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Une brève histoire de la révolution libérale du football

Comment, en un quart de siècle, quelques clubs ont-ils accaparé l'essentiel des ressources d'un football brutalement enrichi et à peine régulé, bafouant l'équité sportive? 

Auteur : Jérôme Latta le 29 Avr 2021

 

 

Extrait du dossier "révolutions" du numéro 5 de la revue des Cahiers du football, janvier 2021. Illustration Quentin Faucompré.


* * *


Elle s'est déroulée à ciel ouvert, au vu de tous, et on peut la documenter sans peine. Mais elle a à peine été commentée et encore moins critiquée. Elle n'a même pas été nommée. La révolution libérale du football européen a pourtant métamorphosé notre sport préféré en une petite trentaine d'années.

 

 

 


Le carburant des droits TV

Cette métamorphose a évidemment eu pour moteur l'inflation spectaculaire des droits de diffusion à partir des années 80, qui a enrichi l'industrie du football et entraîné la hausse de l'ensemble de ses revenus – notamment commerciaux et de sponsoring.

 

Les droits annuels de la Ligue 1, d'un montant de 122 millions d'euros en 1997, atteignent 1,153 milliard en 2020. Sur la même période, ceux de la Premier League passent de 38 millions à 3,55 milliards de livres. Entre 2002 et 2018, les cinq grands championnats européens ont connu une croissance annuelle moyenne de 9%.

 

De sport que l'on mettait en scène sobrement avec une visibilité parcimonieuse sur les écrans, le football devient alors un show globalisé en passe d'assurer son omniprésence médiatique, une industrie du spectacle en croissance ininterrompue.

 

Ce spectacle devient payant, de plus en plus cher, de plus en plus dispersé sur différents canaux. "L'économie du football a radicalement changé", résume l'économiste Bastien Drut dans son ouvrage Mercato. "Le football professionnel n'a jamais été aussi connecté à l'évolution et aux mutations de l'économie mondiale."

 


Le modèle de la Premier League

Que faire de cette prospérité, comment distribuer cette manne? En cette fin de XXe siècle, la doctrine thatchérienne triomphe, alors il faut "laisser faire le marché" et faire du sport professionnel une activité comme les autres.

 

C'est justement en Angleterre qu'une première rupture est accomplie. Au début des années 90, alors que le football anglais subit les conséquences de son exclusion des compétitions européennes à la suite du drame du Heysel, les clubs font sécession avec la Fédération en créant une société commerciale pour diriger et gérer l'élite.

 

Le 15 août 1992, le coup d'envoi de la Premier League est aussi celui d'une nouvelle ère. Le génie de la PL est de constituer une marque mondiale qui va exploiter une partie des traditions locales et liquider les autres. Aussi cosmopolite dans ses effectifs que dans ses capitaux, elle conquiert de nouveaux marchés vierges en Asie ou en Amérique du Nord.

 

Au prétexte de lutte contre le hooliganisme, un processus s'engage en parallèle: l'éviction des classes populaires, progressivement remplacées dans les tribunes par un public beaucoup plus aisé, et assagi.

 


Arrêt Bosman, le détonateur

On a tort de voir en cet arrêt de la Cour de justice des communautés européennes, le 15 décembre 1995, pour un banal litige entre le footballeur Jean-Marc Bosman et le FC Liège, la cause unique des bouleversements du football européen. Pour autant, il aura l'effet d'un séisme et sera la clé de voûte de la dérégulation. Au nom de la libre circulation des travailleurs, les quotas limitant le nombre d'étrangers issus de l'UE sont interdits.

 

Conséquence principale, les clubs les plus riches peuvent accumuler les meilleurs joueurs dans des effectifs pléthoriques. Il ne reste aux autres qu'à les former ou les valoriser, et à s'en séparer de plus en plus tôt. "Beaucoup d’équipes et de ligues sont confinées dans un rôle de tremplin pour des joueurs en devenir", constate le Centre international d'économie du sport (CIES).

 

Les cadres du marché des transferts explosent, leurs montants aussi, suscitant des flux financiers opaques qui transitent par des sociétés écrans et des paradis fiscaux, nourrissant une nébuleuse d'intermédiaires. 800 millions d'euros sont versés en commissions aux agents chaque année, selon Bastien Drut. Le football est aussi un des terrains de la concurrence fiscale entre États européens, à coups de dispositifs de défiscalisation et d'exonération de contributions pour les contribuables à crampons.

 


La Ligue des champions, machine inégalitaire

Comme la Premier League, la Ligue des champions naît en 1992, et sa contribution à la révolution libérale va être spectaculaire, tant elle réunit tous ses mécanismes. L'introduction d'une phase de groupes multiplie le nombre de matches, ce qui valorise les droits télé et les recettes de billetterie… Elle minimise aussi, pour les "gros", les risques d'une élimination prématurée – d'autant qu'un système de têtes de série leur offre encore un peu plus de garanties.

 

Le tour le plus vicieux est joué en 1997-1998, avec la qualification de plusieurs équipes des championnats les mieux classés à l’indice UEFA, pour cette Ligue des champions-pas-forcément-champions. Mieux: le système de répartition des droits attribue avec le "Market Pool" une prime aux représentants des pays où ces droits sont les plus élevés – invariablement l'Angleterre, l'Espagne, l'Italie, l'Allemagne et la France.

 

La Ligue des champions est ainsi devenue une formidable machine à enrichir les plus riches, dont le résultat est l'extrême concentration, dans les tours finaux, d'une poignée de clubs issus presque exclusivement des quatre championnats les plus puissants. Surexposés, ils captent l'essentiel de la croissance des revenus, et assoient un règne mondial.

 

 


Une "philosophie" élitiste

Le spectaculaire creusement des écarts de richesse n'a donc pas été un phénomène "naturel", mais le résultat d'un ensemble de mécanismes faisant aller l'argent à l'argent. Ces clubs se sont assurés des performances régulières qui leur assurent des revenus supérieurs qui leur assurent, etc.

 

Une oligarchie s'est ainsi constituée pour dominer l'Europe économiquement et sportivement, mais aussi politiquement, militant pour l'accroissement de leurs revenus et le principe inégalitaire de "l'élitisme". "Il faut récompenser les clubs qui investissent", "accepter l'inégalité de l'élitisme" qui "profite à tout le monde" et "a des valeurs qui permettent de faire progresser la masse", théorisait Jean-Michel Aulas.

 

Le lobby du G14 (puis G18) avait ouvert les hostilités au début des années 2000, obtenant notamment de la FIFA et de l'UEFA l'indemnisation des joueurs mis à la disposition des sélections nationales – encore une prime aux plus riches. Au sein d'autres cénacles plus secrets, ils ont efficacement œuvré pour la défense de leurs intérêts de caste, notamment en obtenant des aménagements de la Ligue des champions toujours plus favorables.

 


Liquider l'aléa sportif

Ces évolutions ont eu pour effet de corréler de plus en plus étroitement les résultats sportifs à la puissance financière. En toute logique, puisque les intérêts économiques sont en principe incompatibles avec l'incertitude du sport, à plus forte raison dans un sport aussi aléatoire que le football.

 

Les patrons des cadors européens ne cachent même plus leur allergie au risque, tel Karl-Heinz Rummenigge s'offusquant que le Bayern puisse tomber sur le Real Madrid dès les huitièmes de finale en Ligue des champions ("Ce qui ne me plaît pas, c'est qu'on soit tous dépendants du hasard"), ou Andrea Agnelli quand il déplore que l'Atalanta Bergame, "sans passé dans les compétitions européennes, après une seule bonne saison, participe à la Ligue des champions".

 

La C1 est "exemplaire" à cet égard: l'aléa sportif n'y est rétabli que lorsqu'il n'est plus un aléa économique, c'est-à-dire quand les gros clubs se retrouvent dans les tours finaux, dans une lutte enfin à armes égales. Le spectacle – celui des gros surclassant les petits en phase de groupe, puis s'affrontant dans de prestigieuses affiches – se substitue à la compétition.

 

 


Mérite sportif et dopage financier

Malgré leur richesse d'alors, des clubs comme l'Ajax et le Bayern des années 70 ou le Milan des années 90 avaient construit un projet sportif de bout en bout. Aujourd'hui, la part du mérite sportif est bien moindre dans la réussite, la première compétence requise étant l'acquisition de la puissance financière.

 

Ensuite, tout s'achète: les meilleurs joueurs, les meilleurs entraîneurs, les meilleurs staffs, les meilleurs jardiniers, etc. Le projet sportif devient le dernier étage de la fusée, pour la mise sur orbite, l'essentiel – la place dans le Gotha – étant assuré par le modèle économique.

 

Les uns s'arrogent le titre de "clubs historiques" sur la dépouille de clubs tout aussi historiques qui n'ont pas pris le bon wagon ou qui ont été relégués pour des raisons économiques. Les autres, les "nouveaux riches" dopés financièrement par leurs propriétaires, ont acheté leur billet, à peine contrariés par les sanctions du Fair-play financier. Même s'ils ont été modestement récompensés en titres, au regard des moyens déployés, Chelsea, Manchester City et le PSG ont forcé la porte.

 


Footballeurs marchandisés

Longtemps contraints par des contrats iniques, les footballeurs – du moins les meilleurs d'entre eux – sont les principaux bénéficiaires du changement. Ils y ont gagné plus de liberté et beaucoup plus d'argent, quitte à souffrir de l'image de "mercenaires" et du statut de marchandises. Un quart de siècle après l'arrêt Bosman, la main-d'œuvre footballistique la plus qualifiée est en effet devenue une valeur sur laquelle on spécule, que l'on évalue, prête, échange, vend, etc.

 

Les jeunes joueurs à haut potentiel deviennent l'objet d'un trading. Les tout meilleurs se retrouvent au cœur d'un star-system qui les glorifie et va de pair avec l'individualisation des performances et des trophées. Messi, Cristiano Ronaldo ou Neymar deviennent eux-mêmes des entreprises de spectacle.

 

L'envers de la médaille, pour la profession, est cette position de boucs émissaires quasi uniques de la financiarisation du football, mesurée seulement en salaires (usurpés) et en transferts (exorbitants).

 


Victimes collatérales

Des pays qui comptaient plusieurs vainqueurs européens, pénalisés par leurs démographies modestes et leurs championnats peu prestigieux, se retrouvent déclassés: Portugal, Pays-Bas ou Belgique ou Écosse en Europe de l'Ouest.

 

D'anciennes places fortes multi-titrées comme l'Ajax Amsterdam, le PSV Eindhoven, le Feyenoord Rotterdam, le Benfica Lisbonne et bien d'autres en sont réduites à jouer les faire-valoir. L'élite est de facto réservée aux grandes métropoles, à leur tissu économique et leur vaste population de consommateurs.

 

Sacrifiées, la défunte Coupe des coupes et la Coupe de l'UEFA, transformée en compétition de second rang, sous-dotée, en attendant le retour d'une troisième coupe en forme de troisième division.

 

Dévalorisé, le football de sélection, accusé d'encombrer les calendriers et de fatiguer les employés des clubs: les sélectionneurs, faute de temps de préparation suffisants, doivent improviser et composer avec des internationaux fatigués ou démotivés. Expropriés, les supporters des classes populaires, qui voient aussi leurs clubs, en tant que patrimoine historique, culturel et social, livrés à des intérêts étrangers – et d'abord étrangers au football.

 


Passivité complice

Certains juristes estiment que la jurisprudence Bosman aurait pu être contrecarrée, mais la doctrine libérale s'est imposée dans ce domaine comme dans les autres: les clubs sont "des entreprises comme les autres", peuvent être cotés en Bourse et rachetés par n'importe qui – fonds d'investissement, oligarques russes, milliardaires asiatiques ou américains et même États.

 

Au nom de la "libre concurrence", on a laissé la loi du plus fort détruire l'équité sportive. Timidement introduite en annexe des traités européens, la "spécificité" du sport est restée lettre morte. L'UEFA et la FIFA, gouvernements du football, ont renoncé à gouverner, et se sont elles-mêmes considérablement enrichies.

 

Les médias sportifs ont regardé ailleurs, renonçant à exercer tout devoir de vigilance: ils tiraient bénéfice de l'attention extraordinaire suscitée par ce football-spectacle. Leur manque de culture politique et critique a achevé de les désarmer. Seuls, à la marge et confusément, les mouvements de supporters opposent une résistance au "football moderne".

 

 


La ligue fermée qui vient

Depuis 1998, date d'un premier projet, le serpent de mer d'une ligue européenne privée rassemblant les clubs les plus riches a surtout servi, à ces derniers, de (très efficace) menace pour obtenir satisfaction.

 

Après tout, la Ligue des champions leur offre presque tous les avantages d'une ligue fermée, sans les inconvénients: les ligues à l'américaine sont des systèmes collectivistes qui imposent des mécanismes de régulation (salary cap, draft, luxury tax) et de partage des ressources.

 

Mais la quête du profit est infinie. Les miettes laissées aux outsiders d'une saison, comme l'Ajax ou l'Atalanta, sont encore trop grosses. Une coterie de "grands clubs" n'a cessé de travailler à des formules de compétition réservée et, pire, l'UEFA y collabore désormais. Elle a ainsi cautionné le projet d'une Ligue des champions semi-fermée qui, à partir de 2024, garantirait leur place à vingt-quatre clubs élus [1].

 

Et un énième projet – de "European Champions League" cette fois – a encore émergé à l'automne. Tout le monde y a été préparé: le football libéralisé, s'appuyant sur la magie de ce sport, a produit un spectacle hollywoodien avec ses hyper-clubs constellés de stars. La ligue fermée est déjà là, elle a depuis longtemps converti les médias et le public. [2]

 


Une prospérité toxique

Une oligarchie créée artificiellement, des ultra-riches (ou ultra-enrichis) qui ont creusé des écarts économiques rédhibitoires, désormais proches de faire définitivement sécession; un sport financiarisé sans réels garde-fous (bien que des solutions existent), désormais livré à des États qui en font le jouet de leurs intérêts géopolitiques, soumis à une logique économique qui bafoue l'équité sportive.

 

Ces constats font l'unanimité de tous les chercheurs, de toutes les études, de toutes les institutions. Qui, tous, affirment également que cette situation est délétère.

 

Peu suspect de bolchevisme, le cabinet Deloitte s'alarme, dans son rapport de janvier 2020, d'une "polarisation [des revenus] plus évidente que jamais, exacerbée au sein des compétitions nationales et internationales à la fois par les mécanismes de redistribution financière et par les formats de qualification aux compétitions".

 

Avec retard, il invite à "éviter une situation dans laquelle les résultats sur le terrain seraient trop déterminés par les ressources financières des clubs, ce qui menacerait l'intégrité et la valeur du sport" et rappelle "l'importance de l'imprévisibilité des résultats comme un facteur essentiel de sa valeur à long terme".

 

Le football n'a jamais été aussi prospère, mais cette prospérité est toxique. Sa révolution libérale s'est accomplie sous nos yeux, et le plus extraordinaire est que personne n'en a rien dit. Le séisme économique de l'épidémie de 2020 semble remettre en cause cette opulence, et offre la possibilité d'une sévère correction. Les rapports de force actuels, eux, ne laissent que des raisons de craindre de nouvelles fuites en avant.

 


[1] Avant que l'UEFA ne se rabatte sur la réforme adoptée le 19 avril 2021, selon un "système suisse" prévoyant une centaine de matches supplémentaires par saison, à partir de 2024.
[2] Ce même jour, douze clubs lançaient leur "Super Ligue" fermée, qui allait susciter une opposition aussi massive qu'inattendue.

 

 

Réactions

  • sehwag le 29/04/2021 à 12h04
    merci pour ce résumé très bien argumenté. Cela mériterait une bien plus grande exposition.
    Depuis le début de la pantalonnade de la Super League je souhaitais une synthèse de ce type pour bien remettre les choses en place.

    C'est fait, bravo.

  • Johnny Ringo le 29/04/2021 à 12h52
    Bien sûr, d'accord de A à Z.
    Reste la déception de voir les consommateurs - puisque c'est bien comme ça qu'on s'appelle dans ce système - continuer à nourrir le modèle.

  • Julow le 29/04/2021 à 16h44
    Merci pour l’article, l’illustration « trickle down economics » mon oeil est super.

    Il y a aussi un effet quasi technique de transformation des médias,par multiplication des chaînes ou canaux de diffusion, effet qui me semble très difficile à réguler. Une idée naïve voudrait que sI tout le monde peut tout voir (tous les matchs, de tous les pays), cela devrait aider à développer les « petits » clubs intéressants, or c’est toujours le contraire qui se passe : si tout le monde peut tout voir, presque tout le monde veut voir Zidane ou Messi ou Liverpool... Ce qu’on appelle l’  "effet Pavarotti" en économie (pardon pour le côté didactique) : avec la diffusion des moyens techniques d’enregistrement et de diffusion (le CD notamment), le ressources se sont concentrées (sur Pavarotti) plutôt que diffusées (à de nombreux chanteurs d’opéra), accroissant fortement les inégalités entre chanteurs, par rapport à un modèle où le spectacle en salle est dominant (et où Pavarotti ne peut être partout). Toute l’économie internet, du spectacle, de la musique etc. est soumise à cet effet d’hyper concentration.

  • OLpeth le 30/04/2021 à 08h20
    Superbe synthèse, bravo. Il faudrait l'envoyer sous forme de note à tous les dirigeants de la FIFA, de l'UEFA et aux rédactions des grands médias sportifs.

  • cocobeloeil le 01/05/2021 à 13h16
    Très très bel article, bien foutu, clair, synthétisé et illustré sobrement. Bravo!

    Etant donné que c'est du pur bizness à profit, le moteur c'est le pognon.
    Donc si la populasse aveuglément consommatrice dit "stop" et ne raque plus à droite et à gauche comme des moutons bien guidés, bah ça va s'écrouler.

    D'ailleurs en France on est toujours en avance niveau révolution. La masse dans son ensemble a refusé Médiapro et la fragmentation des droits télé voulue par la Ligue.

    C'est un bon début. La pandémie a aidé à vider les stades des spectateurs. Deuxième étape franchie.

    On attend avec impatience la troisième: que leur château de cartes s'écroule.

    Vive les pauvres!