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Barcelone-Séville : Supercoupe et super match

Après neuf buts et deux heures spectaculaires, le FC Barcelone a finalement remporté le premier trophée européen de la saison. Une victoire plus difficile que prévu qui apporte son lot de satisfaction aux deux équipes.

 

Auteur : Christophe Kuchly le 12 Août 2015

 

 

L’angle était déjà défini, l’article en bonne partie rédigé et l’oeil sur le match plus distrait. À 4-1, on peut généralement tirer des conclusions, sans doute un peu trop définitives. Tout commençait par cette phrase: "Au top, le FC Barcelone est injouable." S’en suivaient quelques nuances au cours d’une démonstration élogieuse envers le club catalan. Et puis, il a fallu tout recommencer. Car le Barça, qui a certes finalement remporté la Supercoupe d’Europe, mardi soir, face à Séville, a été rattrapé, dominé et dut attendre la fin de prolongation pour s’en sortir (5-4). Un résultat pas illogique mais révélateur d’une chose: quand un adversaire de qualité joue, il est déconseillé de s’arrêter pour le regarder.

 

 

Barcelone part fort...

Le scénario remet-il en cause le principe de départ, à savoir que les Catalans sont potentiellement trop forts pour le reste du monde? Pas forcément, ceux-ci ayant largement baissé en régime à l’heure de jeu - on imagine autant par fatigue en ce début de saison que par calcul, la Supercoupe d’Espagne arrivant dès vendredi. Avec trois buts d’avance, ils ne risquaient a priori plus rien. Deux erreurs de Jérémy Mathieu les ont pourtant exposés à une égalisation survenue à la seconde même où on commençait à la penser inéluctable. Et si Pedro a finalement délivré le Barça en prolongation, personne n’a, sur le moment, semblé content de la rencontre... hormis les spectateurs neutres. Déception des uns, soulagement des autres, mais pas de grandes effusions au moment de prendre les médailles et faire coucou à Michel. À ce stade de la saison, les promesses valent pourtant plus que les lacunes.

 

 

 

 

Pendant une période, la première, le FCB a repris les affaires là où il les avait laissées. La montée en puissance vue depuis janvier n’a pas été tant affectée que ça par les vacances, l'aboutissement du triplé et la Copa América. Lionel Messi est toujours capable de dribbler la moitié de la planète en partant arrêté et a rappelé qu’il tirait aussi des coups francs; Luis Suarez n’a pas perdu son talent en route; Dani Alves, qui a encore ajouté une ligne à son palmarès de défenseur le plus titré en club, semble avoir définitivement oublié sa mauvaise passe de 2014. Et puis, il y a ce duo magique. Busquets et Rakitic, 350 de QI football à eux deux et un rôle toujours aussi déterminant pour stabiliser le milieu.

 

 

...mais Séville finit mieux

Car si Séville a mis du temps à voir le jour, malgré l’ouverture du score de Banega, c’est parce que l’Argentin et son compère Krohn-Dehli n’ont jamais fait le poids dans l'entrejeu. Forcément, avec le travailleur Krychowiak placé en défense centrale, la mission était de suite plus compliquée. Et effectivement, la technique des deux Sévillans n’a pas suffi face à des joueurs tout aussi doués balle au pied mais au volume de jeu plus important. Sergio Busquets, on ne présente plus. Une passe décisive sur le quatrième but pour attirer un peu de lumière et une gestion lumineuse de l’espace dans l’ombre. Face à son ancien club, Ivan Rakitic s’est lui beaucoup montré sans ballon: tantôt premier au pressing en pointe haute, tantôt à la récupération en pointe basse du triangle au milieu, il a empêché Iniesta de faire trop d’efforts, obtenu le coup franc sur le deuxième but et délivré la passe qui débouche sur le troisième. Essentiel quand les trois de devant ne participent pas vraiment au repli défensif, ce que faisait Pedro à l'époque où il était titulaire.

 

Dans une saison, une équipe n’atteint pas toujours son meilleur niveau pendant longtemps et pas toujours au bon moment. C’est sa valeur moyenne qui lui permet de gagner un championnat et d’éviter les embûches en Coupe. Pouvoir gagner sans trop forcer, un luxe que ne peuvent généralement s’offrir que le Real et le Barça en Liga et que seul le suprême talent sur coups de pieds arrêtés de l’Atlético a pu contester, il y a de cela deux saisons. A priori, les Catalans ont le réservoir pour aller loin, eux qui ont dû commencer le précédent exercice avec Sandro et Munir dans la peau de (quasi) titulaires. En attendant que Turan et Aleix Vidal puissent jouer, le possible départ de Pedro risque toutefois de laisser un vide tant le profil atypique de l’Espagnol – bouledogue qui court partout avec un excellent instinct face au but – peut s’avérer précieux. S’ils jouent comme durant la première heure, Messi et les autres ont de la marge sur beaucoup. C’est toujours bon de se le rappeler.

 

 

Des nouveaux en vue

Si le FC Séville n’arrive pas à rivaliser en championnat et termine toujours loin des deux cadors, c’est que cette fameuse marge n’existe pas et que les aléas d’un match peuvent les priver d’un résultat autrement positif. Très dense en milieu de tableau, la Liga ne pardonne pas les coups de moins bien, et avoir un effectif large ne suffit pas toujours. Mais le niveau maximum de cette équipe, souvent approché en Europa League et face aux gros, a toujours été proche des meilleurs clubs au monde. Si Barcelone peut prendre sa performance comme une confirmation, ce sont les Sévillans qui avaient le plus besoin d’être rassurés. À ce titre, ce qu’ils ont montré une fois le tempo de la rencontre plus calme doit leur donner un moral d’acier.

 

 

 

Car si l’adversaire a bien aidé, par sa perte d’intensité et ses erreurs défensives, les hommes d’Unai Emery les ont embêtés au culot et au talent. En jouant au sol, retrouvant par moments des bribes des magnifiques enchaînements vus l’an dernier, mais aussi remettant Krychowiak au milieu avec l’entrée de Mariano et en intégrant deux autres recrues: Konoplyanka et Immobile. L’ailier ukrainien, spécialiste absolu du "crochet intérieur vers l'axe puis frappe vers la lucarne opposée", offre des possibilités différentes à son coach. Contrairement à Vidal avant lui, mais aussi à Vitolo ou au Reyes 2015, il peut faire la différence seul – comme Kakuta, resté sur le banc –, ce qui était espéré de Deulofeu l’an dernier. Quand le jeu collectif peine, ses solos peuvent tout débloquer. Comme le sens du but de Ciro Immobile, un peu disparu en Allemagne. L'Italien sait même faire d'autres choses, lui qui fut passeur décisif une fois et presque deux, la faute au genou d'Adil Rami.

 

 

Rendez-vous dans un an ?

Au final, cette spectaculaire finale de Supercoupe n’apporte pas des milliers d’enseignements. On apprend peu d’un match en août - surtout quand il marque la reprise en compétition officielle -, on peut juste faire des projections. Il aura cependant amené du plaisir, ce qui est déjà beaucoup (après tout, si on ne se sert du présent que pour imaginer l’avenir…), et offert une belle promotion pour le championnat espagnol. Barcelone remplit un peu plus sa collection de trophées, Messi celle de jolis buts et Pedro a, peut-être, gagné quelques milliers d’euros de salaire. Séville, privé d’une séance de tirs au but par la maladresse de Coke en fin de match, a raté une belle opportunité. Mais la physionomie valide la stratégie de construction des deux clubs, l'un encore favori au titre européen, l'autre qui pourrait le devenir s'il terminait troisième de sa poule et basculait en C3.

 

Les Andalous ne peuvent pas rivaliser financièrement, alors l’accent est mis sur un recrutement intelligent. De ce qu’on a pu voir sur ces quelques minutes, les profils sont les bons. Ce qui ne veut évidemment pas dire que Ciro marquera la vingtaine de buts de Bacca et que Krohn-Dehli, plus technique mais moins physique que M'Bia, ne ressentira pas sa trentaine quand il faudra courir. Du côté blaugrana, RAS... ou presque. Les hommes sont les mêmes que l’an dernier et leurs qualités ont été suffisamment démontrées pour penser qu’elles s’évaporeront dans la nature. Seule inquiétude: l'absence de Xavi, toujours bien utile quand il fallait conserver un score en lançant une passe à dix infinie, que Sergi Roberto, Marc Crosas du riche, ne remplace évidemment pas. Luis Enrique a trouvé la formule, il n’est plus dépendant que de son application. Après tout, personne n'est à l’abri de voir Jérémy Mathieu sprinter vers l'axe parce qu’il a oublié qu'il jouait arrière gauche...

 

Réactions

  • AntoineF le 12/08/2015 à 13h33
    Super article aussi.

    Juste un gros bémol sur la formule Luis Enrique dont les titres masquent assez difficilement le coaching souvent inexplicable.

    Pedro sur le banc, cela semblait curieux (prochain départ? blessure? choix tactique? pour reprendre les hypothèses avancées), même si Rafinha n'a pas démérité.

    En revanche, les entrées de Sergi Roberto et surtout de Bartra ont complètement deséquilibré l'équipe en la privant de joueur offensif sur le flanc gauche. Allez savoir si la mise à mal de Mathieu est conséquence de cette désaffection.

    Sur le match d'hier soir, le Barça a montré des limites défensives mais aussi de coaching, mais risque aussi de perdre son douzième homme dans les prochains jours.

  • Beubeu le 12/08/2015 à 16h54
    Luis Enrique a expliqué la non titularisation de Pedro par le fait qu'il revenait d'une blessure deux jours avant. Sinon je suis assez d'accord sur les choix tactiques.

    Par contre, je ne dirai pas que pour le Barça c'est RAS car il me semble que leur banc est un peu juste. Si un des 3 de devants se blessent pour un mois ou deux au moment des quarts/ demi finales de LDC, il n'y a pas non plus 50 alternatives, surtout si Pedro s'en va. A mon avis son départ sera une très grosse perte. D'ailleurs son but d'hier soir montre bien qu'avoir une solution sur le banc peut faire gagner des titres.
    Ensuite c'est vrai que le départ de Xavi n'est pas vraiment compensé (Arda Turan étant un peu plus offensif).

    Bref je souhaite vivement quele Barça s'en sorte avec cette équipe par que je l'apprécie beaucoup, mais j'espère qu'il n'y aura pas de pépins physiques pour un des titulaires, sinon ça va à mon avis se compliquer...