atteigne déjà le total de six buts), la formation de l'Yonne a compensé par une plus grande homogénéité de ses troupes et préservé son standing: avec un compteur au même niveau qu'il y a un an, le quatrième de 2003/2004 n'a plus qu'une dizaine de points à glaner pour assurer son maintien. Et Auxerre dispose avec Bonaventure Kalou d'un joueur capable de transpercer une défense plein axe. C'est tellement rare que c'en est trop bon. Sérieusement menacé de limogeage l'an passé, Claude Puel a suffisamment de recul pour savourer avec modération le concert de louange qui résonne dans l'enceinte un peu creuse du Stadium Nord. Il prouve au moins qu'avec une équipe de jeunes inconnus (qui ailleurs seraient qualifiés de tocards) et un turnover intensif, on peut se hisser à la deuxième place de la L1 en présentant un jeu particulièrement cohérent. Le seul problème, c'est que ces joueurs deviennent des proies pour de nombreux "grands" clubs empressés à les faire redevenir tocards d'un coup de baguette tragique. Peu importe, car en attendant, la meilleure nouvelle de l'année pour le LOSC est sortie d'un tribunal: les travaux de Grimonprez-Jooris II vont pouvoir commencer. Des placements à risque Le banc de poissons plus ou moins gros qui file le train des leaders ne mérite pas exactement la qualification de "ventre mou" puisque tous ses membres peuvent encore durcir leur jeu et viser l'Europe. On les appellera donc "abdominaux". Parmi eux, le TFC a connu un départ canon, puis un sérieux passage à vide pour finir à une flatteuse sixième place. Une sorte de prime à la continuité et à la cohérence pour le sympathique Érick Mombaerts… Tout deux au septième rang, le FC Sochaux et les Girondins de Bordeaux présentent des états de service très différents. Recordmen des matches nuls (douze), les Bordelais n'ont pas franchement apaisé les frustrations récurrentes de leurs supporters, mais la "carte jeunes" de Pavon ménage quelques espoirs pour la suite. Après avoir donné l'impression de bien survivre aux turbulences de l'été, les Sochaliens se sont surtout illustrés par leur irrégularité dans les résultats et le jeu, malgré la révélation d'Ilan en attaque. Le constat vaut aussi pour un OGC Nice qui a pris le risque d'un visage plus offensif (pas celui, angélique, de Vahirua), sans en être vraiment payé de retour. Mais les Aiglons donnent une plus grande impression de solidité que leurs suivants immédiats, des Lensois qui cultivent la crise presque comme des grands et n'ont pas réellement concrétisé les ambitions de l'avant-saison, en dépit d'un effectif mieux balancé que l'an passé. Rennais et Messins trouveront un début de satisfaction à s'être détachés du grupetto de la zone de relégation, mais le bilan est mitigé, surtout pour les Bretons, qui ne voient pas leur politique sportive plus cohérente récompensée par des émotions très fortes (malgré six victoires à domicile qui enchantent forcément un stade enfin achevé). Promotion pour les Verts L'AS Saint-Étienne illustre une forme de régularité, dans le jeu plus que dans la collecte des points. D'abord voués à déplorer des défaites et des matches nuls concédés dans les dernières minutes de leurs rencontres, les Verts se consolaient à peine avec la qualité reconnue de leur jeu, risquant la perte de confiance. L'égalisation concédée à Marseille dans un controversé temps additionnel aurait pu marquer un renoncement dangereux. Au lieu de quoi, et malgré un 0-0 contre Bordeaux et une défaite à Lille, l'équipe d'Élie Baup entama une série de quatre victoire et deux nuls, dont un 5-0 infligé aux visiteurs caennais qui lui donne la meilleure attaque du championnat (26 buts). L'adoption d'un milieu récupérateur à trois (Hellebuyck, Zokora, Sablé) n'a pas altéré les ambitions offensives, et dans cette équipe bien équilibrée, Feindouno peut exprimer son immense talent (même par intermittences), tandis qu'un Piquionne parvient même à s'épanouir. Calée sur la ligne médiane de ce classement, l'ASSE peut regarder vers le haut, mais on sait qu'en Forez, les ambitions prématurées ont tendance à brûler les ailes… Décrochages Il ne fait pas bon avoir les pieds qui baignent dans la Méditerranée cette saison, à en croire le classement des deux clubs corses et du promu istréen. Après avoir pointé en tête du classement, le Sporting a mis son jeu au niveau de sa pelouse. Elle aussi prometteuse, la greffe brésilienne n'a pas vraiment pris du côté de l'ACA, et le retour du Messie Courbis n'a pas eu d'effet très tangible jusqu'à présent. Difficile pour les clubs de l'île de beauté de s'en tirer avec autant de nominés au Ballon de Plomb. Juste au-dessus des relégables, Nantes semble vouloir traduire ses incertitudes capitalistiques dans un classement effrayant. Qui de Gripond ou d'Amisse sera le premier fusible? La question ne se pose plus à Strasbourg, où Duguépéroux a pris la suite de Kombouaré et réussi à éloigner quelque peu le Racing du spectre de la L2. Enfin, longtemps installés dans les bourrelets du classement, les Caennais ont progressivement glissé vers la zone dangereuse en alignant quatre défaites de rang pour finir l'année et se retrouver en mauvaise compagnie.
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