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Un "second club" à Paris est-il possible?

Il y a des raisons qui expliquent pourquoi aucun autre club d'élite n'a émergé au côté du Paris Saint-Germain. Y en a-t-il pour que cela arrive? Enquête et infographies sur le Paris du football.

Auteur : Michaël Bastien le 7 Oct 2012

 

 

En 1947, le géographe Jean-François Gravier publie Paris et le désert français pour qualifier la macrocéphalie parisienne. Plus d’un demi-siècle plus tard, Paris et son agglomération continue d’occuper une place prépondérante dans notre pays, que ce soit au niveau du logement, du pouvoir, des emplois ou de la population: près d’un Français sur cinq vit à moins de cinquante kilomètres de Notre-Dame de Paris. Comment peut-on alors expliquer que Paris ne compte qu’un seul club de football compétitif, et cela, uniquement à l’échelle nationale? Paris est-il une exception au regard des autres capitales européennes? Le nouveau statut du Paris Saint-Germain peut-il favoriser l'émergence d'un second club? Entre fantasmes et réalité, revenons sur une question loin d'être... capitale.

 


Paris n'est pas une exception

En prenant les cas des grandes aires urbaines européennes, on constate que Paris n’est pas la seule métropole à ne disposer que d’un club au plus haut niveau: Amsterdam est dans le même cas de figure, pire, Berlin ne dispose d’aucun club au sein de la 1.Bundesliga. Cependant, Paris et son aire urbaine comptent près de douze millions d’habitants, ce qui représente la seconde métropole européenne après Moscou.

 


Localisation des clubs professionnels de quatre des principales capitales européennes

 

 
Source démographique : http://e-geopolis.eu

 


Compte tenu du fait que Paris est l’une des principales agglomérations européennes, dire qu’elle dispose de moins de clubs que les autres capitales est un fait avéré. Cependant, chacune des villes présentes dans le graphique ci-dessus et la place qu’y occupe le football résultent d'évolutions bien spécifiques.

 

Les clubs moscovites ont bénéficié de la puissance des grandes organisations soviétiques auxquels ils appartenaient, chacun des fondateurs voyant en leur club une manière d’afficher la supériorité sur les apparatchiks des autres corps de l’État: le CSKA est le club de l’armée, le Dynamo, celui de la police, le Lokomotiv des cheminots alors que le Spartak appartenait aux coopératives agricoles et aux syndicats.

 

Le championnat allemand s’est quant à lui déroulé durant soixante ans d’une manière particulière: chaque länder bénéficiait de son championnat, puis une phase finale regroupait les vainqueurs de chacun. Cette particularité a certainement encouragé une répartition homogène des clubs. La partition qu’a connu l’Allemagne durant cinquante ans peut également expliquer l’absence de clubs berlinois au plus haut niveau.

 

Enfin, Londres: plus que Paris, cette capitale est la véritable exception en termes de concentration de clubs. Sa classe dirigeante est à l’origine de l’extraction du football des Public schools. Aujourd’hui, on compte près de 48 clubs au sein du Greater London dont 13 au sein des quatre premières divisions anglaises.

 

Il n’existe donc pas un modèle unique permettant d’expliquer la concentration importante ou non du nombre de clubs au sein d’une capitale. Paris n’a pas manqué de susciter des ambitions, mais le manque de soutien des pouvoirs publics et le peu d’engouement populaire ont eu raison des différents projets...

 

 


Trente ans de malédiction

Cette impression que Paris et sa banlieue ne tirent pas pleinement profit de leur puissance démographique et économique est relativement récente. La réflexion d'un second club parisien est liée à la pérennisation du Paris Saint-Germain en tant que place forte du foot hexagonal. S'il n'y a pas eu d’autres clubs franciliens au sein de l'élite, on le doit principalement aux volontés des communes, principal investisseur des clubs avant les années 90, de se concentrer sur le développement d'un seul club au niveau local afin de le rendre compétitif au niveau national. Cette carte ci-dessous résume plus de trente ans de tentatives, de la part des clubs franciliens, de s’installer durablement au sein de l’élite. Toutes se sont avérées infructueuses.

 

[cliquez sur l'image pour l'agrandir]

 

 

 

 


Plusieurs constats s’imposent. Tout d’abord, aucun des clubs franciliens ne joue aujourd’hui en Ligue 2, antichambre de l’élite. Il faut remonter cinq ans en arrière pour y trouver l’un d’entre eux (Créteil). Le Red Star n’y est pas retourné depuis 1999, le Paris FC depuis 1983. Les autres clubs (hormis le Matra Racing) n’ont jamais dépassé le stade du National.

 

Ensuite, ces projets émanent de l’ambition d’entrepreneurs renommés: Jean-Luc Lagardère, Michel Moulin ou Alain Afflelou. Ces hommes de pouvoir ont certainement vu dans ces clubs franciliens un moyen de bénéficier d’une attention médiatique qu’ils n’auraient pas obtenue avec un club de province. Ces “parachutages” ont également en commun le faible engouement de la population locale aux projets proposés. Las de voir le club ne pas jouer devant un public fidèle (et du coup, de ne pas bénéficier de ressources suffisantes pour le développement économique du club), ces investisseurs jettent l’éponge après seulement quelques saisons.

 

Ce manque d’adhésion populaire peut s’expliquer par le fait que les clubs d’Île-de-France se caractérisent également par leur peu d’attaches territoriales. Le manque d’infrastructures adaptées au sein même des communes d’accueil et leurs tendances à changer souvent de division les ont conduit aux quatre coins de l’agglomération parisienne. L’UJ Alfortville a ainsi joué successivement au Parc départemental des sports du Val-de-Marne (Choisy-le-Roi), à la Courneuve (Seine-Saint-Denis), à Yves-du-Manoir (Colombes, dans les Hauts-de-Seine) avant de revenir finalement à Choisy-le-Roi. Avec la diversité sociale qui compose la région Île-de-France, on se doute qu’il est bien difficile pour un supporter de s’identifier à une équipe qui n’a pas d’accroche précise à son territoire.

 

Enfin, la fusion ou l'entente semblent des pratiques courantes pour les clubs souhaitant accélérer leur développement. Tous ceux présents sur cette carte ont fait l'objet d'une fusion (dissolution définitive des deux clubs et création d'une nouvelle personne morale) ou d'une entente (annuelle et renouvelable, elle ne concerne que l'équipe senior de Sannois-Saint Gratien). Parfois surréaliste (la fusion du Red Star et du Toulouse FC en 1967) ou dramatique (celle du Paris FC et du Racing Club de France en 1983 fut un crève-cœur pour les supporters du premier cité), les mariages de raison qu'ils représentent sont difficilement appréciés par les habitants des villes concernées, géographiquement proches mais qui peuvent être très différentes au niveau socio-économique – comme ce fut le cas pour Saint-Denis et Saint-Leu-la-Forêt.

 

Absence d’engagement politique, manque d’engouement populaire, contexte géographique difficile ne permettant pas un ancrage et un développement des clubs, voici grossièrement à quelles raisons on peut imputer l’absence d’un autre club que le PSG au sein de l’élite. La capitale suscite bien entendu des vocations qu’il semble compliqué de concrétiser. Le changement de statut du club de la Porte d’Auteuil va certainement conduire à une redistribution des cartes, les collectivités locales accepteront plus facilement l’accompagnement d’un autre club maintenant que les Bleu et Rouge ont pris leur indépendance financière...

 

LIRE AUSSI : "PARIS EST UNE ÉNIGME GÉOÉCONOMIQUE" – interview de Boris Helleu.

Réactions

  • Espinas le 08/10/2012 à 17h46
    PiMP my Vahid
    aujourd'hui à 16h17
    Effectivement le coup de la ville composée de provinciaux marche aussi bien pour la plupart des autres capitales.
    Un facteur qui joue peut-être, c'est que 80% des parisiens sont ... des banlieusards
    ---
    J'en rajoute une couche sur les "provinciaux" en soulignant que la France est un pays très centralisé, comparé à la plupart de nos voisins européens (Allemagne, Italie, Espagne dans une moindre mesure).
    Vous me direz, l'Angleterre aussi, mais là-bas, l'histoire du développement du foot est très différente et il n'y a pas cette volonté des mairies de se focaliser sur un seul club.

  • Xavoun le 08/10/2012 à 21h53
    nominoe soulève un point intéressant avec Ajaccio. A une époque, le Gazélec n'avait pu monter en Ligue 2 car le règlement interdisait à une ville de moins de 100 000 habitants d'avoir deux clubs pros. Cette règlementation, qui ne s'applique pas à la ville de Paris, peut expliquer l'absence de vrais derbies en France (au sens deux clubs d'une même ville).

    @PiMP my Vahid. Il me semble que les villes nouvelles ont souvent privilégié des sports autres que le foot, car la concurrence y est très forte (surtout en Ile de France) et qu'il fallait partir des plus petites divisions.

  • leo lardon le 08/10/2012 à 23h08
    Très intéressant point sur l'ancrage territorial plus nécessaire lorsque la diversité sociale est grande : il montre bien le côté réactionnaire, identitaire en tous cas, du supporterisme. Les stars peuvent-elles le dépasser ? Si elles s'ancrent dans l'histoire d'un club, certainement.

    Et bonne infographie, qui montre que la mairie de Paris considère sa politique sportive comme un élément de prestige, d'affirmation de soi : elle préfère soutenir un bon club plutôt que 2 moyens. Aujourd'hui, avec les...moyens de QSI, ça n'a plus de sens.

    Précisément, le politique aurait vocation à fédérer les initiatives dont on voit qu'elles ont été individuelles, le fait de mecs assez mégalo - toute entreprise l'est un peu, si on veut. Tous contre Paris à l'échelle nationale, tout contre QSI à Paris, pour créer un club populaire très différent de celui des nouveaux riches, ça aurait du style. Ce serait un truc de gauche en tous cas. Et, alors que la région, les départements, les communes et l'Etat ont un réseau inégalable, ils pourraient même être en capacité de de composer un club de jeunes composé exclusivement de résidents de Paris et IDF (le Paris Football Club a priori), qui aurait comme ambition à court terme d'être l'antichambre du PSG, de faire ce boulot de détection à sa place, pour ainsi générer des revenus solides.
    Quelqu'un sait si les clubs franciliens sont largement surveillés par des sbires du PSG à la recherche de l'essentiel de sa future équipe première ?

  • Moravcik dans les prés le 09/10/2012 à 01h39
    Même s'il y a bien sûr beaucoup de provinciaux qui vivent en Ile-De-France, ça me semble bizarre de dire que le PSG n'est pas très soutenu en banlieue : j'ai vraiment la nette impression que le supporter 'historique' du PSG est, en général, un banlieusard. Le Parisien intra-muros ne s'intéressait lui que de très loin au PSG et au foot en général (évidemment, depuis l'an dernier, la situation a changé).

    Pour ce qui est du vieux serpent de mer du 'deuxième club" parisien, peut-être faut-il prendre en compte cette spécificité de ne compter comme 'Paris' que l'intérieur du périph. J'y vois au moins deux conséquences : premièrement, il n'y a, tout bêtement, pratiquement pas de stade digne de ce nom dans Paris, faute de place. Pour cette raison notamment, il y a peu de clubs 'de' Paris, et, logiquement, pas de district de Paris. Les (rares) clubs de Paris doivent donc s'affilier à l'un des trois districts de banlieue proche, et éliront 'domicile' en banlieue, ou, au mieux, à une porte de Paris.
    Deuxième conséquence, les clubs franciliens sont éparpillés, extrêmement nombreux, chacun représentant une localité différente, mais, contrairement à leurs équivalents à Londres, ne sont pas considérés comme des clubs de la capitale. Pour un club comme Créteil, c'est du coup effectivement un pari impossible : la mairie de Paris n'est, logiquement, pas concernée, les investisseurs potentiels peuvent difficilement être intéressés par un club aussi localisé, et même si à terme Créteil montait en ligue 1, on a du mal à percevoir qui pourrait constituer les potentiels supporters de ce club (y compris dans la ville elle-même, superbe cité-dortoir sans identité propre).
    Une idée pour remédier à cela serait effectivement de créer un club de 'Paris banlieue sud' (ou nord, ou est), ou quelque chose dans le genre. Aucune idée quant à savoir si ça a même une petite chance de se produire un jour.

    Concrètement, je vois mal comment ça pourrait changer de sitôt. Le Red Star et le Racing seraient légitimes, mais il est improbable que le premier ait jamais les moyens financiers nécessaires, et que le second rassemble un jour plus de supporters que Monaco.
    J'ai quand même un peu envie de croire au PFC : en cas de montée en ligue 2 un de ces quatre, il pourrait peut-être se passer quelque chose.

  • Cebrik Jécluse le 09/10/2012 à 03h19
    @Moravcik
    " Le Parisien intra-muros ne s'intéressait lui que de très loin au PSG et au foot en général (évidemment, depuis l'an dernier, la situation a changé)"

    Je tique sur cette phrase car je pense qu`elle n`est plus totalement vraie.

    D`un, le foot des années 70-80 considéré comme un sport de beauf par les parisien bourgeois a beaucoup évolué, maintenant, les classes moyennes et supérieures sont bien plus impliquées et c`est en cela que de nombreux nostalgiques regrettent cette époque ou le foot était représentatif de la classe populaire. Alors que maintenant, avec le prix des places qui augmente et l`ascenseur social qui a relativement (je dis bien "relativement") fonctionné en France durant ses années la, cad que le jeune fils d`ouvrier est devenu cadre mais a conservé sa passion pour le ballon rond: le public des stades a bien évolué.

    Et deuxièmement, si le Parisien intra-muros (quand il s`intéresse au foot) n`est pas un fan du PSG, c`est aussi parce que vivre en intra-muros n`est réservé qu`aux gens qui en ont les moyens (loyers, niveau de vie...) et que c`est donc le provincial diplômé envoyé travailler a la capital qui prend ce rôle tout en continuant a supporter l`équipe qui l`a vu grandir. Faut pas oublier que la décentralisation de Paris a lamentablement échoué et que Paris reste le lieu de migration privilégié des diplômés de toute la France après le lieu ou ils ont étudié et celui ou ils ont leur racines familiales. D`ou le peu de supporteurs locaux.

    Enfin ce n`est que mon point de vue mais si cette vision du parisien hautain et dédaigneux envers le foot existe encore, elle n`est plus vraiment aussi importante qu`auparavant.. (Troll on) Dédaigneux envers le PSG, oui, mais envers le foot, pas certain. Et ca ne date pas de l`an dernier. (Troll off)

    D`ailleurs, on considère souvent que les nouveaux spectateurs du parc n`y connaissent rien au foot, mais ne se pose-t-on pas la question si cette personne n`est tout simplement pas un supporter d`un autre club, vivant a Paris, attire par le conglomérat de stars qu`on lui propose en messe dominicale?

    Si j`habitais encore Paris, personnellement, j`irai bien au stade voir Ibrahimovic and co n`étant poutant point du tout supporter de Paris donc c`est vrai que j`y mettrais aucune ambiance. Voila, un peu hors-sujet. Désolé du pavé.

  • cris le 09/10/2012 à 09h09
    Pour y avoir été un acteur indirect, je me souviens très bien de l'agitation autour de la création de St-Denis/St-Leu...
    A la base, cela devait-être une association de 2 clubs du 93 (plus cohérent en terme d'identité) :
    Aubervilliers, alors en Nationale, et St-Denis (qui jouait à un niveau bcp plus bas).
    La volonté farouche d'indépendance de certains dirigeants d'Aubervilliers ont fait capoter ce projet qui était bien avancé.
    A la suite de cette décision, les joueurs cadres ont quitté le club qui a fait sa dernière saison de nationale avec un effectif trop léger et a ainsi commencé sa longue descente jusqu'en CFA2 me semble-t-il.
    Avec ou sans fusion, Aubervilliers a donc aussi rapidement couler que l'improbable duo St-Denis/St-Leu...
    Avec le recul, cette décision de ne pas vouloir participer à ce projet était une bonne chose, le club a rebondi, et surtout, à garder son âme...

  • Moravcik dans les prés le 09/10/2012 à 20h06
    C'est vrai, le Parisien intra-muros n'est plus aussi distant du foot qu'il l'a naguère été, le foot n'étant plus considéré comme un sport de beauf comme avant. Mais enfin cet intérêt me semble encore en général assez distant, principalement centré sur les 'grands événements' (genre PSG en LdC plus qu'un anonyme PSG-Sochaux, mettons), les supporters du PSG semblant soudainement disparaitre dès que le club connait une saison difficile.

    Je suis aussi d'accord pour dire que le Parisien intra-muros est souvent fan d'une autre équipe, mais à mon avis l'explication va même encore plus loin que le simple fait qu'il vient souvent de province. On ne compte plus les habitants de Paris se définissant eux-mêmes comme Bretons/Nordistes/Provençaux/Basques/Normands/etc, etc... (rayer la mention inutile) alors même qu'ils sont nés et ont grandi en région parisienne (et parfois même leurs parents aussi). Eux aussi, bien souvent, soutiendront une autre équipe que Paris.

    On en revient au manque d'identité de la région Ile-de-France en général, mais surtout de Paris même, l'absence de sentiment d'appartenance communautaire, qui peut pousser à s'en trouver un de substitution, même s'il est un peu inventé. Ce sentiment d'attachement local, en Ile-de-France, on ne pourra plus le trouver, parfois, que dans certaines banlieues.
    Pour prendre un exemple certes idiot mais significatif, seul des banlieusards pourront peut-être se vexer, lors d'un passage en province, devant les éventuels commentaires désobligeants ou simplement moqueurs adressés aux 'Parisiens'. Le Parisien intra-muros, lui, ne se sentira aucunement offensé (ni même concerné), voire même abondera dans le sens du commentaire. D'ailleurs, une campagne de pub disant qu'il vaut mieux l'avoir en journal n'a vexé, à ma connaissance, strictement personne à Paris. De la même façon, dire ouvertement du mal du PSG à Paris intra-muros est une activité non seulement tolérée, mais souvent encouragée.

    Je dis tout cela, je suis à la fois un ancien enfant et ado banlieusard, maintenant adulte parisien, et je n'ai, malgré cela, moi non plus, jamais été fan du PSG, mais bien de l'équipe d'une ville de province où je n'ai pourtant jamais mis les pieds.

La revue des Cahiers du football