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Jean-Etienne Poisot

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L1 :: la Gazette :: Journée 7

C'est l'heure de l'Agüero

Matchbox : Atletico Madrid-Marseille, 2-1. Même prévenus, avertis, alertés, sensibilisés, les Marseillais n’auront finalement pas su résister face à d'intenables Colchoneros.
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Buts : S.Agüero (4e), M.Niang (16e), G.Raul Garcia (22e)



atletico_tribunes.jpgLa nalyse

Initié sur un rythme d’enfer, le match conservera un goût d’inachevé pour les Marseillais, encore battus sur leur principal point faible, et incapables de se sortir du faux rythme imposé par les Madrilènes en deuxième période. Une sorte de bon remake du précédent match contre Liverpool.

On prédisait un match ouvert, entre deux formations joueuses, presque jumelles dans leurs qualités comme leurs défauts, avec un avantage sensible pour l’effectif madrilène (même privé de quelques cartouches). De fait, l’opposition reflétait presque parfaitement les forces et faiblesses des deux équipes, jusqu’à traduire la supposée supériorité des Colchoneros au score final. Côté forces, on retiendra l’immense talent d’Agüero, qui incitait Niang à démontrer le sien. Côté faiblesses, on soulignera le sensationnel Erbate bien aidé par Hilton, ou le latéral gaucher Pernia qu’on imaginerait volontiers dans une équipe de vétérans.
Même Mandanda y sera allé d’une démonstration complète, impérial dans les duels ou sur sa ligne, hésitant sur les ballons nécessitant une sortie.


Sérénité enviable
C’est sur un rythme impressionnant que le rencontre démarre, et c’est sur un faux rythme tout aussi impressionnant qu’elle se sera achevée. De la folie et des occasions à foison dans une belle première mi-temps qui voit les Madrilènes prendre et reprendre l’avantage, malgré une opposition marseillaise consistante. Des temps morts et toute l’impuissance marseillaise dans une deuxième période que l’Atletico se sera contenté de gérer avec une sérénité que leurs adversaires du soir doivent leur envier.

On a retrouvé l’OM de Monaco, de Sochaux en Coupe de la Ligue, celui qui a du mal à bouger collectivement, qui s’empile dans l’axe (alors que bon, le vétéran, il y avait peut-être moyen de lui refaire le coup de la première mi-temps, sur le but), et qui, malgré tout, aurait pu égaliser dans les dernières minutes grâce à ses individualités, enfin surtout celle de Niang qui se créée deux très belles opportunités sans l’aide de grand monde. L’Atletico aura consciencieusement ralenti le jeu par tous les biais habituels, sous les yeux d’un entraîneur qui aura trouvé en Valbuena un interlocuteur de choix – le pourrissant à loisir sur chaque faute subie par le Marseillais. Rien à dire, l’Atletico était légèrement plus fort et Agüero légèrement trop fort, ce qui n’est pas sans rappeler l'opposition récente face à Liverpool et Gerrard.



cana_matchbox.jpgLes gars et le coach

Cana se sera souvent débattu à contretemps de ses coéquipiers, illustrant la théorie selon laquelle l’OM n’est bon que lorsque Cana n’a pas besoin de l’être. Gerets a été obligé de composer avec les aléas du match, faisant rentrer Zenden très tôt suite à la blessure d’un Ben Arfa bien inoffensif, et remplaçant Erbate dès la mi-temps par un Zubar à la concentration toujours alternative, mais capable de prendre un joueur à la course. Hilton est revenu à son niveau du début de saison, alors qu’il semblait enfin être devenu le patron attendu. Bonnart aura régalé d’un centre inhabituellement bon ces temps-ci. Taiwo aura lui régalé d’un tacle qui sera certainement modélisé pour le prochain Street Fighter IV. Tacle amenant la faute qui entraîne le but, sur lequel Niang prouve qu’il n’est pas un défenseur de premier plan, mais un attaquant brillant doté d’une détente STRA-TOS-PHE-RIQUE (© George Eddy). Cheyrou et Ziani auront brillé par, euh, enfin ils ont joué quoi, et Valbuena aura tenté beaucoup de choses, y compris lors de son exil à gauche.



Les observations en vrac


• Bon anniversaire à Javier Aguirre, cinquante ans, et à Mirko Vucinic, vingt-cinq ans. Un anniversaire, c’est toujours quinze secondes de meublées, et ça, pour un commentateur, ça n’a pas de prix.
• L’OM a du se payer l’essence au retour de Madrid. Cela aurait été bien qu’ils en achètent un peu dès la deuxième mi-temps, quand même.
• Sortie de Sinama Pongolle à la 67e pour Maniche, 2-1 pour Madrid. Certainement un hommage à Juan Fernandez, ancien entraîneur des Poltroneros.
• Le match était tellement prévisible que même Canal+ avait pensé à mettre une "camiso" sur Agüero.



Les gestes Ligue des champions

• La talonnade défensive de Zubar pour intercepter et relancer tranquillement, et humilier un peu Hilton et Erbate, au passage.
• L’ouverture de Valbuena qui fixe deux Madrilènes et lance Bonnart pour un centre un peu haut, un peu mou, mais qui permet à Niang de dunker sur la tête de Leo Franco.
• Le tacle en position de dernier défenseur de Cana sur Sinama Pongolle qui file au but, et qui ne fait pas faute, même après douze ralentis.
• Le contrôle orienté d’Agüero qui met Erbate dans le vent sur une ouverture pourtant en cloche.


Les gestes Ligue 1


• La relance de Hilton.



Les déclarations

• Christophe Josse (C+) : "C’est la faute qui ne doit pas exister". Et c’est le poteau qui l’a renvoyé, David, hein?

• "C’est biengue". Zinedine Zidane à la mi-temps, à propos de Benzema et Gourcuff.
• "C’est pas biengue" Zinedine Zidane, à la mi-temps, à propos d’Escalettes, de la nouvelle génération de Bleus, ou des clubs français.



L’avis de José Mourinho

Ma jé pense que les Marseillais auraient pu mettre le fuoco, surtout le piccolo Valbuena mais au final, il se seront fait mangiare. [note du retranscripteur qui s’est assoupi pendant le reste de l’intervention de José Mourinho qu’il se voit dans l’incapacité de retranscrire: désolé, mais ça avait l’air vraiment ennuyeux]
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