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L’abécédaire du Tours FC

Parce que le palmarès ne fait pas tout, plongée au cœur d'un club où l'attaquant le plus talentueux est en fait l'entraîneur et où on est déjà content de finir la saison sans être relégué ni embêté par la DNCG.

Auteur : McManaman le 11 Nov 2015

 

 

 

A comme Aston

Alfred "Fred" Aston est le premier grand joueur à porter le maillot du FC Tours. Cet ailier virevoltant est l’un des meilleurs joueurs français des années 30-40 au sein du Red Star, et participe aux Mondiaux 1934 et 1938. Il est même sélectionné dans une équipe continentale pour un match contre l’Angleterre à Highbury en 1938. Aston arrive à Tours comme entraîneur-joueur en 1951, année de la fondation du club, et prend sa retraite en 1956, à l’âge de quarante-quatre ans. Il ouvre ensuite une boutique d’articles de sport en centre-ville, qui existe encore aujourd’hui.

 

 

 

B comme Bergougnoux

Quand Bryan arrive au club le 31 août 2012, l’équipe est au fond du trou. Bon dernier avec un point pris lors des cinq premières journées, le club décide d’injecter de l’expérience avec la signature du Gone et de Pascal Bérenguer. Bonne pioche, puisque Tours finit l’exercice à la dixième place, avec notamment une deuxième moitié de saison où Bergougnoux est le chef d’orchestre d’un ensemble séduisant. Il a depuis été promu capitaine. Il fut l'auteur d’une panenka face à Ruffier en coupe la saison dernière, pour le plus grand plaisir des Lyonnais.

 

 

 

 

 

C comme Coupes

La coupe d’Europe? Même pas en rêve, faut pas déconner. Déjà qu’en Coupe nationale, c’est pas brillant depuis deux demi-finales perdues contre le PSG en 1982 et 1983... Tant pis.

 

 

 

D comme DNCG

En 1993, la DNCG retire le statut professionnel au FC Tours et le rétrograde de deux échelons. Le club dépose le bilan dans la foulée mais parvient à éviter la liquidation et renaît sous le nom inversé de Tours FC. Aujourd’hui, pour les Tourangeaux, la DNCG semble avoir pour unique but de scruter chaque année les comptes du club pour l’empêcher de recruter, ou éventuellement d’encadrer la masse salariale. Le spectre de 1993 est toujours présent dans les esprits.

 

 

 

E comme Ettori(s)

En 2013, Jean-Marc Ettori, président de Corsicatours, rachète le club, comme souvent au bord du gouffre financier. Il installe son homonyme et ancien gardien international comme président délégué, et redresse petit à petit les comptes (voir W). Aujourd’hui, Jean-Luc semble mis à l’écart et Jean-Marc s’investit davantage dans le club, en espérant que cette saison soit la bonne (voir M).

 

 

 

F comme Furlan

Jean-Marc a joué au FC Tours de 1982 à 1985 mais n’est hélas jamais venu entraîner le Tours FC.

 

 

 

G comme Giroud

Ahhhhhh, Olivier Giroud. Le chéri de ces dames. Formé à Grenoble, le natif de Chambéry arrive en 2008 dans une équipe fraîchement remontée de National. Son grand gabarit fait d’abord penser à un avant-centre-bourrin-déménageur-standard de L2, mais très vite sa protection de balle, son jeu de tête et la qualité de son pied gauche le font sortir du lot. Meilleur buteur et meilleur joueur de Ligue 2 en 2009/10, il est encore pleuré aujourd’hui quand un attaquant vendange. Et les vendanges, en Touraine, on connaît.

 

 

 

 

 

H comme Hiver

Saison traditionnelle du coup de mou, aussi bien sur le terrain que dans les tribunes (voir V).

 

 

 

I comme Italien

Pour la première fois cette saison, le Tours FC a un entraîneur italien: Marco Simone. Grosse préparation foncière, check. Gros progrès en défense, check (12 buts encaissés en 14 matches). Restent à valider les items "Victoire contre le cours du jeu", et "Simulation honteuse", option "Penalty litigieux".

 

 

 

J comme Jardin de France

Surnommée le Jardin de France depuis le XVe siècle, la Touraine s’enorgueillit d’un climat tempéré et légèrement humide et d’une douceur que les voisins angevins ont tenté de détourner à leur profit. Notons que cet art de vivre peut expliquer les performances de certains joueurs venus se la couler douce en bord de Loire.

 

 

 

K comme Koscielny

Comme Olivier Giroud, Laurent Koscielny est un parfait inconnu pour la grande majorité des supporters lorsqu’il arrive en 2008. Tours vient alors d’être relégué en National après une saison calamiteuse, et remonte tout de suite, notamment grâce à l’impact défensif de Kos’. Son sens de l’anticipation, son jeu de tête et sa relance sont largement au-dessus du lot en Ligue 2, et il est logiquement transféré à l’échelon supérieur en 2009, pour la suite qu’on connaît.

 

 

 

L comme L’Enlèvement d’Europe

Tableau de 1750 par Jacob Jordaens, exposé au musée des Beaux-Arts de Tours. Que vient faire cette toile ici, direz-vous? Eh bien, en 2008, un détail en a été imprimé sur le maillot à la place des sponsors, pour un match contre Lens, faisant la promotion d’une exposition. L’objectif était de renforcer les liens entre sport et culture. Succès mitigé.

 

 

 

 

 

 

M comme Montée et Maintien

L’objectif d’août, l’espoir de janvier.

 

 

 

N comme National

L’enfer. Plus jamais ça. Mais c’est pas passé loin la saison dernière.

 

 

 

O comme Onnis

Quand le FC Tours accède pour la première fois à la D1 en 1980, il parvient à engager l’Italo-Argentin à la surprise générale. Meilleur buteur de la saison précédente avec Monaco, il récidive en 1981 et 1982 sous les couleurs ciel et noir, et contribue grandement au maintien. Mais, moins prolifique en 1982/83 et malgré le recrutement d’Omar da Fonseca, il ne peut empêcher la relégation et part terminer sa carrière à Toulon. La mascotte du club, une salamandre bleue pétant, est baptisée Delio en élégant hommage. A noter que le meilleur buteur de l’histoire de Tours n’est pas Onnis mais Pierre-Antoine Dossevi (75 buts contre 73).

 

 

 

 

 

 

P comme Point P

Un des sponsors des grandes années 80 en D1, avec Pavillon Moderne, Tollens et d’autres. L’auteur de ces lignes étant collectionneur de maillots, si vous en avez un qui traîne…

 

 

 

Q comme Quel rival ?

Pas de vraies rivalités locales, mais quelques derbys plus ou moins récurrents en L2. Hélas, ils ne se tiendront pas cettre saison, pour diverses raisons (Angers en L1, Orléans et Châteauroux en National, Le Mans on ne sait plus trop, Bourges on n’en parle même pas).

 

 

 

R comme Rillons et Rillettes

Spécialités locales, les rillettes viennent enfin de faire leur retour à la buvette du stade, on attend (désespérément) les rillons.

 

 

 

S comme Sanchez

L’entraîneur qui y était presque. Daniel Sanchez, recruté par Max Marty en même temps que Koscielny, prend en main l’équipe qui vient de descendre en National en 2007. L’objectif de remonter immédiatement en L2 est tenu, l’équipe terminant deuxième de National. La saison suivante voit Tours rester sur le podium pendant une bonne partie du championnat, avant de décrocher en hiver et de se rapprocher au printemps, trop tard. Jamais Tours n’a été aussi proche de remonter au premier échelon français, en pratiquant un football offensif et rapide, surtout à la Vallée du Cher (premier au classement à domicile). La saison suivante se clôt à la dixième place et Sanchez part à Valenciennes.

 

 

 

T comme TVB

Le Tours Volley Ball est le gentil rival sportif local, au palmarès légèrement supérieur (une Ligue des champions et une finale, six titres de champion et neuf coupes de France) avec un budget de moins de trois millions d’euros contre environ neuf pour le foot. La mythique salle Grenon avait déjà accueilli l’autre grand club sportif local, l’ASPO basket, champion en 1976 et 1980. Pas d’animosité entre les clubs mais pas mal de chambrages entre les supporters (bon, en fait, ce sont surtout les volleyeurs qui chambrent les footeux, l’inverse étant plus délicat pour des raisons de palmarès et de gabarit).

 

 

 

U comme U19

LE grand espoir pour l’avenir du club: la génération U19 a été sacrée championne de France en 2014. Chacun au club espère voir les gamins ramener le club dans l'élite alors qu’ils seront sans doute vendus avant.

 

 

 

V comme Vallée du Cher

Le stade de la Vallée du Cher a été inauguré en 1978. Présenté à l’époque comme un stade ultra moderne avec son terre-plein ovale, le moins qu’on puisse dire est qu’il a vite vieilli. Longtemps véritable nid à courants d’air et machine à attraper la crève, sa fréquentation baisse traditionnellement en hiver, sauf dans la seule latérale disposant d’un toit. L’ouverture d’une nouvelle tribune couverte au nord a opportunément commencé à remettre la populace à l’abri. Mais malgré tout, on s’y sent comme à la maison.

 

 

 

 

 

 

W comme Wigan

Club de Championship qui a sans doute sauvé le TFC du dépôt de bilan en rachetant Andy Delort l’an dernier en toute fin de mercato, ce qui ne les a pas empêché de descendre.

 

 

 

X comme Xavier Gravelaine

Un des joueurs nés dans l’agglomération de Tours et n’ayant jamais joué au club (ce n'est pourtant pas comme s'il n'avait pas essayé de tous les faire), comme Bernard Lama, Mikaël Silvestre ou les frères Dalmat. Patrick Vieira ou Sylvain Distin n’y ont évolué qu’en équipes de jeunes.

 

 

 

Y comme "Y’a une petite chambrée ce soir quand même"

Ce qu’on se dit quand le match du 14 janvier contre Laval commence et qu’on tente de se rassurer en se disant qu’on n’est pas les seuls à venir se les peler.

 

 

 

Z comme Zeidler

Entraîneur allemand francophile, au style de jeu offensif, qui a pris en main l’équipe en juin 2011 et terminé à une belle sixième place. Il est licencié après quatre journées catastrophiques lors de la saison suivante (voir B). Il exerce à présent au Red Bull Salzbourg.

   

 

 

Réactions

  • Mister Frisk le 11/11/2015 à 09h43
    Excellent article.

    Si, on pourrait pour une fois parler du Bourges 18 qui a tappé la Berrichonne en coupe de France.
    Mais je te l'accorde ca serait la seule. Parce que sinon c'est triste, triste, triste comme cette region qui se meurt.

    Quand je vois les sieges cassés du Stade Jacques Rimbault, seul vestige de la super D2, je me console en me disant que la nature tente de reprendre ses droits et lui redonner son nom mythique de "Stade des grosses plantes"

  • McManaman le 11/11/2015 à 09h59
    Merci Mister Frisk !

    Ah, le FCB... Enfin, l'autre. Non, pas cet autre là, encore un autre. Voilà.

    J'ai le souvenir que les joueurs, alors en D2, circa 1991 - 1992, étaient venus s'entraîner dans les installations de mon petit club berrichon. J'étais en Poussins, et super fier d'avoir l'autographe d'Olivier Chavanon. Je l'ai hélas perdu depuis.

    Et quand on nous a dit qu'on jouerait une finale de D2 départementale U14 (?) à Jacques Rimbault, on était super heureux. On ne nous avait pas dit que ce serait sur un des terrains annexes...
    Bref, heureusement que j'ai quitté le Berry pour la Touraine...

  • Nadine Zamorano le 11/11/2015 à 10h24
    Merci à l'auteur pour ces souvenirs. Je n'ai plus mis les pied à la Vallée du Cher depuis l'époque du National.

    Je m'attendais à R comme Armand Raimbault: le bedonnant et sympathique gardien venu du monde amateur, qui marquait tous les pénos de l'équipe (et n'en a raté aucun en carrière). Avec mes amis du lycée, dès qu'on composait une liste de 23 pour un Euro ou une CDM, on le sélectionnait en 3e gardien en se disant qu'il marquerait dans n'importe quelle séance de TAB.

  • McManaman le 11/11/2015 à 10h50
    Merci Nadine,

    Tu as eu raison de compléter, j'avais en effet pensé au camarade Raimbault, mais je l'ai assez peu vu jouer, ayant commencé à fréquenter la Vallée du Cher vers la fin de sa carrière tourangelle.

    Et j'aime bien parler de rillettes

    Bon, Jacques et Armand Raimbault, c'est fait, il y en a d'autres dans la famille ?

  • djay-Guevara le 11/11/2015 à 12h54
    Florent Gautreau est ce toi ?

  • McManaman le 11/11/2015 à 13h23
    Ah non.
    Je crois que lui est vraiment du coin, je ne suis tourangeau que d'adoption.

  • djay-Guevara le 11/11/2015 à 13h51
    C'est pour ca qu'il n'y a pas de references a Andy Delort.

  • McManaman le 11/11/2015 à 13h58
    Sur mon premier jet, j'avais fait une entrée D comme Delort, mais je voulais caser assez tôt les histoires de changements de nom et de gros sous.

    Si tu regardes à W, il y a quand même une référence à Andy, faut pas déconner non plus, je suis tombé amoureux dès sa première première mi-temps à la Vallée du Cher.

  • et alors le 12/11/2015 à 09h37
    Merci pour cette plongée dans le foot d'en bas. (Maintenant que d'Angers on peut regarder Tours de haut, on en profite.)

    On aurait vraiment dû garder "le fil des rillettes" pour Go Mouest, avec le climat légèrement humide, c'est sans doute ce qui unit le mieux la région.

  • McManaman le 12/11/2015 à 19h44
    Oui, mais là on va tomber sur le débat sur les différentes variantes de rillettes, notamment Le Mans vs Tours.

    Et là, à côté, "Nantes est-elle en Bretagne ?", est un débat apaisé.

    Un fil "rillons, rillettes et vin blanc", c'est vrai que ça aurait de la gueule.