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En avant doutes

Le Tournoi Hassan II n'a pas réussi à effacer les petites faiblesses des Bleus. Aussi le doute s'impose-t-il. Est-ce que l'équipe de France a le niveau?
Auteur : Curtis Midfield le 2 Juin 1998

 

Voici l’article que je rêvais de n’avoir pas à écrire. A une grosse dizaine de jours de l’ouverture du mondial, l’équipe de France n’a toujours pas entièrement résolu ses problèmes offensifs. Ses deux matches marocains, même s’ils ont laissé apparaître de belles promesses n’ont pas suffit à nous rassurer. Or, à moins de repousser la date de la compétition ou d’entrer dans le tableau directement en finale, il ne reste que peu de temps pour trouver la formule qui gagne. A moins d’une révélation contre la Finlande, le sélectionneur se devra donc de composer au mieux selon les rencontres et les adversaires proposés.

La faute à qui? Chacun aura sa propre réponse et là n’est plus la question. Ce qui importe désormais, c’est l’état des forces en présence.
Derrière, le schéma est connu, sans surprise et garant d’une rigueur sécurisante. Les Barthez, Thuram, Desailly, Blanc et autres Lizarazu ou Deschamps ont fait leurs preuves et donnent à l’équipe toute la stabilité dont elle a besoin. Quel sera le second milieu récupérateur? Le poste se jouera sans doute entre Petit et Karembeu sans que cela génère de gros problèmes.

La suite? Zizou est incontournable (que les arbitres nous le protège) et tout ou presque dépendra en grande partie de lui. Restent trois joueurs à trouver pour faire trembler les filets. Et là, c’est un peu la bouteille à l’encre. Personne à écarter mais personne d’indiscutable non plus.
Les joueurs de couloir? Contre la Belgique, Pires n’a guère été à son avantage et ceci devient une mauvaise habitude. Curieusement c’est en rentrant en cours de match qu’il semble être le plus à l’aise. D’où une position de joker idéal de plus en plus évidente. Une Coupe du Monde se gagne aussi sur la qualité des remplaçants et sur la faculté à changer un schéma tactique et le cours d’un match. Sachant évoluer sur toute la largeur du terrain, l’ancien Messin est tout désigné pour endosser le costume.
Thierry Henry, qui l’a remplacé contre les diables rouges, a de son coté séduit par sa vivacité et sa capacité de débordement. Moins précis dans la finition, il a cependant marqué de précieux points. Sur le coté gauche, Diomède a effectué une rencontre honnête contre le Maroc mais sans atteindre tout ce que nous sommes en droit d’attendre de sa part.

Mais plus que la qualité intrinsèque de chacun, c’est leur capacité à jouer avec leur avant-centre qui semble poser problème. Que ce soit Guivarc'h, Dugarry ou Trezeguet (qui aura sans doute une vraie chance contre la Finlande), la complicité entre les uns et les autres a loin d’avoir été parfaite. Rappelons sur ce point la préférence clairement affichée de Zidane de jouer avec Dugarry devant lui. Si l’annonce de cette préférence a pu en choquer beaucoup et si elle justifie également une partie du choix du sélectionneur dans le maintien dans les 22 de l’actuel Marseillais, force est de constater que contre les Belges les anciens Bordelais (Liza y compris) se sont plutôt bien trouvés. En conséquence, on devrait voir cette combinaison sur un des terrains du Mondial. Quant au cas Guivarch, son manque de ballons exploitables (l’élément précédent en constituerait-il une explication partielle?) est préoccupant. Rien n’est perdu mais il faut espérer que l’osmose se fasse au cours des derniers entraînements.

Abordons maintenant le cas Djorkaeff (qui a déjà fait couler beaucoup d’encre dans les journaux et sur les CdF). Rien n’est simple. Depuis un bon moment, le rendement collectif de l’intériste est proche du nul et à cet égard, on peut légitimement se demander s’il a toujours sa place dans l’équipe. Ajoutons-y de surcroît, une entente avec l’avant de pointe loin d’être évidente en dépit d’une grande liberté de manoeuvre. Voilà un passif qui devrait suffire à le laisser sur le bord du terrain. Seulement, et les Marocains peuvent en témoigner, devant le but, il reste capable d’effectuer le geste qui sauve. En conséquence, lui aussi semble se diriger vers un poste de super remplaçant , sauveur de l’humanité masculine hexagonale; rôle qui conviendrait de surcroît parfaitement à un ego quelque peu surgonflé.

On le voit, les deux rencontres en terre africaine n’auront pas suffit à dégager clairement une hiérarchie entre ceux de devant et n’auront pas apporté de certitudes propres à nous rassurer un tant soit peu. Aucun schéma offensif n’est clairement défini pour le moment et il faudra donc faire en fonction des adversaires et savoir s’adapter jour après jour, mi-temps après mi-temps. L’aspect positif d’une telle démarche est qu’ainsi les adversaires des tricolores resteront eux aussi dans le flou jusqu’au dernier moment quant au schéma adopté. Espérons juste que les fantômes de l’Euro ne resurgiront pas.

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