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Foot et politique

Le fil politique est un fil du rasoir, alors évitons de s'y couper. Par ailleurs, n'oublions pas que son but est d'accélérer l'avènement du grand soir, un des ces quatre matins!

  • La vie de Laudrup le 14/10/2021 à 12h06
    Pour que ton analogie avec les bagnoles fonctionne, il faudrait qu'il y ait un nombre limité de véhicules.
    Ce qui se passe dans l'éducation : il y a un nombre limité de positions sociales confortables, ce qui fait que l'abandon à un principe implique des répercussions qui dépassent largement le simple choix de la scolarité.

    Et de manière générale - et question sincère : on a des vrais exemples de changement profond (esclavage, avortement, fin de la peine de mort) qui proviennent de changement de comportement au niveau individuel ? Je vois davantage cela comme un rapport de force permanent, mais je n'ai pas non plus une culture très étendue sur ces sujets

  • OLpeth le 14/10/2021 à 12h13
    Le nucléaire est un des points où je diverge (et c'est énorme !) sur le programme l'AEC.
    Je pense qu'il faut être plus réaliste et assouplir le point de vue. La transition énergétique passera par l'utilisation pour encore quelques décennies mais il me semble aussi bien de fixer un cap de sortie parce qu'à terme il n'y aura plus d'uranium non plus.

    Perso j'aimais mieux le compromis trouvé avec le PCF en 2017 : un référendum sur la poursuite du programme nucléaire après un débat national organisé par l'état de 6 mois au moins.

  • Luis Caroll le 14/10/2021 à 12h22
    @OLPeth "Pourquoi seras-je le cobaye?"
    Parce ce que c'est une conviction.
    Et je ne parle pas de trier ses déchets ou d'économiser l'eau (ce qui ne demande pas le moindre sacrifice).

    Par définition, une conviction est en accord avec des actes.
    On joue avec les gens de gauche mais ça marche pareil en face hein. Quelqu'un qui se dit libéral qui passe un an au chômage, pas parce qu'il trouve aucun boulot mais parce que les revenus sont finalement plutôt confortables, il est pas libéral, même s'il dit "je vois pas pourquoi je serais le seul à pas en profiter" (et je pense que vous serez d'accord avec ça).

    Sans les actes on peut appeler ça des idées, des envies, des fantasmes, mais pas des convictions. Et j'ai beaucoup de mal avec le militantisme ou le prosélytisme qui n'est pas fondé sur des convictions. Pour moi c'est de la poudre aux yeux.

    @Classico : Mille fois oui, pour l'écologie la coercition est un élément indispensable. Mais ton argument est retournable. Si on ne doit agir qu'à un niveau efficace on ne fait rien. La France peut arrêter de produire un gramme de CO2 demain ça décalera l'apocalypse de 6 mois. "Je bougerai vraiment quand la planète entière bougera à peu près ensemble" c'est une autre manière d'y participer joyeusement

  • Johnny Ringo le 14/10/2021 à 12h27
    Amen.
    Allez, à la rigueur, on peut peut-être reconnaître à la responsabilité individuelle de développer la sensibilité au sujet.

  • John Six-Voeux-Berk le 14/10/2021 à 12h38
    En effet, Luis, tu fais mine de croire que nous vivons en dehors de la société : je pouvais parfaitement avoir la conviction en 2010 qu'il fallait passer aux véhicules électriques (la cohérence interne de cette conviction est une autre question), tout en achetant un véhicule thermique en attendant qu'il y ait suffisamment de bornes de recharge.

    Et finalement ta manière d'envisager la cohérence d'un individu désocialise et dépolitise des enjeux par essence collectifs. Il ne s'agit pas seulement de se dire : "je ne suis pas prêt à appliquer ce que je prône pour tous" ; mais plutôt : "je ne peux raisonnablement appliquer (pour des raisons techniques, voire simplement psychologiques) ce que je prône pour tous que si tous l'appliquent" : par exemple, je peux voter pour les "verts", tout en sachant que leurs décisions me conduiront à adopter les comportements que je considère ne pas pouvoir assumer seul : par exemple acheter un suv aujourd'hui et me préparer à le laisser au garage si ceux pour qui je vote en interdisent l'usage (évidemment il aurait été plus malin de chercher des alternatives au thermique en particulier et à la voiture en général).

    Pour le public vs privé. Disons que prôner la cohérence me paraît tout aussi court : pour être idéologue, on n'en est pas moins parent, et avec une responsabilité concrète et immédiate à assumer. Il m'a suffi de voir ce qui se passait un jour de kermesse dans la cour de la maternelle publique/"mixte" d'une de mes enfants, pour décider de la mettre immédiatement ailleurs (les petits garçons faisaient tomber les filles et se couchaient sur elles sans que les adultes en charge réagissent ; et ce n'était pas rare apparemment). Allais-je me battre contre l'indifférence de tous, simplement pour pouvoir me satisfaire de ma cohérence politique, tout en voyant se morfondre ma fille de quatre ans et en attendant que, peut-être, les choses changent ?

    Enfin, en passant, avant de prôner la "mixité sociale", peut-être faudrait-il prendre le temps de penser réellement la notion et ne pas céder trop vite à une mythologie illusoire. Ce texte, qui date de plus de dix ans, m'avait beaucoup frappé à l'époque ("Pour une approche critique de la mixité sociale", sur le site de la "vie des idées" :

    lien

  • Easy Sider le 14/10/2021 à 12h38
    Alors je ne voulais pas lancer un débat sur "est ce qu'il faut culpabiliser les gens et surtout les profs".

    Je disais juste, et là dessus je rebondis sur la question d'hier soir de Tricky sur le fait de surestimer la liberté de choix des gens sur leur lieu de vie et de travail, que le fait de pouvoir s'installer dans des quartiers où la vie est moins chère (logement et vie quotidienne) est déjà un avantage par rapport aux personnes qui y habitent déjà et subissent la hausse qui découle de ces installations récentes.

    Et que, par conséquent, si on ne veut pas créer des "colonies", ben l'enjeu de mixité me paraitrait bien mieux par le biais de l'école que par des assos de quartiers ou l'entre-soi reste de mise pour le moment. L'école est au croisement de tous ces enjeux : mixité entre les enfants, lieu de rencontre (forcée un peu, mais tant pis) entre les parents, création de collectifs nécessairement soudés sans regard d'appartenance sociale, ethnique ou autre, et si les établissements de ces coins là sont aussi délabrés, c'est parce qu'ils crèvent de l'enfermement sur une seule catégorie sociale. Des parents tels que ceux qui s'installent actuellement dans le 93 ne laisseront de toute façon jamais passer les dégradations, et l'Education Nationale serait bien obligée d'intervenir.

    Par contre, je suis aussi d'accord avec Classico quand il dit que tout ça ne sera acceptable que si on donne des gages de sécurité et de lutte contre ce qui gangrène tous ces coins : les trafics divers.

  • Johnny Ringo le 14/10/2021 à 12h45
    Sur ce passage :

    "@Classico : Mille fois oui, pour l'écologie la coercition est un élément indispensable. Mais ton argument est retournable. Si on ne doit agir qu'à un niveau efficace on ne fait rien. La France peut arrêter de produire un gramme de CO2 demain ça décalera l'apocalypse de 6 mois. "Je bougerai vraiment quand la planète entière bougera à peu près ensemble" c'est une autre manière d'y participer joyeusement"

    Je ne pense pas l’argument retournable, justement. Je suis d'accord que si la France, ou la Suède, ou qui tu veux, arrête de produire 1g de CO2, cela ne sert à rien au-delà de la valeur d'exemple. C'est comparable à la responsabilité individuelle. Lorsque (et je sais que point ici un désaccord avec Classico) c'est 27 pays qui réglementent, achètent, et vendent de manière cohérente, cela commence à être autre chose.

  • John Six-Voeux-Berk le 14/10/2021 à 12h52
    "Par définition, une conviction est en accord avec des actes.
    ...
    Sans les actes on peut appeler ça des idées, des envies, des fantasmes, mais pas des convictions. Et j'ai beaucoup de mal avec le militantisme ou le prosélytisme qui n'est pas fondé sur des convictions. Pour moi c'est de la poudre aux yeux. "

    ---
    Même cela me paraît peu pertinent : si une partie du changement advient par le vote, peu importe l'origine du vote. Par exemple l'interdiction, à terme, du thermique dans les villes vertes. Que le bulletin vert vienne d'un convaincu revenu à pied de sa yourte pour voter (je pense d'ailleurs que ce bulletin n'existe pas) ou qu'il vienne d'un bobo à bonne conscience ayant pris son SUV pour faire les 100m qui séparent son domicile du bureau de vote, ne change rien. A la fin, le thermique sera interdit.

  • dugamaniac le 14/10/2021 à 12h54
    Du coup on vote de moins en moins.

  • John Six-Voeux-Berk le 14/10/2021 à 12h56
    Oui... et du coup, il faut compter sur "les bonnes consciences de gauche qui votent encore" pour imposer des changements radicaux à tous ! Vive les bonnes consciences de gauche, pleines de contradiction et qui vont contre leurs propres intérêts.