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Habitus baballe

Pour causer socio, éco, sciences-po, anthropo, histoire-géo, philo, épistémo, Adorno, filporno, Bernard Pardo...

  • Pascal Amateur le 06/08/2023 à 17h01
    On cherchait des recommandations sur l'affaire Dreyfus, et il y en a une qu'on a oubliée : c'est Pascal Praud. Il écrit aujourd'hui dans le JDD : « La nomination de Geoffroy Lejeune à la tête de la rédaction du 'JDD' est une nouvelle affaire Dreyfus pour des Zola de contrebande qui cherchent le soir à qui ils pourront lancer leur 'J'accuse' ». Je suppose qu'il a pioché la ref dans un de ses bouquins. Pensez-y !

  • Utaka Souley le 06/08/2023 à 22h47
    C'est pas Normand, le cidre ?

  • Pascal Amateur le 06/08/2023 à 22h54
    C'est rare, le Normand.

  • John Six-Voeux-Berk le 24/08/2023 à 12h48
    80ème anniversaire de la disparition de Simone Weil oblige, nous allons peut-être avoir le droit à une salve d'éloges (et probablement de messages admiratifs du type : "elle était vraiment en avance sur son temps puisque, bien que morte en 43, elle a réussi à légaliser l'avortement en 75"*).

    Bien sûr, on ne nous dira pas précisément à quel point Simone Weil avait pris le parti, beau et hautement spirituel peut-être, mais idéologiquement douteux, d'une transfiguration de la peine en épreuve spirituelle (du type : "organisons des réjouissances la veille de son premier jour de travail et ainsi le paysan de 14 ans pourra donner un sens social à son labeur", citation approximative dans "Conditions d'un travail non servile" ; ou bien "réinventons des symboles médiévaux afin que le manoeuvre puisse intégrer son labeur dans une grande harmonie cosmique".

    De "l'Enracinement", on nous dira : lien
    "Simone Weil termine sa vie et son œuvre avec un texte inachevé, et, en un sens, inachevable, L'Enracinement, sous-titré : Prélude à une déclaration des devoirs envers l'être humain. Ces devoirs sont ceux d'un humanisme entièrement repensé à neuf : refus de l'aliénation, refus de la violence, refus du mensonge, surtout d'essence politique ; une exigence de justice, de liberté et d'égalité, dans l'honneur."
    Mais on ne nous citera son éloge de la soumission à l'autorité, et même du "droit" fondamental à se soumettre à une autorité - non d'ailleurs que ces visions soient absurdes, mais elles ne sont pas de celles dont on fait la publicité.

    Et surtout, au milieu des éloges, on lira, et on lit déjà, ce genre de choses (dans le même article)
    "Après avoir dû être rapatriée en France en raison de la blessure qu'elle reçut lors de la guerre d'Espagne, Simone Weil, sans jamais rien renier de son engagement politique, se met en quête de l'élargir à la question spirituelle."
    Sans rien ôter à sa pensée ou à son engagement, une précision mériterait d'être ajoutée : c'est en posant le pied dans une marmite que Simone Weil s'était ébouillantée. Un symbole ? Qui rejoue en tout cas la fable de l'astronome tombé au fond du puits.

    En lisant Simone Weil, j'ai le sentiment que son oeuvre est une vraie ressource pour voir les choses sous un autre angle : mais son anthropologie humaniste et mystique donne souvent l'impression d'une pensée inadaptée, à la fois intrépide et tissée de préjugés non-interrogés.

  • Pascal Amateur le 24/08/2023 à 12h56
    N'est-ce pas la nature même du mystique que de laisser la place de l'autre vacante (dieu inclus, ou exclus plus exactement), donc de ne pouvoir philosopher ? Il n'a pas d'adresse à l'autre, juste — autre chose.

  • John Six-Voeux-Berk le 24/08/2023 à 13h03
    Le terme "mystique" est sans doute inexact.
    La lecture de Simone Weil donne le sentiment qu'elle est toujours en quête d'un interlocuteur, qu'elle ne cesse de vouloir aller à la rencontre de l'autre, mais que son "équipement existentiel" (on dirait peut-être son "savoir-être en société" aujourd'hui) la met toujours en porte-à-faux. Que ce soit vis-à-vis des ouvriers, des patrons, de ses "amis" etc. Sa correspondance est assez édifiante : et plutôt que mystique, j'aurais pu dire plus simplement "professorale".
    Toujours tournée vers les autres, mais dans la mauvaise direction.

  • Pascal Amateur le 24/08/2023 à 13h10
    Merci. Je connais vraiment trop peu pour argumenter. Reste l'impression en effet d'un propos "à côté", et la sensation de vouloir intégrer sa "pensée" au chausse-pied dans notre époque — mais cf. les tentatives de faire de Nietzsche ou Gramsci des penseurs de gauche, de droite, macronistes ou pro-VAR. Symptôme d'une recherche à la fois de maîtres établis et de pensées cohérentes.

  • Elvis Castello le 24/08/2023 à 20h01
    "l'impression d'une pensée inadaptée"
    => Genre quand elle proposait à De Gaulle de parachuter des infirmières entre les lignes ennemies, par exemple ?

    (J'ai eu en prépa un prof de philo littéralement amoureux de Simone Weil et ça m'a un peu vacciné, je l'admets...)

  • OK Choucroute! le 02/09/2023 à 18h30
    J'ignore si ça a été évoqué sur un autre fil mais j'ai appris cette semaine la mort de l'éditeur François Gèze, fondateur d'une maison qui porte on ne peut mieux son nom, La Découverte, et de son avatar de combat, Zones éditions (dirigé par Grégoire Chamayou).
    Sa nécro sur Basta : lien

    Dans un autre registre, je viens de voir que Jérôme Latta sortait un bouquin, « Ce que le football est devenu », sur une autre très estimable maison d'édition, Divergences. lien

  • Pascal Amateur le 02/09/2023 à 18h45
    Merci ! J'espère que Jérôme se fendra d'une présentation sur le site, car c'est une belle initiative, et l'analyse ne pourra être que de qualité.