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Un mercato à malices

En période de transferts, les clubs rivalisent d’ingéniosité pour s’adapter aux réglementations ou les contourner en inventant de nouveaux usages. Cet été, deux pratiques s’installent durablement: la clause d’intéressement automatique à la revente et le prêt payant avec option obligatoire d’achat.

Auteur : Plumitif le 14 Juil 2015

 

 

La clause d’intéressement automatique à la revente d’un joueur est inspirée du système de TPO. Elle concerne trois parties mais de manière légale. Illustration avec le transfert de Yannick Ferreira Carrasco de Monaco à l’Atlético Madrid: Monaco a fixé à 20 millions le montant du transfert du joueur. Le club madrilène en a proposé 15, soit 75%. Le pourcentage restant (25%) est celui que percevra Monaco sur le prochain transfert du joueur. Si Yannick Ferreira Carrasco est transféré par l’Atlético Madrid pour 30 millions d'euros, Monaco recevra automatiquement 7,5 millions en complément des 15 déjà perçus.

 

 

 

 

Auparavant, les clauses d’intéressement concernaient prioritairement le nombre de matches joués, le maintien, la qualification en Ligue des champions… C’est l’automaticité du déclenchement de la clause, au premier euro de plus-value sur la revente du joueur, qui constitue la nouveauté. Un système qui se cale sur les spécificités des clubs français: ceux dit formateurs transfèrent avec des clauses d’intéressement automatiques leurs jeunes éléments dans les équipes de Ligue 1 qui candidatent aux places européennes, lesquelles revendent ensuite ces joueurs dans des clubs plus riches, donc étrangers. Le circuit préférentiel passe par Lorient, Guingamp, Lens, Valenciennes au rayon clubs dit formateurs, puis Marseille, Saint-Étienne et Monaco en tant que revendeurs. Pour les clubs revendeurs, le principe consiste à garnir leur effectif de jeunes à plus-values potentielles et à moindre coût immédiat. Mais l’énorme augmentation des droits télés de la Premier League raccourcit le circuit des jeunes joueurs français.

 

On l’a vu cet été: désormais, ils partent directement en Premier League sans passer par les clubs revendeurs de L1, qui devront trouver d’autres malices. Le prêt payant avec option obligatoire d’achat cache sous son nom barbare une merveille d’ingéniosité. Il consiste en effet à maquiller un transfert en prêt, une opération ventilée au plan comptable et sportif sur deux saisons. Cette combine inventée par les clubs soumis au fair-play financier consiste à disposer immédiatement d’un joueur, tout en reportant la charge financière du transfert sur la saison suivante. Cela avait été le cas pour Serge Aurier (de Toulouse au Paris SG) et l’Inter Milan puis Southampton, eux aussi soumis au FPF, l’ont proposé en juin à l’OM pour Imbula. Dans ce cas, le club marseillais aurait même pu faire valoir à la DNCG – qui ferme les yeux sur cette pratique – cette rentrée financière, conclue pendant l’exercice comptable 2014/2015, concernant un transfert enregistré officiellement pour la saison 2015/16…

 

L’option obligatoire d’achat, surnommée clause fantôme, est l’occasion pour les clubs de rivaliser d’imagination. Elle peut se déclencher dès la première minute de jeu, la présence attestée du joueur dans le pays du club où il est prêté. Pour le PSG et Aurier, on avait parlé d’une clause déclenchée en cas de maintien du club parisien en L1. La pérennité du fair-play financier étant incertaine, ce système va peut-être perdre de son intérêt. Mais il y en aura d’autres, tout aussi ingénieux…

 

Réactions

  • Marius T le 15/07/2015 à 09h48
    La saison 2106/2015, je te suspecte de vouloir remonter le temps.
    A l'époque où le joueur restait sur le banc pour ne pas valider l'année supplémentaire de contrat, où le copain devenait international pour activer la clause d'augmentation.

    Plum, je reviens encore une fois sur le sujet des contrat de joueur où je n'ai pas de réponse.
    Qui peut empêcher le club de signer un contrat au minimum syndical et un autre contrat entre une société tierce (Qatari par exemple) et le joueur sans visibilité pour les instance ?

  • Marius T le 15/07/2015 à 09h48
    2016/2015 zut !!

  • plumitif le 15/07/2015 à 10h44
    Marius T
    aujourd'hui à 09h48

    Si les instances ont tendance à roupiller, il convient quand même que les contrats qui lui sont présentés aient un minimum de cohérence.
    Et à part ça, si un club passe un contrat occulte avec une société tierce, ce club se met en totale dépendance.

  • osvaldo piazzolla le 16/07/2015 à 04h04
    il y a un truc qui existe en Espagne (et en Angleterre aussi il me semble) mais qui n'a pas l'air d'exister en France, c'est le "buy back price". Je suis un gros club, je vends un jeune espoir qui (j'estime) ne peut pas percer à court terme. je le vends au lieu de le prêter, ça me fait de l'argent, et si le joueur se met à exploser, j'ai prévu dans le transfert un "prix de rachat" à ma discrétion et sans que le club à qui j'ai vendu ne puisse rien dire.

    L'autre druc drôle qui vient de se passer avec Alderweilder (ortograf approx) c'est le prêt avec option d'achat mais avec option pour le club prêteur de racheter l'option d'achat, ce qui a abouti à un bordel pas possible entre l'Atleti, Southampton et Tottenham...

  • plumitif le 16/07/2015 à 11h08
    osvaldo piazzolla
    aujourd'hui à 04h04

    Ce "buy back price" avait été inscrit en clause lors qu'Arsenal avait transféré Fabregas à Arsenal.
    Sous une autre appelation: "“right of first refusal”.
    Une clause qu'Arsène Wenger n'a pas fait jouer lors du retour de Fabregas en PL.


    Pour Alderweireld, l'Atletico Madrid l'avait prêté à Southampton avec deux clauses.
    Option d'achat par Southampton de 9,7 M€.
    Rachat de cette option d'achat par l'Atletico Madrid de 2,1 M€.

    Sauf que Tottenham a fait une offre de 16, 4 M€ et que selon Southampton dans un premier temps, l'Atletico Madrid n'avait pas fait jouer sa clause de 2,1 M€ avant de considérer l'offre de Tottenham.

    Tout s'est terminé ainsi. Après avoir évoqué une action légale contre l'Atletico Madrid, Southampton y a renoncé en évoquant le fait que le club madrilène s'était comporté de manière très professionnelle.
    En clair Southampton a reçu un dédommagement financier.

  • Espinas le 17/07/2015 à 09h59
    La clause d'Arsenal, c'est la même clause que Lyon avait sur Loïc Rémy: si le club vendeur (Nice à l'époque) accepte une offre d'un autre club, le club d'origine a le droit de faire la même offre et de négocier avec le joueur.

    Bon, l'OM avait fait une offre jugée trop chère par l'OL, et on a acheté Bafé Gomis durant cette folle intersaison 2009.

  • osvaldo piazzolla le 17/07/2015 à 16h03
    Donc l'OL avait gardé une main sur Rémy. Par contre, dans le cas de Rémy ou de Fabregas, le montant du prix dans le sens retour n'est pas fixé à l'avance si je comprends bien ?
    Alors que dans le "buy back price", ce n'est pas "en cas d'offre de quelqu'un d'autre", c'est quand on veut et à un prix fixé à l'avance, iirc.