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François Borel-Hänni


Journaliste et docteur en STAPS de l'université Lille-2.


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Last Night a Didier Saved my Life

De l'irresponsabilité comme ligne éditoriale

La vindicte des médias envers l'arbitrage n'est pas nouvelle, mais les technologies et les enjeux l'ont transformée et aggravée. Il est temps d'en mesurer les conséquences.

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Les arbitres et leurs erreurs ont toujours été pris à partie. Par les gradins d’abord, par les médias sportifs et leur miroir grossissant, ensuite. Mais entre le trivial "M. Foote, vous êtes un salaud" de Thierry Roland à l’automne 1976 et le péremptoire "Nice volé à Lyon" en une de L’Équipe un jour de septembre 2008, le regard porté sur l’arbitre dans l’espace public a profondément changé. Un phénomène passé sous silence dont la nocivité commence pourtant à apparaître.

 


Les salauds et les voleurs

"Il y a des mots aussi meurtriers qu’une chambre à gaz", écrivait Simone de Beauvoir. Feu Thierry Roland n’était pourtant pas Jean-Paul Sartre, et son salaud à lui n’a eu que le tort d’arbitrer au détriment des Bleus lors d’un Bulgarie-France qualificatif pour la Coupe du monde en Argentine. Une faute, certes, mais pas un crime. Au contraire du vol en bande organisée que commirent M. Cailleux et ses assesseurs lors du Lyon-Nice disputé le 13 septembre 2008. Ce jour-là, selon L'Équipe du lendemain du match, Nice ne fut pas battu trois à deux, mais "volé à Lyon". Les pièces à conviction? Les photos et ralentis télévisés des actions incriminées: un hors-jeu lyonnais "oublié" sur le deuxième but, un penalty signalé contre Nice pour une main décrétée involontaire (comme si les caméras pouvaient lire le psychisme des joueurs). Ces preuves spécieuses et néanmoins présentées comme indiscutables seront convoquées à l’envi pour instruire le procès à charge de M. Cailleux, les parties lésées étant tout à la fois les joueurs Niçois et les journalistes sportifs, privés d’une victoire, d’un spectacle juste, de la vérité sportive.

 

 

 

 

Nous avons choisi ce Lyon-Nice, malgré sa relative ancienneté, pour l’exemplarité du titre de L'Équipe, révélateur d’une absence totale de scrupules. Nous aurions pu multiplier les cas, sans nous borner ni à L'Équipe, ni même à la France. En effet, M. Cailleux et ses contemporains ont moins de chance que leurs aînés, que M.Foote. Les attaques contre leur compétence, leur honnêteté, se sont multipliées en ce XXIe siècle naissant, appuyées sur des preuves dont la validité n’est jamais mise en question. Qu’importe, dans le cas de ce Lyon-Nice, si les photographies étaient floues et leur choix subjectif (comme tous les choix)? Qu’importe si, sous un autre angle, le joueur lyonnais pouvait apparaître en position réglementaire? Qu’importe si aucun des ralentis fournis par Canal+, pris depuis des lieux improbables (milieu de la tribune latérale), ne lève l’incertitude? Comme dans la majorité des emballements médiatiques de ce type, la défense n’a pas droit à la parole. Ne restent dans le débat public que la colère des Niçois et le délibéré sans appel de faillite arbitrale.

 

N’importe quel procès civil ou pénal ainsi mené serait frappé de nullité, mais le sport ne laisse pas place à l’échange d’arguments, à la nuance. Il n’est après tout qu’une reproduction adoucie des combats de gladiateurs de la Rome antique, des joutes chevaleresques du XVe siècle ou des parties de chasse du XIXe, selon la célèbre thèse du "procès de civilisation" d’Elias et Dunning [1]. On y extériorise ses pulsions, on y célèbre la mort, la mort de l’autre, s’entend. Il doit y avoir un vainqueur, un vaincu, réel ou symbolique, et une tierce partie chargée de juguler la violence des débats, d’assurer le respect des règles. Il n’est pas prévu que le tenant de cette fonction monte dans la charrette des condamnés. Au contraire, la reconnaissance de la centralité du rôle de l’arbitre de sport collectif [2] assoit son importance. Or, il décrépit.

 

 


"Des fous furieux qui veulent le taper"

Le 19 septembre 2011, la DNA comptait 25.753 arbitres affiliés. Trois mille de moins qu’en 2005, quatre mille de moins que l’objectif des 30.000 arbitres annoncé dans une campagne de promotion lancée en novembre 2010. Aujourd’hui, de nombreuses rencontres senior de niveau District se disputent sans arbitre, c’est-à-dire sans personne pour garantir l’équité devant les règlements, pourtant essentielle au sport compétitif [3]. Et quand un officiel est présent, le match peut parfois tourner au calvaire pour lui. T. F., responsable d’une commission d’arbitrage du nord de la France rencontré en mai 2011 à l’occasion d’un travail sur la sociologie de l’arbitrage [4], dit "perdre des arbitres tous les ans. Certaines saisons c’est peu, ajoute-t-il, d’autres c’est un peu plus. Déjà, cela dépend du bon vouloir des gens, quand quelqu’un ne veut plus arbitrer, il n’y a rien à faire. S’il a eu des problèmes, violences verbales, physiques, je comprends très bien, surtout ceux qui débutent. La première saison n’est pas la plus difficile, c’est surtout au bout de la seconde qu’on en perd beaucoup. (…) Une saison plus tard, [l’arbitre débutant] a été confronté plus ou moins à différents problèmes, récurrents parfois, qui font qu’un gamin de dix-huit ans n’a plus envie d’arbitrer. S’il se retrouve avec des fous furieux qui veulent le taper, je comprends. Derrière il y a tout un travail pour fidéliser ça mais comment faire? Là est le problème."

 


Campagne de 2006.

 

Les arbitres ont toujours été contestés, conspués, accusés de tous les maux. Une revue de la presse sportive diffusée sur la radio publique le lendemain d’un France-Belgique de juin 1950 (3-3) permet de le constater. Maurice Pefferkorn et Max Urbini, les "plumes" sportives de l’époque, rivalisent de commentaires négatifs à l’encontre des arbitres anglais de la rencontre. Mais attention, précise l’animateur radio, ni "la probité" ni "l’honnêteté sportive" des arbitres ne sont "bien sûr" mises en cause par ces journalistes à l’orgueil patriotique chatouilleux. C’est le "mode d’arbitrage" qui pose problème. Est-il vraiment utile, demande Urbini, de nommer des trios de même nationalité? Ils se font trop confiance, n’osent pas se contredire. Or il faut pouvoir réduire l’incertitude par la concertation. Aujourd’hui, l’image est prescrite comme remède.

 

Nous l’avons dit, le sport moderne dans sa dimension compétitive n’aime pas la nuance, pas plus que l’incertitude et le doute. Il vit de scores limpides [5], de verdicts clairs. Ses promoteurs aimeraient imposer à ceux qui en entérinent le score, aux arbitres, une obligation de résultats – résultats aussi nets que ceux des matches qu’ils dirigent. Mais l’arbitre est structurellement limité à une obligation de moyens, par la faillibilité de ses sens et par l’infinité des situations possibles dans un match de football. La FIFA le reconnaît implicitement, elle qui consacre soixante-quatorze des 140 pages du document Les Lois du jeu à leur interprétation. "L’excès d’engagement", notamment, y est défini comme "l’usage excessif de la force [par un joueur] au risque de blesser son adversaire." Un excès ce qui est excessif, belle tautologie! Cette indétermination fait du football un "terrain particulièrement propice pour penser la justice et l’injustice", car "les décisions personnelles de l’arbitre ont un rôle déterminant dans le déroulement de la rencontre, en raison même des propriétés du jeu (…) et des lois qui le régissent, laissant à l’interprétation du juge un vaste champ d’exercice." [6] En deux mots, l’arbitraire est le propre de l’arbitre. Constat contrariant, néanmoins longtemps accepté comme tel, pénible mais nécessaire. Jusqu’à ce que la progression corrélée des enjeux financiers et des techniques de l’image, traduite dans les faits par l’explosion du nombre d’heures de football télévisé (donc démonté, remonté, fabriqué, commenté, disséqué), ne change la donne.

 

 


Divin téléspectateur

Le "match de football télévisé" est devenu, au fur et à mesure du temps, une entité distincte du football in vivo. Cela s’explique par le besoin pour les chaînes d’offrir au téléspectateur des "compensations" lui permettant de "remplacer le ‘faites comme si vous y étiez’ par la revendication du ‘n’y être pas’" [7]. Le téléspectateur ayant fait le choix de ne pas être au stade, il faut que le diffuseur lui propose une plus-value, un ensemble de sensations qui compensent l’absence de l’émotion collective que procurent les gradins d’un stade. L’omniscience est la principale, la plus évidente. Le simple fait de surplomber le terrain, de pouvoir en scruter tous les angles procure une impression de supériorité presque divine qui augmente avec le nombre de caméras. La formule du téléspectateur-démiurge a si bien fonctionné, le football télévisé est devenu un produit si couru et demandé que les enjeux financiers qui l’entourent ont explosé, tout comme les budgets consacrés à la retransmission des rencontres. Le phénomène a très bien été analysé par Jacques Blociszewski et nous n’allons pas refaire ici son ouvrage [8], mais préférons envisager les répercussions possibles sur l’arbitrage de ce changement de paradigme dans la présentation du football.

 

Désormais, le journaliste qui veut affirmer une vérité indiscutable n’a qu’à la soutenir de la preuve de l’image, indiscutable elle aussi, qu’elle soit photographique ou télévisée. "Mieux voir" qu’au stade n’est plus une compensation suffisante. Il faut TOUT voir du terrain et de ses alentours. Le mythe de l’image objective soutient cette chimère. On ne voit pas seulement si la décision de l’arbitre est contestée, avec gros plan sur l’indignation des "victimes", on sait aussi si l’arbitre a eu raison ou non (le fameux "yapéno", "yapapéno"). Cela se traduit par une idée reçue redoutable, celle de la faillibilité de l’arbitre face au pouvoir révélateur de l’image, colportée dans le débat public par le bavardage sportif contenu dans le spectacle vendu au téléspectateur. Tout le monde prend part à ce bavardage, ce qui contribue à son succès: consultants, réalisateurs (ce sont eux qui construisent les images), joueurs, entraîneurs, dirigeants, anciens arbitres (souvent cruels avec leurs anciens confrères), auditeur-téléspectateur-lecteur, et ce sur tous les supports puisque l’obsession de l’image a percolé tous les supports médiatiques. Les journalistes de l’écrit rédigent en fonction de ce que leur raconte l’écran présent dans toutes les tribunes de presse qui se respectent. Les reporters radio invitent à "voir les images" des actions contestées.

 

Bien que principal intéressé de ce débat dirigé par les journalistes, l’arbitre en est le grand absent. Noyé sous les propos et images mettant en relief ses erreurs, ses manquements, son incompétence, il ne peut répondre, pénalisé à la fois par la rigidité institutionnelle de la DNA et l’irresponsabilité des journalistes.

 

 


Ethique contre polémique

Nous avons bien écrit "irresponsabilité". Nous défendons dans notre thèse l’hypothèse que les médias et leurs journalistes sont responsables de ce qu’ils écrivent. Cela paraît évident, mais signifie qu’ils doivent répondre des sens et valeurs encodés dans leurs messages. À force de répétition, ces sens et valeurs se sédimentent dans l’espace public, selon un modèle théorique répandu dans les années 70 par Stuart Hall [9], et peuvent porter à conséquence. La liberté d’expression du journaliste est aussi la source de sa responsabilité et devrait forger son éthique, selon le principe de l’impératif catégorique kantien: "agis uniquement d’après la maxime qui fait que tu peux aussi vouloir que cette maxime devienne une loi universelle". Il semble néanmoins que la seule maxime suivie par les journalistes et leurs supérieurs soit celle des chiffres de vente ou des parts d’audience. Le flou savamment entretenu autour des frontières de la profession permet d’éviter tout dispositif légal contraignant à son encontre [10]. Les journalistes ne sont responsables de leurs discours que dans la mesure où ils le souhaitent [11]. En fonction de quoi, si polémiquer autour des décisions arbitrales attire le chaland, ainsi soit-il. L’arbitrage de football est un exemple pioché parmi d’autres de l’irresponsabilité des médias, mais très parlant car le sport est un terrain d’innovation des techniques de l’image, auxquelles les discours médiatiques sont perméables. Il est ainsi possible de faire état de la simultanéité du changement dans les discours portés sur les arbitres et l’apparition d’une crise dans l’arbitrage français, ce qui ancre notre hypothèse sur un terrain délimité.

 

Pour cela, le meilleur moyen est de recourir aux archives de l’INA. Pensons à Bulgarie-France 1976, justement. En soi, ce match n’est pas le meilleur exemple qui soit, tant les erreurs de M. Foote tiennent plus d’une répétition exceptionnelle d’aberrations que du simple manque de moyens ou de l’incompétence. Mais il se trouve que l’INA fournit la vidéo de cette rencontre dépourvue de commentaires, donc de la fameuse colère de Thierry Roland. Curieusement, avec les seules images granuleuses et les cris du public sofiote, le caractère tragique de la rencontre s’estompe. Ne reste que le parti-pris manifeste de l’arbitre qui, à partir de la 46e minute, sanctionne exclusivement les Français, au point qu’il n’est besoin d’aucun artifice technique pour s’en rendre compte. Le plan large offert par l’une des deux seules caméras dont dispose la réalisation bulgare suffit. Ce dépouillement est un argument à charge contre M. Foote, et non un moyen de décharge, puisque la gravité de ses manquements apparaît sans recours à aucun artifice ni aux hurlements de Thierry Roland.

 

 

 

 

Le même Thierry Roland, dix ans plus tôt, ne put rien faire d’autre que confirmer l’incertitude quant à la validité du troisième but anglais en finale de la World Cup 1966. Cette fameuse incertitude, que la télévision n’aura de cesse de réduire, fut admise. Difficilement ("Doute fâcheux sur la finale", titrera L’Équipe), mais admise tout de même. La RFA remettra en jeu et reprendra le match sans fracas. Aucun ralenti ne coupera la retransmission et Bobby Moore soulèvera le trophée bien que jamais personne n’ait pu affirmer s’il y a eu but. Le football s’en est très bien remis, même si des savants fous tentent toujours de savoir en dépit du bon sens si la balle est rentrée ou non (en admettant que l’on découvre enfin la vérité, rejouera-t-on le match?). Sommes-nous dès lors moins intelligents qu’en 1966 pour ne pas accepter la moindre hésitation arbitrale? Non, nous n’avons pas changé. Mais en nous donnant l’illusion de nous rapprocher du terrain, les caméras nous ont ôté tout recul critique par rapport au jeu.

 

 


L’erreur est humaine, l’arbitre est humain, donc …

Dès 1974 et la finale de la WM, Michel Drucker a le réflexe d’en appeler au ralenti pour se prononcer sur la véracité de la faute commise sur Cruyff dès la première minute. Peu importe si le fameux ralenti est pris de derrière les cages avec une caméra qui débite un signal baveux, imprécis. La lentille est réputée corriger le regard, le dénuder de sa subjectivité, alors que même la plus perfectionnée se contente d’obéir aux choix de celui qui la manie. L’apparition de la photographie au XIXe siècle avait déjà fasciné les scientifiques de l’époque, qui y voyaient un moyen d’accéder à une dimension alors inexplorée de la vérité. Et ce au siècle du scientisme! Nous n’avons pas fait beaucoup de chemin depuis, remplaçant seulement le Leica par l’écran. Jacques Derrida: "Quelle que soit l’immédiateté apparente de la transmission ou de la diffusion, elle compose avec des choix, du cadrage, de la sélectivité. (…) Ce qui est ‘transmis’ ‘en direct’ sur une chaîne de télévision est produit avant d’être transmis: l’image n’est pas une reproduction fidèle et intégrale de ce qu’elle est censée reproduire."

 

Il aurait fallu, à l’arrivée dans le football des nouvelles technologies de l’image, élaborer une réflexion quant à leur utilisation. Cela n’a jamais été fait en l’absence de contrepoids déontologique à la fascination qu’elles provoquent. Se découvrant infaillibles, les journalistes et leur audience ont diagnostiqué, en experts devenus, la faillibilité des arbitres et, surtout, l’archaïsme de cette faillibilité. "On a beaucoup parlé des arbitres pendant cette Coupe du monde", constate Michel Denisot en ouverture de la finale de 1982, "mais il ne faut pas toujours taper sur les mêmes, nous avons le ralenti et pas eux". Aveu autant qu’acte de contrition, qui n’engage que celui qui y croit. Huit ans plus tard, lors de la finale RFA-Argentine, le nombre de caméras autour du terrain est passé de trois à six. Jean-Michel Larqué assiste, comme nous, à une caricature de finale où les Argentins refusent le jeu et recourent à une violence abjecte. L’arbitre mexicain M. Codesal sévit, parfois à contretemps certes, mais il finit par expulser Dezotti et Monzón pour des tacles à hauteur du genou. Logique en vue du règlement. Est-ce donc sa faute si les Argentins ont pourri le match? Jean-Michel Larqué pense que oui. Il a "tout de suite vu" que M. Codesal "n’avait pas les épaules", qu’il avait "les yeux dans le vague" tandis qu’une horde d’Argentins l’entoure et le houspille. Le consultant se retourne ensuite sur ce Mondial 1990 et appelle la FIFA à se pencher, "en toute urgence", sur le "problème" de l’arbitrage.

 

L’arbitrage n’est pas une fonction, un rôle, une méthode, une compétence, une expertise, mais "un problème". Trop humain, sans doute. Donc imparfait. La tendance n’a fait que s’accélérer depuis vingt ans, jusqu’à la revendication de la vidéo comme remède à l’erreur. Ou à l’archaïsme? Peu importe, c’est la même chose.

 

Pourtant, les exigences imposées aux arbitres ont toujours tendu vers plus de sévérité, de perfectionnisme. Ceux de 2012 ne sont pas moins bons que leurs aînés, mais le regard porté sur eux a changé. Ils n’ont plus le droit à l’indulgence, la tolérance nécessaire à la bonne marche de leur travail. On oublie que tout match de football recèle une part d’inconnu imprescriptible par un règlement, aussi complet soit-il. Trop insupportable dans un spectacle qui brasse des millions, dont une bonne proportion reviennent aux médias. L’Homme n’y a sa place que dans l’exploit, la virtuosité, la brillance. Pas dans sa vulnérabilité. Or, les arbitres sont vulnérables. Mais que l’on se rassure, à ce rythme, il n’y en aura bientôt plus.

 

 


[1] Dunning, E, Elias, N, 1994, Sport et civilisation, la violence maîtrisée, Paris, Fayard pour l’édition française.
[2] La loi 2006-1294 du 24 octobre 2006 accorde aux arbitres la même protection juridique qu’aux agents de service public dans l’exercice de leurs fonctions (policier, enseignant, etc.).
[3] Sur ce concept du sport comme idéal républicain, voir Ehrenberg, A, 1991, Le culte de la performance, Paris, Pluriel.
[4] Borel-Hänni, F, 2011, L’arbitre de football, acteur de la régulation sociale, Mémoire de master-2 STAPS, Université de Lille-2.
[5] Et encore le football fait-il exception en acceptant si souvent le match nul, c’est-à-dire sans vainqueur!
[6] Bromberger, C, 1995, Le Match de football, Paris, Maison des sciences de l’Homme, pp. 117-118.
[7] Dayan, D, Katz, E, 1996, La télévision cérémonielle, Paris, PUF, p. 99.
[8] Blociszewski, J, 2007, Le match de football télévisé, Paris, Apogée.
[9] Hall, S, 1997 (pour la trad. française), Codage/Décodage in Sociologie de la communication, Paris, CENT.
[10] Ruellan, D, 1993, Le professionnalisme du flou. Identité et savoir-faire des journalistes français, Presses universitaires de Grenoble.
[11] La Charte de Munich, déclaration des droits et devoirs du journaliste adoptée en 1971, n’a aucune existence légale.

 

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Les règles et l'arbitrage


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