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McFadden 2007, la comète du Parc

Un jour, un but – Il y a six ans jour pour jour, James McFadden inscrit au Parc des Princes un but qui réveille, brièvement, l’orgueil du football écossais. Et restera aussi dans notre mémoire collective.

Auteur : Richard Coudrais le 12 Sept 2013

 


C’est le but inattendu d’une victoire qui ne l’est pas moins. Une frappe aussi soudaine que non conventionnelle. "Contre le cours du jeu", comme aiment à dire les spécialistes. Contre le cours de l’histoire, même, tant une victoire de l’Écosse au Parc des Princes contre la France était peu prévisible. Le match aller, déjà, avait constitué une grosse surprise. À Hampden, les tout récents vice-champions du monde y avaient été terrassés (1-0) par une fringante équipe d’Écosse, combative et déterminée. Les éliminatoires de l’Euro 2008 prenaient alors une belle tournure pour les hommes de Walter Smith: trois victoires en trois matches. Toutefois, dix mois plus tard, en ce 12 septembre 2007, il est peu réaliste de penser que cette sélection, désormais coachée par Alex McLeish, puisse rééditer son exploit. Les Bleus n’ont perdu aucun autre match dans ces éliminatoires, et ils disputent toujours la tête du groupe à l’Italie.
 


Soirée tranquille pour Landreau

En cet automne 2007, l’Hexagone est mobilisé pour la Coupe du monde de rugby. Le Stade de France est réquisitionné par l’Ovalie et c’est le Parc des Princes – son ancienne maison – que l'équipe de France investit pour des retrouvailles que l'on espère festives. Elles le sont: vingt mille Écossais, qui ont trusté la billetterie, occupent les tribunes et font résonner l'enceinte de leurs chants. Sur le terrain, le onze du chardon ne s’embarrasse pas d'une tactique trop élaborée: un bloc compact est dressé devant la surface de réparation, indiquant qu’un bon vieux 0-0 fera largement l’affaire.
 

 

France Ecosse 2007 Parc des Princes McFadden

 

On assiste à un match à sens unique qui voit les hommes de Raymond Domenech tenter toutes sortes de combinaisons pour les voir s’écraser une par une sur le mur écossais. De son coté, Mickaël Landreau, le gardien français, passe une soirée relativement tranquille. C’est sa huitième sélection et il n’a jamais encaissé le moindre but avec les Bleus.
 

Vient alors la 53e minute. Craig Gordon, le gardien écossais, expédie un six-mètres loin devant. Le ballon arrive à quelques quarante mètres des buts tricolores, dans les pieds de McFadden. Le milieu d’Everton est cerné par quatre joueurs français, mais son contrôle est impeccable. Il se retourne et frappe aussitôt. Une frappe de fulgurante qui donne au ballon une trajectoire rectiligne, parfaite, et l'envoie droit sous la barre. Mickaël Landreau n’a vu le coup venir qu’au dernier moment. Le gardien parisien tente de détourner la trajectoire, mais son poignet n’est pas assez ferme. Le ballon est bien dévié, mais claque tout de même dans les filets, au niveau de la lucarne.
 

 


 


Trezeguet et Coupet, victimes collatérales

C’est comme un coup de tonnerre dans le ciel parisien. La colonie écossaise explose de joie, autant que les joueurs sur le terrain. Il reste une bonne demi-heure à jouer pour rattraper le coup, mais les Bleus n’y parviendront pas. L’Écosse s’impose en France pour la première fois depuis cinquante-sept ans et se relance dans la course aux éliminatoires (lire "Le diable était écossais"). Alors que les deux premières places du groupe semblaient promises à l’Italie et la France – les deux finalistes de la dernière Coupe du monde – la sélection d’Alex McLeish se voit soudainement comme un qualifié potentiel à l’Euro 2008. Malheureusement, elle retouchera vite ses limites et ne verra jamais les montagnes de Suisse et d’Autriche.
 

Coté français, l’affront ne sera qu’un accident de parcours et la sélection se qualifiera pour la phase finale. C'est un non-buteur qui fera les frais de ce match: David Trezeguet, aligné dans un 4-4-2 au côté de Nicolas Anelka, dont ce sera l'avant-dernière sélection. "Ma religion était faite", écrira Raymond Domenech dans Tout seul. Il restera surtout de ce but de McFadden une petite vacherie attribuée à Grégory Coupet. Le gardien numéro un des Bleus, alors en convalescence après une rupture des ligaments croisés, aurait confié au Daily Record, un tabloïd écossais, une phrase traduite ainsi par L'Équipe: "Je me suis souvent demandé si je l'aurais arrêté, et j'espère que je l'aurais fait. Je pense que je l'aurais arrêté." [1] Il démentira ces propos, sans pouvoir stopper un running gag qui court toujours.
 

En Écosse, le but est resté fameux. Pas aussi mythique que celui d'Archie Gemmill lors de la Coupe du monde 1978 (lire "Gemmill 1978, point G de l’Ecosse"), mais McFadden et Gemmill ont en commun d’avoir donné, à un moment où tout semblait perdu, une bouffée d’orgueil et d’espoir au foot écossais. Quatre ans plus tôt, en barrages aller des éliminatoires de l’Euro 2004, James McFadden avait déjà été comparé à Gemmill parce qu’il avait marqué contre les Pays-Bas. Mais c’est son but du Parc des Princes, assurément, qui l’a approché de la légende du foot écossais.
 


[1] Dans l'article original, Coupet salue longuement la soudaineté et la beauté de la frappe, avant de lâcher: "I've thought plenty about whether I'd have stopped it and I hope I would have. I tell myself, just probably, I think I would have... but I'd probably have chucked another one in instead."

 

Réactions

  • Charterhouse11 le 12/09/2013 à 02h42
    Je ne me souvenais pas que Landreau touchait la balle.

  • xTieum78x le 12/09/2013 à 09h14
    "Le milieu d’Everton est cerné par quatre joueurs français"

    Faut pas exagérer non plus. Certes, le mec fait un contrôle splendide et enchaîne avec une frappe inattendu. Mais la défense et (surtout) le milieu sont à la rue sur cette action : lorsqu'il fait sa première touche de balle, le premier français est à trois mètres de lui.
    On a souvent parlé de la responsabilité de Landreau sur ce but ; moi je maintiens qu'avec un milieu au marquage de McFadden sur le dégagement du gardien , pour disputer un duel , ce but n'aurait jamais été marqué.

  • Toto le Zéro le 12/09/2013 à 09h53
    Les France-Ecosse de 2006-2007... l'après Zidane et le lent déclin qui s'ensuivit.

    C'est avec ces deux matchs que les rencontres à grosse domination stérile sont devenus de plus en plus courant. L'équipe d'en face bétonne et leur gardien multiplie les miracles...

    Me trompé-je?

  • Josip R.O.G. le 12/09/2013 à 10h10
    Charterhouse11
    aujourd'hui à 02h42

    Je ne me souvenais pas que Landreau touchait la balle.
    -------
    Et pas qu'un peu! Il est à deux doigts de réaliser une superbe parade, main oposée, qui lui aurait valu la itularisation pour la suite....
    Comme quoi, mais on le sait déjà, ça tient pas à grand chose la baballe.

  • Ba Zenga le 12/09/2013 à 12h44
    J'ai toujours trouvé que l'on avait été dur avec Landreau sur ce pion. Le tir est inattendu, les défenseurs pas au marquage et surtout, il plonge bien et la touche.

  • Doc Martins le 12/09/2013 à 15h51
    Pour l'anecdote, la chaussure ayant permis à James McFadden de marquer ce fameux but figurait récemment dans un musée de Glasgow lors d'une exposition sur l'histoire du football écossais. Non loin de célèbres poteaux carrés...

La revue des Cahiers du football