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Le foot étranger n'a pas d'avenir : la Géorgie

GÉORGIE [joueurdyatzé] n.f. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la sélection nationale de Géorgie possède un point commun avec le Brésil, l’Allemagne et l’Italie: elle n’a aucun avenir. Toutefois, à la différence des trois équipes précédentes, elle n’a pas non plus le moindre passé. Incapable de se qualifier pour une phase finale de Coupe du monde ou de Championnat d’Europe, elle ressemble à ces joueurs de quinze ans qui rejoignent l’Angleterre pour gâcher leur carrière alors qu’ils auraient pu croupir en France sur un banc de CFA.

 

Auteur : Sylvain Zorzin le 8 Juin 2007

 

GÉORGIE [joueurdyatzé] n.f. Aussi étonnant que cela puisse paraître, la sélection nationale de Géorgie possède un point commun avec le Brésil, l’Allemagne et l’Italie: elle n’a aucun avenir. Toutefois, à la différence des trois équipes précédentes, elle n’a pas non plus le moindre passé. Incapable de se qualifier pour une phase finale de Coupe du monde ou de Championnat d’Europe, elle ressemble à ces joueurs de quinze ans qui rejoignent l’Angleterre pour gâcher leur carrière alors qu’ils auraient pu croupir en France sur un banc de CFA.

fooet_georgie.jpgDisputant son premier match officiel en 1990 contre la Lituanie, la Géorgie encaisse sa plus large défaite contre la Roumanie en 1996 (0-5) et remporte sa plus large victoire un an plus tard contre l’Arménie (7-0). On pourrait donc croire que personne n’a encore osé révéler dans ce pays la disparition de l’URSS. D’ailleurs, peu après avoir assisté à l’entraînement de leur adversaire, plusieurs joueurs saccagèrent le stade national des îles Féroé, réclamant la fin de la barbarie socialiste et des traitements inhumains.

Ce serait oublier que la Géorgie tente de se qualifier pour l’Euro 2008 dans le même groupe que la France ou l’Italie. Le verbe "tenter" doit évidemment être entendu dans le sens de l’expression "Bryan Bergougnoux tente une reprise de volée" ou "Fabrice Fiorese tente un come-back", et non dans celui d’un quelconque espoir que l’équipe pourrait entretenir. Rien que chez les bookmakers en effet, la cote de la Géorgie est équivalente à celle de Gérard Schivardi durant l’élection présidentielle après que ce dernier eut reconnu sa sympathie pour Gérard Houllier.

Pour ne rien arranger, la sélection nationale de Géorgie est dirigée par Klaus Toppmöller, dont la carrière, plongée dans l’anonymat après de nombreuses années fastes, rappelle celle du père de Thibault Giresse. Obtenant divers succès à la tête de divers clubs allemands, notamment l’Eintracht Francfort et le Bayer Leverkusen, Toppmöller prend en février 2006 les rênes de l’équipe de Géorgie. Au bout de quelques heures à peine, il éprouve une indécrottable nostalgie que Johann Wolfgang von Goethe nommait Sehnsucht pour tomber les filles.

Le plus célèbre footballeur géorgien est sans doute Kakhaber "Kakha" Kaladze, qui dispute actuellement sa sixième saison au Milan AC. Le moins célèbre est probablement Georgiou Murtaz, qui s’est déjà endormi deux fois sur le banc du Lokomotivi Tbilisi, et qui regarde parfois le ciel gris de nuages en attendant qu’un jour, enfin, on en termine une bonne fois pour toutes avec cette URSS mangeuse d’hommes et de rêves.

À la lumière de la plupart de ces réflexions, on peut donc raisonnablement penser que le foot géorgien n’a aucun avenir.

Réactions

  • jcm le 08/06/2007 à 01h09
    D'ailleurs en parlant de Klaus Toppmöller, avez-vous remarqué mercredi soir, à la sortie des vestiaires géorgiens, juste avant le match, que l'entraineur à la chevelure blanche inquiétante, tel un shaman en transe , tapotant le cou ou les fesses à chacun de ses joueurs qui sortaient de l'antre, une fois ses bénédictions galvanisantes terminées, se mit dos à la caméra aventureuse de TF1 et nous dévoila qu'un de ses poulains lui avait collé la feuille de match au dos de sa veste tel un poisson d'avril.

    Tel un seigneur du football respecté de toute la Géorgie, il pouvait entrer sous les projecteurs de l'Abbé Deschamps.


  • pavlovitch le 08/06/2007 à 11h20
    "Toppmöller prend en février 2006 les rênes de l’équipe de Géorgie. Au bout de quelques heures à peine, il éprouve une indécrottable nostalgie que Johann Wolfgang von Goethe nommait Sehnsucht pour tomber les filles."


    Excellent, ça m'a bien fait tripper ce passage!

  • Raspou le 08/06/2007 à 11h32
    Moi c'est la fin que j'adore:

    "Le moins célèbre est probablement Georgiou Murtaz, qui s’est déjà endormi deux fois sur le banc du Lokomotivi Tbilisi, et qui regarde parfois le ciel gris de nuages en attendant qu’un jour, enfin, on en termine une bonne fois pour toutes avec cette URSS mangeuse d’hommes et de rêves."

  • Didier_F le 08/06/2007 à 18h55
    C'était drôlement bon, et je m'ai bien régalé.

  • pavlovitch le 08/06/2007 à 19h10
    T'as bouffé des hommes et des rêves?

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