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Les posts remarquables

Gerland à la détente

gurney

19/10/2014 à 20h16

On joue donc aujourd'hui en format équipe type avec 3 joueurs à vocation offensive.
J'ai rien contre l'idée, mais faudra pas s'étonner d'avoir du mal comme face à Nantes pour percuter.
Je sais bien qu'on a quand même des Ferri ou Tolisso capable d'illuminations, mais ça reste des profils pas spécialement offensifs.
Et par rapport à l'époque ou on alignait par exemple Gourcuff, Grenier, Gomis et Lacazette ensemble, on a bien perdu un joueur offensif sur le terrain.

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Paris est magique

Easy Sider

18/10/2014 à 13h49

Petit compte rendu du match d'hier soir (attention, toute absence de commentaires sur le match en lui même n'est absolument pas fortuite...) :

Arrivé à la gare RER du Stade de France vers 18h30 avec une cinquantaine d'autres mecs de ma bande (c'est beau comme du Renaud), on rejoint les autres groupes avec qui on a fait appel commun à un rassemblement avant départ en cortège vers le stade. Toutes les entités contestataires et anciens ultras sont là, s'abreuvant (plus ou moins, à 7€ la pinte, on peut pas dire que la Seine Saint Denis se démocratise) aux stands dressés à la sortie des quais. On se balade tranquillement, on chine, reconnaissant une tête ou deux dans la foule, se saluant les uns les autres, avec cette hâte d'y être, de chanter, s'éclater, passer un bon moment entre nous au stade. On nous annonce le plus gros contingent depuis trèèèèèès longtemps, plus de 500 personnes. La proximité avec Paris sans doute.

19h30, le rassemblement est sonné, on se soude, la première ligne se forme, on apprend que les gars qui ont la bache de tête se sont fait isoler en sortant du métro et n'ont pas eu le droit de nous rejoindre. Mais bon, il faut bien y aller le match commence dans une heure, tout le monde a sa place en poche, même les CRS ont l'air enclin à surveiller que personne ne vienne nous embêter, on se sent bien, en sécurité sous leur regard bienveillant. On se dit que pour eux, ce doit être un peu les vacances vu qu'on a notre propre « service d'ordre » (même si on aime pas beaucoup appeler a en ces termes), c'est la Toussaint et on a pensé à eux, non vraiment, on a fait les choses bien. Il y a même les leaders qui, au mégaphone, donnent les consignes : pas de pétards, pas de fumis, on avance vers le stade en chantant pour notre club, histoire de donner le moins de grain à moudre possible.

Le cortège se met en branle, ça chante, ça pousse vocalement, on sent que tout le monde est prêt, que ça fait longtemps que certains attendaient ça, pouvoir retrouver les copains pour un match. Un fumi s'embrase, assez vite abandonné sous la pression des organisateurs, un arrêt sous le tunnel menant au Virage Nord qui permet de revivre l'impression de puissance sonore connue au Parc, avant le boycott, d'après les spécialistes. Et dire qu'on est qu'un peu plus de 500...

Le stade est maintenant en vue. Le cortège ralentit à la demande des premières lignes, mais on sent que l'impatience commence à gagner les rangs. La chaleur de la promiscuité se fait de plus en plus étouffante. On s'arrête complètement, car des camions de police viennent de faire irruption dans la rue, et se postent face au cortège, juste derrière les deux lignes de CRS qui nous précèdent. Il est 20h15, et on a pas vraiment le temps de traîner là, les mecs, le spectacle commence dans 15 minutes. C'est la première fois que je pense aussi à lever les nez pour voir ce qui m'entoure. Surprise, tous les voisins sont au balcon, nous regardent comme des bêtes curieuses, nous filment pour certains, se marrent pour d'autres, nous parlent pour les derniers. On leur demanderait bien une bouteille d'eau, parce qu'il fait très chaud, là, tout de suite. Mais bon, on devrait redémarrer dans deux minutes, donc c'est pas très important.

20h45. Bizarrement, on a toujours pas bougé. Les CRS non plus, qui, stoïques, nous scrutent le regard impassible, vide, voire enuyé pour quelques uns. Finalement, c'est peut être pas tant les vacances que ça pour eux, ou alors c'est pas comme ça que je me représente des vacances. Devoir encadrer des mecs calmes, à peine chambreurs pour certains, un vendredi soir alors qu'on pourrait regarder le match à la télé, aller au resto ou s'occuper de ses gosses, non vraiment finalement c'est peut être pas le pied.

21h. Les esprits comencent un peu à s'échauffer. Tout le monde sort sa place et la brandit, pour bien signifier que ça commence à bien faire, et que jusqu'à plus ample information, on est quand même dans un état de droit (bon, si t'es handicapé, tu le sais bien toi, qu'en fait c'est un peu plus compliqué que ça...). La cheffe des CRS annonce alors qu'ils vont procéder à un contrôle des billets.

C'est donc à cela que servent nos impôts. Tout à coup, je comprends plein de trucs, la dette, les impôts, tout ça. En fait ça n'a rien à voir avec tout ce que nous racontaient les méta-libéros au coin du feu, les ronds point, tout ça, non, c'est parce qu'en fait le PSG a privatisé la police ! Je me coucherai moins bête ce soir, mais là, vraiment j'aimerais bien pouvoir avancer pour jouir de la prestation comerciale que l'on m'a vendue. Et puis merde, quand même, gâcher les vacances des CRS pour leur faire faire du contrôle de billets, c'est vrai qu'il y a de quoi regretter d'avoir passé un concours pour avoir le droit de garder l'ordre républicain. C'est donc ça les partenariats public-privés...

On nous fait passer par groupes de cinq, autant dire qu'on est pas près de voir la fin de la première mi-temps. Par chance, je suis dans les premières lignes, donc je passe assez rapidement. On se retrouve tous éparpillés, on entend dire que certains groupes sont déjà rentrés dans le stade, l'organisation a volé en éclat avec le filtrage, c'est le bazar, on ne sait plus quoi faire, attendre, rentrer, partir (après tout, on a déjà raté la moitié du show). On se dirige vers les portes avec ce qu'on a réussi à rassembler du groupe. Bon on n'est plus qu'une quinzaine, pas de trace des autres qui doivent sagement attendre qu'on les informe qu'ils ont bien une place pour le match.

Il est à noter qu'à ce moment ci de la soirée, pas une seule confrontation avec les forces de l'ordre n'a eu lieu. C'est déjà ça, se dit-on en longeant les grilles vers les portiques. On passe les grilles sans encombre, les stadiers ne prenant même pas le soin de nous fouiller. Enfin si, notre écharpe est soigneusement contrôlée, des fois qu'on fasse de la propagande pour une association dissoute.

«  - Et pour la ceinture d'explosifs sous mon sweat, j'ai le droit de l'utiliser du coup ?
Pas eu de consigne pour les ceintures d'explosifs petit, y a quoi d'écrit sur cette écharpe là, d'ailleurs ? »

On attend après la fouille que le reste du groupe passe les portiques. Et là, ça s'emballe un peu. Un stadier reconnaît un de nos gars, lui demande sa place, et lui dit que c'est une place qui a déjà été badgée. Impossible, puisqu'elle est à son nom et qu'on a eu le droit au contrôle d'identité pour sortir de la ronde des CRS un peu plus tôt. Mon pote refuse de sortir, insistant sur le fait que sa place et valide, qu'il agit dans son bon droit et que non, décidemment, y a pas moyen de se faire entuber encore une fois, s'il voit ce qu'il veut dire.

Et à c'est le déluge. Non, ne vous trompez pas, il fait toujours beau. C'est une déluge de coups. Une dizaine de stadiers (je ne plaisante pas) se rue sur lui pour le repousser violemment. Veêtement arrachés, insultes, tout y passe.
Immédiatement, on se jette pour les empêcher de continuer, ce qui a pour effet d'accentuer la cohue, et accessoirement de se faire menacer de mort par les zélés hommes en rouge. Le temps que tout le monde reprenne ses esprits, on est alerté par les cris qui reprennent de plus belle un peu plus loin. Les grilles des portiques ont été fermées, et plus personne ne rentre ni ne sort. On se retrouve donc à quelques uns, dans le no man's land entre grilles et tribunes, sans savoir quoi faire, regardant nos camarades de tribune se faire charger à de multiples reprises. Le cœur n'y est plus, on n'a même plus envie de rentrer voir le match, et on ne peut plus sortir non plus pour rejoindre les autres, puisqu'on a été identifié comme « fouteurs de merde », termes employés par la sécurité.

On s'assoit un peu plus loin, les effluves de gaz lacrymogène remontant vers nous de temps en temps. On est complètement dépité. C'est pas pour faire pleurer dans les chaumières hein, mais on se dit que même quand on fait tout dans les règles, ben non en fait, on peut se faire violer comme ça, juste parce que le club qu'on supporte a décidé de se substituer au droit commun.

Me reviennent à ce moment du récit ces mots du directeur de la sécurité du club à propos de nous, dans une interview datant il me semble d'il y a quelques mois :  « la légalité...ça veut rien dire 'c'est pas légal', c'est eux qui le disent. Mais qu'ils aillent devant un tribunal ! Honnêtement ils peuvent le faire, ça va prendre trois ans, ils vont se fatiguer. Il n'y a pas de problème... ».

Je ris nerveusement en lisant ces mots, mais en fait j'aurais plutôt envie de pleurer ce matin. Parce qu'une fois de plus mes droits élémentaires ont été bafoués. Parce qu'une fois de plus, les médias vont nous parler d'un fait d'arbitrage à la con tout en allant mendier leur carte de presse pour pouvoir assister à des entrainements qui tiennent plus de l'exhibition pour touristes que de l'information technique ou tactique. Parce qu'ils ne savent absolument pas à quel point leur métier est important pour faire respecter les principes républicains.

On y a cru avec la condamnation du club par la CNIL. Parce qu'on pensait qu'avec le temps ça allait quand même commencer à faire tiquer, de telles pratiques dans notre bel Etat de droit. Parce qu'enfin, on y a cru au changement avec la gauche (oui, sansai, je sais, on était prévenu *clin d'oeil*).

Visiblement, va vraiment falloir s'y faire. Ca doit être ça le football moderne.

La sécurité n'a pas de prix. Mais du coup, j'en fais quoi de ma ceinture d'explosifs ?

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Paris est magique

cocobeloeil

17/10/2014 à 23h14

Je vois pas ce que Fidel vient faire la dedans. Certes, à l'époque il avait mis pas mal de rouges sur le terrain, mais enfin....

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Etoiles et toiles

Moravcik dans les prés

16/10/2014 à 05h59

Finalement vu, cette véritable merveille du cinéma qu'est United Passions, et maintenant que j'ai réussi à arrêter mon fou rire, je peux vous raconter comment c'est.

Attendez ça me reprend. Oui ça y est c'est bon, allons-y.

(MEGA SPOILERS A VENIR)

Donc alors au début (après une espèce de mauvais clip publicitaire avec des enfants qui jouent au foot, y a même une fille, ce clip revenant à intervalles réguliers au cours du film) il y a une bande de rigolos à moustaches, qui veulent créer cette Fédération et qui le font courageusement alors même que les arrogants Anglais se foutent de leur gueule. On ne sait pas bien à quoi ça va servir leur truc, mais ils sont sympatoches et ils font une photo pour immortaliser tout ça.

Rapidement on passe à la partie du film qu'on pourrait intituler 'Saint Jules Rimet'. Et là y a donc Gégé Depardieu qui gueule à la face des Uruguayens que leur titre olympique c'est rien que du caca. Ensuite, sur le chemin de sa bagnole, il a comme une inspiration mystique : 'Et si on créait... attendez, vous allez pas le croire... un Championnat du Monde de football ?'. 'C'est un fou' répond un de ses potes. 'Non, c'est un visionnaire', dit un autre (je vous préviens tout de suite, les dialogues sont certes cités de mémoire, mais nullement exagérés pour autant : ceux-ci, par exemple, sont rigoureusement ceux de film).

Et le fait est que Rimet est un type super. Lui et sa fille, qui semble bizarrement occuper une place assez importante dans l'histoire du football. Tous les deux emmènent en bateau toutes les équipes jouer la première édition en Uruguay, et puis ensuite ils disent à un raciste que c'est rien qu'un con. Ensuite, Rimet va même carrément dire à des nazis et fascistes que c'est rien que des cons aussi, mais là sa fille trouve que ça va un peu loin et qu'ils feraient mieux de se faire des bisous.
Pour finir Rimet est vieux, la guerre est finie, il récupère la coupe qui avait été cachée des années pour aller la remettre au Brésil. Et là c'est le Maracanazo, et Rimet est tout triste pour les Brésiliens. Vraiment, à voir le film on a même l'impression que c'est ça qui l'a tué, puisque la scène suivante eh ben c'est son enterrement.

Après on rentre vraiment dans le vif du sujet, c'est-à-dire que le film que le Kim Jong Un de Zurich s'est commandé pour se faire plaisir arrive enfin.

Et ça commence un peu mal à vrai dire, puisque Havelange est élu président.
Havelange, c'est Sam Neill qui le joue, donc autant dire qu'il n'y a pas vraiment d'ambiguïté dès le départ : c'est un méchant. Sam Neill est un peu en roue libre (il parle avec son accent néo-zélandais habituel par exemple), mais il est toujours très bien en méchant, et d'ailleurs il y va très fort d'entrée de jeu en achetant le vote des Africains pour se faire élire.

Et puis là on voit Zep. Zep est joué par un Tim Roth qui sort tout juste d'un stage intensif d'accent suisse, ça donne une impression un peu étrange, mais Zep c'est un brave type, ça se voit tout de suite. Au début il se retrouve dans le foot un peu par accident, à vrai dire on sent qu'il y va surtout pour rendre service, c'est qu'il est comme ça Zep.

Alors déjà dès le départ Zep fait immédiatement ses preuves : il chope le patron de Coca-Cola dans un bar, et hop, contrat avec la FIFA, ce qui est quand même pas rien vu que le mec savait même pas que ça existait le foot juste cinq minutes avant. Ensuite, il enchaine et signe sur une aire d'autoroute avec un VRP d'Adidas qui lui montrait sa marchandise dans le coffre arrière de sa bagnole. Et voilà, la FIFA est riche, facile, mais enfin quand même, heureusement que Zep est là.

Après le problème c'est qu'il est donc obligé de travailler pour le fils du diable en personne, ce qui est quand même pas simple quand on est aussi honnête et travailleur que Zep, ce qui donne lieu à deux scènes tellement formidables que je ne résiste pas au plaisir de les raconter :

Scène 1 :

Zep marche le long d'un terrain où jouent des gamins, quelque part en Afrique. Il marche vite, on sent qu'il a du boulot aujourd'hui.
Un faire-valoir à moustache le suit tant bien que mal.

Faire-valoir à moustache : "T'es jamais fatigué Zep, comment tu fais ? J'en peux plus moi."
Zep, plongé dans ses pensées : "Il faut développer le football féminin, il le faut."
Faire-valoir à moustache : "Mais quand vas-tu donc te reposer enfin, sapristi !"
Zep : "Pas tant que la coupe du monde n'aura pas eu lieu ici."
Faire-valoir à moustache : "Tu sais qu'ils vont te nommer numéro 2 de la FIFA ?"
Zep, l'air sincèrement surpris et totalement désintéressé : "Ah bon ?"

C'était bien hein ? Mais il y a encore mieux (si, c'est possible) :

Scène 2 :

Zep et le faire-valoir à moustache (encore lui, oui bon, pourquoi faire appel à un autre faire-valoir, je vois pas l'intérêt après tout) sont assis autour d'une table. Zep a l'air pensif, voire préoccupé.

Faire-valoir à moustache : "Qu'est-ce qui ne va pas Zep ?"
Zep : "Je ne sais pas exactement."
Faire-valoir à moustache : "Raconte-moi."
Zep : "Eh bien... Le mois dernier, au moment de payer les employés, la compta m'a informé qu'il n'y avait plus un rond dans les caisses. Alors du coup j'ai été obligé de faire un chèque de 200000 francs suisses de ma poche."
Faire-valoir à moustache : "Sans déconner !"
Zep : "Bah oui, tu comprends, sinon les employés n'auraient pas été payés, c'est pas juste."
Faire-valoir à moustache : "Eh ben."
Zep : "Le pire, c'est que je ne sais pas où est passé tout le fric tu vois. Bon j'ai bien ma petite idée, vu qu'on est dirigés par l'acteur qui jouait le fils du diable dans La Malédiction 3, mais va savoir, c'est pas sûr quand même."

Et oui, Zep est obligé de tout faire, il court partout avec son air de représentant en aspirateurs, pendant qu'Havelange boit des coupes de champagne en portant des costumes chers qu'il a certainement payé avec de l'argent volé.
D'ailleurs, à un moment Zep est obligé de répondre à des médias tout énervés à propos d'Autriche-RFA 82, Havelange est à côté de lui au début, et puis pouf, le temps qu'il tourne la tête ce maudit brésilien s'est lâchement enfui, probablement pour aller voler de l'argent encore une fois.

Enfin bon, à un moment Havelange est vieux, et Sam Neill a encaissé son chèque, bref, Zep est président, ça y est. La première chose qu'il fait, bien sûr, c'est de dire à toutes ces ordures du comité de la FIFA que la corruption maintenant, c'est fini.
Mais bon, c'est pas facile, c'est-à-dire que c'est vraiment des batards les membres du comité, et évidemment ils se liguent pour salir Zep et le foutre dehors. Il y a bien quelques gentils qui essayent de le prévenir, ce qui donnent lieu à une troisième scène d'anthologie :

Scène 3 :

Avocate de la FIFA : 'Mais quand allez-vous répondre M.Blatter ? Il ne faut pas vous laisser faire, ils vous trainent dans la boue !"
Zep, calme comme seul un Suisse peut l'être en de telles circonstances : "J'ai grandi dans une ferme, la boue ne me fait pas peur."
Avocate de la FIFA, qui tient à son si gentil patron : "Mais enfin ce sont de fausses accusations, et vous le savez !"
Nouveau faire-valoir inconnu au bataillon : "C'est vrai, si vous ne réagissez pas vous ne serez pas réélu."
Avocate de la FIFA : "Et vous pourriez finir en prison, et là en plus je ne pourrais même plus vous défendre, c'est pas ma spécialité le droit en fait."
Zep, pensif, et qui commence à être convaincu : "Moi qui me suis tellement battu pour en arriver là..."

Eh oui parce que bon, Zep ça a beau être un type simple, qui dit bonjour à la dame qui fait le ménage dans le hall d'entrée des bureaux de la FIFA, et qui serait pleinement satisfait à donner des animaux en peluche à sa petite-fille et à regarder danser avec sa famille dans son chalet pour Noël, il ne peut pas laisser tomber, parce que "tout ce qu'il a fait, il l'a fait pour le football".

Et donc du coup il est obligé d'aller voir Havelange (ah tiens, Sam Neill a eu une rallonge apparemment, il est revenu) pour que le vieux lui explique comment on achète une élection. Enfin bon, acheter n'est pas le bon terme, comment dire... "convaincre les indécis" qu'il dit, le vieil escroc.
Bref, Zep, après avoir caressé un peu la coupe du monde qu'il garde dans un coffre dans son bureau, va devant le comité (alors qu'ils étaient clairement en train de conspirer lâchement contre lui), refuse de démissionner, et les défie genre Clint Eastwood à la fin d'Impitoyable. Ils lui redisent qu'il pourrait aller en prison, Zep leur répond que dans ce cas il ira pas seul, à vrai dire encore une fois on a du mal à comprendre de quoi ils parlent vu que de toute évidence Zep n'a rien fait de mal et qu'on ne voit donc pas bien pour quel motif il irait en prison, mais bon.

Là le suspense est vraiment insoutenable, on voit Zep qui marche au ralenti pour se rendre à l'élection, il y a une musique de thriller, c'est quasi-irrespirable. Zep il s'en fout, de toute façon il est désintéressé hein, mais bon il gagne, et ça fait bien rager 2-3 méchants dans le comité, ce qui est sacrément bien fait pour eux.

Ensuite on revient au clip, la fille dribble tous les garçons pour marquer un but assez beau mais tellement perso que même Ginola aurait fait une passe à sa place à un moment donné.
Et pour finir, tout va bien, et la preuve c'est que Zep annonce que la coupe du monde est attribué à l'Afrique du sud. Il y a un montage de Tim Roth à côté de Mandela qui donne un petit cachet Forrest Gump à l'ensemble, et puis c'est fini, générique.


Bilan : c'était bien, mais je recommande quand même plutôt Sharknado.


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Les CdF : cahiers de doléances

Gone n Rosette

15/10/2014 à 14h33

C'est surtout que tous les posts de Jamel Attal qui sont postremarquabilisés, c'est autant de MES posts qui ne le sont pas.

Inadmissible.

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Espoirs, des bleus et des verts

sansai

14/10/2014 à 23h01

Vas-y Mako! : j'exige rien de personne en termes d'analyse. J'ai rien à exiger de personne. Chacun fait selon son implication, son envie, le temps dont il dispose, enfin je veux dire, j'ai vraiment rien à exiger de personne.

Juste, s'éviter en ces lieux les tartes à la crème à base de maillot pas assez mouillé, de suffisance et j'en passe, ce serait assez charitable.

Mets-toi deux secondes à leur place. T'as envie de te faire éliminer en barrage d'un Euro espoirs, de ne pas le jouer à fond, franchement ? Pourquoi ils en auraient moins envie que toi ?

En plus, t'es bien placé, en tant que supporter marseillais, pour voir ce que le travail d'un entraîneur peut faire aux performances collectives d'une équipe, et comment le contexte collectif peut permettre aux joueurs de se sublimer, ou au contraire de s'écrouler.

Oubliez pas non plus que c'est fragile, un joueur de foot, hein. Surtout à cet âge-là. Ils sont pas nécessairement outillés pour faire front, trouver les solutions quand ça part en sucette.
Ça donne de la frustration, des mauvais choix, des spirales négatives qui s'auto-alimentent, et en bonus des célébrations à la con quand on marque et des bousculades inutiles au moindre contact douteux.

C'est la même envie de gagner ce match, et l'angoisse de se faire éliminer, qui leur fait faire ces conneries et dégoupiller ainsi.

Putain, c'est complexe le jeu de football, la construction d'une équipe, ce qui se passe dans la tête d'un joueur, les dynamiques d'une équipe, d'un match.
Ça se résume pas à pas avoir couru assez vite et à avoir été trop prétentieux quand on perd.

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Observatoire du journalisme sportif

Jamel Attal

13/10/2014 à 20h42

@syle @lesunsetlesautres
Au risque de passer pour un ancien combattant (que je suis), je peux affirmer tranquillou que je ne réécris pas le contexte, puisque que je l'ai vécu et "écrit" avant la victoire (des articles en attestent sur ce site, même si le style est parfois maladroit et que la mise en page a sauté).

Les critiques "fondées" étaient grossièrement exagérées, totalement univoques, à la fois noyées et discréditées par un procès de Jacquet qui a accumulé mauvaise foi, malhonnêteté intellectuelle, malveillance, mépris de classe et confiance trop grande en leur propre omniscience par ses procureurs (toutes choses dont on a aujourd'hui tendance à oublier l'ampleur), mais aussi incompétence pure et simple – fut-elle due à l'aveuglement créé par les causes sus-mentionnées.

Car la réécriture est bien plus, encore aujourd'hui, le fait de ceux qui estiment que l'équipe de France ne proposait qu'un jeu médiocre et des matches ratés, et que son sélectionneur n'était que tâtonnements et décisions absurdes. Des signaux contradictoires, il y en eut pourtant beaucoup, ne serait-ce que lors du tournoi de France et du match inaugural du Stade de France contre l'Espagne (ah, tiens, lors de rencontres à enjeu).

En réalité, l'observation un tant soit peu objective de l'équipe de France, de ses matches, de son comportement, de son entraîneur,etc. aurait suffi à les amener à un point de vue infiniment plus circonspect. Mais, sûrs de remporter la mise en pariant sur un échec, sûrs de leur science infuse, assurés d'une absence de contradiction qu'eux-même organisèrent (L'Équipe détenait à l'époque le monopole de l'opinion légitime), ils se sont splendidement fourvoyés. Aucune circonstance atténuante ne peut sérieusement amoindrir la profondeur de ce fourrage de bras dans l'œil, que l'on peut résumer par ce simple constat: la plus grande victoire de l'histoire du sport français fut la plus grande défaite de notre unique quotidien sportif.

La chance du journal et de ceux qui l'animaient à l'époque est que tous ceux qu'ils ont entraînés dans leur délire (car c'en était bien un) eurent eux-mêmes toutes les peines du monde à faire amende honorable – ce qui est bien humain, ma foi. D'ailleurs, les principaux protagonistes de ce magistral et si peu glorieux fiasco s'en sont-ils tenus à des excuses foireuses (Bureau) et des justifications rétrospectives piteuses (Duluc). Leurs carrières n'en pâtirent point, leur amour-propre à peine plus. Certains revinrent d'ailleurs, encore plus fielleux, guettant une revanche qu'ils eurent encore le tort d'anticiper à plusieurs reprises.

Tout cela est bien loin, et bien dérisoire. Mais je persiste à considérer comme des faits très bien documentés les observations précédentes. Jacquet a dit qu'il ne pardonnerait jamais, moi (à qui aucun tort n'a été fait, évidemment, en dehors de l'écœurement ressenti alors), je sais plus simplement que je n'oublierai pas ces circonstances – jusqu'à Alzheimer du moins. Au moins mon amnésie aura-t-elle été plus tardive que celle de beaucoup. Mais même alors, ceux sous la tutelle ou la curatelle desquels je me trouverai auront auparavant eu pour consigne de recopier-recoller ce message sur le forum des Cahiers (qui dureront mille ans) à chaque résurgence de ce débat. Vous êtes prévenus.

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CdF Omnisport

vertigo

12/10/2014 à 19h08

Hydresec
aujourd'hui à 17h31

Grosses féloches aux derniers : exténués, trempés, le plus souvent seuls et pas de tee-shirt à l'arrivée. ..
------------
C'est toujours déprimant les clubs échangistes à l'heure de la fermeture.

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Foot et politique

Joey Tribbiani

11/10/2014 à 18h06

Mon Coachounet (tu permets que je t'appelle Coachounet)

Je dois te l'avouer, plus je lis tes posts, plus je suis inquiet.
Tu es à bout, ça se sent, tu nous fais un mega burn-out fiscal là, c'est net. Tu vois des taxes et des chatons partout, enfin bref tu délires.

A ce stade, il n'y a pas 150 solutions, il te faut un traitement de choc.
- Etape 1 : la plus difficile, le sevrage.
Non le fisc français ne veut pas ta mort, oui on peut lui échapper.
Pour t'en convaincre il te suffit de trouver une photo d'Isabelle Balkany sur un plage des îles Caimans en train de s'éventer avec son dernier avis d'imposition, un Mojito à la main, et la regarder longuement en respirant calmement, sans penser à rien d'autre.
- Etape 2 : la mise au vert
Pour ça je t'ai préparé une liste des pays les moins endettés et donc logiquement les mieux gérés et les plus démocratiques de la planète. Fais ton choix et va y passer quelques mois pour te ressourcer, si tu t'y plais tu pourras même t'y installer.
Pour être sûr que tu te sentes bien j'ai pris la liste du FMI, avec les pays qui ont un ratio dette / PIB inférieur à 20% (mais j'ai quand même enlevé ces feignasses d'états pétroliers). Enjoy :
- Madagascar (5%)
- Guinée Equatoriale (8%)
- Chili (9%) : sacré Augusto, il a fait du bon boulot
- Haïti (10%)
- Cameroun (12%)
- Paraguay (13%)
- Bostwana (17%)
- Swaziland (17%)
- Equateur (18%)
- Niger (19%)

(Au delà de 20% ça se dégrade sévère, les mecs commencent à investir dans l'éducation, les infrastructures, un système de santé décent, voire dans la protection sociale, du coup les dépenses dérapent, enfin bref ça devient n'importe quoi)



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Foot et politique

Gone n Rosette

10/10/2014 à 16h39

Coach Potato
aujourd'hui à 15h51
______

J'arrive pas à déterminer le but de la manoeuvre.
Dénoncer la multiplication des taxes ? Non, les taxes ne sont pas multiples. Elles se divisent essentiellement en 2 :
1) Taxe sur l'argent que tu gagnes, quelque soit la manière dont tu le gagnes et les moyens mis en oeuvre pour le gagner
2) Taxe sur les choses qui ne sont pas bonnes pour toi et qu'il faudrait que tu arrêtes donc l'état te les fais payer plus chères.

Évidemment, toutes les nouvelles taxes découlent simplement de l'augmentation des manières de gagner de l'argent et de l'augmentation des trucs qui sont pas bonnes pour toi et qui vont te faire mourir jeune.

Alors au lieu de se plaindre qu'il y a des nouvelles taxes, il suffit d'arrêter de croire qu'on peut gagner de l'argent sans être taxer et d'arrêter de fumer et de boire du Coca.

Une fois que tu as ça dans la tête, tu vas te rendre compte que la fiscalité, c'est facile.

Évidemment, il existe quand même une catégorie de revenu qui n'est jamais taxé.

C'est la 3)

3) Patrimoine de Patrick Balkany.

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Les Dé-Managers
2014-10-21

dernière réaction
aujourd'hui à 05h40

Dans les cartons des Dé-Managers : #35

Spéciale fin de matches un peu folles cette semaine avec Naples et QPR dans les rôles des héros malheureux. Hommage également aux frappes de Wesley Sneijder, à Raheem Sterling, aux csc esthétiques et à Alvaro Arbeloa.


Pertes de contrôle, nouvelles règles et feu aux fesses

Boîte à Gif #6 – Déstabilisés par le jeu marseillais en une touche de balle, Marcelo Bielsa salit son pantalon et monsieur Delerue s'emmêle dans ses cartons. Cédric Carrasso en perd le Nord tandis que Johan Audel immortalise l'instant.


J'ai failli voir Lens-PSG

Témoignage – Plusieurs centaines de supporters du PSG "indésirables" se sont rendus au Stade de France pacifiquement et billets en main. La réception a été policière.