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Tour du Mondial

Tribune des lecteurs Avec le tirage au sort des éliminatoires de la Coupe du monde 2006, vendredi soir, tous les pays engagés connaîtront les adversaires qu’ils devront écarter pour faire le voyage en Allemagne... Hors l'Europe, comment obtient-on son billet?
Auteur : Oublypalaï Nilezoniov le 4 Dec 2003

 

Même si c’est un pays européen qui a statistiquement le plus de chances de remporter cette Coupe du monde (seul le Brésil de Pelé en 1958 a réussi à gagner sur le vieux continent), c’est le moment de voir ce qui va se passer sur les autres continents de l’orange bleue… La répartition des places est la suivante : Europe : 14 places Asie : 4 places + 1 barragiste Amérique du Sud : 4 places + 1 barragiste Afrique : 5 places Amérique du Nord : 3 places + 1 barragiste Océanie : 1 barragiste La FIFA, dans un de ces légendaires moments de tergiversation, n’a toujours pas déterminé le format des différents éliminatoires, ni la répartition des places de barragistes et le mode d’attribution des deux tickets correspondants. Pour le deuxième point, si certains (les sud-Américains en particulier) souhaitent conserver le système de barrages, Sepp Blatter et d’autres personnalités du football mondial ont laissé entendre qu’il pourrait s’agir d’un tournoi entre les quatre équipes concernées, dont l'avantage serait d’éviter des confrontations trop déséquilibrées (type Iran/Irlande) ou des différences flagrantes de préparation (type Uruguay et ses vingt matches d’éliminatoires face à l’Australie et ses six victoires, dont quatre par plus de six buts d'écart…) ASIE L’Asie bénéficie de 4,5 places pour la Coupe du monde en Allemagne. Le Continent asiatique dont les éliminatoires pour la prochaine Coupe d’Asie des Nations se viennent de se terminer est sans doute, avec la CONCACAF, la plus hétérogène des confédérations. En particulier, en raison de la faible implantation culturelle du foot dans certains pays et des mouvements politiques. L’AFC n’a pas encore fixé la forme de ses éliminatoires. On sait simplement qu’ils mettront aux prises trente-deux équipes, dont sept sont issues de préliminaires. L’Asie constitue une élite très resserrée, avec quelques trouble-fête, une petite proportion de valeurs montantes et une masse d'équipes plus ou moins petites, qui se passent des 5-0 entre elles… Parmi l’élite, on retrouve les géants extrême-orientaux (Corée du Sud, Japon, Chine), quelques pays arabes — essentiellement l’Arabie Saoudite, le Koweït (même si les éliminatoires 2002 n’ont guère été brillants) et les Emirats Arabes Unis plus l’Iran. On ne prend guère de risque en affirmant que quatre des cinq équipes concernées par la qualification appartiendront à ce septuor. La question est plutôt de savoir si le cinquième sera issu de ce groupe ou des outsiders. Parmi ceux-ci, on retrouve l’Irak, dont on ne sait pas s'il aura pu remettre son football à flot d’ici les matches importants en 2005 (même si les éliminatoires de la Coupe d’Asie ont été réussis); le Qatar de Philippe Troussier qui a pu mesurer lors des éliminatoires pour la prochaine Coupe des Nations le chemin à parcourir (une défaite, un nul face au Koweït et un match nul contre la Palestine); quelques équipes déjà présentes lors de la phase finale des éliminatoires 2002: le Bahreïn, la Thaïlande (qui suivra peut-être l’exemple de ses clubs (malgré des éliminatoires de la Coupe d’Asie en retrait), avec une qualification obtenue grâce à une victoire 1-0 sur un penalty à la 83e minute face au Tadjikistan), l’Ouzbékistan et Oman. Ces équipes auront certainement du mal à se qualifier pour la Coupe du monde 2006, mais il est important pour elles de passer les premiers tours, afin de rencontrer les leaders de la zone Asie et ainsi, de progresser. À l’instar de celle de la Syrie en 2002, une élimination prématurée pèse lourd pour la suite. Mais quelques équipes semblent bien décidées à contester ce leadership et à s’inviter au round final. On retrouve dans ce troisième chapeau quelques formations qui participent régulièrement ou non à la Coupe d’Asie des Nations et qui semblent progresser: l’Indonésie, le Turkménistan, la Jordanie, la Malaisie voire le Tadjikistan, qui aura peut-être pour une fois de la chance au tirage. Les autres nations semblent bien plus loin et elles essayeront simplement de se battre le plus longtemps possibles sans être ridicules. Alors mouillons-nous : si on avait une pièce à miser sur une surprise, on la mettrait bien sur le Qatar, l’Ouzbékistan ou Oman. FAVORIS : Corée du Sud, Japon, Arabie Saoudite OUTSIDER SURPRISE : Ouzbékistan CONCACAF L’Amérique du Nord bénéficie de 3,5 places pour la Coupe du monde en Allemagne. Avec trois places et une place de barragiste, plus le Mexique et les USA dans la zone, il n'y a guère de place pour des bouleversements permanents. Les deux géants ont prouvé lors de la Coupe de monde 2002 qu’ils étaient compétitifs face au reste du monde, et ce ne sont pas les pays des Caraïbes qui peuvent perturber leur tranquillité. Seuls le Costa Rica et le Honduras semblent être en mesure de leur contester le leadership. On arrive donc à quatre équipes. Toutefois, la qualification de la Jamaïque en 1998 prouve que rien n’est acquis d’avance et les éliminatoires de la CONCACAF sont d’ailleurs les plus étagés de tous. À l’exacte opposition de l’Amérique du Sud et de son championnat intégral, la CONCACAF offrait en 2002 jusqu’à six niveaux d’élimination avec des entrées progressives suivant les pays, les géants n’entrant qu’au quatrième niveau. La Gold Cup qui a eu lieu cet été aux USA et au Mexique a donné de bonnes indications sur le niveau relatif des différents pays, voire même des différentes zones de cette confédération (Amérique du Nord, Amérique Centrale, Caraïbes). Si le Honduras a déçu en étant éliminé d’entrée dans le groupe de la mort (Brésil, Mexique, Honduras), les autres équipes ont confirmé leur niveau: les demi-finales regroupaient le Mexique (vainqueur), les USA et le Costa Rica. La Jamaïque, Cuba et le Salvador, qui s’étaient qualifiés à l’issue du premier tour (deux qualifiés par groupe de trois) ont tous pris cinq buts face à leurs collègues du CONCACAF lors des quarts de finale. Et le principal enseignement de la Gold Cup est que les trois autres éliminés — Canada (bien que vainqueur 1-0 du Costa Rica), Martinique et Guatemala (le Honduras est à part, vu le groupe dans lequel il était) — sont assez proches des trois précédentes équipes. Bref, il faut s’attendre à retrouver les USA et le Mexique, sans doute accompagnés du Costa Rica et du Honduras. Si une Jamaïque 98 devait éclore, misons sur Cuba ou le Salvador. Chez les absents de la dernière Gold Cup, on regardera le comportement du Panama en zone Amérique Centrale et de Trinité et Tobago dans la zone Caraïbes, qui arriveront peut-être à confirmer un jour les espoirs mis en eux. FAVORIS : Mexique, Etats-Unis, Costa Rica OUTSIDER SURPRISE : Cuba OCEANIE L’Océanie bénéficie d’une place de barragiste pour la Coupe du monde en Allemagne. La situation de l’Océanie oscille bien souvent entre ridicule et pathétique. Le terme de géant est même inapproprié pour qualifier l’Australie dans cette zone, seule la Nouvelle-Zélande arrivant de temps en temps, sur un match, à les surprendre si les internationaux australiens expatriés débarquent juste de vingt-quatre heures d’avion. Au bout du compte, l’Australie joue sa qualification pour la Coupe du monde sur deux matches, en aller-retour lors des barrages, le reste des matches servant à battre des records de buts. Derrière les deux grosses équipes qui jouent toutes les finales de zone (pour les qualifs mondiales ou les compétitions continentales), les îles du Pacifique se partagent les accessits. Tahiti et les Fidji ont confirmé lors des récents Jeux du Pacifique Sud leur place de leaders sur ce créneau, mais la Nouvelle-Calédonie qui construit une sélection petit à petit (finaliste des jeux du Pacifique sud) et Vanuatu viennent régulièrement jouer les trouble-fête. L’émulation à quatre leur permettra-t-elle un jour de battre l’un des deux gros? Ce sera en tout cas l’ambition non cachée d'une "sélection française" d’outre-mer, avec les grands débuts de la Nouvelle-Calédonie… FAVORI : Australie OUTSIDER SURPRISE : Nouvelle-Calédonie (pour une place en finale face à l’Australie) AFRIQUE L’Afrique bénéficie de cinq places pour la Coupe du monde en Allemagne. L’Afrique a déjà disputé un "premier tour" pour réduire à trente le nombre de ses candidats. Ils sont répartis en cinq groupes de six, seul le premier de chaque groupe étant qualifié pour le voyage en Allemagne. Notons que les mêmes groupes et les mêmes matches serviront à la qualification pour la Coupe d’Afrique 2006 pour laquelle les trois premiers seront qualifiés. Les cinq ex-qualifiés étant têtes de série, le jeu est de savoir qui pourra les battre pour les empêcher de renouveler leur bail. Avec des gros groupes de six (donc dix matches pour chaque équipe), la place laissée aux surprises n’est pas grande. Attention toutefois, avec une équipe par groupe, tout risque de se jouer lors de la double confrontation entre le favori et l’outsider, mais il conviendra de ne pas perdre de points en route chez les "petites" équipes… Si beaucoup de choses dépendent du tirage au sort, on peut donc estimer que le Cameroun, l’Afrique du Sud, le Nigeria, la Tunisie et le Sénégal seront les grands favoris de leur groupe. Cependant, certains revanchards pourraient ne pas se laisser marcher sur les pieds facilement, et les cinq gros doivent tous espérer éviter le Maroc, l’Egypte, la Côte-d’Ivoire, voire la Guinée, le Ghana ou l’Algérie. Au-delà de ces huit équipes, une surprise n’est guère envisageable. FAVORIS : Cameroun, Nigeria, Maroc, Tunisie, Sénégal OUTSIDERS SURPRISE : RD Congo, Guinée AMERIQUE DU SUD L’Amérique du Sud bénéficie de 4,5 places pour la Coupe du monde en Allemagne. Avec une formule destinée à favoriser les gros (en particulier ceux qui ont un important réservoir de joueurs, puisque la vingtaine de matches est largement supérieure au nombre de matches internationaux pour lesquels les clubs doivent laisser les joueurs à disposition), nul doute que le Brésil et l’Argentine seront du voyage en Allemagne. Il reste donc deux places et une place de barragiste à répartir dans un continent où le niveau est assez resserré. Si la Colombie, le Paraguay, l’Uruguay voire l’Equateur semblent au-dessus du lot et devraient obtenir les trois billets, le bon début de parcours du Venezuela prouve que cette formule de championnat permet aux plus faibles de progresser dans le temps. Le Chili orphelin de Zamorano et le Pérou semblent, comme le Venezuela et la Bolivie, plus destinés à jouer les seconds rôles. FAVORIS : Argentine, Brésil, Paraguay, Colombie, Equateur OUTSIDER SURPRISE : Uruguay

Réactions

  • Agora le 05/12/2003 à 18h53
    Juste un petit bilan :

    Cuba tombant dans le même groupe que le Costa Rica, ce sera sans doute pour dans 4 ans :)

    Le groupe de folie, c'est encore pour les Tchèques et les Hollandais, avec les Roumains.

    L'Ouzbékistan devra se méfier de l'Irak dans son groupe. Plus généralement en Asie, les outsiders potentiels (qui pouvaient entrer dans le cercle des 8) sont tmbés dans des groupes impossibles (Japon, Corée...) alors que les "8" menacés ont des faibles outsiders. Idem en Concacaf..

    Sinon, revoilà la Suisse, Israel et Chypre et bienvenu à l'Irlande et les Feroe... Ca devrait passer :)

  • Agora le 05/12/2003 à 18h54
    Et aussi, Tahiti et la Nouvelle Calédonie sont tombés dans le même groupe (d'où sortent 2 équipes). Sus aux Iles Salomon... :)

  • fatro le 05/12/2003 à 18h56
    Agora : en Afrique il y a un groupe chaud comme la braise : Cameroun, Egypte, Côte d'Ivoire, Libye, Soudan et Bénin.

  • lyes le 05/12/2003 à 23h24
    Vous laissez vraiment peu de place à l'Afrique et l'amsud dans votre article, par contre un paragraphe entier sur le concacaf et une réflexion sur l'Océanie...

  • chams le 06/12/2003 à 09h47
    Tout d'abord, félécitations pour l'article qui a le mérite de faire le point et de nous sortir un peu de notre "ethnocentrisme footballistique" pour voir ce qui ce passe sur le reste de l'orange bleue.

    Concernant les "bizzareries" des différentes affiliations et du rapport entre la fifa et les 6 confédérations, j'aimerais soumettre deux idées :

    - Pourquoi ces confédérations ne serait-elles pas des "filiales" dépendant directement de la fifa? Il me semble que concentrer le pouvoir directement au niveau de la fifa resoudrait pas mal de problèmes.
    - Sur la composition de ces confédérations : j'avais déjà proposé, il me semble, l'idée selon laquelle on pourrait "fusionner" les confédérations concacaf et amsud, ainsi que les confédérations asie et océanie. Ca me paraît jouable au niveau géographique et tout benef' au niveau sportif puisque ça supprimerait cette zone a dix equipes dont cinq qualifiées qu'est l'amsud, la place de barragiste assurée de l'australie, et celles quasi-assurées des usa ou du mexique... tout en formant 4 zones ayant quasiment le même nombre d'équipes ce qui permettrait de mettre en place la même formule de qualification dans chaque confédération et ainsi d'améliorer l'équité de ces qualifications pour le Mondial.

  • Agora le 06/12/2003 à 13h41
    lyes, l'Afrique, c'est le domaine de Ndan et l'AmSud celui d'autres personnes. Le but de l'article est de mettre en avant les 3 fédés les plus oubliées.

  • Flying Welshman le 06/12/2003 à 22h26
    Toutes ces réflexions sur les confédérations et les continents sont intéressantes, mais j'ajouterais quand même que le noeud du problème, ce sont justement les continents.

    Je rappelle que les continents n'existent pas, c'est un découpage mental du monde qui est... d'essence occidentale. Un découpage que les géographes (ceux qui étudient le rapport des hommes à leur espace, et donc le monde dans cette optique) ne peuvent plus utiliser pour comprendre le monde, puisqu'il est parfaitement inopérant.

    Les confédérations sont basées, "en principe", sur ce découpage du monde en continents, ce qui me paraît hyper discutable. Effectivement, le problème soulevé dans un post précédent est le bon : des confédérations (sous la FIFA donc) qui n'ont pas un nombre comparable de fédérations affiliées, c'est ubuesque.

    Il faut un découpage "géographique" des confédérations, dans le sens de la proximité des déplacements, mais qui se démarque de ce leitmotiv continental qui fait dire des choses du genre "la Turquie est européenne à 4% territorialement", ce qui n'a pas vraiment de sens (je dis ça sans amertume vis-à-vis de son auteur, car c'est totalement vrai au regard des "continents").

    Si cela vous amuse, vous pouvez lire Pascal Clerc à ce sujet. C'est très intéressant et je le résume si mal...

  • Le Plan le 06/12/2003 à 22h57
    Euh Flying, le fils de geologue que je suis ne peut pas laisser passer ca... Les continents sont une realite geologique.

    Ensuite se rajoutent des zones geographiques pour limiter les frais d'organisation des eliminatoires. On ne peut pas demander a des petites federations de prendre en charge des frais de deplacement pharaoniques, si par exemple Chypre doit recontrer l'Australie. Cela se ferait surement au detriment du developpement du football dans ces pays.

  • Flying Welshman le 07/12/2003 à 10h24
    Désolé Le Plan, tout fils de géologue que tu es, "les continents sont une réalité géologique" me paraît absurde, mais je ne suis pas assez calé pour en discuter plus longtemps. Je serais curieux d'entendre tes arguments, mais je ne suis pas sûr d'être en mesure de les comprendre (parce que bon... la géologie, c'est compliqué pour moi).

    Pour ce qui est des déplacements, je suis bien d'accord qu'il faut une proximité maximale, mais tu n'as pas dû lire mon post attentivement. Actuellement, des déplacements potentiels Syrie - Japon ou Tunisie - Afrique du Sud (voire Islande - Kazakhstan) ne me paraissent pas des plus rationnels.

  • TheFlyingMoustache le 07/12/2003 à 13h36
    Je suis assez d'accord avec mon (faux) frère le Gallois sur les continents, même si le terme "géologique" n'est peut-être pas le mieux adapté.
    Si (par exemple) de toute évidence l'Amérique forme un tout géologiquement cohérent, donc un "continent", la question se pose pour l'Australie, qui bien qu'étant un tout cohérent est parfois présentée comme un continent, parfois comme partie de l'Océanie. Admettons que l'Australie soit un continent, pourquoi Madagascar n'en serait-elle pas un aussi ? Trop petit ? Mais alors, où est la limite de taille ? Comment définir le seuil au-dessus duquel une île devient un continent ?
    Idem pour l'Europe et l'Asie, qui nous dit-on sont séparées par l'Oural, une chaîne de montagne qui constitue une indéniable réalité géologique. Mais alors, pourquoi les Pyrénées ne séparent-elles pas deux continents ? Histoire de taille, encore une fois, et même question : quelle est la taille minimum ? (c'est marrant d'ailleurs de voir que ces problèmes de taille surgissent souvent dans le lexique du géographe, et je ne suis pas sûr qu'on puisse dire avec certitude quand une anse devient une baie, et une baie un golfe, de même qu'on ne sait pas vraiment quand la presqu'île devient péninsule, mais je m'égare).
    Qu'il faille des divisions de l'espace, et des regroupements (pour permettre l'étude des milieux, assurer le développement le plus harmonieux possible des espaces, etc...), j'en suis le premier d'accord ; qu'il existe des critères pertinents, de nature diverses d'ailleurs, d'accord aussi. Mais selon les critères retenus, la définition de la notion de continent aboutira à des divisions du monde qui seront diverses, et notre vision "classique" des 5 ou 6 continents ne sera à mon avis que rarement validée.

La revue des Cahiers du football