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Vandenbergh 1982, enfin l’ouverture

Un jour un but - Le 13 juin 1982 au Camp Nou, Erwin Vandenbergh marque le premier but du Mundial espagnol et met fin à la stérilité des matches d’ouverture de Coupe du monde.

Auteur : Richard Coudrais le 5 Juil 2014

 

 
Le temps semble s’être arrêté à la 62e minute du match Argentine-Belgique. Ubaldo Fillol lui-même doit trouver le temps long. Le gardien argentin, dans son maillot vert, gesticule dans une position inconfortable, presque à genoux, bloqué sur ses appuis. Devant lui, Erwin Vandenbergh fait durer le suspense. Il semble avoir un mal fou à contrôler le ballon, puis à choisir la frappe idéale. N’importe quel attaquant aurait tiré sans attendre, mais lui, non. Il laisse rebondir le ballon, il regarde le gardien remuer des bras, il devine un ou deux défenseurs qui se précipitent vers lui. Et sans doute entend-t-il aussi toute la Belgique le supplier: “Mais tire, enfin !

 


 

Une première

Pour mesurer la portée du tir d'Erwin Vandenbergh ce 13 juin 1982, il faut se souvenir que jamais un but n’a jusqu'alors été inscrit en match d’ouverture d’une Coupe du monde. Ce concept de rencontre inaugurale a été créé en 1966 et a généré quatre 0-0 en autant d'éditions. Selon les commentateurs, jouer un match d'ouverture provoque une telle pression qu'elle inhibe les attaquants les plus chevronnés.
 

Pour ses débuts, au Camp Nou de Barcelone, le Mundial 1982 s'offre une belle affiche: le champion du monde en titre face aux vice-champions d'Europe. L’Argentine de Luis Cesar Menotti est quasiment la même qu'en 1978, si ce n'est qu'elle est renforcée par la dernière merveille du monde, un prodige de vingt-et-ans nommé Diego Armando Maradona. De son coté, la Belgique de Guy Thys s'appuie également sur une ossature éprouvée, qui lui a notamment permis de signer un bel Euro 1980 et une campagne de qualification tout aussi remarquable.
 

La rencontre est lancée pied au plancher par les tenants du titre. Mais, après un quart d'heure, elle se stabilise. À la surprise générale, l’équipe belge a choisi de ne pas s’appuyer sur ce qui fait sa force depuis trois ans: une science consommée du hors-jeu. Guy Thys a préféré une défense en zone classique en adoptant une surveillance accrue sur Diego Maradona, sans marquage individuel pour autant.
 

Au bout d'une heure de jeu, l'Argentine est toujours empêtrée dans la toile belge. Les Diables le comprennent bien et n'hésitent pas à lancer quelques offensives. En défense, le barbu Luc Millecamps envoie un long ballon devant sur l’aile gauche. Il y trouve Frankie Vercauteren, qui contrôle le ballon et centre aussitôt. À l’entrée de la surface de réparation, Erwin Vandenbergh est seul. La défense argentine s'est manifestement essayée au piège du hors-jeu, oubliant sans doute que les attaquants belges sont rompu à cette pratique.
 


La sérénité belge

Ubaldo Fillol s’avance vers Vandenbergh, puis stoppe sa course quand celui-ci contrôle de la poitrine. Le gardien s’attend à une frappe, mais l’attaquant laisse rebondir le ballon au sol. Le temps parait alors extrêmement long, d’autant que Passarella et Tarantini reviennent à toutes enjambées. Mais Vandenbergh garde son calme. Tranquillement, il frappe le ballon sur le coté droit et le regarde claquer dans le petit filet. Enfin un but est inscrit lors d'une rencontre d'ouverture de la Coupe du monde.

 


 

L'Argentine s'organise pour égaliser, et s'en remet à Diego Maradona. Le nabot argentin évolue pour la première fois dans le stade du club qui vient de l'acheter pour une somme record. Mais il n'exprime son talent qu'en de trop rares occasions. Dans le dernier quart d'heure, sur un coup franc, il envoie une frappe qui s'écrase sur la barre transversale de Jean-Marie Pfaff.
 

L'Argentine ne parviendra pas à égaliser, et c'est la Belgique qui remporte cette rencontre d'ouverture. L'image de Vandenbergh s'agenouillant les points levés juste après son but entre dans la légende du football d'outre-Quiévrain. Cette victoire a un tel retentissement qu'on se demandera même si, en battant l'Argentine, les Diables Rouges ne se sont pas cru champions du monde. Le reste du tournoi verra le collectif de cette équipe s'effilocher. Rongée par des problèmes internes, la Belgique sortira au second tour, laminé par la Pologne et définitivement assommée par l'URSS.


Image via Old School Panini.

 

Réactions

  • vertigo le 05/07/2014 à 15h38
    Et juste avant que toute la Belgique crie à Vandenbergh "Mais tire, enfin!", Harald Schumacher dans sa chambre d'hôtel crie à Fillol "Mais défonce-le, enfin!"

La revue des Cahiers du football