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Foot et politique

Le fil politique est un fil du rasoir, alors évitons de nous y couper. Par ailleurs, n'oublions pas que son but est d'accélérer l'avènement du grand soir, un de ces quatre matins!

  • John Six-Voeux-Berk le 26/03/2023 à 19h08
    La question de l'intermittence est réelle mais beaucoup moins que le prétendent les anti (l'éolien offshore répond en partie à ce problème).
    Sinon, l'avenir commence à prendre forme au Danemark où les usines d'hydrogène/ammoniac visent à stocker une partie de l'électricité des parcs éoliens. Parler de dogmatisme ou d'irréalisme ne convient pas vraiment. J'ai le sentiment que nous nous berçons d'illusions franchouillardes à dénigrer ce que font quasiment tous les autres pays européens engagés dans la transition énergétique.

  • Koller et Thil le 26/03/2023 à 19h09
    Toutes choses inégales par ailleurs, une caractéristique intéressante du nucléaire, et du thermique en général (gaz, charbon, fioul), c'est que si on se place dans un monde optimiste où tout se passerait parfaitement, à la fin, on a de l'électricité dans la quantité voulue et au moment voulu. Bref, ça répond au besoin.

    Pour les ENR, ce n'est pas le cas. Même dans le monde optimiste, elles ne répondent pas au besoin sans solution complémentaire de thermique ou de stockage.

    À partir de là, ces deux modes de production ne jouent pas dans la même cour, elles ne sont pas en concurrence... L'un est l'appoint de l'autre. Au mieux les ENR permettent d'économiser quelques centrales thermiques à moindre coût écologique. C'est déjà beaucoup et suffisant pour qu'on s'y intéresse, mais insuffisant pour en faire le fer de lance de notre mix...

    La question c'est, quel thermique veut-on ? Le nucléaire a en effet face à lui des défis énormes et possiblement insurmontables (moi je suis assez inquiet de coût capitalistique du bousin et des modes de financement qui le supporteraient...), peut-être que la meilleure solution est le gaz. On connaît ses défauts mais tous les moyens de production ont de lourds défauts par MWh produit. Au moins les centrales à gaz sont faciles à construire, et c'est peut-être l'argument pragmatique qui l'emportera quand on sera au pied du mur.

  • John Six-Voeux-Berk le 26/03/2023 à 19h14
    Certes, mais les derniers chiffres du canard, de greenpeace et autres montraient qu'on était, ces derniers temps, bien plus engagés à l'Est (kazakhstan x rosatom) ; quant à notre entente avec l'Australie…
    Et sinon, on parle de matières premières beaucoup plus largement disponibles pour toutes les autres que tu cites (et donc moins contrôlables par un ou deux acteurs étatiques malveillants). Enfin dès que ton éolienne est construite, tu n'as pas à l'alimenter en cuivre ou en aluminium (et encore moins en uranium) pendant son cycle de vie.

  • Red Tsar le 26/03/2023 à 19h16
    Il y a en effet un discours dogmatique du côté des anti-nucléaires, mais il y en a aussi un du côté des pro-nucléaires. Il me semble qu'en fait les uns et les autres ne sont que les deux faces opposées d'une même pièce : celle d'un rapport idéalisé et abstrait à la science, au progrès, à la technique, voire à la modernité.

    Oui, certains anti-nucléaires voient le nucléaire comme de la sorcellerie. Mais il y a aussi des pro-nucléaires qui le voient comme de la magie et fantasment dans le nucléaire l'idée d'une énergie qui garantirait notre indépendance énergétique (ce qui est faux : lien), d'une énergie illimitée (or on lit sur le site d'EdF : « au rythme de consommation actuel, le pétrole va arriver à épuisement d'ici à 54 ans, le gaz d'ici à 63 ans, le charbon d'ici à 112 ans et l'uranium d'ici à 100 ans, pour les ressources identifiées. »), d'une énergie propre...
    Et tandis que les uns minimisent la catastrophe possible, les autres essaient de nous faire peur avec.

    De même, les uns et les autres réduisent souvent le débat à des arguments techniques, alors que les enjeux technopolitiques sont particulièrement importants, notamment sur la question du rapport à l'État.

    Bref, il me semble les analyses des pro comme des anti, souffrent d'une même limite : être hors contexte social et dépolitiser la question énergétique. Pour illustrer cette faille, les tenants des EnR voient dans les EnR un possible retour à des communs énergétiques, gérés localement de manière collective. J'y crois aussi d'ailleurs. Mais le cas sud-africain montre que l'inverse peut se produire s'il n'y a pas de régulation : la libéralisation du marché a favorisé l'émergence de réseaux locaux qui profitent aux « riches », qui gèrent ces réseaux sur le principe d'un « club », et l'opérateur historique national Eskom, en pleine crise depuis une bonne décennie, voit ses ressources se réduire (perte des clients « riches », particuliers comme entreprises), tout en devant continuer à assurer aux « pauvres » un accès énergétique à bas coût, et se trouve pris dans un effet ciseau redoutable.

    Edit : un article passé il y a quelques jours dans Le Monde :
    « Chez les Verts, derrière la façade antinucléaire, le débat monte sur l'acceptation de l'atome. Alors qu'EELV veut relancer la ''bataille culturelle'' contre les réacteurs, une frange nouvelle d'adhérents considère que la priorité doit être donnée à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. »
    lien

  • forezjohn le 26/03/2023 à 19h17
    L'entretien : c'est toujours pareil oui c'est lourd et complexe mais c'est à faire sur quelques centaines d'unités sur tout le pays ça se planifie etc, comme un entretien sur une infrastrcture lourde comme un pont, un tunnel. Le risque radiologique est connu mais me semble-t-il maitrisé, et, au risque de passer pour un jancoviciste, on le pointe à chaque fois en mode c'est pas possible alors que bon, leur impacte et leur quantité sont minimes. Quand un travailleur du nucléaire reçoit une dose supérieure à ce qui est prévu c'est la preuve qu'il faut arrêter quand un installateur de panneau solaire se tue en tombant d'un toit c'est la vie. Bref ce que je voulais dire c'est la question de l'entretien va toujours se poser ainsi que l'existence des personnels qualifiés, des pièces et des machines. Si comme le nucléaire tu laisses tomber la filière pendant 25 ans tu vas te retrouver avec les même problèmes : plus grand monde ne sait faire, la puissance produite parle parc baisse, etc. In fine ça disqualifie plus les décideurs que la solution en elle-même.

    Les matériaux : A ma connaissance la France à 3 ou 4 sources d'approvisionnement : Kazakhstan, Niger, Canada,Russie(?) le Canada ressemble à un partenaire fiable, ensuite on peut stocker l'uranium(la densité énergétique du machin!) enfin bonus, y'en a dans le sous sol français. Evidemment comme le pétrole/gaz du bassin parisien on ne veut pas l'exploiter parce que c'est sale mais ce genre de pudeur disparait quand on manque vraiment d'énergie.
    Les matériaux de bases des éoliennes sont relativement courant(les PV c'est une autre histoire) mais il ne suffit pas de se baisser pour en avoir, si tout le monde fait des éoliennes la demande pourrait exploser et la question des prix et de la disponibilité sera probablement un enjeu crucial et avec eux... les couts de l'électricité.

    Sur le vieillissement du parc oui effectivement mais c'est un peu le crime de base des écolo et du PS en 97, entériné par tous ceux qui suivent : on diminue la part dans le mix on arrête les nouveaux réacteurs de tests et on voit ce qui se passe. On peut décréter que ça signe la fin du nucléaire, en attendant le reste du monde n'a pas l'air de cet avis vu les projets en cours. Donc c'est une question de choix, les écologistes on parié sur une mort lente de la filière qu'ils ont cherché à provoquer et aujourd'hui ils prétextent l'absence de compétence pour interdire sa relance. Ils auraient mieux fait de bosser à un déploiement massif et fonctionnel des EnR plutot qu'à juster chercher la mort du nucléaire tant pis pour eux. Mais c'est un peu le problème de l'écologie politique en France plus occupée selon moi à mener les combats et faire changer les mentalités que gérer vraiment les choses.

  • Six Bières skient le 26/03/2023 à 19h25
    J'avais en tête que les premiers résultats du parc off shore au large de saint nazaire montraient que même en période favorable, il y avait une grosse proportion de journées à production nulle (je ne trouve plus la source, mais j'ai en tête des valeurs de l'ordre d'un jour sur trois).
    Pour l'intermittence, le off shore ne semble pas miraculeux.

  • Jah fête et aime dorer Anne le 26/03/2023 à 19h27
    J'ai l'impression que tout le monde s'en fiche, de l'hydroélectricité... Pourtant, les enjeux sont immenses pour celle-ci entre bouleversement climatique qui modifie les cours d'eau et, en France, la mise en concurrence des centrales hydroélectriques demandées par Bruxelles.
    Pourtant, on parle d'une énergie qui permet le stockage, ultra-réactive (d'ailleurs, pour l'intermittence, celle-ci est surtout réglée par la mise en commun du réseau avec les voisins), troisième source d'énergie pour la production d'électricité mondiale (derrière le charbon et le gaz, devant le nucléaire) et deuxième en France, énergie renouvelable mais pas si propre que cela (les retenues d'eau peuvent créer du méthane) et avec impact non-négligeable sur la géographie.

  • John Six-Voeux-Berk le 26/03/2023 à 19h36
    Bon pour donner un exemple, le Danemark engagé à fond dans l'éolien depuis des années en est 80% de son électricité d'origine renouvelable (contre 67 pour la part du nucléaire pour l'électricité).

    Le pays a évidemment une situation géographique très favorable (entouré de mers), mais avec une densité de population plus importante que la France.

    Sont-ce de doux rêveurs ?

    lien

    (pour le facteur de charge, en effet, dans les cas favorables on est à 40-50 %; quant aux éoliennes installées là où il n'y a de vent que 3 jours par an... si ça existe, c'est évidemment débile)

  • Maurice Eculé le 26/03/2023 à 19h37
    Le lien de l'étude est donné dans cet article lien qui recense aussi une partie des critiques scientifiques, que le BRGM admet en bonne partie.
    Une autre critique sur l'étude lien
    Plus généralement, on trouve aussi des scientifiques au CV sérieux opposés au projet lien
    Personnellement je n'ai pas l'expertise pour trancher mais au minimum le consensus scientifique n'est pas évident. En tout cas de mon point de vue faire ce genre de travail sans projection climatique rend l'étude insuffisante.

    Précisons que le débat ne s'arrête pas à l'aspect scientifique, j'ai notamment lu :
    - les anti n'ont pas confiance dans le respect des limites de prélèvement dans les nappes, visiblement régulièrement non respectées dans d'autres bassines
    - de même pas de confiance dans l'engagement de réduire les prélèvements en échange de la bassine, en évoquant l'effet rebond
    - la bassine est construite à 70% avec des fonds publics, pour arriver à la privatisation d'un bien commun
    - au sein même de la coopérative, une minorité d'agriculteurs en bénéficiera, ce qui provoque un désaccord d'une partie des autres

    J'ajoute cet article lien qui montre au delà des effets de la bassine son insuffisance à régler le problème de fond, et les dissensions entre l'État, qui assume de devoir sacrifier une partie des exploitants, et la chambre d'agriculture, qui refuse les restrictions d'irrigation en contrepartie des réserves.

  • forezjohn le 26/03/2023 à 19h38
    Principaux producteurs de cuivres
    lien).

    - le Chili : 5 800 tonnes

    - le Pérou : 2 400 tonnes

    - la Chine : 1 600 tonnes

    - les États-Unis : 1 200 tonnes

    - la RDC : 1 200 tonnes

    - l'Australie : 950 tonnes

    - la Zambie : 870 tonnes

    - l'Indonésie : 780 tonnes

    - le Mexique : 760 tonnes

    - la Russie : 710 tonnes

    - le Canada : 700 tonnes

    Uranium :
    lien

    Kazakhstan
    Australie
    Namibie
    Canada
    Ouzbékistan
    Niger
    Russie
    Chine
    Ukraine
    Inde

    Honnêtement c'est un peu plus divers pour le cuivre mais enfin la diversité et la différence des sources d'approvisionnement n'est pas énorme entre les deux.