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Parties de campagne, bières, et football...

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Café : "Au petit Marseillais"

aujourd'hui à 02h59 - André Pierre Ci-Gît Gnac : Mandandamadeus aujourd'hui à 00h46 Merci ket, j'irais voir ça demain là bas alors. En... >>


Scapulaire conditionné

aujourd'hui à 02h52 - cocobeloeil : T'as eu le nez fin. Remarque que c'était relativement prévisible vu la pente savonneuse depuis 3... >>


Les jaunes, héros zen

aujourd'hui à 02h37 - sansai : ("tenue du ballon à laquelle", ça fera moins saigner des yeux.) >>


Le fil éclectique

aujourd'hui à 02h22 - PCarnehan : Je vous souhaite un très joyeux changement d'heure, à vous, et à vos proches. >>


Etoiles et toiles

aujourd'hui à 02h11 - Westham : Parfois oui mais comme j'étais plus jeune et qu'elle a été moins rediffusé, j'en garde moins de... >>


Paris est magique

aujourd'hui à 02h04 - Moravcik dans les prés : kimporte el flaco 25/10/2014 à 19h25 Moravcik dans les prés aujourd'hui à 17h55 Si en... >>


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Les posts remarquables

Observatoire du journalisme sportif

Zénon Zadkine

24/10/2014 à 19h40

I'm sorry for this terrible tweet.

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Santiago Bernabeu

Parisiano

23/10/2014 à 14h11

Nan, c'est les Qataris qui l'ont foutu dehors parce qu'il ne voulait pas rester.

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Café : "Au petit Marseillais"

Mandandamadeus

22/10/2014 à 12h17

L'OM de Bielsa en chiffres #3 : les Champions de France

Après deux premiers opus consacrés à l'analyse comparative de notre OM 2014-15 avec les précédentes équipes dirigées par MarcEloco Bielsa (ep1: parcours en championnat, ep2: puissance offensive), intéressons-nous aujourd'hui à l'élite hexagonale, au football labellisé Qualité France, aux éminents précédents, à ces équipes pour lesquelles d'aucuns sont parfois really sorry for the terribeul arbitrage: j'ai nommé les Champions de France de L1 sur la période 2006-2014.

En effet, si nos précédentes analyses nous ont permis de conclure que nous avions bien la plus grosse au sein de l'écurie Bielsa, nous allons voir que nous n'avons rien à envier aux précédents champions de L1. Mais surtout, nous allons pouvoir répondre à cette question cruciale: "Est-il statistiquement raisonnable de quitter sa femme et envoyer ses gosses en pension pour vivre pleinement sa passion et son culte pour Marcelo Notre Dieu, ou est-il préférable d'attendre encore un peu ?".

Pour répondre à cette question qui - j'en suis sûr, contrôle vos pensées et vos pulsions primaires depuis plusieurs semaines, intéressons-nous à plusieurs éléments:

1. Le parcours après 10 journées
2. Les adversaires rencontrés après 10 journées
3. L'écart sur le second (ou premier le cas échéant) à la 10 journée

[1. Le parcours après 10 journées]

On le sait, Marseille réalise un début de saison assez exceptionnel (également qualifié de "début de saison d'eiiiinnnng-cuuulés!" dans les travées du Vélodrome). Avec 25 points en 10 matchs, l'OM réalise le meilleur début de saison en L1 depuis l'OL 2006-07 (28 points). Comparativement aux précédents champions de France, l'OM a gagné entre 3 points (PSG 2013, PSG 2012, OL 2007) et 11 points (LOSC 2010) de plus après 10 journées !

TOTAL DE POINTS DU FUTUR CHAMPION APRES 10 JOURNEES:

1. OL 2006 - 28 pts
2. OM 2014 - 25 pts
3. PSG 2013 - 22 pts
-. PSG 2012
-. OL 2007
6. MHSC 2011 - 20 pts
-. OM 2009
8. Bdx 2008 - 18 pts
9. LOSC 2010 - 14 pts

Et en graphique, ça donne ça : http://oi60.tinypic.com/25g8cv9.jpg
Et pour les curieux, voici le parcours des champions de France sur l'ensemble de la saison et le comparatif avec le début de saison olympien : http://oi58.tinypic.com/wrjjtx.jpg

[2. Les adversaires rencontrés après 10 journées]

Être premier du championnat après 10 journées constitue un motif de satisfaction aujourd'hui, mais ne faudrait-il pas atténuer l'ampleur de ce résultat eu égard aux adversaires rencontrés jusqu'ici ? En effet, si on regarde le classement au terme de la 10e journée, on constate que l'OM n'a rencontré que 2 adversaires situés dans la première partie de tableau (Sainté 5e, TFC 9e). Pire, Marseille a rencontré 4 adversaires situés en-dessous de la 15e position et 2 des 3 actuels relégables.

Alors bien sûr, perdre un match en début de saison affecte forcément son classement de façon plus marquée, mais on peut supposer que la plupart des adversaires mal classés aujourd'hui le resteront probablement en fin d'exercice. Néanmoins, en comparant le classement en J10 des adversaires de l'OM avec celui des précédents champions à la même journée, on constate que l'OM a bénéficié d'un parcours nettement plus favorable.

CLASSEMENT DES ADVERSAIRES DES FUTURS CHAMPIONS APRES LA 10 JOURNEE:

2014 - OM : 16-11-19-12-17-13-14-5-18-9 (MOY: 13,4)
2013 - PSG : 13-17-6-10-15-2-20-9-4-8 (MOY: 10,4)
2012 - PSG : 9-14-8-10-3-11-15-4-7-20 (MOY: 10,1)
2011 - MHSC : 10-4-5-3-13-16-19-1-18-12 (MOY: 10,1)
2010 - LOSC : 1-7-11-13-19-15-5-6-14-2 (MOY: 9,3)
2009 - OM : 20-15-8-1-18-5-9-2-12-13 (MOY: 10,3)
2008 - Bdx : 11-6-15-8-2-7-14-17-5-10 (MOY: 9,5)
2007 - OL : 17-8-15-13-10-19-3-20-11-4 (MOY: 12)
2006 - OL : 20-4-9-18-17-15-5-8-6-2 (MOY: 10,4)

En moyenne, on constate donc que l'OM a rencontré des adversaires beaucoup moins bien classés que les champions précédents. De plus, si on compare avec le parcours de l'OL 2006 (seule équipe à faire mieux que l'OM en terme de points), on constate qu'ils avaient rencontré 6 équipes appartenant au top10 à ce stade de la saison ! C'est loin d'être le cas des Marseillais. Prudence donc dans l'enflammade.

Et en graphique, ça donne ça (mais c'est un peu dégueulasse) : http://oi62.tinypic.com/2rdc0p5.jpg
Comparatif OM vs PSG 2012 et 2013 : http://oi59.tinypic.com/qpjugw.jpg
Comparatif OM vs OL 2006 et 2007 : http://oi59.tinypic.com/jts1vb.jpg
Comparatif OM vs MHSC, LOSC, Bdx : http://oi59.tinypic.com/289wkkx.jpg

[3. L'écart sur le second (ou le premier le cas échéant) après 10 journées]

Bon, si on résume un peu : on est premiers, on a plein de points, mais on n'a joué quasi exclusivement contre des mal-classés. Donc c'est encourageant, mais c'est sans doute prématuré de valider cette commande de 8600 glacières qui doivent servir de matériau de construction au temple que vous comptiez ériger dans votre jardin à la gloire d'El Loco. Or, je sens bien que vous êtes fébriles et que vous avez besoin d'être rassurés avec des éléments positifs. Et bien figurez-vous mon cher Bixente que j'ai justement quelque-chose d'intéressant (et c'est même pas un corner).

En effet, si l'OM n'a pas encore rencontré les gros bras du championnat, nous pouvons néanmoins nous féliciter d'avoir profiter de ces matchs "faciles" pour creuser l'écart sur nos poursuivants. Avec 7 points d'avance sur le duo PSG-Bdx, l'OM réalise le plus grand écart entre le leader et le second à la 10e journée depuis l'OL 2006 (+8pts). Et mieux encore, on constate qu'à cette période de l'année, les futurs champions sont souvent mal en point. Sur les 8 derniers champions, seuls 3 occupaient la tête après la 10e journée (PSG 2012 et 2013, OL 2006).

ECART AVEC LE DEUXIEME (ou LE PREMIER) APRES 10 JOURNEES:

2014 - OM : +7
2013 - PSG : +2
2012 - PSG : +1
2011 - MHSC : -3
2010 - LOSC : -5
2009 - OM : -2
2008 - Bdx : -3
2007 - OL : -1
2006 - OL : 8

Par conséquent, si l'OM a effectivement un profil de champion, on peut penser qu'ils ont accumulé plus de points (+7) qu'ils en perdront contre les équipes du top10. Par exemple, LOSC 2010 (-5), Bordeaux 2009 (-3) ou OM 2010 (-2) avaient joué plusieurs équipes de la première partie de tableau sans perdre trop de points sur la tête in fine. Donc si l'OM Bielsa suit leur courbe de forme, il pourrait virtuellement conserver entre 2 et 5 points d'avance d'ici la trêve.

D'autre part, si l'OM a eu un parcours "facile" jusqu'ici, les équipes du top5 actuel n'ont pas trop à se plaindre non plus (cf. ci-dessous). En particulier, Bordeaux a affronté quasiment toutes les équipes du fond de tableau (MOY: 13,5). Quant au PSG, il a eu un parcours finalement assez similaire à celui de l'OM (à l'OL et Monaco près). Notons également que Sainté et PSG jouent l'Europe au moins jusqu'en décembre.

1. OM : 16-9-19-12-17-13-14-5-18-9 (MOY: 13,4)
2. PSG : 14-16-17-5-13-4-18-9-10-20 (MOY: 12,6)
3. Bdx : 11-10-12-16-19-17-5-13-14-18 (MOY: 13,5)
4. OL : 13-9-20-7-10-2-15-6-8-11 (MOY: 10,1)
5. Sainté : 19-14-13-2-18-20-3-1-9-15 (MOY: 11,4)

Mais tout ceci relève quand même pas mal de la fiction et il est difficile de se projeter sereinement dans l'un ou l'autre scenario. On peut cependant se réjouir d'un tel début de saison, du parcours réalisé jusqu'ici et surtout, on peut se rassurer en se disant qu'on a tout de même un fond de jeu de beau-gosses. Et ça, c'est quand même très positif pour la suite.

À bientôt pour une prochaine analyse qui devrait porter sur l'adaptation du 3-3-1-3 en milieu professionnel dans le but de doubler son salaire, avoir une promotion et gratter un dessert en rab à la cantoche.

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Gerland à la détente

AWOL

21/10/2014 à 10h29

Sinon il semble qu'on ait retrouvé la déneigeuse du FC Metz. Régis était en train de la manoeuvrer sur un grand parking vide hier soir...

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Observatoire du journalisme sportif

Pan Bagnat

20/10/2014 à 11h42

Pascal Amateur
aujourd'hui à 11h06

L'idée est que, sans l'intervention préalable du préfet, le gardien corse aurait (peut-être) été sanctionné pour son geste provocateur - voire, il aurait été désigné, logiquement, comme (co)responsable des événements qui ont suivi.

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Oui enfin sans cette interdiction à la noix (restons polis), Leca n'aurait certainement pas fait ce geste.
Le vrai scandale est là, au nom d'une soi-disant protection de la sécurité publique, on interdit les déplacements (ça on a l'habitude, y'en a deux par semaine), on fiche, on répresse, on interdit de stade de manière abusive (dois-je vous rappeler que les grands méchants ultras de la Populaire Sud sont au deuxième anneau, et que donc, par voie de fait, ils n'ont pas pu être sur le terrain au moment du début des échauffourées) et maintenant, on interdit aux gens d'afficher leur "régionalité" (c'est un mot à moi ça, c'est comme "nationalité", mais régional).
Sans compter les CRS qui, au nombre de huit (pour un match classé à risque, ça me paraît un peu just, mais passons), décident, une fois que c'est bien le bordel sur la pelouse, de charger une tribune familiale d'où ne provenait aucun incident. J'ai vu des pères porter leurs gamins sur leurs épaules ou dans leur bras, leur couvrir le visage sous un vêtement, et tenter de s'enfuir en courant pour éviter les lacrymos. Où va t-on ?

D'autant plus déplorable que l'ambiance du match était bonne, évidemment, ça ne fait jamais plaisir de perdre un "derby", mais rien ne laisser présager un envahissement du terrain jusqu'au geste de Leca (que je comprends et ne condamne pas, tant la décision du préfet était arbitraire et discriminatoire).

Encore une fois, on voit les résultats de la politique du "tout autoritaire" mise en place par Boutonnet. Enfin... Nous on les voit, eux restent persuadés que la répression à tout va est la solution.
Quand va t-on se décider à ouvrir le dialogue avec les groupes ultras ? J'ai vu le CFC, et le reportage sur les ultras nantais m'a fait doucement rigoler. En quoi sont-ils différents des ultras niçois, bastiais, parisiens ou guingampais (y'en a ?) ? Les scènes du reportage sont les mêmes dans chaque stade, à chaque journée de championnat, des jeunes qui s'impliquent dans la vie du groupe, installent les bâches et les tifos le matin du match, encouragent leur équipe le soir.
Mais les Nantais doivent être plus gentils j'imagine, il n'y a apparemment jamais de fumigènes ou de baston à la Beaujoire.

La ligue me dégoûte, la police me dégoûte, et le football ne va pas tarder à suivre le même chemin.

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Gerland à la détente

gurney

19/10/2014 à 20h16

On joue donc aujourd'hui en format équipe type avec 3 joueurs à vocation offensive.
J'ai rien contre l'idée, mais faudra pas s'étonner d'avoir du mal comme face à Nantes pour percuter.
Je sais bien qu'on a quand même des Ferri ou Tolisso capable d'illuminations, mais ça reste des profils pas spécialement offensifs.
Et par rapport à l'époque ou on alignait par exemple Gourcuff, Grenier, Gomis et Lacazette ensemble, on a bien perdu un joueur offensif sur le terrain.

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Paris est magique

Easy Sider

18/10/2014 à 13h49

Petit compte rendu du match d'hier soir (attention, toute absence de commentaires sur le match en lui même n'est absolument pas fortuite...) :

Arrivé à la gare RER du Stade de France vers 18h30 avec une cinquantaine d'autres mecs de ma bande (c'est beau comme du Renaud), on rejoint les autres groupes avec qui on a fait appel commun à un rassemblement avant départ en cortège vers le stade. Toutes les entités contestataires et anciens ultras sont là, s'abreuvant (plus ou moins, à 7€ la pinte, on peut pas dire que la Seine Saint Denis se démocratise) aux stands dressés à la sortie des quais. On se balade tranquillement, on chine, reconnaissant une tête ou deux dans la foule, se saluant les uns les autres, avec cette hâte d'y être, de chanter, s'éclater, passer un bon moment entre nous au stade. On nous annonce le plus gros contingent depuis trèèèèèès longtemps, plus de 500 personnes. La proximité avec Paris sans doute.

19h30, le rassemblement est sonné, on se soude, la première ligne se forme, on apprend que les gars qui ont la bache de tête se sont fait isoler en sortant du métro et n'ont pas eu le droit de nous rejoindre. Mais bon, il faut bien y aller le match commence dans une heure, tout le monde a sa place en poche, même les CRS ont l'air enclin à surveiller que personne ne vienne nous embêter, on se sent bien, en sécurité sous leur regard bienveillant. On se dit que pour eux, ce doit être un peu les vacances vu qu'on a notre propre « service d'ordre » (même si on aime pas beaucoup appeler a en ces termes), c'est la Toussaint et on a pensé à eux, non vraiment, on a fait les choses bien. Il y a même les leaders qui, au mégaphone, donnent les consignes : pas de pétards, pas de fumis, on avance vers le stade en chantant pour notre club, histoire de donner le moins de grain à moudre possible.

Le cortège se met en branle, ça chante, ça pousse vocalement, on sent que tout le monde est prêt, que ça fait longtemps que certains attendaient ça, pouvoir retrouver les copains pour un match. Un fumi s'embrase, assez vite abandonné sous la pression des organisateurs, un arrêt sous le tunnel menant au Virage Nord qui permet de revivre l'impression de puissance sonore connue au Parc, avant le boycott, d'après les spécialistes. Et dire qu'on est qu'un peu plus de 500...

Le stade est maintenant en vue. Le cortège ralentit à la demande des premières lignes, mais on sent que l'impatience commence à gagner les rangs. La chaleur de la promiscuité se fait de plus en plus étouffante. On s'arrête complètement, car des camions de police viennent de faire irruption dans la rue, et se postent face au cortège, juste derrière les deux lignes de CRS qui nous précèdent. Il est 20h15, et on a pas vraiment le temps de traîner là, les mecs, le spectacle commence dans 15 minutes. C'est la première fois que je pense aussi à lever les nez pour voir ce qui m'entoure. Surprise, tous les voisins sont au balcon, nous regardent comme des bêtes curieuses, nous filment pour certains, se marrent pour d'autres, nous parlent pour les derniers. On leur demanderait bien une bouteille d'eau, parce qu'il fait très chaud, là, tout de suite. Mais bon, on devrait redémarrer dans deux minutes, donc c'est pas très important.

20h45. Bizarrement, on a toujours pas bougé. Les CRS non plus, qui, stoïques, nous scrutent le regard impassible, vide, voire enuyé pour quelques uns. Finalement, c'est peut être pas tant les vacances que ça pour eux, ou alors c'est pas comme ça que je me représente des vacances. Devoir encadrer des mecs calmes, à peine chambreurs pour certains, un vendredi soir alors qu'on pourrait regarder le match à la télé, aller au resto ou s'occuper de ses gosses, non vraiment finalement c'est peut être pas le pied.

21h. Les esprits comencent un peu à s'échauffer. Tout le monde sort sa place et la brandit, pour bien signifier que ça commence à bien faire, et que jusqu'à plus ample information, on est quand même dans un état de droit (bon, si t'es handicapé, tu le sais bien toi, qu'en fait c'est un peu plus compliqué que ça...). La cheffe des CRS annonce alors qu'ils vont procéder à un contrôle des billets.

C'est donc à cela que servent nos impôts. Tout à coup, je comprends plein de trucs, la dette, les impôts, tout ça. En fait ça n'a rien à voir avec tout ce que nous racontaient les méta-libéros au coin du feu, les ronds point, tout ça, non, c'est parce qu'en fait le PSG a privatisé la police ! Je me coucherai moins bête ce soir, mais là, vraiment j'aimerais bien pouvoir avancer pour jouir de la prestation comerciale que l'on m'a vendue. Et puis merde, quand même, gâcher les vacances des CRS pour leur faire faire du contrôle de billets, c'est vrai qu'il y a de quoi regretter d'avoir passé un concours pour avoir le droit de garder l'ordre républicain. C'est donc ça les partenariats public-privés...

On nous fait passer par groupes de cinq, autant dire qu'on est pas près de voir la fin de la première mi-temps. Par chance, je suis dans les premières lignes, donc je passe assez rapidement. On se retrouve tous éparpillés, on entend dire que certains groupes sont déjà rentrés dans le stade, l'organisation a volé en éclat avec le filtrage, c'est le bazar, on ne sait plus quoi faire, attendre, rentrer, partir (après tout, on a déjà raté la moitié du show). On se dirige vers les portes avec ce qu'on a réussi à rassembler du groupe. Bon on n'est plus qu'une quinzaine, pas de trace des autres qui doivent sagement attendre qu'on les informe qu'ils ont bien une place pour le match.

Il est à noter qu'à ce moment ci de la soirée, pas une seule confrontation avec les forces de l'ordre n'a eu lieu. C'est déjà ça, se dit-on en longeant les grilles vers les portiques. On passe les grilles sans encombre, les stadiers ne prenant même pas le soin de nous fouiller. Enfin si, notre écharpe est soigneusement contrôlée, des fois qu'on fasse de la propagande pour une association dissoute.

«  - Et pour la ceinture d'explosifs sous mon sweat, j'ai le droit de l'utiliser du coup ?
Pas eu de consigne pour les ceintures d'explosifs petit, y a quoi d'écrit sur cette écharpe là, d'ailleurs ? »

On attend après la fouille que le reste du groupe passe les portiques. Et là, ça s'emballe un peu. Un stadier reconnaît un de nos gars, lui demande sa place, et lui dit que c'est une place qui a déjà été badgée. Impossible, puisqu'elle est à son nom et qu'on a eu le droit au contrôle d'identité pour sortir de la ronde des CRS un peu plus tôt. Mon pote refuse de sortir, insistant sur le fait que sa place et valide, qu'il agit dans son bon droit et que non, décidemment, y a pas moyen de se faire entuber encore une fois, s'il voit ce qu'il veut dire.

Et à c'est le déluge. Non, ne vous trompez pas, il fait toujours beau. C'est une déluge de coups. Une dizaine de stadiers (je ne plaisante pas) se rue sur lui pour le repousser violemment. Veêtement arrachés, insultes, tout y passe.
Immédiatement, on se jette pour les empêcher de continuer, ce qui a pour effet d'accentuer la cohue, et accessoirement de se faire menacer de mort par les zélés hommes en rouge. Le temps que tout le monde reprenne ses esprits, on est alerté par les cris qui reprennent de plus belle un peu plus loin. Les grilles des portiques ont été fermées, et plus personne ne rentre ni ne sort. On se retrouve donc à quelques uns, dans le no man's land entre grilles et tribunes, sans savoir quoi faire, regardant nos camarades de tribune se faire charger à de multiples reprises. Le cœur n'y est plus, on n'a même plus envie de rentrer voir le match, et on ne peut plus sortir non plus pour rejoindre les autres, puisqu'on a été identifié comme « fouteurs de merde », termes employés par la sécurité.

On s'assoit un peu plus loin, les effluves de gaz lacrymogène remontant vers nous de temps en temps. On est complètement dépité. C'est pas pour faire pleurer dans les chaumières hein, mais on se dit que même quand on fait tout dans les règles, ben non en fait, on peut se faire violer comme ça, juste parce que le club qu'on supporte a décidé de se substituer au droit commun.

Me reviennent à ce moment du récit ces mots du directeur de la sécurité du club à propos de nous, dans une interview datant il me semble d'il y a quelques mois :  « la légalité...ça veut rien dire 'c'est pas légal', c'est eux qui le disent. Mais qu'ils aillent devant un tribunal ! Honnêtement ils peuvent le faire, ça va prendre trois ans, ils vont se fatiguer. Il n'y a pas de problème... ».

Je ris nerveusement en lisant ces mots, mais en fait j'aurais plutôt envie de pleurer ce matin. Parce qu'une fois de plus mes droits élémentaires ont été bafoués. Parce qu'une fois de plus, les médias vont nous parler d'un fait d'arbitrage à la con tout en allant mendier leur carte de presse pour pouvoir assister à des entrainements qui tiennent plus de l'exhibition pour touristes que de l'information technique ou tactique. Parce qu'ils ne savent absolument pas à quel point leur métier est important pour faire respecter les principes républicains.

On y a cru avec la condamnation du club par la CNIL. Parce qu'on pensait qu'avec le temps ça allait quand même commencer à faire tiquer, de telles pratiques dans notre bel Etat de droit. Parce qu'enfin, on y a cru au changement avec la gauche (oui, sansai, je sais, on était prévenu *clin d'oeil*).

Visiblement, va vraiment falloir s'y faire. Ca doit être ça le football moderne.

La sécurité n'a pas de prix. Mais du coup, j'en fais quoi de ma ceinture d'explosifs ?

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Paris est magique

cocobeloeil

17/10/2014 à 23h14

Je vois pas ce que Fidel vient faire la dedans. Certes, à l'époque il avait mis pas mal de rouges sur le terrain, mais enfin....

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Etoiles et toiles

Moravcik dans les prés

16/10/2014 à 05h59

Finalement vu, cette véritable merveille du cinéma qu'est United Passions, et maintenant que j'ai réussi à arrêter mon fou rire, je peux vous raconter comment c'est.

Attendez ça me reprend. Oui ça y est c'est bon, allons-y.

(MEGA SPOILERS A VENIR)

Donc alors au début (après une espèce de mauvais clip publicitaire avec des enfants qui jouent au foot, y a même une fille, ce clip revenant à intervalles réguliers au cours du film) il y a une bande de rigolos à moustaches, qui veulent créer cette Fédération et qui le font courageusement alors même que les arrogants Anglais se foutent de leur gueule. On ne sait pas bien à quoi ça va servir leur truc, mais ils sont sympatoches et ils font une photo pour immortaliser tout ça.

Rapidement on passe à la partie du film qu'on pourrait intituler 'Saint Jules Rimet'. Et là y a donc Gégé Depardieu qui gueule à la face des Uruguayens que leur titre olympique c'est rien que du caca. Ensuite, sur le chemin de sa bagnole, il a comme une inspiration mystique : 'Et si on créait... attendez, vous allez pas le croire... un Championnat du Monde de football ?'. 'C'est un fou' répond un de ses potes. 'Non, c'est un visionnaire', dit un autre (je vous préviens tout de suite, les dialogues sont certes cités de mémoire, mais nullement exagérés pour autant : ceux-ci, par exemple, sont rigoureusement ceux de film).

Et le fait est que Rimet est un type super. Lui et sa fille, qui semble bizarrement occuper une place assez importante dans l'histoire du football. Tous les deux emmènent en bateau toutes les équipes jouer la première édition en Uruguay, et puis ensuite ils disent à un raciste que c'est rien qu'un con. Ensuite, Rimet va même carrément dire à des nazis et fascistes que c'est rien que des cons aussi, mais là sa fille trouve que ça va un peu loin et qu'ils feraient mieux de se faire des bisous.
Pour finir Rimet est vieux, la guerre est finie, il récupère la coupe qui avait été cachée des années pour aller la remettre au Brésil. Et là c'est le Maracanazo, et Rimet est tout triste pour les Brésiliens. Vraiment, à voir le film on a même l'impression que c'est ça qui l'a tué, puisque la scène suivante eh ben c'est son enterrement.

Après on rentre vraiment dans le vif du sujet, c'est-à-dire que le film que le Kim Jong Un de Zurich s'est commandé pour se faire plaisir arrive enfin.

Et ça commence un peu mal à vrai dire, puisque Havelange est élu président.
Havelange, c'est Sam Neill qui le joue, donc autant dire qu'il n'y a pas vraiment d'ambiguïté dès le départ : c'est un méchant. Sam Neill est un peu en roue libre (il parle avec son accent néo-zélandais habituel par exemple), mais il est toujours très bien en méchant, et d'ailleurs il y va très fort d'entrée de jeu en achetant le vote des Africains pour se faire élire.

Et puis là on voit Zep. Zep est joué par un Tim Roth qui sort tout juste d'un stage intensif d'accent suisse, ça donne une impression un peu étrange, mais Zep c'est un brave type, ça se voit tout de suite. Au début il se retrouve dans le foot un peu par accident, à vrai dire on sent qu'il y va surtout pour rendre service, c'est qu'il est comme ça Zep.

Alors déjà dès le départ Zep fait immédiatement ses preuves : il chope le patron de Coca-Cola dans un bar, et hop, contrat avec la FIFA, ce qui est quand même pas rien vu que le mec savait même pas que ça existait le foot juste cinq minutes avant. Ensuite, il enchaine et signe sur une aire d'autoroute avec un VRP d'Adidas qui lui montrait sa marchandise dans le coffre arrière de sa bagnole. Et voilà, la FIFA est riche, facile, mais enfin quand même, heureusement que Zep est là.

Après le problème c'est qu'il est donc obligé de travailler pour le fils du diable en personne, ce qui est quand même pas simple quand on est aussi honnête et travailleur que Zep, ce qui donne lieu à deux scènes tellement formidables que je ne résiste pas au plaisir de les raconter :

Scène 1 :

Zep marche le long d'un terrain où jouent des gamins, quelque part en Afrique. Il marche vite, on sent qu'il a du boulot aujourd'hui.
Un faire-valoir à moustache le suit tant bien que mal.

Faire-valoir à moustache : "T'es jamais fatigué Zep, comment tu fais ? J'en peux plus moi."
Zep, plongé dans ses pensées : "Il faut développer le football féminin, il le faut."
Faire-valoir à moustache : "Mais quand vas-tu donc te reposer enfin, sapristi !"
Zep : "Pas tant que la coupe du monde n'aura pas eu lieu ici."
Faire-valoir à moustache : "Tu sais qu'ils vont te nommer numéro 2 de la FIFA ?"
Zep, l'air sincèrement surpris et totalement désintéressé : "Ah bon ?"

C'était bien hein ? Mais il y a encore mieux (si, c'est possible) :

Scène 2 :

Zep et le faire-valoir à moustache (encore lui, oui bon, pourquoi faire appel à un autre faire-valoir, je vois pas l'intérêt après tout) sont assis autour d'une table. Zep a l'air pensif, voire préoccupé.

Faire-valoir à moustache : "Qu'est-ce qui ne va pas Zep ?"
Zep : "Je ne sais pas exactement."
Faire-valoir à moustache : "Raconte-moi."
Zep : "Eh bien... Le mois dernier, au moment de payer les employés, la compta m'a informé qu'il n'y avait plus un rond dans les caisses. Alors du coup j'ai été obligé de faire un chèque de 200000 francs suisses de ma poche."
Faire-valoir à moustache : "Sans déconner !"
Zep : "Bah oui, tu comprends, sinon les employés n'auraient pas été payés, c'est pas juste."
Faire-valoir à moustache : "Eh ben."
Zep : "Le pire, c'est que je ne sais pas où est passé tout le fric tu vois. Bon j'ai bien ma petite idée, vu qu'on est dirigés par l'acteur qui jouait le fils du diable dans La Malédiction 3, mais va savoir, c'est pas sûr quand même."

Et oui, Zep est obligé de tout faire, il court partout avec son air de représentant en aspirateurs, pendant qu'Havelange boit des coupes de champagne en portant des costumes chers qu'il a certainement payé avec de l'argent volé.
D'ailleurs, à un moment Zep est obligé de répondre à des médias tout énervés à propos d'Autriche-RFA 82, Havelange est à côté de lui au début, et puis pouf, le temps qu'il tourne la tête ce maudit brésilien s'est lâchement enfui, probablement pour aller voler de l'argent encore une fois.

Enfin bon, à un moment Havelange est vieux, et Sam Neill a encaissé son chèque, bref, Zep est président, ça y est. La première chose qu'il fait, bien sûr, c'est de dire à toutes ces ordures du comité de la FIFA que la corruption maintenant, c'est fini.
Mais bon, c'est pas facile, c'est-à-dire que c'est vraiment des batards les membres du comité, et évidemment ils se liguent pour salir Zep et le foutre dehors. Il y a bien quelques gentils qui essayent de le prévenir, ce qui donnent lieu à une troisième scène d'anthologie :

Scène 3 :

Avocate de la FIFA : 'Mais quand allez-vous répondre M.Blatter ? Il ne faut pas vous laisser faire, ils vous trainent dans la boue !"
Zep, calme comme seul un Suisse peut l'être en de telles circonstances : "J'ai grandi dans une ferme, la boue ne me fait pas peur."
Avocate de la FIFA, qui tient à son si gentil patron : "Mais enfin ce sont de fausses accusations, et vous le savez !"
Nouveau faire-valoir inconnu au bataillon : "C'est vrai, si vous ne réagissez pas vous ne serez pas réélu."
Avocate de la FIFA : "Et vous pourriez finir en prison, et là en plus je ne pourrais même plus vous défendre, c'est pas ma spécialité le droit en fait."
Zep, pensif, et qui commence à être convaincu : "Moi qui me suis tellement battu pour en arriver là..."

Eh oui parce que bon, Zep ça a beau être un type simple, qui dit bonjour à la dame qui fait le ménage dans le hall d'entrée des bureaux de la FIFA, et qui serait pleinement satisfait à donner des animaux en peluche à sa petite-fille et à regarder danser avec sa famille dans son chalet pour Noël, il ne peut pas laisser tomber, parce que "tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour le football".

Et donc du coup il est obligé d'aller voir Havelange (ah tiens, Sam Neill a eu une rallonge apparemment, il est revenu) pour que le vieux lui explique comment on achète une élection. Enfin bon, acheter n'est pas le bon terme, comment dire... "convaincre les indécis" qu'il dit, le vieil escroc.
Bref, Zep, après avoir caressé un peu la coupe du monde qu'il garde dans un coffre dans son bureau, va devant le comité (alors qu'ils étaient clairement en train de conspirer lâchement contre lui), refuse de démissionner, et les défie genre Clint Eastwood à la fin d'Impitoyable. Ils lui redisent qu'il pourrait aller en prison, Zep leur répond que dans ce cas il ira pas seul, à vrai dire encore une fois on a du mal à comprendre de quoi ils parlent vu que de toute évidence Zep n'a rien fait de mal et qu'on ne voit donc pas bien pour quel motif il irait en prison, mais bon.

Là le suspense est vraiment insoutenable, on voit Zep qui marche au ralenti pour se rendre à l'élection, il y a une musique de thriller, c'est quasi-irrespirable. Zep il s'en fout, de toute façon il est désintéressé hein, mais bon il gagne, et ça fait bien rager 2-3 méchants dans le comité, ce qui est sacrément bien fait pour eux.

Ensuite on revient au clip, la fille dribble tous les garçons pour marquer un but assez beau mais tellement perso que même Ginola aurait fait une passe à sa place à un moment donné.
Et pour finir, tout va bien, et la preuve c'est que Zep annonce que la coupe du monde est attribué à l'Afrique du sud. Il y a un montage de Tim Roth à côté de Mandela qui donne un petit cachet Forrest Gump à l'ensemble, et puis c'est fini, générique.


Bilan : c'était bien, mais je recommande quand même plutôt Sharknado.


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Les CdF : cahiers de doléances

Gone n Rosette

15/10/2014 à 14h33

C'est surtout que tous les posts de Jamel Attal qui sont postremarquabilisés, c'est autant de MES posts qui ne le sont pas.

Inadmissible.

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Christophe Zemmour
2014-10-24

dernière réaction
25/10/2014 à 15h11

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Moravcik dans les prés
2014-10-23

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25/10/2014 à 00h36

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