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Stade Aztèque, du béton et des bonbons

Carnets d'Amérique latine, ép. 1 - Où mieux commencer un road trip foot et food en Amérique latine qu'à l'Estadio Azteca de Mexico ? 

Auteur : Rémi Belot le 26 Jan 2022

 

J'avais neuf ans quand Maradona a soulevé la Coupe du monde au Stade Aztèque de Mexico, le 29 juin 1986. Je n'en garde aucun souvenir, et ne suis même pas certain d'avoir regardé la finale. J'ai sans doute mobilisé toutes les capacités de stockage de mon cerveau pour garder intactes les images de ce magnifique France-Brésil disputé huit jours plus tôt.

J'ai aussi gardé quelques octets pour le sentiment amer de la demi-finale perdue contre l'Allemagne, premier crève-cœur de ma vie de supporter (j'étais trop jeune pour Séville).

 

 

Mais pour le Stade Aztèque, rien. Malgré ça, comment ne pas rêver à la seule évocation du doux nom de cette enceinte ? Car il y a le football, bien sûr, mais il y a aussi toute la mystique véhiculée par Les Mystérieuses cités d'or, animé mythique de l'enfance de tous les quadras dont je suis.

Esteban, Zia, Tao, Jean Topart et sa voix chaude, pour le cours d'histoire des civilisations qui suivait chaque épisode. Les Olmèques. Les Toltèques. Les Aztèques.

Chips, tacos et cigarettes

Samedi soir dernier, le taxi m'a déposé « à trois blocs du stade ». Il y avait des bouchons sur la Calzada de Tlalpan, alors il m'a suggéré de descendre du véhicule, arrêté au milieu des trois voies, et de me faufiler jusqu'à la chaussée pour rejoindre ma destination à la marche.

 

 

C'est toujours le meilleur moment, selon moi. Le stade n'est visible de nulle part, mais il est déjà là, partout. Sur les panneaux routiers. Dans le flux de supporters qui convergent en cortège vers le lieu de l'affrontement, maillot jaune du Club América (qui partage le stade avec Cruz Azul) sur le dos. Dans le nom des puestos, ces stands de nourriture qui essaiment partout les soirs de rencontres : « Tacos Azteca », indique une banderole criarde sur un food-truck de fortune.

Dans la rue, des vendeurs à la sauvette de maillots, casquettes, fanions, posés à même le sol sur des couvertures, écoulent leur matos tant bien que mal. Après une quinzaine de minutes de marche, et une succession de stands de chips, de cigarettes et de bonbons, le stade apparaît enfin.

 

 

Il est sombre. On est bien loin des nouveaux standards européens, de la bouée multicolore de Munich et autres arenas flambant neuves, éclairées par un déluge de lumens. Il est imposant, aussi, mais pas spécialement spectaculaire. C'est un édifice de béton à l'ancienne, qui rappelle un peu l'extérieur du vieux Sanchez-Pizjuan de Séville, en version king size.

 

 

Cette relative austérité architecturale contraste avec la vie qui grouille alentour. Deux heures avant le coup d'envoi, l'immense esplanade qui sert d'accès central au monument est déjà noire de monde. Comme la rampe d'accès qui le relie à la station de métro, constellée de vendeurs ambulants de street food. Ça sent le maïs cuit et le cochon rôti.

 

 

La lunette d'Ochoa

Je n'ai pas acheté de place en ligne : on m'a dit qu'il en restait tout le temps le soir même, au guichet. Je ne trouve pas le guichet (= j'ai la flemme de le chercher), alors un stadier m'indique « une amie » qui pourra me dépanner. Elle sort une liasse de places de son sac à dos et il m'en coûte 200 pesos (environ 9 euros) pour me procurer le sésame qui me donnera accès au deuxième anneau, avec vue panoramique sur la Liga MX.

Avant d'entrer, il faut toutefois se délester de sa ceinture, considérée comme une arme par destination par les autorités locales (et les supporters les plus calientes). Je la dépose dans une des nombreuses consignes privées à l'entrée du stade. Contre 20 pesos, c'est un dénommé David qui veillera sur le précieux objet. Tant pis si j'arrive en haut des gradins avec le jean au niveau des genoux.

 

 

Le stade est effectivement gigantesque : jadis, ils étaient plus de 100.000 à s'entasser dans les gradins (jusqu'à 136.274 pour un Chavez vs Haugen, et 114.580 pour la finale du Mundial 86, selon Wikipédia).

Aujourd'hui, la capacité est limitée à 87.000 aficionados, mais pour cette anonyme rencontre de début de tournoi de Clausura 2022 (également appelé tournoi Grita Mexico), nous devons à peine être la moitié : une sorte de jauge covid sans jauge covid. Cela n'empêche évidemment pas les porras de chanter, du début jusqu'à la fin : on est en Amérique latine.

 

 

Le match entre Club América et l'Atlas Futbol Club (de Guadalajara) est insipide : les visiteurs nettoient malgré tout la lunette de Guillermo Ochoa - bien connu des supporters de Ligue 1 - sur un contre en deuxième mi-temps, avant d'enfoncer le clou sur un tir en pivot qui fait « gamelle » dans le temps additionnel.

 

 

Je l'écris ici pour pouvoir m'en souvenir demain : mon cerveau n'utilisera probablement pas beaucoup de ses capacités de stockage pour enregistrer les images des « exploits » du soir. Il ne restera sans doute pas grand-chose de cette rencontre dans trente ans, ni peut-être dans deux. Mais je pourrai quand même dire que j'ai vu un match un match au Stade Aztèque.

 

 

Suivez le road-trip de Rémi en Amérique latine sur Twitter et le projet STREET FOOD/T, un voyage culinaire dans le foot latino, sur Instagram.

Carnets d'Amérique latine

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La Bombonera, calibre 12

Réactions

  • Isaias le 27/01/2022 à 13h41
    Les liens vers les photos sont cassés, ça enlève tout le charme de l'article

  • chapoto le 27/01/2022 à 17h53
    Hmmmm, Cruz Azul a son propre stade dans la ville. Le Club America est le seul club résident de l’Azteca, me semble-t-il.

  • chapoto le 27/01/2022 à 17h55
    Et qu’as-tu fait d’autre, sur la Calzada de Tlalpan?

  • Rémi B. le 27/01/2022 à 19h26
    @chapoto A ma connaissance, Cruz Azul joue bien au stade Aztèque. Tu penses peut-être aux Pumas, qui jouent au stade olympique universitaire ?

  • Mangeur Vasqué le 27/01/2022 à 21h52
    Merci pour ce dépaysement ! Tu as bien de la chance, je t'envie... Je ne connais malheureusement pas le Mexique ou peu (j'ai juste passé quelques jours dans le nord du pays, après un séjour en Californie) mais c'est un pays fascinant.

    On a eu une assistante d'espagnol mexicaine dans mon collège-lycée y'a quelques années, j'adorais discuter avec elle (dans un mauvais espagnol, le mien je veux dire !), elle avait toujours des histoires incroyables mais elle racontait ça de manière détachée, comme si tout ça était "normal" et faisait partie du quotidien - ce qui était le cas bien sûr. On dit souvent en Europe que le Mexique est un pays un peu fou, surréaliste (Breton y a fait quelques séjours, il l'appelait « le pays de la beauté convulsive », il était ami avec Diego Rivera je crois ; Antonin Artaud y a vécu, au même moment, années 1930), c'est un aspect du pays que tu as déjà pu observer ?

  • la rédaction le 27/01/2022 à 22h27
    Qu'appelles-tu des "liens vers les photos" ?
    Elles s'affichent bien, et ne comportent pas de liens…

  • FPZ le 27/01/2022 à 23h05
    J'y ai vu un très oubliable Necaxa - Chivas il y a 25 ans, je souscris à 100% à tes 2 dernières phrases...
    Mais c'était chouette.

    Si tu y passes, j'ai par contre un excellent souvenir du stade Cuauhtemoc de Puebla, le stade est beau et surtout j'avais vécu le match parmi les supporters locaux, l'ambiance était vraiment top.

  • chapoto le 28/01/2022 à 01h30
    Tu as raison. Vérification faite, Cruz Azul ne joue plus au stade Azul depuis 2018, et jour effectivement désormais à l’Azteca.

  • M.Meuble le 28/01/2022 à 06h55
    Snif, snif petite nostalgie du Mexique.
    J'allais dire pareil que Chapoto sur Cruz Azul et je suis surpris qu'ils ne jouent plus dans leur stade mais à l'Azteca.
    Sinon dans les stades sympa du Mexique il y a le stade Nemesio Diez des Diablos Rojos de Toluca (à 45min de Mexico ou à 2h si tu pars à 7h30 du matin en semaine).
    Stade surnommé La Bombonera qui fait vite son effet quand tu es placé tout en haut.

  • Isaias le 28/01/2022 à 14h14
    Les photos ne s'affichent pas pour moi, que ce soit sous Firefox ou un Chromium de base, donc a priori ça n'est pas dû à une extension de mon navigateur.

    Et en regardant la source de l'article, je constate que le lien vers l'image à afficher dans la balise "img" n'est pas correct, puisqu'il y a deux fois le préfixe " lien. On se retrouve donc avec des liens vers des images à afficher comme " lien, et ça ne fonctionne pas.