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"Décimé dans un crash, le club brésilien Chapecoense a recruté ses premiers joueurs." (lequipe.fr)

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Arriver en quarts de Coupe

"Toulon : des promeneurs découvrent un cadavre découpé en quatre." (libé.fr)

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MLSD

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Le mur à 9m15

"Cristiano Ronaldo : 'Il y a beaucoup d’innocents en prison'." (lemonde.fr)

Rosse, ta requête !

"Le lanceur de pétard poursuivi." (lequipe.fr)

Le forum

Scapulaire conditionné

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Le Ch'ti forum

aujourd'hui à 15h12 - sehwag : T'as raison. Mais je dois faire partie des naïfs qui ne voulaient voir que la partie "folle" qui... >>


La vie et l'avis des coaches

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Café : "Au petit Marseillais"

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Foot et politique

aujourd'hui à 14h35 - Joey Tribbiani : Tricky aujourd'hui à 07h35 ------ Tricky, ce qui me surprend en fait c'est que tu sois... >>


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aujourd'hui à 14h14 - Dino Dini : oups faille de la toile... Je disais donc que l'on comptait évidemment se rendre à Dubrovnik... >>


In barry we trust

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Gerland à la détente

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Paris est magique

aujourd'hui à 12h02 - la menace Chantôme : Le cas Krychowiak me faut tout de même bien regretter Stambouli qui avait quant même fait de bons... >>


Les posts remarquables

Foot et politique

Raspou

17/02/2017 à 10h15

Un complément sur la colonisation, car un de ses conséquences les plus perfides est parfois considérée comme un de ces fameux "bienfaits".

Toute entreprise coloniale s'applique à diviser la société dont elle entreprend la conquête. On ne peut pas conquérir, et encore moins exploiter, un territoire dont l'intégralité de la population vous rejette en bloc. "Divide et impera", c'est hyper nouveau, comme idée, puisque c'est attribué à Philippe de Macédoine, c'est vous dire si ça remonte.

C'est ainsi que tu vas avoir dans les sociétés colonisées une utilisation de tous les clivages pré-existants pour opposer des groupes entre eux, avec comme conséquence de les essentialiser, de les rigidifier et d'en décupler les antagonismes.

C'est vrai sur le plan religieux: qu'on pense à la façon dont la France a découpé le Levant en un Liban censément chrétien et une Syrie censément musulmane, puis a joué les communautés les unes contre les autres, structurant des affrontements qui ont toujours cours aujourd'hui; qu'on pense au décret Crémieux, étrange rencontre entre la démarche missionnaire et "émancipatrice" de l'Alliance israélite universelle et la volonté coloniale de casser l'unité de la société algérienne.

C'est vrai sur le plan "ethnique": qu'on pense au Dahir berbère au Maroc; qu'on pense bien sûr au cas-type, à l'exemple paroxystique du colonialisme, la transformation de deux CSP, "pasteurs" et "laboureurs", en "Tutsis" et "Hutus".

Mais c'est vrai aussi sur le plan purement social: sans même aller jusqu'au cas extrême des troupes supplétives de type harkis, toute administration coloniale a besoin de s'appuyer sur des relais locaux, de faire émerger une élite indigène qui va servir de relais. Il faut lire les pages consacrées aux "évolués" du Congo belge dans l'exceptionnel "Congo, une histoire" de Van Reybrouck: ça montre comment cette classe intermédiaire entre le colon et l'indigène se forme, comment elle est fascinée d'accéder à une modernité réelle, à une culture réelle, et comment elle est dans les mêmes proportions frustrée, déçue, trahie, de voir que les fameux idéaux proclamés ne sont que poudre aux yeux, et que le maître reste le Blanc, et le Noir son serviteur toléré. Partout, les élites indépendantistes naîtront de là, du mensonge qu'on aura vendu à certains d'une valorisation théorique qui n'aboutira jamais à une égalité réelle.


Forcément, avec ce type de panorama complexe, tu auras toujours des individus, voire des groupes, au sein de la société colonisée, qui verront la colonisation comme un "bienfait". Il faut avoir vu l'Ambassadeur de France au Liban, 60 ans après la fin du Mandat, se rendre dans un village maronite et être accueilli aux cris de "Notre mère la France"; il faut entendre un Zemmour dire qu'il bénit la colonisation, qui a fait passer les siens du statut de Juifs marocains à celui de citoyens français (heureusement pour eux, sans déplacement vers la métropole avant 1945); il faut entendre les harkis, leur choix - et leur abandon. Mais ces sommes d'histoires-là ne sont qu'un autre versant de la tragédie coloniale: elles n'atténuent en rien le jugement global porté sur l'entreprise elle-même, qui est par nature une violence inouïe, une destruction complète des structures sociales préexistantes, un chamboulement des valeurs, un asservissement, un mensonge... un viol, tout simplement. On ne peut pas faire exploser une société et trouver des circonstances atténuantes dans le fait qu'on a construit quelques routes, vacciné des gamins ou permis à un sous-groupe d'accéder à quelques responsabilités... Ca ne marche pas comme ça.


Et Clémenceau, peu suspect d'anti-militarisme ou de bolchévisme, l'expliquait très bien dès 1885: "La conquête que vous préconisez, c’est l’abus pur et simple de la force que donne la civilisation scientifique sur les civilisations rudimentaires, pour s’approprier l’homme, le torturer, en extraire toute la force qui est en lui au profit du prétendu civilisateur. Ce n’est pas le droit : c’en est la négation. Parler à ce propos de civilisation, c’est joindre à la violence l’hypocrisie."



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Changer l'arbitrage

Anglachel

16/02/2017 à 11h55

Je propose la mise en place sur ce fil du point Kyle Godwin qui sanctionnerait tout message encourageant des nouvelles règles dans le foot sous le pretexte qu'elles existent au rugby.
"Bof, jouer à 15 marche bien au rugby, je trouve pas que ce serait absurde au foot"
"Bof, l'absence du but marche bien au rugby, je trouve pas que ce serait absurde au foot"
"Bof, le ballon ovale marche bien au rugby, je trouve pas que ce serait absurde au foot"

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Tout en haut du Nou Camp

Tricky

15/02/2017 à 09h49

Alors c'est vrai mais c'est assez complexe, j'ai l'impression.

1. On ne peut pas non plus complètement écarter l'hypothèse de la génération ultra-dorée. Parce que la Masia, ça dure depuis un bout de temps mais à part l'époque Sergi-Ferrer-Amor, on avait quand même eu peu de périodes aussi éclatantes que cette cuvée là (je ne vois que les Fergie Boys comme exemple de densité comparable encore). A tel point que même dans cette génération, il y a eu de la casse et des mecs qui ont dû partir ailleurs exister (Fabregas, Piqué, Arteta, Romeu).

2. Effectivement, la rupture, c'est Guardiola : 28 joueurs issus de la Masia font ses débuts en équipe A avec lui en quatre ans. Villanova, seulement Planas (même s'il sera celui qui fera jouer une équipe entière uniquement composé de joueurs formés au club contre Levante). Curieusement, les deux entraîneurs suivants pouvaient laisser espérer mieux dans la mesure où ils avaient un historique fort avec le système de développement local : Martino ne fera jouer pratiquement personne, et Luis Enrique encore moins, allant même jusqu'à bannir les coaches de la Masia de ses séances d'entraînement.

3. Mais tout n'est pas qu'une question de passage, c'est aussi que l'organisation elle-même a l'air d'un joyeux (en réalité d'un plutôt morne) bordel.
Sous Laporta, tout est limpide : Alexanko (l'ex joueur plus cher d'Espagne en 1980, aujourd'hui à Valence) et Albert Benaiges (Aujourd'hui Directeur du Football d'une équipe de première division dominicaine après être passé trois mois à Chivas - tu parles d'un destin) gèrent toute la chaîne, sauf l'équipe A.
Ca se complique sous Rosell : un directeur sportif (Zubi) qui gère l'équipe première et la Juvenil A, cohabitant avec un responsable de la Masia, Guillermo Amor, qui gère la B et tout le reste. Ca part complètement en vrille : les bras droits de chacun (Valentin -non, pas Jean Louis, qui coule des jours heureux à le Fédé Internationale de l'Automobile- pour Zubi, et Puig, coordinateur général de la Masia, pour Amor) ne s'adressent même pas la parole et se fritent à tout bout de champ.
Rosell tranche en faveur d'Amor (qui par ailleurs occupe un poste que Rosell avait promis avant élection à ce pauvre Oscar Garcia, qui de dépit est parti s'enterrer à Brighton et au Maccabi avant de renaître au Red Bull Salzbourg).
Bartomeu reviendra au plan initial avec Roura et Altimira, deux anciens joueurs mais sans la moindre experience de direction de centre, mais c'est de toute manière trop tard.

4. C'est trop tard, parce qu'entre temps, Puig rentre dans une guerre effrénée au recrutement, obsédé qu'il est par le fait de piquer tout le monde (Ansu, Abel, Monchu, etc.) très tôt au Real.
Résultat des courses ; le fameux embargo au recrutement, qui n'a permis que de recruter Suarez et Turan au passage, mais qui a laissé sur le carreau, après enquête sur 37 jeunes joueurs, 9 d'entre eux, partis ou abandonnés.
Mais il y a des conséquences moins épiphénoménales de cette politique agressivement gloutonne de recrutement.
Par exemple, la saturation, par peur panique de manquer la pépite. Les équipes se composent de 25 éléments désormais (par comparaison, l'Ajax refuse d'avoir des équipes de jeunes de plus de 18 éléments). Résultat, sauf exception de génie que même moi je pourrais remarquer, la mobilité verticale est plus difficile, et plus de joueurs disposant de moins de minutes quittent le club.

5. Et puis, depuis Rosell, il y a des indices un peu partout de changement de culture.
Les 15 équipes (je ne compte pas la B) comptent sur 15 entraineurs (dont 6 à plein temps), dont seulement deux sont issus du système.
La culture du résultat à pris toute sa place au sein des équipes de jeunes (cf. Bartomeu frimant de ce que ses équipes avaient remporté 13 compétitions nationales sur 14 possibles, record historique) au détriment du développement des joueurs (pas de travail aérien, peu de travail de tir, interdiction de dribbler, alors même que Piqué a travaillé comme une brute son jeu de tête déficient ou Busquets ses contrôles à l'époque)
Le manque d'assiduité scolaire n'est plus un motif d'exclusion, pas plus que les comportements douteux. Il se murmure des exemples de recrutements en catégories de jeunes effectués directement par des membres du Board, pas par l'équipe.
Le faible nombre de joueurs prêtés (12, dont la moitié de défenseurs et trois gardiens) interroge.
Le club discute avec des gamins de 12 ans qui ont des agents (à Amsterdam, on en discute pas avec des gens qui représentent des moins de 16 ans). Pas étonnant du coup de voir partir de plus en plus de mecs très jeunes (le contrat standard après 15 ans est un renouvellement pour 3 ans à 8, 10 et 12k€ annuels et une option pour jouer en Juvenil B, là où les agents leur dégottent des 150k, place dans l'équivalent de Juvenil A et entraînement avec la B à la Juve, la Roma, Liverpool ou City).

J'arrête là (un autre jour je vous parlerai de la B et de ce bon Nelson Mandela Mbouhom, aujourd'hui aux U19 de l'Eintracht).

Masi je soupçonne qu'il y a des gens ici plus spécialistes que moi, qui n'hésiteront pas à me corriger si j'ai dit des bêtises.

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Paris est magique

Breizhilien

14/02/2017 à 22h21

Je suis sur que si Emery va chez les Fillon ce soir, il arrive à retrouver les documents de travail de Pénélope.

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Paris est magique

beltramaxi

13/02/2017 à 21h30

Bien fait pour Thiago Silva qui disait qu'il fallait "prier" pour contenir MSN. Là c'est bon, il va pouvoir le faire.

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Foot et politique

valdo

12/02/2017 à 12h11

Au fait, merci pour l'étoilage. Je n'ai rien contre. sauf évidemment quand le même jour il y a ça :

Fil Bréviaire
Pascal Amateur
10/02/2017 à 16h49
Scotch Potato
"25 ans après leur séparation, il cloue un chaton sur la porte de son ex-amie." (leparisien.fr)

Ce forum doit revenir à un sens des priorités...


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Foot et politique

Classico

11/02/2017 à 03h11

Pour poursuivre et tenter de clarifier les choses dans le sillage de ma précédente objection puis du message de valdo.

Le capitalisme est le mode de production qui par excellence déchaîne des énergies humaines incommensurables, et donc produit des océans de richesses qui finissent par "ruisseler" à tous les étages de la pyramide. A un stade de maturité relative du système, on observe donc un niveau de vie moyen des populations plus élevé que dans d'autres système. Indiscutablement, le niveau de vie atteint par les classes moyennes occidentales est phénoménal historiquement.

Mais c'est la même cause qui est à l'origine de cette amélioration radicale du niveau de vie moyen, qui est également à l'origine de tout ce qui est détraqué dans et par ce système. C'est précisément parce que le coeur du système consiste à déchaîner le maximum d'énergie humaine en la contrôlant le moins possible que :

- des richesses démesurées sont créées ;
- toutes les choses sont appelées à être transformées en marchandises ;
- toutes les choses qui ne peuvent pas devenir des marchandises, c'est-à-dire la nature, sont détruites ;
- toutes les formes d'interactions qui ne sont pas de l'ordre du marché sont appelées à être dissoutes, ramenées à leurs particules élémentaires : des individus (auxquels, certes, on assure un maximum de droits) ;
- les inégalités de richesse, et donc de niveau d'existence matérielle, atteignent des extensions inimaginables, étant par principe infinies.

Inutile de préciser que cette façon de formuler les choses est volontairement apocalyptique. On est sur un forum, on va à l'essentiel.

Il y avait ça au fond de mon exemple précédent. Je trouve toujours étrange d'entendre défendre le capitalisme en arguant qu'il tire de la misère des milliards d'êtres humains (parmi la population non occidentale de la planète), alors que cette force même qui les tire de la misère est celle-là même qui, dans un même mouvement, détruit leur mode de vie pré-capitaliste (leur cadre naturel, leur être au monde, leurs formes d'interactions traditionnelles, ...). Semblablement, l'argument de l'extraordinaire niveau de vie des classes moyennes occidentales est extrêmement délicat à manipuler. Les forces à l'oeuvre sont gigantesques, le compromis social dans nos pays est fragile, qu'en sera-t-il lorsque de nombreuses entreprises seront plus riches et plus puissantes que la France (par exemple) ?

Le capitalisme enrichit un monde, certes, mais un monde qu'il est en train de détruire et de complètement recomposer. Je trouve toujours très étrange de ne s'arrêter qu'à la première partie de ce constat face aux transformations gigantesques qui sont visibles à l'oeil nu actuellement.



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Foot et politique

valdo

10/02/2017 à 16h41

Je viens de voir les interrogations de O Gordinho et je remercie Balls of steed d'y avoir répondu en parti. Je ne pense pas que ce long message y réponde et je crois que ce n'est pas mon souci au final. Je suis loin de cela. je ne suis pas assez intelligent pour être idéologue. Je me nourris uniquement de ce que je vois. Désolé.


Commençons par un peu de vie perso.
Mes études auraient du m’amener à devenir DRH de plus ou moins grandes entreprises. J’ai été bercé pendant 5 ans par les discours sur l’obsolescence de la lutte des classes et la nécessité de réfléchir à un modèle d’avantages mutuels entre les salariés et leur entreprise, de disparition de l’entité syndicale et de la prépondérance de la négociation au niveau de l’entreprise.
Les intervenants, ma famille déjà entrée dans le monde professionnel, les autres élèves, tout le monde semblait d’accord. L’idée européenne prenait une forme concrète et un nouveau nom. Sans enthousiasme et sans certitude j’avançais dans une direction qui me paraissait naturelle.

10 ans après, de mon fait et pour d’autres raisons, j’avais quitté la route, mes croyances et rejeté les injonctions, les directives et les grandes théories.
10 ans de confrontation avec la réalité du monde professionnel, les touts petits boulots pour vivre, les plus prestigieux pour ma « carrière », les entre deux en attendant.
Au milieu de ces années, 5 ans à travailler en lien avec les populations fragilisées, délaissées, oubliées (les termes ont beaucoup changé eux). J’ai poursuivi dans cette voie et j’y suis toujours 20 après.

J’ai eu le temps de mesurer les différences entre les propositions et les besoins.
J’ai compris que la réalité quotidienne ne pouvait s’alimenter de promesses futures et incertaines.
J’ai était saisi par le rapport de force de plus en plus déséquilibré quand certains ont rappelé que cette partie de la population n’était pas prépondérante si le but était de gagner une élection.
J’ai rencontré des élus d’opposition de tous côtés, je les ai écouté me vendre leurs indignations, leurs propositions et j’ai mesuré la hauteur de leurs renoncements le lendemain de leurs victoires. J’ai observé de loin le cirque des nominations, des arrangements, des services rendus qui amène les grands partis à se partager le gâteau, les miettes et assiettes sales.
J’ai été confronté au mépris total, aux crédits détournés, aux actions en trompe l’œil. J’ai déjà parlé ici des crédits Politique de la Ville qui sont attribués sans la moindre évaluation réelle et sans le moindre courage.
Parmi les autres exemples vous avez le FIPD (Fond Interministériel de Prévention de la Délinquance). Deux axes de financements principaux : la vidéo surveillance (l’axe le mieux doté) et les autres actions de prévention. Et la c’est magique, ces autres actions de prévention doivent s’adresser (si elles veulent être financées) à un public déjà concerné par la délinquance (l’appel à projets est plus flou mais les préfets sont clairs à ce sujet). On attribue donc des crédits dont on contourne la destination, ce qui a pour conséquence l’absence de financement de la prévention. Et on entend au loin certains s’exciter sans être contredit sur la délinquance qui perdure malgré les moyens mis en œuvre…

Mais je reviens au vote. Je ne m’attends pas à ce que P Poutou accède au pouvoir et constitue un gouvernement pour rétablir un équilibre, une justice sociale, un respect des moins productifs.
Je souhaite infléchir ce rapport de force produit par un des axes du capitalisme : la mise en concurrence qui conduit au nom de l’accumulation et du profit à faire en sorte de passer devant autrui.
Je souhaite qu’on arrête de considérer benoitement que le système actuel est bon parce que les autres alternatives ont jadis échoué.
J’aimerai bien réfléchir à la réduction du poids de la communication, de la publicité au sein des entreprises, de la société.
Il me semble indispensable de ne pas faire de la croissance l’axe unique de progrès, un débat (impossible aujourd’hui avec les têtes de ponts – avec un p – des médias) sur ce que pourrait apporter une politique déconnectée de cette recherche perpétuelle et vaine serait important.
Je milite pour que toute politique écologique s’accompagne de cette réflexion et ne soit pas un affichage de dernière minute
Je souhaite que l’Etat soit présent pour accompagner les plus faibles et ne délègue pas cette fonction à d’autres.
Je suis pour des élections sans candidats, sans programme minimum en 115 propositions, une direction claire suffira
Je me contrefous de la position économique de la France, de son classement et de sa place dans le G7, 8 ou 15.
Je suis plus intéressé par la coopération avec les autres pays, les échanges d’expériences collectives
Je ne suis pas militant NPA, je ne le serai jamais.

Si il faut retenir une seule chose de ce trop long message, c’est que mon vote est un moyen d’infléchir le rapport de force, de mettre en place des contre pouvoirs, des espaces de réflexions.

Je vous mets un petit message de Miguel Benasayag
"Pour moi, la politique, cela n’a jamais rien eu à voir avec le pouvoir, être député et tout ça. Cela m’emmerde plutôt... C’est vrai que j’ai toujours eu en horreur les militants politiques, parce que les militants politiques, c’est ce que nous appelons, nous, les « militants tristes ». Ce sont ceux qui disent tout le temps que vous n’êtes pas comme il faut être, que le monde doit être comme ci ou comme ça. …
Leur seule préoccupation, c’est de savoir comment ils vont diriger ces émergences de la vie. La vie se développe et les militants politiques ne font aucune confiance à la vie. Ils pensent que la vie se développe, mais ouh là là, il faut que quelqu’un l’ordonne !
Alors voilà pourquoi les contre-pouvoirs ! L’idée, c’est de dire : « Merde, nous qui sommes du côté de la vie, qui n’arrêtons pas de chercher, de faire des trucs... » Peut-être est-il temps de dire que développer la vie, chercher des solidarités, est quelque chose de noble en soi. Cela n’a pas besoin d’être ordonné par quiconque."


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Paris est magique

Rhônealpinho

09/02/2017 à 16h44

O Gordinho, tes visions te trompent.
La lumière ne peut venir que d'Edison, fût-il Cavani.

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Foot et politique

George Worst

08/02/2017 à 10h07

jeronimo
aujourd'hui à 09h43
-------

Puisque tu nous fais l’honneur de nous parler de ta mère (en te cachant bravement derrière elle pour traiter environ 90% de ce forum d’imbéciles ou de jaloux), je vais te parler de mon père, ancien haut fonctionnaire, qui a toujours refusé de me pistonner ici ou là (et zizou sait qu’il en avait la possibilité) car il trouvait ça totalement incompatible avec les fonctions qu’il exerçait. Le moindre cadeau qu’il recevait (bouteille de vin, invitations diverses…) était immédiatement remis à je ne sais quel responsable de son service et ne revenait jamais à la maison. Son chhauffeur ne servait qu’à l’emmener à l’aéroport lorsqu‘il partait en mission, et ni ma mère ni moi n’avons jamais posé ne serait-ce qu’une seul fois les fesses dans une de ses voitures de fonction. Je profitais du CE de la boîte comme n’importe quel enfant du personnel, avec la consigne implicite d’essayer d’être aussi “exemplaire” que possible (genre pas trop se vanter d’être le fils du patron), si tant est qu’on puisse l’être à l’adolescence. J’en ai gardé quelques habitudes.
Alors les pitreries de Fillon, tu m’excuseras mais elles me font gerber, pas par jalousie crois-le bien.
Mais si c’est ça ton idéal de l’homme politique, grand bien te fasse. Et que les mômes Fillon commence une carrière de juriste en se faisant quasi-complice d’abus de biens sociaux (ou quelque soit la qualification de leur agissement, je suis pas juriste) ne me dérangerai pas plus que ça. Parce que y’en a qui font des frites pendant leur stage d’avocat.

Moi, jaloux de Fillon. Ha ha ha…
Désolé du dérangement.


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Revue de stress #93

On n'a pas résilié notre contrat. Les images • Les vidéos • La devinette • Le rébus • La lucarne • Les immanquables • Les tweets • L'image du grenierLa bonne enseigne 


La rédaction
2017-02-16

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Vu du banc : Saison 2, Episode 25 - PSG-Barça, Real-Naples et Man City-Monaco

Comment le PSG a battu le Barça 4-0? Qu'est-ce qui s'est passé entre le Real Madrid et Naples? Et qu'est-ce qui peut se passer entre Manchester City et Monaco? On tente de répondre à toutes ces questions.


Jonathan Réveillé
2017-02-16

dernière réaction
17/02/2017 à 13h08

Frédéric Rasera : « Le temps de jeu est une arme pour les employeurs »

Après de longs mois aux côtés de professionnels, Frédéric Rasera, sociologue, témoigne du quotidien de ces acteurs du football et des dynamiques qui rythment leur vie. Interview.