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Aberdeen FC 1978-1986 : les années Ferguson

Les grandes équipes – Oublions le concept fumeux de \"grands clubs\", regardons les plus belles équipes de l\'histoire.

Auteur : Steven Rousseau le 5 Fev 2009

 

Troisième cité du pays, loin derrière Glasgow et Edinburgh, Aberdeen n\'en reste pas moins un trou paumé sur les rivages de la Mer du Nord, au climat assez intimidant pour qui souhaite y porter un short – une espèce de Brest en kilt. Question football, l\'Aberdeen FC a longtemps ramassé les miettes laissées par les géants de Glasgow, glanant ici et là, en 70 ans, un championnat d\'Écosse et quelques coupes.


\"aberdeen2.jpg\"Les Dandies du futur Sir Alex
L\'arrivée en 1978 d\'un jeune entraîneur bouleverse l\'histoire du vénérable football écossais à une époque où l\'Europe parle déjà anglais, mais mâtiné d\'un accent écossais qui ne résonne plus qu\'à Old Trafford, de nos jours.
À son arrivée au Pittodrie Stadium, Alex Ferguson – pas encore Sir, mais déjà un peu rouge – se voit confier une équipe performante, régulièrement bien placée, mais sans manager stable. Peu expérimenté, sa seule performance est une accession à la First Division avec Saint-Mirren. Dans l\'équipe sévissent déjà des grognards, comme le buteur Joe Harper, pas forcément à l\'écoute du coach débutant, et de jeunes pousses qu\'il saura faire éclore et dont il tirera plus tard le meilleur – parmi lesquels le capitaine Willie Miller, Alex McLeish, Gordon Strachan, ou encore Jim Leigton.

Après une première saison mitigée, les Dandies de Ferguson emportent in extremis et à la surprise générale le championnat 1980, offrant à leur entraîneur à la fois son premier trophée et le respect. La méthode est déjà rodée: discipline de fer, coups de gueule dans les vestiaires et les médias, charisme et autorité qui galvanisent les troupes. Les résultats s\'enchaînent, et son équipe prend forme. À la fin de l\'été 1982, elle arrive à maturité.


Le Bayern et le Real au tableau de chasse
Les coupes d\'Europe n\'ont jamais été, jusque-là, le fort d\'Aberdeen. Son seul fait d\'armes: être la première équipe éliminée aux tirs aux buts en coupe européenne (1). Rien ou presque ne laissait présager la campagne en Coupe des coupes 1982/83. Passé les formalités – surtout douanières – du FC Sion écrabouillé en tour préliminaire, et sorti non sans peine au premier tour du guêpier face au redoutable Dinamo Tirana, Aberdeen atteint pour la première fois de son histoire les quarts de finale en disposant des Polonais du Lech Pozna?.

Le client suivant est le Bayern de Rummenigge et Breitner. Alors qu\'on ne donnait pas cher de leur peau, les Écossais arrachent le 0-0 en Allemagne, puis l\'emportent 3-2 au retour à Pittodrie, après avoir été menés deux fois au score. Laissant les ogres du Real Madrid et de l\'Austria Vienne se dévorer de leur côté, c\'est un Aberdeen déchaîné qui écrase les Belges de Waterschei – tombeurs du PSG au tour précédent – et se qualifie pour la finale afin d\'y affronter rien moins que le Real de Santillana et Stielike. La légende raconte que sur les 17.800 pelés présents à Göteborg pour y assister, 15.000 étaient écossais. Quasiment à domicile et dans des conditions de jeu comme à la maison, le commando de Ferguson emporte le trophée grâce à Eric Black et un but de Hewitt en début de prolongation (2).




Avant Manchester
Pendant les trois saisons suivantes, Aberdeen raflera pratiquement tout sur son passage: la Supercoupe d\'Europe face au Hambourg de Hrubesch et Magath, deux championnats, trois coupes nationales... Mais l\'équipe arrive en fin de cycle, et les joueurs partent vers d\'autres cieux. Sa mission accomplie au-delà des espérances et auréolé de ses succès, Ferguson quitte à temps le club peu après le début de la saison 1986/1987, pour Manchester United. Aberdeen tiendra encore un temps son statut d\'équipe respectable pendant quelques années avant de sombrer dans l\'anonymat. Le club reste à ce jour le seul club écossais détenteur de deux titres européens.

\"aberdeen1.jpg\"


Les principaux joueurs


Dans les buts, Jim Leighton est encore à ce jour une légende vivante en Écosse. Il rejoignit Ferguson à Manchester et joua jusqu\'à la Coupe du monde 1998.
Le capitaine Willie Miller (recordman du nombres d\'apparitions pour le club) et Alex McLeish, deux gars du coin qui ont fait toute leur carrière au club, formaient une des meilleures charnières centrales de l\'époque.
Le jeune Neale Cooper était surnommé Godzilla. L\'arrière droit Stuart Kennedy se blessa gravement en demi-finale face à Waterschei. Par considération pour son apport durant les tours précédents, il prit cependant place sur le banc pour la finale, sans espoir d\'entrer sur le terrain. Il ne rejoua d\'ailleurs plus jamais par la suite.
Au milieu, le génial meneur de jeu à la tignasse rousse Gordon Strachan profitait du travail défensif du non moins teigneux Neil Simpson. En attaque, le meilleur buteur de l\'histoire du club, Joe Harper, laissa en vieillissant la place de titulaire au jeune Eric Black, futur vainqueur de la Coupe de France 1988 avec le FC Metz.


Le palmarès d\'Aberdeen sous Ferguson
Supercoupe d\'Europe 1983
Coupe des Vainqueurs de Coupe 1983
Scottish First Division 1980, 1984, 1985 (2e 1981, 1982)
Scottish FA Cup 1982, 1983, 1984, 1986 (Finaliste 1979, 1980)
Scottish League Cup 1986


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Aberdeen, la fiche


(1) Par le Honvéd de Budapest, au premier tour de la Coupe des coupes 1970/71.
(2) Aberdeen-Real Madrid 2-1
Buts : Eric Black 1-0 (7e), Juanito (s. pen.) 1-1 (14e), John Hewitt 2-1 (112e).
Aberdeen : Jim Leighton, Doug Rougvie, John McMaster, Neale Cooper, Alex McLeish, Willie Miller (captain), Gordon Strachan, Neil Simpson, Mark McGhee, Eric Black (John Hewitt 87e), Peter Weir. Entr. Alex Ferguson.
Real Madrid : Agustín, Juan José, John Metgod, Bonet, José Antonio Camacho (Isidoro San José 91e) - Uli Stielike, Ricardo Gallego, Ángel, Juanito, Carlos Santillana (captain), Isidro (Salguero 103e). Entr. Alfredo Di Stéfano.

Réactions

  • Mister Frisk le 05/02/2009 à 13h06
    Finir ce très bel article avec le FC Metz, ca c'est du talent !

  • Corben Gallas le 05/02/2009 à 13h08
    Interressant.

    Sur le même thème, et en complément, je ne peux que conseiller la lecture de l'excellent article de Clarence Cyborg "Sir Alex Fergusson, premières lettres de noblesse", dans le dossier spécial écosse de la gazette VML n°3. (pages 39 à 42)

    c'est un pdf en téléchargement ici :
    lien


    D'ailleurs, un petit lien en plus du site kicknrush aurait été le bienvenu. (mais la rédac ne lit peut-être pas les gazettes VML...)

  • Diablesse Rouge le 05/02/2009 à 13h28
    Ah, j'aime bien le concept! Cela semble présager d'une série sur le même thème.

    En tout cas, thank you M'sieur Rousseau, vous m'avez appris des choses en ce début d'après-midi hivernal et je vous en suis reconnaissante.

    (et je plussune l'intervention de Corben Gallas, faut la lire cette gazette si vous n'en n'avez pas encore eu l'occasion. Des malades ces ventremollistes, mais des bons).

  • Chaban del Match le 05/02/2009 à 13h36
    Le but de raccroc cotnre Waterschei j'adore :-)

    Je rejoins tout le monde pour féliciter l'auteur de l'article.

  • pavlovitch le 05/02/2009 à 14h00
    Chaban del Match
    jeudi 5 février 2009 - 13h36
    Le but de raccroc cotnre Waterschei j'adore :-)

    ***

    Il me rappelle l'égalisation du FC Séville hier par Duscher je crois: le ballon était irrémédiablement destiné à finir au fond des cages!

  • Mullet le 05/02/2009 à 14h06
    Jim Leighton qui prend ce but fabuleux contre le Maroc en 98 (le 2nd) : lien

    Merci Steven Rousseau.

  • Vieux légume le 05/02/2009 à 21h11
    Merci bien pour ce très bon article.
    La Coupe d'Europe a l'ancienne, les shorts plus que courts, les numéros de 1 à 11, et parfois de réelles découvertes dans des pays de seconde/troisième zone qui pouvaient gagner des coupes d'europe et avoir de superbes équipes...

  • chapoto le 05/02/2009 à 21h19
    Puis je egalement plussuner sur l'excellente gazette de la VLM, qui traitait avec autant de talent du meme sujet? C'est fait.

  • José-Mickaël le 06/02/2009 à 09h31
    Excellente idée de bien séparer le concept de grande équipe de celui complètement différent de grand club !

    Cet Aberdeen-Madrid, c'est la première finale de Coupe de coupes que j'ai vue. Pas la première finale de coupe d'Europe : j'avais vu la finale de C1 la saison passée (Aston Villa-Bayern, chiantissime...) Bref, vu que c'est la première, je m'en souviens encore bien.

    Madrid était archifavori, et Aberdeen était telement mésestimé que les commentateurs (Th. Roland et J.M. Larqué ? je ne sais plus) nous avaient rappelé qu'à peu de choses près, ç'aurait pu être le P.S.G. sur la pelouse (il est vrai que l'élimination face à Waterschei était vraiment malchanceuse).

    Je me souviens surtout de Peter Weir. C'était l'ailier gauche de l'équipe, et il prenait le côté gauche du terrain pour une piste de slalom. Les défenseurs madrilènes étaient trop lents, et chaque fois que Weir avait le ballon, il allait se passer quelque chose... On était à l'époque où le 4-2-2 s'était imposé, et avec lui la fin des ailiers, et je crois que j'ai eu la chance de voir un des derniers "ailiers spécialisés" de l'ancien football. Mais j'étais trop jeune pour m'en rendre compte.

    N'empêche, cette finale fait partie des quelques finales de C2 dont je garde un souvenir inoubliable (avec surtout les finales de 1985, 1986 - le plus beau match que j'ai jamais vu - et 1993).

  • pied le 06/02/2009 à 10h40
    Merci pour cet article, finalement très complémentaire de ce que Clarence a publié dans la Gazette. Les vidéos sont cultes, et me donnent de grandes bouffées de nostalgie. Nostalgie aiguisée par la contemplation des affiches des finales de C2 dans les eighties :

    1980 : Valencia - Arsenal
    1981 : Dinamo Tbilissi - Carl Zeiss Iena
    1982 : Barcelone - Standard de Liège
    1983 : Aberdeen - Real Madrid
    1984 : Juventus - Porto
    1985 : Everton - Rapid Vienne
    1986 : Dynamo Kiev - Atletico Madrid
    1987 : Ajax - Lokomotiv Leipzig
    1988 : Malines - Ajax
    1989 : Barcelone - Sampdoria

    Ca avait de la gueule, tout ça, je trouve.

    Pour en revenir à l'équipe victorieuse à Goteborg, on a dedans :
    - 4 futurs coaches : Strahcan (Celtic), McLeish (Birmingham City, ex-Rangers), Neale Copper (Peterhead, D2 -troisième niveau national- écossaise), Mark McGhee (Motherwell, Premier League) + Eric Black (assitant à Wigan)

    - 5 hommes qui oeuvrent pour Aberdeen aujourd'hui : le capitaine Willie Miller (membre du Board), Jim Leighton (entraîneur des gardiens), Neil Simpson et Peter Weir (entraîneur de jeunes), John McMaster (recruteur)

    Je serais curieux de savoir comment se passaient les Old Firms entre le Celtic de Strachan et les Gers de McLeish.