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C1 beau roman > huitièmes retour

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Porto-Schalke-: 1-0. 1-4 tab (0-1)
Real Madrid-Roma-: 1-2 (1-2)
Chelsea-Olympiakos: 3-0 (0-0)
Barcelona-Celtic : 1-0 (2-3)
Man. United-Lyon: 1-0 (1-1)
Milan-Arsenal: 0-2 (0-0)
Sevilla-Fenerbahçe : 2-3 (3-2)



Les gestes des huitièmes

• La talonnade aveugle de Ronaldinho, qui entend la mobylette de Silvinho derrière lui avant que la latéral brésilien ne dépose un centre parfait sur l'extérieur du pied de Xavi.
• La météorite envoyée par Aquilani, quasiment sans élan et des trente-cinq mètres, qui s'écrase sur la transversale d'un Casillas qui l'espace d'un instant, aura vu toute sa vie défiler devant ses yeux.
• Le contrôle orienté de Lisandro Lopez qui, dos au but et au milieu d'une nuée de Teutons, parvient à se retourner pour épousseter le dessous de la barre de Neuer d'une merveille de frappe enroulée.
• La parade à la Olive et Tom réalisée sur sa ligne par le shaolin Neuer, qui parvient à couvrir une distance irréelle pour stopper, d'un coup de pied sauté, une tête à bout portant de Sektioui. Une tête qui, dans la vraie vie, aurait dû finir au fond des filets allemands.
• La frappe flottante de Keita expédiée des trente mètres, qui volette, au dernier moment, vers la lucarne d'un Volkan endormi.
• La frappe Cesc et précise de Fabregas, réussie par l'Espagnol des vingt-cinq mètres malgré le souffle chaud de Gattuso qui lui brûlait la nuque.


Les antigestes des huitièmes

• La passivité des défenseurs de l'Olympiakos, qui se tapent une belote sur les trois buts marqués par Chelsea.
• La "Vénus de Milo" tentée par Grégory Coupet pour boucher l'angle de Cristiano Ronaldo.



La devise de la semaine

stats_real_rome.jpg

"Rien ne sert de tenir le ballon, il faut le mettre au fond".



xavi_celtic.jpgLiga de campeones – Uno de tres

FC Barcelone-Celtic Glasgow : 1-0

Comment transformer un match anodin, sans le moindre intérêt, en un des moments clés de la saison? Réponse argumentée par la grâce de cet insipide Barça–Celtic. Pour protéger les grands clubs, l’UEFA devrait penser à inventer une règle selon laquelle toute équipe gagnant à l’extérieur au match aller est dispensée de match retour. Par cette simple décision, grand bien serait fait au football: les malheureux spectateurs n’auraient pas besoin de rester trois heures dans le froid et leurs idoles en short d’exercer leurs muscles plus que nécessaire…

Justice expéditive
Résolus à rendre les supporters à leurs foyers, épouses et familles, les Catalans ont décidé de rapidement en finir avec les espoirs écossais. Dès la troisième minute, Xavi ponctue une très belle action collective, qui restera le seul souvenir positif du match (avec la qualification, soyons honnêtes). L’ouverture du score, à elle seule, venait compenser le prix du billet et le déplacement de la marée verte et blanche venue à Barcelone en quête de soleil, et repartis frigorifiés.

Malgré toute la bonne volonté des Blaugranas, on ne retiendra finalement de ce match que la blessure de Messi. Sur un énième démarrage, le petit Argentin s’arrête sec. Une blessure identique à celle l’ayant maintenu un mois et demi hors des terrains, et qui le laissera sur le flanc pour une durée similaire. Sa sortie a plongé Camp Nou dans le mutisme et Rijkaard dans la panique. Lui qui aime à doser la présence de ses fantasticos se retrouve sans l’un d’entre eux. Les joueurs catalans pourront simplement remercier leurs homologues écossais d’avoir scrupuleusement respecté leur deuil, se refusant à ennuyer Valdès avant les cinq dernières minutes.



fener_seville.jpgLiga de campeones – Le syndrome de Séville

FC Séville-Fenerbahçe : 3-2 (2-3 tab)

Double tenants de la Coupe de l’UEFA, les Andalous sont peu habitués à la cruauté d’une élimination. Sous les yeux de Michel Platini, les Sévillans ont vécu leur France-Allemagne... Footballistiquement, les hommes de Manolo Jiménez ont joué deux tons au-dessus de Fenerbahçe, mais ont fait preuve d’un amateurisme déprimant sur coups de pieds arrêtés.

Dans un Sánchez Pizjuán plus bouillant que jamais, les nervionenses débutent pied au plancher, menant 2-0 après neuf minutes de jeu, grâce à deux erreurs éblouissantes du portier stambouliote. Mené par un Diego Capel roué de coups, ce Séville ressemblait enfin à celui de Juande Ramos… mais la patte de Manolo Jiménez allait vite se faire sentir.
Sur un de ses rares incursions, Deivid, abandonné dans la surface, profite d’un corner pour réduire la marque. Séville, plus aussi à l’aise lorsqu’il doit tenir la balle, se remet dans le match. Quelques minutes avant la mi-temps, Kanoute contrôle de la poitrine un centre de Daniel Alvés, et marque en pivot.

Au retour des vestiaires, le match échappe progressivement aux Sévillans. Plutôt que de chercher à maintenir la pression, Jiménez préfère défendre et fait sortir Fabiano au profit de Renato, afin de couper la transmission stambouliote. Deux minutes plus tard, Fenerbahçe égalise. La peur s’installe. Crispation et guerre des nerfs alternent avec quelques actions de la dernière chance.
Les prolongations n’offrent aucune solution. Séville est à bout de force, et Fenerbahçe attend tranquillement la séance des tirs au but. L’arbitre, victime de crampes, prend quelques minutes de repos pour s’étirer, mais ne juge pas utile d’accorder une seule seconde de temps additionnel. La patience des joueurs Turcs sera récompensée. Bien qu’expérimentés dans ces séances à haute teneur nerveuse, les Espagnols échouent plusieurs fois sur Volkan Demirel. Le but le plus important de l’histoire de Séville reste propriété de feu Antonio Puerta.



Manchester-Lyon vu du forum :
l’analyse tactique


Gerland à la détente
==> Lemon - mercredi 5 mars 2008 - 11:31
Je tiens à vous remercier les gones. Grâce à vous, j'ai vu mon club, le PSG, en Ligue des champions hier. Ca faisait longtemps. Un gardien qui ne sort pas, des déplacements à vitesse réduite, des appels de balle à contre-temps, des joueurs qui se marchent dessus, des dernières passes mal assurées et l'impression constante que y a de la place pour gagner, mais que les joueurs ne se défoncent pas sur la pelouse et se contentent de gérer. De gérer on ne sait quoi, d'ailleurs, mais de gérer.
Alors ne vous plaignez quand même pas, parce que nous, on assiste à ça tous les week-ends et je vous assure qu'on ne s'habitue pas.



neuer_porto.jpgKönigsklasse – Neuer superstar

FC Porto-Schalke 04 : 1-0 (1-4 tab)

Rien ne va plus pour les Königsblauen en Bundesliga: battu 0-1 par le Bayer et le Bayern, Schalke est à six points du podium, et son entraîneur Slomka sur un siège éjectable. La C1 vient à point pour se changer les idées.
 
Porto allègre
D’entrée, c’est Porto qui mène le bal. Les Allemands (en orange) se limitent à défendre leur avance de l’aller. Au milieu? Rien de construit. Devant? RAS: un essai de Westermann, une tête mal ajustée de Kuranyi. Rien d’aussi vif que les occasions de Porto, qui mettent à rude épreuve Neuer et les nerfs des fans de S04. Du "match de l’année" évoqué par le capitaine Bordon, seul le jeune gardien est au niveau: du pied devant Lopez, de la main devant Sektioui, l’ultime rempart tient.
Les offensives allemandes sont rares, le jeu indigent. Alors, comme Neuer tient une forme olympique – même si l’arrêt du pied gauche sur la tête de Sektioui n’est pas académique – on se prend à "rêver" d’un 0-0, qui suffirait. Surtout que les Portugais pressent, et que l’arbitre n’expulse pas leur portier Helton, intervenu pourtant de la main hors de sa zone, sur ce qui aurait pu être l’ouverture allemande du score.
 
Porto à l’aigre
Alors, quand Porto perd Fucile, expulsé (il aurait déjà pu l’être à l’aller), le ticket allemand pour les quarts semble enfin validé. Sauf qu’à force de plier, Schalke rompt: Lopez, si frustré jusque-là, envoie une frappe sous la transversale, donnant aux siens un avantage tardif mais mérité qui ouvre la voie aux prolongations. Slomka a perdu son pari: garder la cage inviolée et miser sur les contres. Mais Schalke n’a pas encore perdu la qualification. Les Königsblauen se montrent un peu plus entreprenants, mais ratent le 1-1 par Asamoah. Puis pendant les prolongations, Neuer, laissé seul contre Quaresma, sauve encore la baraque.
Alors, quand arrive la séance de tirs au but, on se dit que Neuer va peut-être continuer son show. Et c’est ce qu’il fait. Incontestablement "l’homme du match", il en devient le héros, quand il stoppe le tir d’Alves puis détourne avec une détente improbable celui de Lopez.
 
Après le Porto (pas recommandé pour les cardiaques), au tour de la phase des quatre quarts. Sans doute encore moins digeste pour les Allemands. Mais le beau roman de Schalke continue. Grâce à Manu.
> lire aussi "Harder, Better, Faster, Stronger, Neuer"



Les observations en vrac

• En fait, le Real ne gagne que quand il joue mal.
• Lyon a enfin égalé Milan et le Real en Coupe d’Europe. C’est Thiriez qui va être content.
• Changement de stratégie de communication de Bernd Schuster. Déclinant toujours la responsabilité de la défaite, il ne l'impute plus à ses joueurs, mais à ses dirigeants qui auraient dû en recruter de meilleurs.
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