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Une grève passe

La paix sociale est subitement revenue entre les joueurs et les clubs. La révolution ne remplacera pas OM-PSG.

Auteur : Jamel Attal le 23 Oct 2008

 

 

Il fallait une pointe de romantisme pour penser que les footballeurs allaient mener au bout une cause qui dépassait leurs propres intérêts, les associait aux autres "familles" du football et permettrait peut-être d'endiguer la volonté de pouvoir des patrons de club (lire "Grève: les joueurs plantent le piquet"). Mais alors que les deux parties affichaient leur intransigeance après un dégagement en touche de Bernard Laporte, elles négociaient en catimini les termes d'un compromis dont l'intégralité ne sera d'ailleurs dévoilée que le 14 novembre, date de l'assemblée générale extraordinaire de la Ligue. Le dénouement du conflit a été aussi rapide qu'avait été lente l'ouverture du dialogue.


Citoyen consultatif

L'accord négocié satisfait les protagonistes... c'est-à-dire qu'en échange de l'abandon des deux sièges supplémentaires espérés, les clubs obtiennent les coudées franches dans le domaine économique, pour lequel la voix des joueurs, des entraîneurs, des arbitres, des médecins et des administratifs ne sera plus que "consultative".

Les familles ont préservé la gestion paritaire des aspects sociaux, comme l'éventuelle remise en cause de la Charte du footballeur. Mais en abdiquant ainsi tout droit de regard sur des décisions qui auront pourtant des conséquences globales, admettant ainsi une forme d'incompétence citoyenne, les joueurs accordent bien légèrement un chèque en blanc à nos présidents. Mais, principaux bénéficiaires (sur le plan bancaire, leurs articulations étant moins enthousiastes) de l'essor économique du football, ils n'ont probablement pas trouvé aberrant de laisser les clés de leur prospérité à ceux qui l'ont assurée jusqu'alors. On ne mord pas la main qui nourrit.


"Moins craintifs"

L'occasion d'unir les différentes corporations du football pour limiter l'expansionnisme des actionnaires de clubs est bel et bien passée. "Nous avons trouvé un accord qui permet aux joueurs d'être moins craintifs sur l'avenir, c'était surtout ça qui était en jeu", a déclaré Philippe Piat, chef de file de l'UNFP, le syndicat des crampons. Une façon d'admettre que l'objectif n'était pas très élevé, au propre comme au figuré. Les joueurs ont peut-être craint l'opinion, et la stigmatisation d'un statut de privilégiés difficile à exhiber en cette période de préparation de plans sociaux. Les entraîneurs, par la voix de Joël Muller (président de l'UNECATEF), ont même voulu voir dans ce dénouement heureux le signe d'une meilleure compréhension à l'avenir.

Avec plusieurs trains de retard et à contresens du retour de bâton actuel, le football français a donc penché pour plus de dérégulation: alors que l'enjeu était sa gouvernance, les clubs ont à la fois obtenu des prérogatives élargies et neutralisé l'émergence d'un contre-pouvoir (ou du moins d'un discours critique sur leur emprise).
L'essentiel est que la menace d'une cessation des tacles ne plane plus sur l'organisation de la prochaine journée et de son "sommet". Comme à Disneyland ou au festival d'Avignon, les conflits sociaux ne doivent pas ternir la beauté du spectacle.

Réactions

  • Tricky le 23/10/2008 à 07h58
    Pour le moins d'accord.

    Amusant de voir que le modèle de gouvernance paternaliste aciéries-lorraines-debut-XIXeme a encore de beaux jours devant lui.

    Ça me rappelle la phrase d'ouverture de mon boss le premier jour de travail : 'Votre délégue syndical, c'est moi'

    Au fait, la capacité a enchainer cinq matches en douze jours et la capacité a changer de club, ce sont sûrement des questions de nature eco.

  • Bourrinos le 23/10/2008 à 08h27
    Enfin perso, je n'ai toujours pas entendu un seul exemple "économique" (puisque c'est apparemment ce pouvoir que les présidents voulaient par dessus-tout avoir tout seul) qui n'aurait, au grand jamais, pas pu être voté par la faute des odieux joueurs bolchéviques.

    A l'arrivée, ça donne quand même le sentiment que les présidents se sont réveillés un jour en disant: "Allez, je veux le beurre, l'argent du beurre et le cul de la crémière, mais bon, je suis prêt à vous concéder le cul de la crémière."

  • Qui me crame ce troll? le 23/10/2008 à 08h28
    Je ne comprenais pas trop ce que voulaient les joueurs dans cette histoire. OK si on rassemblait tous les opposants, on pouvait contrer une loi. Mais combien de lois ont été repoussés comme ça? On manque sérieusement de recul sur cette histoire (et cet article aussi).
    Du coup, maintenant, les Présidents ont les coudées franches. Mais pour quoi faire? Retenir leurs joueurs contre leur gré (ahahaha Essien, Diarra et consorts) ? Les vendre rapidement même s'ils n'ont pas envie de quitter leur club (euh ya des exemples) ? D'autres évolutions (genre l'entrée en bourse ou des trucs de ce genre??) qui dépassent de toute façon joueurs, entraîneurs, et supporters (ces derniers s'en cognant dans leur grande majorité). Je ne comprends pas plus ce que ça a changé.

  • Dr Smile le 23/10/2008 à 09h16
    "D'autres évolutions (genre l'entrée en bourse ou des trucs de ce genre??) qui dépassent de toute façon joueurs, entraîneurs, et supporters (ces derniers s'en cognant dans leur grande majorité). Je ne comprends pas plus ce que ça a changé."
    ---

    Les décisions d'ordre économique que pouvait voter le CA de la Ligue ne seront plus soumises à ce vote mais laissées à la discrétion des présidents de club. Tout ce qui a un rapport avec les droits télé (montant et répartition), par exemple, pourrait être concerné.

    Mais bon, tout ça c'est des trucs bien trop balèzes pour être compris par les joueurs et les entraîneurs, t'as bien raison. Quant aux supporters, tu sembles être la parfaite illustration de ce que tu affirmes.

  • JP13 le 23/10/2008 à 09h32
    J'ai bien peur, que la LFP, ne rêve d'une ligue fermée et ce n'est pas les deux pitres, secrétaire d'état et ministre, ni le sénile président de la FFF qui auront le courage de s'y opposer; ce qui est normalement de leur responsabilité : l'organisation du sport, (et en corolaire, l'attribution des titres de champion de France) ne relevant que de l'état en France; délégation étant dévolue aux fédérations.

    Espérons quand même que malgré ces temps troublés, d'autres instances s'y opposeront, (Parlement, CNOSF .... et citoyens !).

  • JP13 le 23/10/2008 à 09h34
    J'ai bien dit citoyens et non supporters !

  • le 23/10/2008 à 10h25
    Excellent article sur une belle entourloupe...

    Par contre, sur ça :
    "Avec plusieurs trains de retard et à contresens du retour de bâton actuel, le football français a donc penché pour plus de dérégulation."

    Vous pensez sincèrement que les gesticulations post-crise de nos gouvernants economistes vont nous mener vers la "re-régulation"? D'ici 6 mois - un an, quand les bourses auront repris du poil de la bête, tout ces beaux discours seront oubliés et le capitalisme financier reprendra sa marche en avant comme si de rien n'était. Certains considèrent même ces crises comme de nécessaires et salutaires poussées de croissance.

    Le foot n'a pas de train de retard, il prend au contraire un TGV direct vers le libéralisme dur, sans s'emmerder avec les correspondances. Et les dirigeants font mine d'abandonner quelques miettes aux joueurs afin de maintenir la "paix sociale" et de passer pour des négociateurs magnanimes. Joli coup.

  • Qui me crame ce troll? le 23/10/2008 à 10h32
    Alors j'ai toujours les mêmes petites questions sur cette affaire : dans quel genre de décisions, les acteurs autres que les Présidents se sont tous prononcés contre une mesure décidée par les premiers?
    Que pensent les joueurs de la dérégulation? D'ailleurs c'est quoi dérégulation? Entrée massive des capitaux étrangers comme en Angleterre (joueurs sûrement pour s'ils gagnent pépettes), toujours plus de matchs, toujours plus loin (joueurs contre sûrement, encore que si ça signifie pépettes...), ligue fermée (joueurs pour ou contre?), diminution de l'importance de l'Equipe nationale (joueurs pour ou contre?).

  • suppdebastille le 23/10/2008 à 10h40
    "Qui me crame ce troll?
    jeudi 23 octobre 2008 - 10h32
    Alors j'ai toujours les mêmes petites questions sur cette affaire : dans quel genre de décisions, les acteurs autres que les Présidents se sont tous prononcés contre une mesure décidée par les premiers?"

    J'ai posé plein de fois la question sur différents fils, et personne ne m'a jamais répondu. (l'UNFP et l'UNECATEF non plus).

  • Yoop2804 le 23/10/2008 à 10h47
    Qui me crame ce troll?
    jeudi 23 octobre 2008 - 10h32

    suppdebastille
    jeudi 23 octobre 2008 - 10h40
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    Pareil (oulala, je suis d'accord avec un lyonnais et un parisien, ça va mal...)

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