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06/02/2016 à 21h41

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Foot et politique

Sir Sourire

05/02/2016 à 10h55

Sur ces histoires d'accents, notamment le circonflexe, c'est assez simple en fait : il est supprimé quand 1) il n'y a pas de confusion possible avec un homonyme 2) il ne marque pas une différence dans la prononciation. Par exemple, les excellentes plaisanteries sur "jeûne/jeune", aussi drôles qu'elles soient, sont à côté de la plaque puisque le circonflexe n'est pas supprimé.

Par ailleurs, il me semble qu'il y a une méconnaissance de la portée de cette réforme. Si les nouvelles formes peuvent cohabiter avec les anciennes, c'est parce que le propos n'est pas tant de normaliser l'usage, mais plutôt le corpus de règles régissant l'orthographe : l'enjeu est donc, avant tout, académique et savant. Jetez un oeil sur le rapport de l'Académie et considérez les arguments exposés : ils sont essentiellement techniques. Un exemple : le cas de "mille-feuilles", qu'on peut écrire aujourd'hui "millefeuille" – sans "s", donc. L'Académie considère que le sens du mot ("gâteau") s'est éloigné du premier terme de la métaphore (mille feuilles empilées) et qu'il ne désigne plus que le gâteau en question. Par conséquent, sur le modèle de "portefeuille", on supprime le trait d'union et le "s" final quand le mot est utilisé au singulier. En outre, on a toujours le droit d'écrire "mille-feuilles" si ça nous chante. Au passage, sur le plan sémantique, ça me paraît plutôt enrichir la langue, puisqu'il est désormais possible d'investir de sens différents les deux graphies.

Evidemment, tout le monde ou presque écrit, et se projette affectivement dans son rapport aux mots et à la langue. C'est tout à fait légitime. Mais encore une fois, il s'agit principalement de considérations académiques qui n'interdisent rien à personne.

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CdF Omnisport

Hyoga

04/02/2016 à 04h06

C’est le moment de parler d’un art martial / sport de combat / cérémonial religieux, choisissez celui que vous voulez.

Le sumo.

Le sumo, c’est bieng. C’est mieux que le cricket de Tricky. Déjà, un match de cricket dure au minimum 18 heures, c’est-à-dire environ 10 000 fois plus que le combat de sumo moyen. C’est dire si on a le temps de se faire chier. Alors que le sumo, c’est intense, c’est une explosion de testostérone dans ta face. C’est pas pour les féministes, ça. Jean-Luc Vasseur likes it.

Pourquoi j’en parle? Déjà parce que comme je suis sur place je peux enfin suivre tous les tournois à la télé. J’ai le choix avec le base-ball de lycée au Koshien et la course à pied annuelle universitaire au nouvel an. Ensuite, parce que c’est bieng. Aussi parce que le dernier tournoi fut un événement (-> suspense dément). Parce que je suis carrément un expert du sumo. Si, par rapport au mec qui n’en a vu que quand Chirac les a invités à Bercy. Parce que j'espère que ça va intéresser au moins un ou deux péquenots ici. Et enfin, parce que j’ai rien d’autre à foutre, mais ne le dites à personne. Et j’espère que vous aussi vous n’avez rien d’autre à foutre, parce que paie ton pavé.


C’est quoi le sumo ?
Quizz : le « classement » d’un maegashira 5 est :
A- J’en sais rien bordel
B- A peu près 5ème
C- Environ 10ème
D- Vaguement 20ème
Les gens qui ont répondu D en totale confiance peuvent sauter ce passage pour nioubaille, ou alors le lire pour corriger les erreurs et imprécisions.

Le sumo est un jeu rigolo. Après un rituel à base de taper le sol avec ses pieds, claquer ses mains, faire semblant de démarrer le combat trois fois et jeter deux kilos de sel là où on va combattre, deux gros types au trois quarts à poil se rentrent dans le lard. Le premier qui touche le sol avec autre chose que son pied, ou qui touche le sol en dehors du dohyô (= le ring), a perdu.

Il y a 6 tournois par an. Chacun dure 15 jours. Chaque sumo combat une fois par jour, sauf s’il abandonne en cours de route pour blessure. Le vainqueur du tournoi est celui qui a le plus de victoires à la fin. Comme il y a beaucoup plus que 16 sumos, le « tirage au sort » est effectué au fur et à mesure pour que tout ça s’équilibre. Par exemple, si le 50ème au classement se retrouve avec 7 victoires 0 défaites parce qu’il a battu les 51 à 57ème, on va le faire combattre progressivement contre des mieux classés. Au global il finira avec un bon nombre de victoires ce qui lui permettra de progresser au classement, mais ne pourra (normalement) pas prétendre au titre, sauf cas exceptionnel (comme par hasard, comme lors du dernier tournoi -> suspense insoutenable). Les sumo bien classés combattent à peu près tous entre eux, en particulier les Yokozuna et Ozeki (voir ci-dessous).

Les sumo ont un rang, c’est l’équivalent du classement ATP. Intéressons-nous seulement à la meilleure des si divisions : la makuuchi.

Tout en haut on y trouve le ou les Yokozuna. Toi qui connais bien la WWF des années 90 (non, pas celle qui protège les pandas, celle qui fait le coup de la corde à linge), sache qu’un vrai Yokozuna n’a à peu près rien à voir avec le morceau de graisse qui y sévissait. C’est plein de muscles, un Yokozuna. Bon, bref. On devient Yokozuna selon des critères parfaitement subjectifs : il faut être puissant et digne. C’est un comité de vieux singes, euh sages, qui décide. Il y a eu des périodes sans Yokozuna, et c’est allé jusqu’à 4 en simultané. Il y a cependant au moins un critère automatique : gagner deux tournois d’affilée. Bon en tout cas il faut gagner des tournois. Quand on est Yokozuna, on le reste jusqu’à la retraite. Si un Yokozuna devient pas assez puissant ou digne, on lui demandera poliment de prendre sa retraite, ce qu’il fera en disant merci.

En-dessous des Yokozuna, la promotion se fait sur base des résultats. En gros on peut être promu si on a + de 50% de victoire sur un tournoi, ce qu’on appelle kachikoshi. Et inversement, avec plus de défaites que de victoires, on est makekoshi.

La catégorie sous les Yokozuna, c’est les Ôzeki. On devient Ôzeki on sait pas trop comment (voir comité de vieux sages), mais en gagnant beaucoup de combats. Un Ôzeki peut être relégué s’il est makekoshi deux fois de suite. Actuellement il y a 4 Ôzeki.

En-dessous c’est le royaume des petites gens qui peuvent être promus et relégués sur base de kachikoshi et makekoshi à chaque tournoi. On y trouve deux sekiwake, puis deux komusubi, et enfin les maegashira. Deux maegashira 1, deux maegashira 2, etc. jusqu’à maegashira 16.
D’où la réponse au quizz.



Panorama du sumo actuel.
Les gens qui savent qui est Gagamaru peuvent sauter ce passage, ou bien écrire une thèse sur la place que peut jouer le sumo pour l'intégration des étrangers dans la société nippone.

Yokozuna

A tout seigneur, tout honneur, commençons par Hakuho. Yokozuna depuis 2007, il a pété le record de victoires en tournois : 35. Lors du prochain tournoi, il pètera aussi le record de victoires en combat en carrière. Il a déjà dû péter tous les autres records possibles et imaginables. Bref, c’est une bête. 1m92, 155kg. Un peu de graisse au niveau du bide, mais surtout du muscle. Technique superbe. Sait renverser des situations en basculant son adversaire façon judoka poids léger. Je ne suis pas spécialement un supporter, mais je dois dire que ses combats sont toujours un plaisir car soit il nous fait une démonstration, soit son adversaire fait un exploit. Lors du dernier tournoi l’an dernier il nous a fait un petit plaisir en faisant un double nekodamashi sur Tochiôzan.
Quoi ? Faut expliquer ? Le nekodamashi a été inventé il y a des années par Mainoumi, un sumo de petite taille (tout est relatif). Cela consiste à faire claquer ses mains devant la face de son adversaire au lieu de lui rentrer dans le lard, pour le surprendre et ensuite profiter de la fraction de seconde d’hésitation. Que Hakuho fasse ça, c’est vraiment inattendu. Le contexte : Tochiôzan, qui est tout de même sekiwake, l’avait battu au précédent tournoi, alors que Hakuhô était blessé. Je pense que Hakuhô a voulu lui montrer la différence entre eux. Un peu comme si le PSG jouait contre l’OL et décidait que seul Ongenda a le droit de marquer, et gagnait tout de même 3-0.

Harumafuji est le deuxième Yokozuna. Lui je l’aime beaucoup car c’est le poids plume de la division : 135kg. Il compense par une technique exceptionnelle (de mon avis de méga expert reconnu). Je suis fan.

Kakuryu est le troisième Yokozuna. Je l’aime pas, je trouve qu’il n’a pas le niveau des deux autres (il a le niveau Ôzeki, cela dit). Il est devenu Yokozuna en remportant un tournoi, puis en faisant un play-off (perdu) dans le suivant. Le comité de vieux sages a estimé que play-off c’est comme une victoire, donc hop Yokozuna. D’aucun soupçonnent le comité d’avoir voulu faire une jurisprudence pour faciliter l’accession future d’un japonais au grade de Yokozuna.

Ah oui, parce que je l’ai pas dit, mais les trois Yokozuna sont mongols. Nous entamons la seizième année depuis la retraite du dernier Yokozuna japonais. Ça leur pèse un peu, mine de rien. Imagine, 16 ans sans équipe de France championne du monde de pétanque. Arg.

Les Ôzeki

Kisenosato : mes beaux-parents sont supporters. La seule raison que je peux imaginer, c’est qu’à un moment dans les années récentes il a été le japonais le plus proche de remporter un tournoi. Mais non, c’est rien que des mongols qui gagnent. Sinon j’aime pas sa tronche, et je trouve que son sumo est très « classique », comprendre ennuyeux.

Gôedo : un autre japonais
Terunofuji : un autre mongol

Kotoshôgiku : alors lui je l’aime bien. Déjà il a sa petite spécialité pour le rituel, à la fin il fait une sorte d’étirement du dos vers l’arrière, tout le fait « OOOOOH » à chaque fois, ça me fait marrer. Ensuite, il a vraiment sa technique spéciale. Le principe de base du sumo, c’est d’être le plus bas possible et soulever son adversaire afin de lui faire perdre son accroche au sol et le pousser hors du dohyô ou par terre (d’où la graisse par-dessus les muscles : le principe est de ne pas être facile à soulever). Or, notre bon Kotoshôgiku, il attrape son adversaire en restant bien debout, l’enlace tendrement et se met à sauter frénétiquement pour le soulever. Oui, oui, il saute en avançant en soulevant un type de 160 kilos. C’est un peu comme un super combo dans un jeu de combat d’arcade à l’ancienne, une fois que ça démarre tu peux plus rien faire ou presque.

Bon, je ne vais pas faire la liste des sekiwake, komusubi et autres… disons simplement qu’on y trouve surtout des japonais, quelques mongols, un géorgien, un russe, un égyptien, un bulgare.


Le tournoi de janvier 2016.

Fast-forward pour les premiers combats, je me souviens pas de tout. A la 13ème journée, Kotoshôgiku est seul en tête avec que des victoires. Il a notamment battu les trois Yokozuna, et avec sa spéciale! C’était splendide. Hakuhô a une seule défaite, Harumafuji 2.

C’est là qu’arrive le combat Kotoshôgiku – Toyonoshima.
Oui mais je n’ai pas encore parlé de Toyonoshima. Il est maegashira 7, donc environ 25ème. Autant dire qu’il ne gagne jamais rien. Sauf que là, par un alignement de planètes, il n’a que 2 défaites quand il se présente devant celui qui est désormais le grand favori. Et en plus, Toyonoshima est la bête noire de Kotoshôgiku. Par-dessus le marché, ils sont rivaux et amis depuis le collège. Arriva ce qui devait arriver, Toyonoshima remporte le match. On est dans un manga ou quoi, là?

Hakuhô et Kotoshôgiku n’ont donc qu’une seule défaite. Toyonoshima et Harumafuji 2. Tout peut arriver. En particulier si Hakuhô et Kotoshôgiku remportent leurs deux derniers matchs, il y aura un play-off. Sauf que ça n’est pas arrivé, ça. Hakuhô perd contre Kisenosato, puis contre Harumafuji !

Kotôshogiku remporte le tournoi. C’est la première fois en dix ans qu’un japonais remporte un tournoi. Autant dire que depuis il fait le tour des télés, c’est une star, tout le monde a pu commenter son mariage (genre on est quand même surpris que la femme d’un gros lard soit si jolie), etc, etc.
Et maintenant le prochain tournoi est d’une importance capitale : si Kotoshôgiku le remporte ou même fait un play-off, il deviendra Yokozuna. De quoi le propulser au firmament de la popularité nippone. Encore plus haut que l’équipe nationale de rugby, qui parade depuis quelques mois.

Voilà voilà.
Regardez du sumo, c’est bieng.

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Gerland à la détente

LYon Indomptable

03/02/2016 à 20h42

Souffre.
Mais bon en face c'est de la pure médiocrité LigUn.
J'arrive pas à flipper tellement ce qu'on voit est une purge atténuée par notre victoire qui se dessine.

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En rouge et noir !

Lancelot du HAC

02/02/2016 à 13h45

Kireg,

Tu écris en effet très bien.

Je me réjouis chaque semaine de voir combien au contact des tauliers de LODM (malgré Mykland) tu as su élever le niveau de ta prose.

Cependant, ce n'est pas une raison pour raconter n'importe quoi. Tu aurais pu consulter tes coéquipiers quand t'es venue l'idée d'user de la métaphore charpentière.

Je ne connais pas le Bernard à qui tu t'adresses et qui en plus d'avoir peu d'humour, puisqu'il ne comprend pas ta blague sur l'Afrique du Sud, ne se débrouille visiblement pas très bien pour valoriser ses compétences.

"Quand le bâtiment va, tout va"

En effet, conséquence d'une politique d'orientation court-termiste qui a vu les élèves des années 80/90 préférer suivre des études générales plutôt que manuelles, les métiers du bâtiment, marqués au fer blanc par deux décennies (1975/1995) catastrophiques, se sont retrouvés au matin du nouveau millénaire devant un chantier de taille qui n'avait pas du tout été anticipé: le manque de main d’œuvre qualifiée pour assumer le renouveau du marché de la construction neuve, ainsi que le boom des rénovations.

Tant et si bien que les profils du fond de la classe au collège, qui, faute de compétences écrites et orales suffisantes, avaient été orientés dans des CAP/BEP et autres filières jugées dévoyées, eurent tout loisir de prendre leur revanche à ce moment: du haut de leur grosse berline rutilante, ils toisaient placides les étudiants en sociologie rentrant dans leur studio miteux sur un vélo hollandais d'occasion, leurs exemplaires de Bourdieu en évidence dans le panier à salade. Ceux-là mêmes qui quelques années auparavant se gaussaient de Bernard bégayant son poème devant une classe hilare (et sa cohorte de filles jolies qui bientôt rateront leur vie, car jolies trop jeunes, mais c'est une autre histoire).

Pas rancunier pour un sous, Bernard croisera ses anciens condisciples sans amertume; au fond il avait plutôt réussi, lui, quand les autres rédigeaient laborieusement une thèse leur offrant le droit de postuler sans espoir à un poste de maître de conf'.

Éternel baisé du système, il n'a cependant pas la fibre marchande, s'il n'a pas mis cette décennie 1995/2005 pour valoriser son savoir-faire et engranger le maximum de retour financier d'une compétence désormais recherchée. Si en effet, un ouvrier charpentier débute au SMIC, son salaire augmente généralement très rapidement s'il fait preuve de sérieux et qu'on peut compter sur lui: les bons charpentiers (qui donc montent une charpente de A à Z) ont connu une décennie 2000 très florissante (boom de la construction bois, des résidences secondaires) et un gars comme Bernard, qui comme son nom le laisse penser, est normalement né avant 1980, devrait normalement aujourd'hui émarger autour des 2500 € net, s'il est resté bien sûr salarié (beaucoup optent en effet à un moment pour la création d'entreprise, qui si elle peut en effet rapporter plus, n'est pas exempte d'emmerdes sacrément coûteuses), vu son ancienneté et son niveau d'expérience: aujourd'hui Bernard doit notamment gérer des équipes.

Depuis 2008 et la crise financière, la conjoncture a changé. Un Bernard moderne pourrait en effet éprouver plus de difficultés à s'intégrer sur le marché du travail: les constructions neuves en bois marquent le pas (malgré quelques exemples en trompe l’œil), le bâtiment dans son ensemble rame méchamment, les prix sont tirés au maximum et les résidences secondaires sont toutes à vendre. On continue d'agrandir sa maison, d'améliorer l'existant, mais ce n'est pas ça qui va relancer le marché et redonner à Bernard des raisons de croire à une envolée des salaires dans le milieu.

Toujours est-il que si Bernard n'avait pas bafouillé son poème, il serait aujourd'hui sociologue, et il gagnerait beaucoup moins de pognon.

PS: Tout dépend de l'essence et de ton équipement, mais on n'est pas obligé de clouer tous les bardages; les clous éclatent certains bois, et parfois il est préférable de pré-percer puis de visser.

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Foot et politique

Julow

01/02/2016 à 11h35

@Jean Luc Etourdi

Je réponds au post remarqué du jour - pas à tout, si tu permets, mais tu conviendras que les liens logiques au sein de chacun de tes points sont plus des liens d’humeur massacrante que des liens vraiment construits. T’as le droit de me retourner le compliment.

1- Le reproche d’arrivisme
(je connais pas Delphy)
Les femmes et hommes politiques vont aussi là où il y a du vide, c’est en quelque sorte la loi du champ. L’arrivisme, si on le traduit en terme polémique, est leur raison d’être. Tu sais, les petits ou grands bourgeois qui ont fait leur carrière politique ou universitaire sur la « question sociale », ils sont légion. On pourrait jouer à dire que le comité central des bolcho en 1917, ou les Spartakistes, ou les révolutionnaires français, c’est un ramassis d’intellectuels plus ou moins déclassés et arrivistes. Et le PS de 1981, c’est jamais qu’un tas de profs, de travailleuses sociales et d’avocats avec deux prolos au milieu. Et donc ? Il faut le dire, certes (mais le dire pour tout le monde) et en comprendre les effets au-delà de la dénonciation toujours vraie et toujours stérile, que les représentants ne ressemblent pas en tout point à ceux qu’ils représentent ou prétendent représenter.

Pour les universitaires, t’inquiète pas, il vaut toujours mieux travailler sur des objets bien plats politiquement (ce que disait plus haut un contributeur). Il faudrait objectiver, en regardant la liste des intitulés de poste proposées en histoire ou sciences sociales depuis X années. Je ne suis pas sûr que les études de genre ou post-coloniales, dont tu as l’air de faire un must pour jeune intellectuel ambitieux, aient formé en France une vague si impressionnante (comparée à l’histoire politique la plus classique, à l’analyse des réseaux, à l’histoire ou la sociologie des professions gentiment prises une à une, que sais-je) Je me trompe ?


2 - L’évacuation de la question sociale, les concepts ricains

L’épinglage anecdotique de féministes connes (et méchantes : elles nient la souffrance d’un homme battu) ou de « communautaristes » qui auraient évacué la question sociale (mais tu parles de qui, là ? Des salafistes ? Du FN ?) est un moyen rigolo de s’agacer des pensée de genre ou de racialisation de la politique, pour les évacuer. Tu veux qu’on joue à la liste des marxistes ou sociaux-démocrates nageant dans l’aveuglement aux questions de minorités et de racisme ? C’est une solide tradition de la gauche française – dont tu dis qu’elle est aujourd’hui ringarde, j’en suis pas sûr.

Tu t’adresses à des interlocuteurs ici parfaitement imaginaires, pour ne pas dire fantasmés : qui, ici, a dit ou sous-entendu qu’il fallait « évacuer la dimension sociale » ? Quels en seraient les marqueurs ? Comparons au nombre d’occurrences du « communautarisme » (comme spectre dangereux), de la « discrimination positive » (comme arnaque détestable), de l’appel à dissoudre le racisme (disons, post-colonial) dans les racismes mutliformes.

Renvoyer le féminisme au séparatisme le plus trash, ou la pensée post-coloniale au communautarisme le plus caricatural, ça a à peu près la même pertinence que de renvoyer toute pensée des injustices de classe à Pol Pot ou à la dékoulakisation.

Le reproche d’importation sauvage ce concepts américains est assez drôle. Jouons au parallèle : la pensée de la classe et des intérêts de classe, par exemple, une bonne partie du vocabulaire communiste et social-démocrate du XIXème siècle, est d’une certaine manière une importation allemande. Et pourtant, structurellement, il y a plein de différences entre la formation de la classe ouvrière en Allemagne et en France, qui tiennent à l’héritage de la révolution, à la transition démographique, au maintien plus long d’une petite paysannerie propriétaire en France, et.. oh, wait... à la présence massive d’immigrés dans la classe ouvrière française. Qui pour autant n’invalide pas les problématiques de cette pensée.

L’anecdote parlante :
Evidemment. Mais donc, dans ce que tu cites, personne ne dit : les orientations européennes, le libéralisme, la politique fiscale, le droit du travail... Donc, ça ne sont pas des enjeux politiques ?


Cela dit, pour reprendre d’odieux termes du débat américain la « reconnaissance » (d’une domination culturelle, de problématiques spécifiques aux minorités racialisées) n’empêche en rien la « redistribution » (les soins dentaires, par exemple, la fiscalité, l’évolution du marché du travail). Encore une fois, penser leur articulation passe nécessairement par penser leur existence. Et oui, la pensée de cette articulation est très faible en France (au passage, je crois que tu prends les progressistes américains pour des schtroumpfs). Après, oui, aux Etats-Unis, il y a une forme de concurrence entre ces deux pensées, on peut très bien en discuter les mécanismes et les effets.

3 - Jacobinisme et Saint-Barthélémy.
Absolument. Tu peux y ajouter, par exemple, le rousseausime anti-communautaire, Jules Ferry, l’histoire coloniale et la guerre d’Algérie. Libre à toi de penser que les conséquences de tout cela ont été sur-théorisées et beaucoup trop prises en compte dans la pensée progressiste française, je suis d’avis exactement contraire. On aura du mal à objectiver, on va en rester à nos anecdotes. Ou alors il faudrait un gros travail : listons les discours des candidats de gauche aux présidentielles depuis X années, les rapports et études des gouvernement de gauche ou des partis de gauche, et comparons le poids des deux problématiques (« sociale » et « raciale » si on veut)
Je crains que tu ne trouves essentiellement à gauche des propos bien gentils sur la diversité et l’anti-racisme purement moral et déréalisant, évacuant pour le coup la dimension sociale de cette question, à base de « le couscous c’est aussi bon que le blanquette de veau, mangeons des deux, youpi ». L’équivalent de ce que la réforme fiscale inexistante de Hollande est à la question sociale. (Le gouvernement actuel aura de quoi nous mettre d’accord : on y trouvera ni l’un ni l’autre.) On trouverait sans doute, par contre, une pensée plus spécifique et cohérente du sexisme et de la domination masculine, qui s’est en partie traduite par des actes politiques. Et heureusement.



Pour finir, quant au noble projet de réconcilier dans un discours à construire les prolos de Bar le Duc et du XVIIIème (au nom de quoi et contre quoi ? Et pourquoi avant tout les prolos ? On pourrait réfléchir à la portée de cette exhortation sur un forum de bobos ou les uns et les autres sont bien peu présents, tiens..) question : on a quelque chose à dire, hors simple constat, sur le fait que les uns sont très majoritairement noirs et arabes et les autres pas ? Que c’est UNE des dimensions de la question ? Comment on en parle, sans exclusive des intérêts communs ? Ou alors on décide, d’ici, qu’en fait ça n’a aucune importance, aucune pertinence politique ? Qu’il faut pas en parler parce que ça fait le jeu du FN (qui lui, en parle ou le sous-entend tout le temps, dans ses termes et à sa manière) ?
Parce qu’il ne faut pas oublier que plein de gens en parlent, en fait, à base de tu-l’aimes-ou-tu-la-quittes, de mouton dans la baignoire, de compatibilité problématique et d’intégration jamais accomplie. Il y a un discours public fort sur les origines, sur les problématiques et les tensions « raciales » en France, sur les minorités (j’en reviens à mon problème lexical) et c’est un sacré discours de droite.

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En rouge et noir !

Kireg

31/01/2016 à 09h13

BORDEAUX – RENNES

Mea Culpa – Sink Over It – Chargé de Miction


Previously on the « Stade Rennais Show » :

Pour ceux qui auraient suivi l’épisode précédent, sachez que Matthieu Ricard est très sympa, très simple. Il a accepté de me dédicacer son livre « Le diktat du matérialisme » (28,50€) avec son « Montblanc » en or massif. Ses collègues faisaient un peu la tronche ; ils lui reprochaient de ne pas se fournir chez « Himalaya », le concurrent local pour la vente de stylos de luxe. Les moines m’ont tout de même remercié et souhaité bonne chance pour la fin de saison rennaise. Je crois qu’ils se foutaient de ma gueule.



Camarades hypotrophéiques, bonjour !

Ah, le Stade Rennais. Notre éternel Stade Rennais. Notre bon gros boulet adoré. Comme je l’assène à l’envi, supporter le Stade c’est comme tomber amoureux d’une conne : tu sens que ça ne va pas le faire, mais tu restes quand même. Tu veux y croire, tu te résignes, tu te donnes une dernière chance, et ça recommence dans une sorte de mouvement perpétuel destructeur. On le sait, faudrait tout envoyer en l’air ; laisser pisser, plutôt qu’enquiller les méats coulent pas.

Ça fait quinze ans qu’on nous fait le coup du « gentil flic et du méchant flic ». Le dernier en date, c’était ce type affable et bienveillant qui est venu nous retourner un grand coup de l’annuaire de Bourg-en-Bresse sur le coin de la tronche, suivi dans la foulée, de son pote nous servant une Pietra bien fraîche et de généreuses tranches de saucisson d’âne.

On est là, tout contents, le sourire aux lèvres comme des benêts attendant la prochaine beigne.

L’amour…


C’était donc la première de Courbix sur le banc ; un coach qui, pour marquer le poste de son empreinte, a décidé de faire dans l’original : utiliser les meilleurs éléments disponibles et les faire jouer à leur poste. Waouhhh ! Une compétence hors-norme, donc, et qui justifie définitivement un salaire à cinq chiffres. « Oui Bernard, on sait, toi tu peux construire une charpente de A à Z, tu bosses en extérieur été comme hiver et tu ramasses 1200 euros brut par mois. Mais sais-tu, toi - misérable larbin - que c’est avec les meilleurs joueurs qu’on fait les meilleurs matches ? Non ! Tu ne sais pas ! Alors, tu ne te plains pas et tu retournes trimer. »

Autre changement, nous occupons dorénavant le banc de touche à droite en sortant du vestiaire. L’ensemble de la presse a salué cette formidable idée qui nous permet, en nous rapprochant du 4ème arbitre, de pouvoir « l’apostropher » (il me reste des euphémismes de la dernière fois) plus aisément. Je suis donc le seul à trouver cette idée pourrie. Dont acte. Pour vous expliquer mon point de vue, confrontons, une fois encore, fiction et réalité :

La fiction :
« Monsieur l’arbitre, il me semble que votre collègue M. Lesage, sauf son respect, s’est fourvoyé en ne nous accordant pas de pénalty pour cette faute, je vous le concède, fort difficile à juger.
- M. Courbis, vous avez raison, je m’en vais séance tenante interrompre le match afin de lui notifier son erreur. Considérez donc que vous venez d’ouvrir le score. Enfin… que nous vous accordons un pénalty. Désolé ; j’avais oublié que vous étiez Rennes…»

La réalité :
« Wooooh Machin ? Y’a péno bordel ! T’as d’l’a merde dans les yeux ou t’étais occupé à déchiffrer ton bouquin en braille ?!
- Veuillez rejoindre le vestiaire M. Courbis. »

À vous de choisir.


Si je suis mauvais esprit avec notre nouveau coach, j’ai en réalité bien compris pourquoi nous avions débarqué le meilleur-entraîneur-d’Espagne-avec-la-Real-Sociedad-qu’il-a-qualifiée-en-Ligue-des-Champions-quand-même-c’est-pas-rien. Nous voulions profiter du « choc psychologique ». Dans ce cas, j’ai une petite question : était-il nécessaire, il y a six mois de cela, de le prolonger jusqu’en 2019 ?

- Oui
- Non
- M’en fous ; on mange quoi ce soir ?

Et franchement, pour un choc psychologique, y’avait bien plus simple. J’explique. Tu réunis les gars dans la salle d’analyse vidéo, tu leur files douze Guronsan chacun et tu leur diffuses le dernier Haneke (126 minutes, trois lignes de dialogues, un plan-séquence de 18 minutes sur une vieille se balançant sur une chaise qui grince). Et là, d’un coup, sans prévenir, bam ! tu bascules sur Cyril Hanouna en tutu sur un monocycle qui balance des Flamby périmés sur des macaques sous hypnose (ou des chroniqueurs, on fait plus trop la différence) le tout sur fond de David Guetta. Résultats garantis. Hémorragies cérébrales possibles. Coût total de l’opération : walou ! (on trouve les films d’Haneke gratuitement sur le darknet, quelque part entre les offres de meurtre, les armes de guerre, et les « livres » de Bernard Werber).

Ah, autre chose. Si vous êtes passés à côté de l’info, voilà ce que déclarait Courbix pendant la conférence de presse d’avant-match : « Gagner 1 à 0 demain à la 93e minute parce qu’un défenseur du Gazélec marquerait contre son camp, en se faisant dominer pendant 89 minutes chez nous par le Gazélec, ce serait une victoire qui me rendrait très pessimiste. »

Banco ! À la 93ème, sous la pression du supersub, Roderic Filippi envoie le cuir dans son propre but : 0-1, merci au-revoir, tout le monde à la douche. C’est un CSC, mais ça n’empêchera pas Kamilou de gagner le top but de L’Equipe pour la 7ème fois de suite. Ah, la communauté polonaise… ses votes grugés, ses équipes de district si sympathiques…

Mais on s’en moque de tout ça. Ce qui compte, c’est que notre entraîneur puisse décider du futur. Ah bah là, pour le coup, ça relativise carrément son salaire de femme de ménage luxembourgeoise. « Oui, bon, ferme-la Bernard ! Tu vois bien qu’on est entre gens importants là. Donc tu retournes clouer tes planches pourries par -15°C pour des maisons HLM de banlieue et tu nous lâches la grappe ! »

Bien, je disais quoi ? Ah oui ; étant donné que notre nouveau coach semble pouvoir décider des événements à venir en les prononçant à haute voix, je me suis permis de rédiger sa prochaine conférence d’avant-match :

« Gagner 8-0 à Bordeaux avec un quintuplé de Sio et un triplé de Benoît Costil, ce serait très bien. Mais il est vrai que cette performance serait un peu éclipsée si une météorite venait à s’abattre sur la Beaujoire pendant la défaite du FCN 79 à 0 chez la lanterne rouge. Et ceci au moment précis où le club annoncerait sa dissolution définitive en réponse à la révélation par la presse d’un trafic international de sondes urinaires non-conformes par le président Kita. »


Breeeeeeeeeeeeeef.

Puisque la torture continue, voici quelques commentaires inénarrables sur notre adversaire du jour ; celui dont le président « se fout du beau jeu » (http://tinyurl.com/jdk5v9k) et qui risque fort de prendre un pied d’enfer ce dimanche lors du Soporifico ® nouveau :


- Rappel historique. Bordeaux a débuté dans le Parc Lescure, rebaptisé Chaban-Delmas en 2001. L’an dernier, le club déménage au « Matmut Atlantique », condamné dans un futur proche à devenir le « Kinder Pingui Stadium ». Tout ceci, soyez-en certains, finira dans un « Préparation H Aréna » de fort belle facture (sic) dont les sièges seront très confortables.

- Il prédit le futur (certainement dans les entrailles de merlus pas frais), il se fait baptiser Courbix, il accapare toute l’attention du village. Et si notre coach faisait simplement le coup de l’album « Le Devin » ? Dans une semaine, il ne boit plus que de la cervoise, se pointe avec une grosse moustache et part se choisir un menhir à Carnac (http://tinyurl.com/j5dgamw).

- Tant qu’il ne demande pas à rencontrer Assurancetourix au Matmut…

- J’entends d’ici les cris d’orfraie : « Bordeaux c’est moche », « Bordeaux c’est chiant », « Le truc le plus fun à Bordeaux, c’est de prendre le train pour aller à Rennes ». Oui. Oui, oui, oui. Trois fois oui. Néanmoins, Bordeaux innove. Alors que de nombreuses enceintes de Ligue 1 sont inadaptées aux personnes en fauteuil roulant, les Girondins font mieux que leur faciliter les accès, ils les rentabilisent : http://tinyurl.com/gn2pvkw.

- Autre innovation : construire son stade à trois heures de transport du centre-ville. C’est bien simple, le Matmut Atlantique est équidistant de Toulouse et de Bordeaux (http://tinyurl.com/gw5rkc5). Alors, je suis d’accord, trois heures, c’est beaucoup, mais c’est que de la descente ; franchement, en fauteuil roulant, ça se fait tout seul. Et pour rentrer chez soi ? Hum… alors déjà, le premier retour à la maison se fera en ambulance. Et pour les fois suivantes, une corde, un bon nœud autour d’un attache-remorque ou de Sylvain Armand, et roulez jeunesse !

- « Matmut Atlantique » ça somme comme une vanne de collégien au moment du dépouillement pour l’élection du délégué de classe : « Les enfants, qui a glissé un bulletin Rocco Sidreffi dans l’urne ? Je ne trouve pas ça drôle ! Et puis d’ailleurs, c’est qui ce Rocco Sidreffi ? ».

- En toute franchise, je trouve que les assureurs sont des voleurs.

- Le fond de jeu de Bordeaux me rappelle celui des sombres années nancéiennes ; empire. (http://tinyurl.com/zgtc4t9)

- Youpi, on retrouve Willy Sagnol, membre éminent de la liste de « ceux dont les parents auraient mieux fait d’étudier les bibliothèques d’ouvertures aux échecs ce soir-là ». Si vous ne connaissez pas la liste, je vous la mets ici. Libre à vous de la compléter :

1- Frédéric Da Rocha
2- Les notaires, leurs parents, leurs enfants, leurs voisins. Les parents de leurs voisins, les amis des voisins de leurs parents, les…
3- L’inventeur de la bière sans alcool
4- Les concepteurs du jeu « Teenage Mutant Hero Turtles » sur NES
5- Willy Sagnol
6- Le serrurier qui te demande 500€ quand t’es en slip sur ton palier avec ton couteau à beurre à la main
7- Les défenseurs de l’homéopathie (c’est du put*** de sucre !)
8- Le programmateur du correcteur orthographique à qui l’on doit la transformation de « Rennais » en « Tennis » dans chacun de nos messages
9- Tous les autres…
10- … sauf Alexander Frei

- Et puisqu’on parle assurances, je vous copie rapidement une conversation téléphonique que j’ai eue avec une agence bordelaise :

« Cerise bonjour, comment puis-je vous aider ?
- Oui, bonjour madame, je voudrais déclarer un sinistre.
- Bien sûr, je vous écoute.
- Nicolas de Tavernost.
- Je vous demande pardon ?
- Nicolas de Tavernost. Je le trouve sinistre.
- …
- …
- Vous êtes le septième aujourd’hui, monsieur. Y’en a marre. J’appelle la police. »


Allez, c’est tout pour m…

Pardon ? Oui Bernard ? Ah, on a recruté un nouvel attaquant ? Mais c’est très bien ça. Un Sud-Africain ? Oui, bah écoute, pourquoi pas ; ça nous aidera peut-être à franchir Le Cap… Ahahah. Non ? Bon. Et c’est quoi son nom à ton mec ? Comment tu dis ? Verbite Pegasus ? Hein ? Je comprends rien. Comment, tu dis ? Kermit Erasmus.

… !
Non mais pas de problème. Kermit Erasmus. Ça me va très bien à moi Kermit Erasmus. Kermit Erasmus, Tigrou Superplus, Bob l’éponge Fleurdanus ; allons-y gaiement. Mais nan je m’énerve pas, mais… Bah si ! Si, je m’énerve ! Tu le sens pas venir le « Ivica Mornar revival », le « Georgi Ivanov on Tour » ? C’est quoi le but, nous pousser à la dépression ? J’y vais tout droit les gars, changez rien, on est bon.
Tu vois Bernard, y’a des gens – qu’on va qualifier d’un peu « faibles psychologiquement » – qui aiment donner le bâton pour se faire battre ; voilà, on en connaît tous, ils sont braves, on leur tapote l’épaule en leur souriant et ils sont contents. Nous, on a dépassé tout ça. Nous, c’est pas un bâton qu’on tend, c’est une tête de missile à uranium appauvri avec une plaquette de beurre. Salé, le beurre !
Et on l’a recruté où la nouvelle star? Chez les… Orlando Pirates... Formidable. Non, vraiment, parfait. Mais c’est un club de foot ça les « Orlando Pirates » ? Non, parce que ça sonne plus soirée déguisée chez Michou que structure dédiée au football professionnel si tu veux mon avis.
J’ai rien contre le fait que les mecs de la cellule de recrutement se fassent des petits paris entre eux ; tout le monde a le droit de s’amuser. Mais c’est pas à nous de payer les pots cassés. Je vois d’ici ce qui a dû se passer dans leurs bureaux : « Eh, les mecs, si Steven marque un pion, je recrute le type de Football Manager 2013, vous savez, celui qu’avait un nom tout chelou là… ».
C’est pourtant pas difficile le mercato ; le seul test valable quand tu veux recruter un attaquant c’est d’aller chercher Cédric Guillou et de lui faire brailler le nom du joueur : « Et le buuuuut, but de Kermit Erasmus ! » Voilà. On est tous d’accord. Si t’es pas trop sourdingue, ça s’arrête là ; t’économises un transfert et un salaire. *

Et puisqu’on est Rennes, tu peux être certain qu’on a choisi le seul Erasmus qu’on ne peut pas échanger contre un Barcelonais.

(*) Ce chapitre disparaîtra suite au premier triplé de Kermit.

À la prochaine.

Vive la vie.
Vive les jeans moulants.
Vive les énantiomères.

Love.

K.

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Foot et politique

Jean Luc Etourdi

30/01/2016 à 18h21

1- Quelqu'un évoque Delphy plus haut. C'est une personne absolument navrante, une carriériste qui épouse le sens du vent au gré de ses intérêts. Féministe deuxième vague il y a 30-40 ans (quand il était à la mode d'être matérialiste/marxiste), plutôt proche de ce qu'il faut bien appeler des "identitaires" de nos jours car ce courant est dans l'air du temps, y compris à Gauche. Suivre le sens du vent permet de briguer des places, vendre des bouquins, obtenir des financements, se ménager des soutiens, etc. Il y a quelque chose de navrant à voir ici régner une certaine complaisance pour ces opportunistes sous prétexte qu'ils ont l'étiquette "intellectuel", validation qui tient plus à leur entregent (faculté de réseautage) qu'à la profondeur de leur point de vue ou leur originalité (j'aurais plutôt tendance à penser que la mouvance LMSI, par exemple, produit des gens absolument interchangeables).

2- L'évacuation de la question sociale dans les luttes des "minorités" n'est ni plus ni moins qu'une américanisation des débats. On a concrètement copié en France les concepts en vogue dans les facs de sciences humaines ricaines de type "progressistes". On se retrouve ainsi avec tout un tas de gens d'Extrême-Gauche qui défendent ce qu'il faut bien appeler l'application en France d'un pacte social de type américain, une communautarisation assumée et le cortège de mesures qui vont avec. Mesures qui au final profitent à une élite bourgeoise parmi les "racisés" ; on note d'ailleurs, et c'est très éclairant, que les mouvements type PIR et analogues/soutiens voient une sur-représentation des classes moyennes supérieures. En gros la communautarisation assumée (au lieu d'être combattue) profite aux bourgeois au détriment des prolos.

Anecdote parlante : il y a quelques mois, des militants du Front de Gauche s'étaient livrés à une enquête de terrain dans les quartiers parisiens les plus pauvres pour mieux cerner les attentes de ces électeurs potentiels. Quels étaient les sujets de préoccupation majeurs ? Non pas l'islamophobie, le port du voile, etc, mais la pauvreté, le travail et l'accès aux soins (dentaires notamment).

3- Oui la France est un pays raciste, et je crois qu'aucun pays n'y échappé. Il y a cependant des spécificités chez nous : l'uniformisation (jacobinisme, puis vision assimiliationniste dansl l'accueil des immigrés) et la purge des éléments déviants (on est le pays de la Saint-Barthélémy). Bref des gens qui connaissent mieux New York et San Francisco que Bar le Duc ou Romorantin, et qui nous expliquent doctement qu'il faut qu'on transitionne sans délai vers un pacte social de type US pour que les différents groupes s'entendent comme par magie, sont des crétins et/ou des irresponsables et je soupçonne d'ailleurs nombre d'entre eux d'attiser ainsi les braises par fascination morbide pour le chaos et la destruction inévitables si l'on poursuit ainsi.

Sinon on peut bien entendu chercher les points de convergence entre le prolo babtou de Bar le Duc et celui arabe du XVIIIè, et même construire un discours politique illustrant les intérêts communs. Mais bon tenir un tel discours en 2016 provoque à peu près le même effet qu'arborer une coupe de cheveux de type mulet : ça fait ringard.

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En rouge et noir !

Loscoff-Plage

29/01/2016 à 11h10

Vous pensiez que le petit Kermit était le premier muppet recruté par le Stade rennais ? En réalité, depuis le rachat du club par Pinault, nous débauchons une à une les marionnettes stars du Muppet Show :

Fozzie l'ours (Romain Danzé) : on le garde dans le show depuis toutes ces années malgré sa maladresse. A force de persévérance, il a fini par s'attirer la sympathie du public.

Le chef suédois (Peter Hansson) : on n'a jamais rien compris à ses interventions défensives, mais on l'a gardé pour sa dégaine amusante.

Sam l'aigle (Sylvain Armand) : le vieux relou du vestiaire qui empêche les jeunes de se coucher après 23 heures.

Les deux pépés en loge (Pinault et Ruello) : deux vieillards acariâtres qui détestent ce qu'ils voient sur la pelouse mais qui reviennent quand même tous les week-ends.

Le docteur Walbec Bunsen (Frédéric Antonetti) : avec sa tête ronde reconnaissable entre mille, il a tenté toutes sortes d'expériences farfelues pour nous faire gagner quelque chose. Sans succès.

Beaker (Chris Mavinga) : lancé dans la cour des grands par le docteur Bunsen, on ne l'a jamais vu faire autre chose que courir en hurlant "miiiiiiiiip !" sur son côté.

Gonzo le grand (Alexander Frei) : le seul artiste véritablement talentueux de la troupe, tour à tour magicien et homme obus.

Rowlf le chien (Mickaël Pagis) : mi-artiste mi-chien, on regrette que ce personnage attachant ait progressivement disparu du spectacle.

Animal (John Boye) : le chaos personnifié. Avec lui, tous les matchs ressemblaient à de looooongs solos de batterie sans queue ni tête.

Piggy la cochonne (Salma Hayek) : star internationale échouée dans notre revue miteuse on ne sait trop comment. L'arrivée de Kermit promet de nouvelles intrigues qui ne vont pas plaire au proprio.

Camilla la poule (Olivier Monterrubio) : la compagne effacée de Gonzo (Frei), mais ô combien nécessaire à son art !

Scooter (Jacky) : l'homme à tout faire de l'émission, prêt à tout pour aider, même à tourner dans des clips douteux.

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Sondages idiots

De Gaulle Volant

28/01/2016 à 22h29

"Benzema à Montevideo"

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François Borel-Hänni
2016-02-07

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Blasons maudits / 3

Poursuivons la réécriture de l'histoire des clubs français au travers de leurs écussons devenus logos. Aujourd'hui: Troyes, Monaco, Nantes, Le Havre et Nîmes.


Revue de Stress #56

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Julien Momont
2016-02-05

Coaching, relativité et inéluctabilité

Les Dé-Managers - Quel impact a réellement un entraîneur sur le cours d'une rencontre ? Réflexion à partir de La Corogne-PSG 2001, que Luis Fernandez traîne (injustement ?) comme un boulet.