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Ligue Europe, la coupe de l'UEFA

Mevatlav Ekraspeck

21/11/2014 à 01h48

« Ca sert à rien Guingamp en coupe d’Europe ». Voilà ce que je me suis pris dans les dents par un môme de 15 ans à l’éducation basique et au savoir footballistique bancale. Il tenta de m’achever par un « ça sert à rien l’Europa Ligue non plus ». P’tit con.

Union parfaite de l’ignorance et de la suffisance, il est temps de te moucher et de te raconter une belle histoire pour que tu ailles dormir : celle du temps où il y avait 3 coupes, et la plus belle n’était pas cette qu’on croit.

La C3 d’avant les grandes réformes qui firent de la ligue des Champions cet espèce de monstre sportif et financier, c’était, rétrospectivement, peut-être la coupe d’Europe la plus dure à gagner.

Quand, en C1 ou en C2 il fallait passer sur le corps de 5 adversaires maximum, la coupe de l’UEFA vous en rajoutait deux de de plus. Oui, deux occasions supplémentaires d’aller visiter des contrées lointaines, d’autres cultures, d’autres mœurs politiques… La possibilité, faute de coefficients, de chapeaux, de tirages orientés à des fins diplomatiques, de vous enquiller d’emblée le second du championnat anglais ou allemand, pour peu que la coupe nationale lui ait échappé.

Pour envisager de voir le bout de l’aventure, et d’avoir le privilège de disputer une finale à domicile, dans son stade ( Et oui, la C3 se jouait par match aller-retour même en finale… ), il fallait un savant dosage de chance au tirage et de force sportive, s’engouffrer dans des failles spatio-temporelles qui ne se présente que le temps d’une conjonction planétaire rare.

On pourrait se dire, que, du coup, contrairement à la C2, qui avait le plateau théoriquement le moins relevé, et contrairement à la Coupe des Clubs Champions ( appellation qui, ainsi dépoussiérée, tirera une larme aux nostalgiques ), le coup de pot était impossible : seuls d’invincibles armadas résisteraient aux neiges polonaises, aux hôtels soviétiques, aux chaleurs yougoslaves et aux terrains albanais.

Quand la C2 nous offre un palmarès avec des improbables vainqueurs à vous complexer un club français ( Slovan Bratislava 1969, Magdebourg 1974, Tblissi 1981, Abderdeen 1983… ), on pourrait ce dire que la C3 est la chasse gardée des puissants de toute époque.

Amis CDFistes, refaisons donc un peu l’histoire de cette merveilleuse compétition, qui s’est toujours refusée aux Tricolores, juste histoire de prouver par l’absurde à nos gosses que, oui, Guingamp à une chance de la gagner.

2001 : Deportivo Alavès (F) Clubs battus : Gazientep ( 0-0 / 4-3 ), Lillstroem ( 3-1 / 2-2 ), Rosenborg ( 1-1 / 3-1 ), Inter Milan ( 3-3 / 2-0 ), Rayo Vallecano ( 3-0 / 1-2 ), Kaiserslautern ( 5-1 / 4-1 ). Battu par Liverpool ( 5-4 a.p. ). Alaves croupit aujourd’hui en D2 espagnole, après un passage à l’échelon du dessous. Mais ce fut le club qui, grâce à une merveilleuse finale face au Liverpool de Houiller, fit rêver bien au-delà de Dortmund. Evitant les très gros morceaux comme Porto, Rome, le Barça, le PSV, ils saisissent l’aubaine et la bande à Cruyff fils arrivent en finale, reviennent au score à 3 reprises avant de céder sur un cruel CSC. L’Espagne, pourtant gavée de coupes, garde encore un œil attendri sur le plus petit club de la péninsule à avoir été si loin en Europe.

1994 : Austria Salzbourg (F). Clubs battus : DAC Dunjaska Streda ( 2-0 / 2-0 ), Royal Antwerp (1-0 / 1-0 ), Sporting Portugal ( 0-2 / 3-0 a.p. ), Eintracht Francfort ( 1-0 / 0-1 tab ), Karlsruhe ( 0-0 / 1-1 ). Battus par l’Inter de Milan ( 0-1 / 0-1 ). Die Wunderteam. L’équipe miraculeuse, voilà comment les Autrichiens ont appelé les violets lors de leur parcours. En huitièmes, quarts et demies, les hommes d’Otto Baric passent par un trou de souris. Miracle car ils rencontrent que des adversaires théoriquement supérieurs mais prenables, miracle car le match retour face au Sporting et la séance de tir aux buts chez les voisins du Waldstadion se sont joués à peu de choses… Il faudra le pragmatisme d’un Inter froid comme à ses plus beaux jours pour ramener les Autrichiens sur terre, dans une confrontation où ce bon Zenga fut assez tranquille. L’Austria Salzbourg vient grossir le rang des clubs autrichiens finalistes d’une coupe d’Europe, avec le Rapid et l’Austria de Vienne.

1988 : Bayer Leverkusen ( V ). Austria Vienne ( 0-0 / 5-1 ), Toulouse ( 1-1 / 1-0 ) , Feyenoord ( 2-2 / 1-0 ), FC Barcelone ( 0-0 / 1-0 ), Werder Brême ( 1-0 / 0-0 ), Espanol Barcelone ( 0-3 / 3-0 ).En quoi est-ce un exploit pour un club allemand de gagner une coupe d’Europe ? Question de contexte, d’abord. Le Bayer de l’époque, c’est un nain de Bundesliga, qui évolue dans un petit stade, avec peu de public : c’est l’AS Monaco version Würtz-Kartoffeln. Ensuite, ils ne s’enquillent que des pénibles ou des cadors tout au long de leur parcours, et ils se payent le luxe d’aller s’imposer au Camp Nou en ¼ de finale. Mais surtout, ils se remettent d’une valise à Sarria, en n’ayant toujours pas marqué chez eux à la 60ème au match retour. Enfin, ils hébergent dans leurs rangs un OVNI pour l’époque, le coréen Cha-Bum, qui fera rire des générations de gosses par son nom et pleurer des défenses entières par son talent. Ils signent aussi une installation durable dans le paysage footballistique allemand avec cette épopée.

1987 : Dundee United (F). Clubs sortis : RC Lens ( 0-1 / 2-0 ) Universitatea Craïova ( 3-0 / 0-1 ), Hadjuk Split ( 2-0 / 0-0 ), FC Barcelone ( 1-0 / 2-1 ), Borussia Monchengladbach ( 0-0 / 2-0 ). Battus par l’IFK Göteborg ( 0-1 / 1-1 ). On pourrait croire que le succès des Lorientais ( ou Lavallois ) des Highlands se sont construits dans leur mythique antre de Tannadice Park, ce qui est en partie exact. Mais c’est à l’extérieur, au Camp Nou et au Bolkenberg, qu’ils font leur plus gros coup européen. A noter aussi que, hormis face aux Sang-et-Or ( qui ratèrent de peu le coche au premier tour ), ils durent recevoir en premier à chaque confrontation. Pour la finale, ils tombent contre leurs clones en terme de jeu, l’IFK Göteborg. Malpas, Gaugh et le très jeune Gallacher ( future terreur de Blackburn ) ne seront pas les successeurs du Celtic en Europe.

1985 : Videoton FC (F). Club sortis : Dukla Prague ( 1-0 / 0-0 ), Paris SG ( 4-2 /1-0), Partizan Belgrade ( 5-0 / 0-2 ), Manchester United ( 0-1 / 1-0, tab ), Zeljcznicar Sarajevo ( 3-1 / 1-2 ). Battus par le Real Madrid ( 0-3 / 1-0 ). Improbable. C’est ce que se disent les spectateurs du Parc quand ils voient leur PSG se faire piétiner l’aorte par les héritiers d’Attila. Et c’est qu’ils récidiveront, les bougres, prolongeant les miracles. L’élimination de MU relève de l’inexplicable, et ils ont la chance de retrouver en ½ des Yougoslaves qui ont eu une chance insolente au tirage, et qui font l’erreur de sous-estimer les locataires du stade Sostoi. Démontés comme un vulgaire Mécano par le Real chez eux à l’aller dans une rencontre dirigée par M. Vautrot, ils sauvent l’honneur au retour en gagnant à Barnabeu. Mais le Real, déjà galactique, avait déjà assuré la conquête de son 7ème sacre européen. Disztl ( futur joueur de Bruges ) Gyozo Burcsa ( futur Auxerrois ) auront conduit leur club dans une des plus jolies aventures de ces 30 dernières années.

1982 : IFK Göteborg (V). Clubs sortis : Haka Valkeakoski ( 3-2 / 4-0 ), Sturm Graz ( 2-2 / 3-2), Dinamo Bucarest ( 3-1 / 1-0 ), Valence ( 2-2 / 2-0 ), Kaiserslautern ( 1-1 / 2-1 a.p.), Hambourg ( 1-0 / 3-0 ). Le premier coup d’éclat d’un certain Zven-Goran Eriksson, qui entraîne là une équipe qui sera à l’image de toutes celles qu’il entrainera plus tard : organisées, intelligentes, rugueuses et pénibles. Les Suédois bénéficient d’un parcours qui leur permet une vraie montée en puissance, avant de finir en apothéose au Volksparkstadium face à un Hambourg au sommet de sa puissance, animés par des poètes tels Magath, Hrubesch, Kaltz. Ils pulvérisent les Teutons 3-0, tout en ayant dû changer leurs plans dès la 20ème avec la sortie de Hysen. Ils apportent à la Suède leur première ligne au palmarès. Ils bisseront en 1987, avec un effectif renouvelé de moitié mais une culture tactique toujours intacte.

1981 : AZ’67 Alkmaar (F). Clubs sortis : Red Boys Differdange ( 6-0 / 4-0 ), Levski Sofia ( 1-1 / 5-0 ), Radnicki Nis ( 2-2 / 5-0 ), Lokeren ( 2-0 / 0-1 ), Sochaux ( 1-1 / 3-2). Battu par Ipswich Town (0-3 / 4-2 ). Des adversaires à leur portée à chaque tour : l’AZ, alors dominateur aux Pays-Bas, bénéficie d’un bon tirage à chaque tour. Ils se fracassent sur des Anglais qui ne touchent plus terre dès le match aller, et qui plient l’affaire en scorant dès la 6ème minute aux Pays-Bas. Les hommes de John Wark, 14 buts en 12 matches, tueront le rêve des gars des Polders, qui, ne seront donc pas le 4ème club néerlandais à soulever un trophée européen. Les poteaux carrés sont entrés au musée quand on oublie qu’une simple ondée a elle aussi contrarié un destin européen.

1978 : SEC Bastia (F). Club sortis : Sporting Lisbonne ( 3-2 / 2-1), Newcastle ( 2-1 /3-1), Torino ( 2-1 / 3-2 ), Carl Zeiss Iena ( 7-2 / 2-4 ), Grasshoppers Zurich ( 2-3 / 1-0 ). Battu par le PSV Eindhoven ( 0-0 / 0-3 ). Tout a été dit sur l’épopée des Lions de Furiani, qui, avec du recul, ont piétiné 3 gros morceaux, et profité des aubaines en ¼ et ½ finales. Le drame de la finale, sur un terrain impraticable, fut aussi maintes fois raconté. Une réelle injustice demeure en le fait que le Sainté de 1976 capte encore de nos jours toute la lumière de la gloire européenne des seventies.

1975 : FC Twente (F). Clubs sortis : Ipswich Town ( 2-2 / 1-1 ), RWD Molenbeek ( 2-1 / 1-0 ), Dukla Prague (1-3/ 5-0), Velez Mostar ( 0-1 / 2-0 ), Juventus Turin ( 3-1 / 1-0). Battu par Monchengladbach, 0-0 / 1-5 ( retour à domicile, pourtant… ). Il n’y avait que lourd sur le passage du club d’Eschende. Le Velez Mostar ne parle peut-être pas à grand monde, mais ce n’étaient pas des tendres : dauphins en championnat yougoslave, il fallait s’enfiler le déplacement jusque dans ce coupe gorge du fin-fond de la Bosnie. En finale, ils tombent sur un Borussia en pleine ascension vers la gloire. La désillusion fut cruelle, car après avoir tenu le coup 90 minutes face à l’armada allemande à Düsseldorf, ils prennent 5 buts par le trio infernal Heynckes / Jensen / Simonsen au retour.

Enfin, pour compléter ce top 10, choisissons parmi ceux qui n’ont pas pu aller au bout, stoppés en ½ par des plus coriaces encore. Alors, en fonction de votre génération, de vos souvenirs et de vos affinités, piochons parmi les honorables RWD Molenbeek (1977), AEK Athènes (1977) Grasshoppers de Zurich (1978), FC Sochaux (1981), Radnicki Nis (1982), Universitae Craiova (1983) Bohemians Prague (1983), Hadjuk Split (1984), Zeljnicar Sarajevo (1985), Waregem (1986), FC Tyrol Innsbruck (1987), Brondby (1992). En espérant que Guingamp rejoigne cette cohorte, histoire de clouer le bec à ce fichu rejeton…


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Les CdF : cahiers de doléances

Mama, Rama & Papa Yade

20/11/2014 à 01h42

J'aimeriais proposer un fil "cellule de dégrisement", le fil où l'on pourrait dire plein de choses quand on pourrait dire plein de choses quand on est vraiment pas bien ( 6 minutes UdE ça ma pris pour crire cette phrase, y en a marre de la Gui Nesse), ou l'on pourrait délabyrinynther cet exquis moment ou les neurones s'envolent une par une (oui ou un par un je sai pus m'emmerdrez pas c'est pas le moment), Bon là, je souhaite une bonne fin de soirée ã tous les cédéfistes depuis Nioucasseuele où je suis pour raisons professionnelles et où j'ai vu le Rémy qui va bien même si il joue pas pas des masses.

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Dans le haut du panier

Gone with the Greens

19/11/2014 à 17h45

J'ai (malheureusement) l'âge d'avoir vu jouer Alain Gilles, et bien plus que cela puisque je l'ai côtoyé à Villeurbanne pendant plusieurs années. Je suis effondré par la nouvelle de sa mort. Ce type était un pur génie, des décennies en avance sur son sport tel qu'on le pratiquait à l'époque en France.
Malgré un physique improbable et un mode de vie pour le moins éloigné des standards actuels, il réalisait des prodiges techniques et faisait preuve d'une endurance hors du commun. En plus d'un meneur d'hommes formidable, c'était simplement un type adorable.
Le 4 vert va tous les rendre fous là-haut, c'est sur.
Amuse- toi pour l'éternité, Gillou.

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Toujours Bleus

newuser

18/11/2014 à 22h44

JL13
aujourd'hui à 22h43

Moi, je suis surtout très très étonné qu'ils soient 60000 !

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C'est la salle pour la garde à vue

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Paris est magique

Marius T

17/11/2014 à 08h26

Il parle de son changement de sexe ?



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Foot et politique

manuFoU

16/11/2014 à 16h39

"A propos des parlements, Louis XV a senti qu'il allait falloir composer à nouveau avec eux, sur la fin mais vraiment la fin. Il a pris des décrets en ce sens rassemblés dans un livre à l'attention du jeune con qui allait prendre la suite. Bien entendu, dès la mort de XV, tellement populaire qu'il faudra l'enterrer de nuit, XVI va se faire un plaisir de ne suivre aucun conseil et de renouer de façon réactionnaire avec l'absolutisme royal via la symbolique des écrouelles. de fait, il effraie un peu sa noblesse qui s'inquiétait déjà de l'avenir."


Ce qui est admirable, chez M. Patate, c'est cette faculté inouïe de parler de tout et n'importe quoi avec un ton professoral et un aplomb que seuls Alain Minc et Jaques Attali peuvent éventuellement égaler. C'est bien simple, quels que soient le sujet et l'époque qui sont évoqués, le ton est tellement péremptoire qu'on a l'impression d'avoir affaire à un spécialiste incontesté du dossier.

Essayez de lancer une discussion sur les luttes de pouvoir entre australopithèques, pour voir ?

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Toujours Bleus

Mevatlav Ekraspeck

15/11/2014 à 00h31

Pour oser une comparaison douteuse, on aurait dit un match de pré-saison NBA. On teste des trucs,des combinaisons improbables, des schémas tactiques "juste pour voir" et "au cas où" , avec des chances de faire une trouvaille à laquelle on n'a pas forcément pensé. Parfois ça marche, mais la plupart du temps ça autant de gueule qu'une formule 1 à qui on chausserait des pneus de tracteurs. Le mariage de la carpe et du lapin, quoi...

On colle sur le parquet des joueurs dont on ne sait si on les coupes, si on les prolonge, si on les balances en ligue de développement ( l'équivalent, en terme de niveau, d'ambiance et d'envie, d'une tournée australe d'un XV de France fin juin sous l'ère Saint-André, pour vous faire un dessin... ), comme ça, par plaisir, sadisme ou cruauté. Après, en fonction du résultat, le staff fait ses courses et garde pas forcément les meilleurs, mais les plus complémentaires avec la demi-douzaine de titulaires qui, du bout du banc, on plus regardé leurs téléphones que leurs copains.

Et j'ai envie de dire, un match contre l'Albanie, c'est fait pour ça. D'autant que les gars du Sud, là, ça fait quelques matches qu'ils virent pénibles, genre équipe coachées par Vahid. Un régal pour qui voudrait (ré)apprendre l'humilité à une équipe qui pourrait prendre le melon. Objectif atteint.

En plus, ça se déroulait à Rennes. Rennes,qui n'héberge pas l'équipe la plus technique et enthousiasmante de ces dernières années... On a eu la décence de ne pas perturber les autochtones, preuve qu'en terme de respect des gens et des règles on est bien loin de l'Afrique du Sud désormais. On leur aurait montré du foot, on aurait eu des enfants en pleurs, des émeutes, des conversions spontanées à des religions même pas répertoriées par la MIVILUDES. Et peut être les bonnets rouges.

La revue d'effectif, elle démontre quoi? En gros, que si on s'éloigne des bases du Mondial en tentant des greffes douteuses, surtout en charnière, c'est un bordel sans nom. Maintenant qu'on le sait, ça nous évitera de convoquer Mexès - Rami, voire même Planus.

Le but de Griezmann est rassurant au possible, la fin de match avec. Le gamin a de l'avenir.

On dira que c'est un match à oublier... Surtout pas, malheureux! Au moins on sait ce qu'il ne faut pas faire et on identifie les limites avec lesquelles il ne faut pas jouer. On va pas faire de science fiction ou, pour paraphraser Gone n' Rosette, tenter de " poser un frigo sur un caillou qui file à 300 000 km/h, le tout à 511 millions de km de la terre ".

DD, il n'est pas idiot, maintenant, il sait. Impossible de savoir ce qu'aurait donner une équipe-type face aux Albanais, mais tout laisse à croire que la défense bleue eut été aussi hermétique que Nabilla pourrait l'être à un cours de philo de Michel Onfray.

C'était une purge au pays des purges. Petite certes, mais purge quand même, faut pas se mentir. On peut subodorer que la suite sera meilleure.

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Stades ultimes

Mevatlav Ekraspeck

14/11/2014 à 00h44

Quand la LFP, la FFF et autres instances bien pensantes ont décidé de recaler Luzenac faute de structures, elles ont eu la mémoire courte et la vue basse. A leur décharge, c’est vrai que le stade Paul Fedou ne ressemble à rien et encore moins à une enceinte de ligue 2.

Néanmoins, c’est oublier qu’à équipements équivalents, des clubs virent en D2 il y a 20 ans de cela sans que ça ne choque qui que ce soit : l’AS Saint-Seurin (33) , le SO Châtellerault (86), le Touquet AC (62) ou le RC Ancenis (44) sont des exemples parmi d’autres qui, de toute façon, n’ont pas duré, preuve que le sportif finit toujours par se raccorder avec les réalités économiques. ( Guingampais, passez votre chemin… )

Imposer un stade à un club pour qu’il s’épanouisse dans une structure digne de ce nom et capable de générer des entrées et des recettes, le principe est bon, en soi. Et, de plus, il n’est pas nouveau, il a pu être éprouvé et soutenu par les dirigeants du football comme par ceux des collectivités locales.

On peut dater la chose : une première vague eut lieu il y a 20 ans avec la prise de conscience générale du fait que, suite au drame de Furiani, qu’on ne pouvait plus bricoler n’importe quoi en terme de logistique d’accueil.

Mais auparavant, des maires bâtisseurs se sont rêvés des stades neufs et pleins avant même d’avoir une équipe.
Et quand la mayonnaise ne prend pas ou que l’histoire vire au vinaigre, on se retrouve avec des stades neufs, vides, sous-utilisés.
Petit tour d’horizon de ces fiascos qui feront dire aux Ariégeois qu’ils sont vachement bien à Paul Fédou…

La MMArena du Mans, le stade Louis Dugauguez de Sedan, voilà deux exemples qui viennent à l’esprit. Si l’enceinte ardennaise a des chances de revivre à court terme si le CSSA continue sa remontée fantastique des échelons nationaux, c’est plus inquiétant pour l’arène mancelle. En tout cas, les collectivités n’avaient pas prévu la liquidation des deux clubs professionnels.

Et les gestionnaires des stades n’avaient sous la main, comme à Grenoble, une équipe de rugby pour donner le change. Car qu’aurait on dit du stade des Alpes si le FCG n’avait pas eu la bonne idée de s’implanter en Top 14 de rugby pour donner un club résident.

Incluons dedans le stade Bobin d’Evry-Bondoufle, 20 000 places, construit pour les jeux de la Francophonie de 1993 (sisi !) et destiné à accueillir les potentiels exploits pro d’un club de l’Essonne qui n’a jamais pu percer au-delà du National, ou le stade Charléty de Paris qui, depuis 1994 et sa rénovation, n’a fait le plein que pour la retransmission de la finale 1998, et vous aurez les 4 stades les plus démesurés en fonction de l’équipe hébergée.

Regardez les affluences du PFC en National, ça fait froid dans le dos. Heureusement que la passion des Sedanais pour le foot est forte pour assurer de belles chambrées, mais dans les endroits moins marqués, c’est une catastrophe.

L’exemple de Calais, qui, en 2008, inaugure son stade de l’Epopée tout neuf, est frappant lui aussi. On attendait que le CRFUC capitalise sur son exploit de 2000 et atteigne à terme la D2. 7 ans après, les rouges et jaunes viennent bien de monter… en CFA, liquidé judiciairement qu’ils furent en 2010.

Dans la même veine, Gueugnon fait retaper entièrement son bon vieux Jean Laville jusqu’en 2007, pour plus de 17000 places assises. C’est aujourd’hui le plus grand stade de CFA2, puisque les Manceaux se sont exilés de la MMArena.

Toujours en CFA2, on trouve Bourges, Toulon, Alès, Evry, Saint-Quentin, Wasquehal, La Roche sur Yon, Besançon…

Commençons notre tour de France du surdimensionné dans le Cher. Le stade Jacques Rimbault remplace l’antique Serraucourt en 1991, par volonté municipale. Le FC Bourges doit prendre la place laissée vacante par le Tours FC en région Centre. Pas de chance, le club déposera deux fois le bilan et ne reverra plus l’élite professionnelle. On attend toujours de remplir les 13000 places.

Le stade Henri Desgrange de La Roche sur Yon, plus grand vélodrome ouvert de France, héberge un club qui n’est pas revenu en D2 depuis 1993. Inauguré en 2004, le club fait le yoyo entre le 5ème et le 6ème échelon national depuis…

Dans le même ordre d’idée, le stade Léo Lagrange de Besançon, ancien vélodrome, rénové entre 2003 et 2005, ne ressemble plus à rien. Tribunes tubulaires, en dur, couvertes ou pas, les projets et leurs réalisations convulsent au gré des agonies financières d’un club autrefois roi de D2, qui n’y a plus mis les pieds depuis 10 ans.

L’agglomération lilloise remerciera les riverains du stade Pierre Mauroy d’avoir un tant soit peu donné vie au Stadium Nord de Villeneuve d’Ascq, stade qui fit le relais entre le départ des Dogues de Grimomprez-Jooris, entre mai 2004, et leur arrivée dans leur grand stade, en 2012. Car ce ne sont pas les affluences de Wasquehal qui rempliront ce stade dont longtemps on se demanda à quoi il servait depuis sa sortie de terre en 1976 avec ses 20 000 places.

Et les mésaventures Alésiennes ( stade Pibarot – 10000 places ) et Toulonnaises ( stade de Bon Rencontre – 8200 places), la lente dégradation du stade Paul Debrésie de Saint-Quentin font encore réfléchir.

En DH, on trouve le stade de la pépinière de Buxerolles, destiné à accueillir la croissance du football poitevin. Depuis son inauguration en 1989, le stade Poitevin pointera… une saison en Ligue 2, le temps de redescendre puis de se faire lui aussi décapité par la réalité financière du monde sportif professionnel.

Plus loin encore… En 1961, la ville de Versailles inaugure son stade Montbauron, ses 3 tribunes et ses 15 000 places ( 7000 aujourd’hui ), alors que le FC Versailles ne finira jamais mieux que 9ème de D3… C’est le deuxième plus grand stade de DH aujourd’hui.

Le troisième, c’est celui du Blois Foot 41, ex AAJ Blois, pensionnaire de D2 à la fin des années 70 et au début des années 1980. Aux plus belles heures de sa gloire, 2500 fondus se tassaient dans ce stade Jean Leroi de 7500 places, qui, quand il est rempli à 10%, est proche de ses records du moment.

C’est à peu près la même jauge que celle du stade de l’AS Cannes, rénové récemment mais qui accueille aujourd’hui des matches de DHR avec la disparition du club qui a vu grandir Zidane, là encore pour raisons financières.

Vous voulez encore mieux : le stade Léo Lagrange de Chalon-sur-Saône, d’une capacité de 10000 places théoriques, qui n’a jamais hébergé quelque club professionnel que ce soit en 30 ans d’existence et qui, même lorsque le rugby chalonnais fut à la pointe, a été déserté. Les terrains annexes furent aménagés tellement ce stade est mal fichu, avec des tribunes trop éloignées du terrain du fait de sa configuration et de sa piste d’athlétisme.

Et enfin, pour terminer, guettons avec gourmandise le sort du stade Parsemain de Fos, 17000 places, pour peu que leurs pensionnaires istréens et leur 1500 accrocs de moyenne chutent en CFA…

Et on pourrait rallonger la liste avec le stade de l'Ill ( Mulhouse ) , Robert Diochon ( Rouen )...

Maintenant faites un petit jeu… Ce sont un peu plus d’une quinzaine d’enceintes de plus de 7500 places ou plus qui ont été évoquées. Comparez-les à celles qui hébergent aujourd’hui les clubs de National. Si la capacité du stade conditionnait le niveau sportif, alors disons de suite adieu à Avranches, Chambly, Fréjus, Luçon, Colomiers, le CA Bastia, Le Poirée sur Vie, Marseille Consolat, et peut-être Bourg-Peronnas, Colmar, voir le Red Star et son antique Bauer.

Oui, Luzenac avait vraiment un délit de sale gueule… Mais qu’est ce qu’on est bien dans son petit stade rempli plutôt que dans une grande carcasse toute vide…


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L2, National, CFA... le championnat des petits

Mevatlav Ekraspeck

13/11/2014 à 18h16

Tout a été dit sur le cas Luzenac et sur le traitement réservé par les instances fédérales aux p’tits gars des Pyrénées. Tout sauf une chose peut-être : ils ont raison trop tard. Il fut un temps où la Ligue 2, pardon, la D2, accueillait à bras ouverts tout ce que la France du sport comportait en anomalies géographiques, démographiques et sportives.

En 1993-1994, la D2 passa de deux poules de 18 clubs ( soit 36 équipes ) à une seule de 22, ce qui réduit considérablement la possibilité d’intégrer le second échelon national. La réforme du troisième niveau acheva de poser un filtre plus ou moins naturel, qui calibra le profil type des villes pouvant prétendre au professionnalisme. Ajoutez à ça le zèle de la DNCG, et voici comment en quelques années il est devenu impossible pour quelque OVNI footballistique que ce soit de se faire une place, même provisoire, dans le top 40 national.

Avant, c’était la grande foire au n’importe quoi. Parmi les 6 promus annuels de CFA en D2, on pouvait trouver de tout : équipes de patronages de campagne, club de sous-préfecture ayant touché un cru de joueurs exceptionnels, patelins de banlieue, vieilles gloires sur le retour…

Mettons de côté les banlieusards, appartenant à des agglomérations plus ou moins importantes, et qui ont bénéficié d’un bassin de population propice à créer un vivier de joueurs dans lequel ils se fournissent en joueurs. On vous parle d’une époque où la formation n’avait pas concentré tous les talents en un seul et même point du département, où l’arrêt Bosman n’avait pas révolutionné la géopolitique du sport, et où les mairies pouvaient subventionner et porter à bout de bras des structures pour les représenter sur un plan national.

Ils pourront faire l’objet d’un top 10 ultérieurement, mais c’est avec regret que sont signalés hors-jeu les vaillantes escouades suivantes : Corbeil - Mantes – Melun - Viry-Châtillon - Poissy – Malakoff – Wasquehal – Noeux-Les-Mines- Lucé – Quevilly.

Non, ressuscitons des équipes pour qui c’était encore plus improbable d’en arriver là, qui nous ont fait une Luzenac avant l’heure et qui, l’espace de une à trois saisons, se sont fait plaisir en titillant les sommets du football français.

RC Ancenis /1991 – 1992 et 1992-1993.

Le stade de la Davray a vu défiler Rennes, Angers ou Valenciennes, quand les clônes des Lavallois, par leurs couleurs, ont pris racine en D2 au début des années 1990. 7000 habitants, à l’ombre de la grande métropole nantaises, purent se délecter d’une belle 11ème place la première saison, avant de rentrer dans le rang et de descendre à la fin du printemps 1993. Ils sont aujourd’hui en DRH, après avoir déposé le bilan en 1996.

SO Châtellerault / 1987-1988.

Les pensionnaires du stade de la Montée Rouge accèdent au saint graal presque en même temps que la gloire locale, Mme Edith Cresson. 10 victoires, 7 nuls et 17 défaites plus tard, ils regagnent un troisième niveau pour un seul point. La lutte pour ne pas redescendre fut terrible, puisque 7 clubs se tinrent en 2 points. Ils accompagnent dans la charrette le voisin tourangeau, ex-pensionnaire de D1. Bastia et Nîmes viendront perdre leurs illusions pour la montée dans la Vienne, quand Sochaux ( qui réalisa avec Paille et consorts une saison historique) et Lyon s’y serviront dans scrupules. Ils ne remettront jamais les pieds en D2, mais ils ratèrent la promotion de peu dans les années 1990. Ils évoluent en CFA2 à ce jour.


AFC Creil, 1971-1972 et 1972-1973.

Le club de l’Oise a la chance d’arriver au sommet au moment où la D2 se réforme et passe à l’ère dite « Open » : elle n’est plus réservée aux clubs professionnels, et s’ouvre à 48 clubs pour la saison 1970-1971. Deuxième de leur groupe de CFA, ils intègrent de droit un des trois groupes. Sportivement, c’est un échec : 15ème à l’issue de la première saison, les Creillois offrent à leur 30000 habitants la possibilité de voir Lille ou Lens au stade Vélodrome ( et oui, ce n’est pas une exclusivité marseillaise ) et d’applaudir les exploits de « Tintin » Triantafilos, futur Vert qui vient avec son club d’alors, l’US Boulogne. Repêché, le club repart pour une saison en 1971-1972. Sedan, Lens et Rouen viendront à Creil, qui ne gagnera que 3 matches sur 30 ( Honte à Mouzon, Mulhouse et Dunkerque ) pour 13 points record de faiblesse qui durera 15 ans. Navigant entre la DH de Picardie et les championnats amateurs nationaux, l’AFC Creil ne reviendra jamais à son niveau d’alors.

Le Touquet AC, 1988-1989.

Deux montées consécutives amènent le club de la Côte dans le groupe A de D2 à l’été 1988. L’ancien club de Gérard Houiller y gagnera 5 matches, se sublimant contre les gros : Nancy, Reims, Rouen et Valenciennes tombent à Paris-Plage, quand Gueugnon cèdera chez lui. Cabanas, Zitelli, Priou ou encore les frères Delamontagne découvriront les charmes certains de la station balnéaire, peu propices au sacrifice footballistique. Ce sera d’ailleurs la seule année de gloire du club du Pas de Calais, qui rentrera paisiblement dans le rang pour intégrer de façon durable la DH Nord.

SO Merlebach, 1970-1971.

4ème du CFA Est en 1970, le club lorrain est retenu pour reprendre le flambeau de Forbach, qui a mis la clef sous la porte 3 ans plus tôt. Le stade de la Belle Roche verra passer le LOSC et leurs collègues mineurs du RC Lens, pour un résultat catastrophique. Merlebach finit la saison avec deux victoires ( 7-0 face à la réserve sochalienne, et 3-2 face aux collègues petits poucets de Creil ) et 14 points au classement. Ne digérant pas la descente, ils évolueront entre CFA et DH les années d’après. Ils sont aujourd’hui dans le deuxième échelon régional. Leur stade est rebaptisé Philippe Schuth, en hommage à l’ancien professionnel décédé.

UES Montmorillon, 1979-1980 et 1980-1981.

L’arrivée de l’Union en D2 est assez logique : voilà quatre ans que le club de la Vienne taquine les sommets du CFA. Ils décrochent une montée méritée en D2 au printemps 1979. Pour une commune d’un peu plus de 6000 habitants, c’est un exploit. Mais ils sont dans un groupe qui comporte d’autres cendrillons : Guingamp, Lucé, Noeux-les-Mines, mais aussi quelques gros comme Rennes, Rouen, Reims. Le jeune Alain Queyrel claquera une quinzaine de buts, insuffisants pour faire perdurer le miracle. Mais les Pierrots de Strasbourg refusent de monter en D2, et les Noirs et Blanc repartent pour une saison dans leur stade Jean Ranger, qui est un des plus improbables qui soit. Brest, Rouen, Rennes, le PFC viendront dans ce coin de pure campagne y perdre quelques plumes, mais pas forcément des points. 17ème, les « Macarons » descendent en D3 pour glisser doucement jusqu’en DHR à ce jour.

AC Mouzon, 1971-1972.

3200 habitants. Pas plus. Mais une saison passée en D2, recevant Lens, Rouen, Troyes, et le voisin sedanais. Du vrai football de village, comme on ne le conçoit plus. Zagar, Tonnel et Le Flochmoan percent à cette époque au sein du club de la plus petite ville ayant hébergé un club de Ligue 2. Le bilan du passage : 6 victoires, 11 nuls et 13 défaites, 45 buts marqués pour 54 encaissés et un maintien raté de deux points. Lens, Amiens et Cambrai prendront des valises dans les Ardennes. L’aventure prend fin définitivement pour Mouzon après avoir été absorbé dans une fusion par le CS Sedan Ardennes, qui, relégué de D1, cherchera des appuis sportifs régionaux solides.

AS Saint-Seurin, 1989-1990 à 1991-1992.

Pour les amateurs de sports, Saint Seurin sur Isle, c’est la patrie de Jappeloup de Luze, monture d’un certain monsieur Durand, médaille d’or olympique de Séoul en 1988. Pour les amateurs de foot, l’AS Saint Seurin, c’est 3 saisons en D2, avec l’espace d’une saison des gens comme Gravelaine et Laslande dans l’effectif. Le stade, en capacité théorique, peut accueillir la totalité des 2500 habitants recensés à l’époque. Au cœur de la Gironde, le club fut même un temps au même niveau que leurs illustres voisins bordelais, jetés au purgatoire par la DNCG, ce qui donna lieu à un improbable derby en 1991-1992 ( deux victoires bordelaises, 1-0 à Saint-Seurin, 3-0 à Lescure ). Véritable phénomène de foire durant 3 saisons, ils ont accueilli Strasbourg, Lens ou Rennes dans un stade bucolique et coquet où on peine à se croire en D2. Le club ne se relèvera jamais de sa crise de croissance, sombrera immédiatement en DH a l’issue de la relégation de 1992, avant de servir de greffon au FC Libourne pour une aventure du même calibre ( en D2 entre 2006 et 2008 ) pour une fin équivalente : liquidation puis direction la DSR.

US Tavaux-Damparis, 1976-1977, 1979-1980 et 1980-1981.

Les Jurassiens arrivent en D2 après deux montées successives. La dynamique n’est pas suffisante pour se maintenir, hélas, et ils prennent l’ascenseur après un premier passage assez discret : 17ème, 7 victoires, 7 nuls et 20 défaites pour 69 buts encaissés. Mais contrairement à la plupart des clubs qui connaissent ce type de crise de croissance, ils trouvent le moyen de revenir en D2 deux ans plus tard, et s’y maintiennent ! Monaco, Toulouse, Marseille feront le voyage dans la plaine pour y découvrir les charmes du coin, et ce club porté en partie par les usines Solvay. La troisième saison fut fatale, le maintien étant raté d’un point, et le club périclita doucement jusqu’à être absorbé par le voisin de Dole en 1991.

Sportive Thionville 1979-1980 et 1980-1981.

L’histoire d’une belle explosion financière : c’est ainsi qu’on pourrait résumer le parcours d’un club qui fut tout de même champion d’automne de D2 en 1980. Les Lorrains finirent 6ème de leur deuxième et dernière saison en D2, avant de repartir en D4 pour ne jamais réellement se remettre de ce dépôt de bilan. Mais le parcours de l’époque marquera durablement les esprits, et le nom de l’équipe demeurera suffisamment prestigieux pour attirer en début ou fin de carrière quelques joueurs connus ( Micciche, Gaillot, Pfertzel, Borbiconi, Pouget… ). A l’instar de Merlebach, Blénod, Forbach, Creutzwald, l’histoire du club s’inscrit dans celle d’un bassin minier qui fournissait par intermittence des équipes à la D2.

CS Vittel, 1973-1974.

A Vittel, il y a de l’eau. Et du foot. Et bien avant l’Evian-Thonon-Gaillard, on a eu un représentant digne de ce nom de nos vaillantes cités thermales et minérales. La réussite fut bien moindre, puisque contrairement aux Savoyards, les Vosgiens n’ont connu qu’une saison de semi-professionnalisme. Le Red Star et le PSG eurent la joie de fouler la pelouse du stade Jean Bouloumié, moderne et flambant neuf, aux faux airs de l’actuel stade de Bondoufle à Evry. Du passage du club en D2 il ne reste rien, l’équipe végète dans les profondeurs du championnat des Vosges, à en croire les passages peu élogieux de la presse locale.

Improbables équipes, et gardons en tête que c'est par ce chemin que passèrent Guingamp, Gueugnon ou Cuiseaux-Louhans, et que l'ETG actuelle est issue de Gaillard.

De quoi faire cauchemarder la LFP...


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Gone n Rosette

12/11/2014 à 16h36

Quand on voit que des mecs arrivent à poser un frigo sur un caillou qui file à 300 000 km/h, le tout à 511 millions de km de la terre, et que M Nielsen qui était à moins de 10 mètres n'a pas vu qu'il y avait pénalty sur Nilmar, on se dit que le monde marche vraiment sur la tête.

#lesbrasmentombent

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Revue de stress #10

On a raclé les tiroirs de la semaine. Les imagesL'infographieLes vidéosLe rébusLe joueur masquéLa devinetteLa lucarneLe tweetLa prophétieLes immanquablesLa pépiteL'image du grenierL'article de la caveLa bonne enseigne


Tasmania 1965/66 : down & under

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