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Comment devient-on champion du monde ?

La Coupe du monde en infographies / 1 – Qu'ont-il fait avant le tournoi de leur titre? Comment l'ont-ils remporté? Faut-il encaisser toujours moins de buts pour y parvenir? Tous les champions du monde en visuels et en chiffres.

Auteur : Christophe Zemmour et Mathieu Garnier le 27 Mai 2014

 


Un coup d’œil dans le rétro des deux éditions précédant l’acquisition du titre révèle certaines singularités dans les parcours des champions du monde de football. La France et l’Uruguay sont les seules à avoir remporté le Mondial après deux phases finales dont elles ont été absentes, respectivement 1990-1994 et 1934-1938, mais pour des raisons différentes: non-qualification d’une part et déclinaison/forfait d’autre part. La Celeste est donc l’unique tenant à ne pas avoir défendu son titre, mais elle l’a repris dès sa deuxième participation à la compétition en 1950.
 

 [cliquez sur les images pour les agrandir]
 

 

L’Argentine, en 1986, et le Brésil, en 1970 et 2002, ont également su récupérer leur bien, tandis que la France a échoué dans cette tentative pour quelques centimètres en 2006. La Seleção, comme l’Allemagne, peut s’enorgueillir de deux périodes remarquables de présence dans le dernier carré, respectivement 1950/70 + 1994/2002, et 1966/74 + 1982/1990. Les deux sélections sont d’ailleurs les seules à avoir atteint la finale trois fois de suite. On remarque également que les deux derniers champions du monde, l’Espagne et l’Italie, ainsi que le Brésil 1994, ont eu un parcours similaire lors des deux éditions précédentes (quart et huitième). Enfin, recevoir ne garantit pas forcément la victoire, puisque cela n’est arrivé que six fois (1930, 1934, 1966, 1974, 1978 et 1998).
 

 [cliquez sur l'image pour l'agrandir]

 

 

 

En 2002, le Brésil gagne tous ses matches avant la fin du temps réglementaire, comme en 1970, et comme l’Uruguay en 1930. En général, un champion du monde est régulier dans la performance, marque toujours plus que la moyenne et n’accumule pas les prolongations ou les séances de tirs au but. Au pire, il en dispute deux, comme la France en 1998 et l’Italie en 2006. L’Espagne, vainqueur le moins prolifique, est aussi le seul à avoir perdu son premier match de la compétition. Un titre d’autant plus beau que l’équipe a dû assumer un statut de favori et faire face à des adversaires très défensifs et à un retard initial inédit.


Dans d’autres circonstances non moins difficiles (Totonero), l’Italie a la singularité de sortir de son groupe en 1982 avec trois nuls, et d’avoir dû disputer une rencontre d’appui en 1934, contre l'Espagne en quarts de finale – et comme l’Allemagne en 1954 contre la Turquie au sortir de la phase de poules. De son côté, l’Argentine perd son dernier match de poule face à la Nazionale en 1978, la laissant en découdre avec la RFA et les Pays-Bas au deuxième tour.

 

 

 

 

 


En regardant de plus près les statistiques de buts marqués et encaissés, il y a une tendance très nette à la solidité chez les cinq derniers champions du monde, avec moins d’un pion concédé tous les deux matches. Mais ils ne sont pas forcément les moins prolifiques non plus, avec 2.1 buts de moyenne pour France 1998 et 2.5 pour Brésil 2002. L’époque l’explique, mais cela a tendance à tordre le cou à certaines idées reçues: l’Allemagne 1954 est le vainqueur le plus prolifique (4.1 de moyenne, dont 7 contre la Turquie lors de la rencontre “bonus” d’appui). Le miracle de Berne aura donc privé la Hongrie, auteur de 27 buts en cinq matches, d’un titre de champion du monde plein de panache.

 

Réactions

  • José-Mickaël le 27/05/2014 à 02h21
    Bonne idée de mettre des graphiques pour illustrer les stats. Le deuxième graphique, en particulier, est très parlant : on voit immédiatement que peu de champions du Monde ont perdu un match dans le tournoi, le cas récent de l'Espagne est donc exceptionnel ; on voit aussi très bien que, sur la période récente, il est fréquent d'être passé par une séance de tirs aux buts (voilà pourquoi j'estime qu'il faut à tout prix préparer ces séances).

    Le premier graphique, par contre, me paraît mal choisi : sa forme en disque resserre au centre les points de couleur et empêche de voir immédiatement à quelle équipe ils correspondent.

    Je signale aussi une erreur : en 74 et 78, l'avant-dernier match était aussi un match de poule (il n'y avait pas de demi-finales).

    J'espère qu'il y aura une suite à cet article, c'est toujours intéressant de se pencher sur ces statistiques, surtout si elles sont bien mises en valeur graphiquement.


  • Gabriel Heinze Sergent García Rafa Márquez le 27/05/2014 à 09h44
    D'après le premier graphique, on peut en déduire que le futur champion du monde a été éliminé en quarts en 2010 et en huitièmes en 2006.
    Go Black Stars!

  • Obiwan Kenobi le 27/05/2014 à 09h58
    "Recevoir ne garantit pas forcément la victoire, puisque cela n’est arrivé que six fois (1930, 1934, 1966, 1974, 1978 et 1998)."


    Effectivement, mais c'est souvent à domicile que l'on gagne sa première coupe du monde : Uruguay en 1930, Italie en 1934, Angleterre en 1966, Argentine en 1978, France en 1998). Ca fait 5 sur les 8 pays champions du monde.

    C'est cette stat qui m'avait fait prédire que la France gagnerait en 98.
    Une "grande" nation du foot, pas encore championne du monde, à domicile...
    Les contre-exemples les plus marquants sont le Brésil en 50 et dans une moindre mesure la France et l'Espagne en 38 et 82.

    Alors la Russie championne du monde en 2018 ?
    Je ne parle pas de 2022...

  • Tonton Danijel le 27/05/2014 à 10h10
    "De son côté, l’Argentine perd son dernier match de poule face à la Nazionale en 1978, la laissant en découdre avec la RFA et les Pays-Bas au deuxième tour."

    C'était également le cas de la RFA en 1974, dans un "derby" particulier et unique dans l'histoire du foot international contre la RDA.

    Les Allemands de l'Est ont joué le match de leur vie mais ont gagné le droit de se coltiner l'Argentine, le Brésil et les Pays-Bas lors de la seconde phase... (alors que la RFA a affronté Yougoslavie, Pologne et Suède dans une poule plus abordable).

  • Nicaulas le 27/05/2014 à 10h20
    J'ai encore le cerveau embrumé, mais je ne comprends pas à quoi fait référence la courbe de la moyenne globale de tous les participants sur le dernier graphique.

    Les buts encaissés ? Les buts marqués ? La différence de buts moyenne ?

  • Groovennec le 27/05/2014 à 13h54
    C'est le nombre moyen de buts marqués par l'ensemble des pays, qui est donc égal au nombre moyen de buts encaissés. Multiplié par 2, il nous donne tout bonnement le nombre moyen de buts par match.

    Le but ici était de voir si le champion du monde marquait/encaissait plus de buts qu'une équipe lambda.

  • Nicaulas le 27/05/2014 à 14h21
    Donc, oui, j'avais le cerveau embrumé. Merci pour l'explication.