> article suivant

Club ou "institution" ?

Helsinki c'est les plus forts ?

La Finlande n'a pas fait bärräge à l'équipe de France, qui conclut son parcours qualificatif sur une victoire nette, et avec un élan qu'on espère suffisant pour passer l'obstacle final...

Partager


Arriver au stade du barrage avec la dynamique de treize buts en trois victoires de rang, c'était un peu inespéré au sortir d'une inquiétante tournée sud-américaine et de deux 0-0 pour entamer la saison. Même si le score final masque un peu les flottements d'une rencontre nettement moins maîtrisée que contre l'Australie, ce dernier round des éliminatoires "réguliers" emmène l'équipe de France au point d'arrivée prévu, ou plutôt au proche dénouement de ce cycle éliminatoire. Ce dernier aura connu un point culminant trompeur avec le nul enchanté décroché in extremis en Espagne, au terme d'une seconde période qui reste comme la plus belle de ce parcours.
 

Il s'est décidément passé des choses à la mi-temps, dans le vestiaire des Bleus, à en juger aussi par l'autre tournant en Biélorussie. Si c'est le signe qu'ils disposent de quelques ressources morales, l'augure est favorable: on se souvient à quel point leurs prédécesseurs s'étaient décomposés lors du retour contre l'Irlande, il y a quatre ans...
 

 

France-Finlande composition des Bleus

 


La nalyse

Par Raphaël Cosmidis (Les Dé-Managers) – Les Bleus ont triomphé hier soir d'une équipe finlandaise déjà hors de la course mais qui sut se montrer dangereuse, et fine. Entre la régularité de Giroud et une certaine fébrilité défensive, Franck Ribéry s'affirme inarrêtable. L'Équipe de France aura donc marqué sept buts lors de ses deux derniers matchs de qualification, avec un set placé à l'Australie entre-temps.


De la place pour tous
Difficile de ne pas lier cette amélioration avec le passage du 4-4-2 au 4-2-3-1, quel que soit, d'ailleurs, le joueur à la pointe de l'attaque. Le 4-4-2 réduisait en effet l'espace accordé à Franck Ribéry dans la mesure où les déplacements vers la gauche de Karim Benzema, en quête d'un rôle aux côtés de Giroud, emmenaient un adversaire dans la zone de l'ailier français. En état de grâce depuis plusieurs mois, il s'agit, dans l'optique des barrages et d'une éventuelle Coupe du monde, non pas de construire le système autour du Munichois, mais de créer un déséquilibre propice à son expression. La fixation de Giroud dans l'axe, les échanges de Nasri et Valbuena plutôt à droite ont fait pencher la Finlande loin de Ribéry, et lui ont ainsi permis de se retrouver soit en un contre un ou deux, des problèmes qu'il résout avec une aisance déroutante.
 

Deux buts sont venus de son côté. Sa frappe tonitruante pour ouvrir le score n'est pas la première de sa saison: Petr Cech et Joe Hart ont aussi vu le ballon partir de l'extérieur de la surface et finir dans leurs filets cette saison. Karim Benzema, qui avait remplacé Giroud poste pour poste, profita pour sa part de la qualité de centre de l'ancien Marseillais pour conclure joliment l'énième décalage du numéro 7 français. De Ribéry, on peut aussi signaler ce centre au deuxième poteau que Debuchy reprit parfaitement et quelque peu miraculeusement.
 


Distribution variée
Dans un match dont ils ont parfois perdu le contrôle, les Bleus ont néanmoins affiché des qualités individuelles qui autorisent l'espoir. Paul Pogba a varié sa distribution, pied gauche ou pied droit, avec précision, et virtuosité par moments, à l'instar de cet enchaînement contrôle-louche-changement d'aile qui déshabilla le pressing finlandais. Mathieu Debuchy est retourné en 2012, lorsqu'il convainquait par ses dispositions offensives. Son service pour Giroud, sur le deuxième but, est remarquable. On aura apprécié, aussi, la présence en nombre des Français dans la surface adverse. Giroud, Valbuena, Matuidi, Nasri et Debuchy s'y rendirent assez souvent pour justifier les risques pris par Ribéry, et on ne compte pas les situations qui auraient pu connaître une fin heureuse avec plus de spontanéité.
 

La réussite offensive ne doit cependant pas éclipser les problèmes de l'équipe de France quand elle se voit dépossédée du ballon. Les Finlandais auraient pu marquer sur une combinaison à l'entrée de la surface, ou sur des ballons dans la profondeur qui faillirent profiter d'une passivité et d'une désynchronisation du bloc bleu quelque peu surréalistes. Le côté Abidal-Évra fut souvent dépassé, ou pris de vitesse dans le dos, notamment à cause des élans offensifs du second, louables mais suicidaires lorsqu'ils ne sont pas compensés (l'emploi de Matuidi aurait pu être ainsi plus pertinent).
 

Malgré des moments d'errance, l'équipe de France conclut sa phase de qualification par une belle série, et des schémas répétés avec succès sur phase offensive. Après tant de buts et de promesses, nous faire le coup de perdre en barrages serait cruel.
 

 

France-Finlande but de Ribéry
 

 

 

Vu du forum

=>> Cyril Gignac - 21h20
Nouvelle stratégie médias pour les Bleus, remplacer les matches par une partie de FIFA 14.
 

=>> Jean-Luc Skywalker - 21h30
En tout cas, grosse émotion pendant la minute de silence en hommage à Bruno Metsu.
 

=>> Mevatlav Ekraspeck - 22h19
Quelqu'un pourrait-il envoyer un SMS préventif à Christian Jean-Pierre pour lui signaler qu'Iron Maiden n'est pas un joueur finlandais?
 

=>> newuser - 22h37
Tiens, fallait faire gaffe à la frappe de balle Toivio, d'après CJP. Du coup, il marque contre son camp.
 

=>> Rolfes Reus - 22h45
Cabaye qui refuse d'ajouter une passe décisive dans les stats d'Evra, enfin un qui a le sens des priorités.
 

=>> Yoop2804 - 22h48
Si c'est pour marquer des buts inutiles, autant sélectionner Rivière.
 

=>> Jeune Mavuba Vaincu - 22h50
Donc finalement en deuxième mi-temps, les Bleus se suomi à jouer?
 

=>> Niang, ni Demont - 22h50
Benzema a quand même sorti en une fois une compil de toutes ses célébrations de but prévues depuis plus d'un an.
 

 

 

Les titres auxquels vous avez échappé

Victoire au finnish
Qu'Hämäläinen me suive
Quand je vois Finlande
Ils sont Pukki les trois points ?
Le syndrome finnois
Mäenpää peur
 

Le titre auquel vous n'avez pas échappé est du grand @mianatmaxime.
 

FRANCE-FINLANDE : LES GARS

 

Partager

> déconnerie

Ennui et brouillard

> sur le même thème

France-Finlande : les gars

> Dossier

Les Bleus

Les Bleus


Mevatlav Ekraspeck
2020-06-11

1986-1990 : les années noires des Bleus

[Épisode 1/3] Quand l'ère Platini s'achève, l'équipe de France plonge dans un tunnel de quatre années ratées. De nombreux joueurs y laisseront leur peau d'internationaux. 


Mevatlav Ekraspeck
2020-06-11

1986-1990 : années noires, losers bleus

[Épisode 2/3] Trop tendres, éphémères ou poissards, ils ont eu leur(mal)chance en équipe de France au mauvais moment. Et ils ne sont pas ressortis de la lessiveuse. 


Mevatlav Ekraspeck
2020-06-11

1986-1990 : années noires, génération perdue

[Épisode 3/3] Ils devaient prendre la relève de la génération Platini. Certains ne s'en relèveront pas, d'autres connaîtront de beaux jours, et deux seront champions du monde… 


>> tous les épisodes du thème "Les Bleus"

Les brèves

Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

Aucun

"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)