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Un Rasta de la balle

Diaporama, la 19e journée du championnat

Largement amputée en raison d'un gel pas exactement lubrifiant pour le calendrier, cette journée a tout de même renvoyé tout le monde en vacances, dont Lens avec, leader tranquille.
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Marseille-Lens : 1-2
Fort d'un fond de jeu nettement consolidé ces derniers temps, confiant bizarrement la direction de ce jeu retrouvé à un Jérôme Leroy sur le départ, l'OM formule Emon avait parfaitement réussi sa première demi-heure. Son meneur lui avait obtenu un penalty que Lebœuf transformait en se blessant, mais son absence n'avait pas paru déséquilibrer son équipe. Du moins dans un premier temps, car les minutes précédant la pause virent un net retour des visiteurs aux avant-postes, et Diouf profitait d'un marquage lacunaire sur un corner tiré côté gauche par l'inévitable Pedron pour propulser la balle au fond des filets. Et encourager les supporters à lui proférer leurs amitiés.
En seconde période, les équipes acceptent enfin le duel après dix minutes plutôt cahoteuses. On croit que Marseille est reparti pour mener la danse, mais — malgré l'alternance d'occasions pas très nettes — ce sont les Nordistes qui prennent l'ascendant. La meilleure opportunité reviendra à Sibierski, lancé par une tête de Pedron. En dépit d'un contre favorable, l'ex-Lillois ne vient pas à bout de Runje. Si la domination blanche reprend ensuite, elle est efficacement neutralisée par l'excellente disposition tactique des hommes de Muller. Il faudrait un exploit, mais ceux de Meïté, Ba et Baka restent inachevés sur ce but refusé pour un hors-jeu de l'Ivoirien. Limite. Le coup de poignard viendra peu après, d'un coup franc excentré de Sikora qui, tel un Pedron droitier, permet à Coulibaly de couper la trajectoire du ballon.

Si l'on veut éviter les réactions un peu vives des supporters lensois sur la colonne de droite, il conviendra de bannir le terme "chance" pour employer, celui — plus justifié et moins polémique — d'efficacité, qui rime en outre avec "coups de pieds arrêtés". Car même privés de la moitié de leur quatuor offensif préférentiel (Coridon et Moreira), avec un Sakho en pointe qui n'a pas encore trouvé ses marques, les Lensois restent impitoyables. Ils n'ont pas permis aux Marseillais, mal payés, de profiter pleinement de leurs progrès et de léguer à leur responsable sportif un meilleur "bilan de trêve".

Manuel de diplomatie nordiste
Ne dites pas "Les Lensois ont de la chance", mais "Les Lensois sont efficaces".
Ne dites pas "Les Lensois n'ont pas un jeu très brillant", mais "Les gens du Nord ont dans le cour le soleil qu'ils n'ont pas dehors".
Ne dites pas "Les poursuivants piétinent", mais "Les Lensois ont huit points d'avance."
Ne dites pas "On a du mal à croire que les Lensois vont être champions", mais "Les Lensois n'ont pas fini de nous surprendre".

Observations
Sympa, le jubilé Leroy.
Vu le temps que cela a pris, Lebœuf est plus difficile à remplacer qu'on ne le croit.
Joël Muller : "Nous sommes chanceux de gagner ce match. Nous avions déjà eu de la chance contre Nantes. Ils nous ont bouffé dans la première demi-heure. (…) Je reconnais que nous avons eu de la réussite sur le deuxième but et un match nul aurait été plus équitable". C'EST LUI QUI L'A DIT.
Albert Emon : "Maintenant le travail commence". Le 21 décembre, c'est pas mal.

Sochaux-PSG : 1-2
Ah ah… cessez vos sarcasmes, incroyants de Cahiers. La politique de Fernandez semble prendre une cohérence auparavant difficile à saisir. Est-ce que le départ d'Anelka et les rumeurs sur celui d'Okocha sont le signe de ce que le manager parisien attendait, à savoir être "l'auteur" unique de cette équipe dont il a désormais dispersé l'héritage? Cela signifierait aussi que le PSG ne va plus faire rire personne, et qu'à défaut de jouer aussi bellement que son effectif semblait le permettre, il deviendrait en 2002 une redoutable machine. Malheureusement, ces progrès ne sont pas suffisants pour calmer Fernandez, dont l'excitation paranoïaque à la suite des coupures de courant dénote la constance de ses troubles comportementaux (et comportementaux comporte mentaux).
Sur le terrain, une entame équilibrée l'a vite cédé à une emprise croissante des visiteurs, dominateurs au milieu et plaçant leurs attaquants dans de bonnes positions. En fin de mi-temps, les occasions parisiennes se font de plus en plus tranchantes, et c'est avec une certaine logique que Leroy et Ogbeche, très actifs, inscrivent chacun un but au terme de deux actions limpides. Le premier s'était fait subtiliser une excellente position de frappe, par Quevedo plutôt chanceux de racler la balle. Remarquablement servi dans la profondeur de la surface par Arteta, il choisit quelques minutes plus tard la frappe directe, avec succès. Son compère bénéficie, lui, d'un caviar d'Okocha qui le décale à gauche. Son crochet intérieur est large et audacieux, mais il lui permet de transpercer Vincent Fernandez d'un violent tir axial.
Alors que la seconde période n'avait pas encore déterminé une orientation très précise, une litanie de pannes électriques entrecoupa le temps de jeu et dérégla le pacemaker de Luis Fernandez. On se souviendra du carton rouge de Heinze et du coup franc de Meriem sur la barre, cette mi-temps ayant le rythme trépidant d'un match de foot américain.
La fin d'année a été un peu moins limpide pour les Sochaliens, qui pointent à un 7e rang enviable pour un promu mais sans plus flirter avec le groupe de tête et ses promesses européennes. La petite entreprise n'est pas en crise.

Observations
Le coup de la panne au pays de Peugeot, c'était pourtant plausible.
< Luis Fernandez : "Le PSG a récupéré les deux points perdus contre Auxerre". Même en l'absence de Guy Roux, il est douteux que l'AJA les rende comme ça.
Selon Luis Fernandez, les pannes d'électricité, "ça fatigue les joueurs, qui font des fautes, et les payent par des cartons". Comme Heinze, qui s'amusait avec les ramasseurs de balle?

Nantes-Troyes : 1-0

En l’absence de Fabien Cool, c’est Fabien Debec qui a joué le rôle du gardien le plus inélégant du Championnat.
Comme son homologue, Gourcuff a bien du mal à recueillir les fruits de son travail. La plupart de ses espoirs avaient été considérablement amoindris par le but de Camara au bout de quatre minutes seulement. Le Sénégalais se trouvait à la réception du renvoi par la transversale du tir de Jugovic, et sa tête croisée secoua le petit filet. Les intentions offensives des Bretons restèrent vaines, tout comme les tentatives de Nonda, y compris sur le penalty obtenu par Camara. Debec, fautif, se rachète en détournant le tir de l'attaquant. C'était à la 43e minute, et Gallardo eut encore le temps de décadrer, seul devant le gardien rennais.
Souleymane Camara se décernera plus tard le titre d'homme du match : c'est son infiltration sur le côté droit de la surface qui permet à Nonda de se jeter devant Debec pour doubler la mise. Dommage pour les Noirs, car le vent aurait pu tourner en leur faveur avant cette 67e minute. Ils le prouvent en se montrant de nouveau dangereux, notamment par Monterrubio qui rôde à l'affût des bons coups. C'est un petit chef d'œuvre de Sorlin (passe lobée par dessus la défense) et Piquionne (contrôle et intérieur du gauche croisé qui lobe Roma) qui confirme la tendance et remet les Monégasques sur le gril pour les dernières minutes. Dans les arrêts de jeu, Farnerud ferme cependant le ban en profitant d'un mauvais renvoi. Son "ciseau debout" exécute Debec.

Observations
Devant la banalité totale des déclarations des deux entraîneurs après le match, aucune observation n'a pu être faite.

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Yes We Did

Le championnat de France


Alex Lagazette
2019-03-20

La Gazette de la L1 : 29e journée

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Alex Lagazette
2019-03-13

La Gazette de la L1 : 28e journée

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Alex Lagazette
2019-03-07

La Gazette de la L1 : 27e journée

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