Sur le fil

RT @1DavidWall: Pts/match par pays LdC 16/17: Espagne 2.21 Italie 2.08 Angleterre 1.79 France 1.72 Allemagne 1.71 Portugal 1.22 Russie 0.67

RT @flotoniutti: 12 tirs à 1 pour l'#OL, 65% de possession, 2 transversales, 1 grosse occasion. Y'a pas grand chose à redire sur cette perf…

[BREAKING] Gianni Infantino (FIFA) propose 16 groupes de 3 (2 qualifiés en 16e de finale) pour la primaire du PS.

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Les brèves

Emballer la partie

"Galtier : ‘Question de fraîcheur’." (lequipe.fr)

Décimés, c'est gagné

"Le club colombien finaliste, l'Atlético Nacional, a déposé une requête pour que le titre soit attribué au club brésilien endeuillé." (lequipe.fr)

Paul la pulpe

"Le bisou de Julia Roberts à Paul Pogba." (europe1.fr) Erin Boskovic, seule contre tous ?

Le monde du football est MU

"Crash : le monde du football ému." (lemonde.fr)

Freddy Badoo

"Kluivert : 'Je confirme que je recherche un buteur'." (football365.fr)

Pansement de jambes

"PSG : Ben Arfa a frôlé l’amputation." (RMC Sports)

Capitaine Flamme

"Le discours enflammé d'un jeune capitaine de 10 ans en Argentine." (lequipe.fr)

Yuan Gourcuff

"Le yuan au plus bas depuis huit ans." (lemonde.fr)

Rami de la crèche

“Rami: ‘L'exemple, c'est Leboeuf’." (kiplé.fr)

Centre de secours

"Ginola sensibilise aux gestes qui sauvent." (l'équipe.fr)

Vaselille

"Et maintenant, Seydoux..." (lequipe.fr)

Un Conti ? Naaan

"Pioli, c'est officiel." (lequipe.fr)

Kyste Kroos

"Kroos absent deux à trois mois." (lequipe.fr) Don't jump, don't jump !

Les posts remarquables

Foot et politique

valdo

06/12/2016 à 02h28

Classico
aujourd'hui à 00h02

Jean Luc Etourdi
aujourd'hui à 00h39

Je me permets de te répondre ayant reconnu certaines de mes caractéristiques dans ton portrait du "genre de mec matériellement à l'abri qui va jouer dans la surenchère de pureté gauchisante/vertueuse et qui du coup va s'abstenir" synonyme éclairé de "certains relous qui ne croient plus en rien". Mais je ne suis sans doute qu'une cible égarée au milieu d'un champ.

Sur l'article indiqué par NMS, le lien sur le sondage amène sur une page où l'auteur lui même indique :
"... l’objectif est de mettre en avant des données de sondages dont les médias ne parlent pas, tout en le faisant sur le même mode qu’eux : un titre ronflant, une lecture des chiffres comme s’ils ne posaient aucun problème particulier (de représentativité, d’imposition de problématique…), un sens profond accordé à une variation de 1% (pourtant comprise en réalité dans la marge d’erreur d’un sondage à l’autre), etc. Un peu d’ironie fait du bien. Et puisque les médias font de Macron ou Juppé les chouchous des Français sur la base de sondages, je vais montrer ici qu’avec les mêmes données et les mêmes méthodes, on peut voir tout autre chose..."

Le livre qui est cité "La démocratie de l'abstention" évoque à peine cette méconnaissance de l'élection présidentielle de 2002 par un groupe de quelques jeunes. Il explore le phénomène de l'abstention entre 1974 et 2005 en apportant des éclairages bien plus précis (extrait de Cairn sur ce sujet : le vote intermittent se développe depuis les années quatre-vingt ; étude de la non-inscription et de la « mal-inscription » (inscription dans un bureau de vote ne correspondant plus au domicile) « qui constitue le facteur principal d’exclusion durable du jeu électoral »)).

L'auteur de cet article nous dit ensuite que cela fait 20 ans que JLM et ses amis ont les mêmes idées. Surprenant mais après tout, je ne suis pas dans sa tête.
Il développe par la suite ce qui fait que Mélenchon a de l'audience aujourd'hui : la stratégie de l'esclandre. Je cite "Pour s’imposer aux médias, il fallait leur donner ce qu’ils voulaient : du buzz, de l’audience. Ainsi fut mise en place la personnalité de Mélenchon parlant «dru et cru».

Hormis pour vous titiller avec Poutou, vous ne me verrez jamais appeler à aller voter quelqu'un. Je pense que c'est une responsabilité individuelle et vous êtes tous assez grands pour avoir des raisons de voter selon vos souhaits, qu'ils soient directs ou indirects. Certains ici vont clairement soutenir JLM et je me sentirais plus proche d'eux politiquement que des électeurs de Nicolas Dupont Aignan (c’est sa fête) ou Manuel Valls.

Par contre l'hypothèse très probable que je ne mette aucun bulletin de JLM dans une urne (sauf 2nd tour contre un autre adversaire que Poutou) me regarde et ne fait pas de moi ou de quiconque un affameur de pauvres. La grande vertu ou la recherche de la perfection ne m'intéresse pas. Ce qui fait encore un peu la différence à mon sens et qui dicte mes choix politiques c'est un mix entre la droiture, la constance et la sincérité. Un mélange tout personnel qui me fait m'écarter de JLM. Un mélange qui m'incite à penser qu'entre son discours et ses futurs actes il y aura assez d'espaces pour aller entasser de nouvelles illusions. Un mélange qui m’écarte de son positionnement et me fait bondir quand je lis cet article.
Mais c'est juste moi. Ma femme pense différemment. Et vous avez bien le droit d'être d'accord avec elle. Je ne vous en fais pas le reproche. Je profite uniquement de ce site, de cet espace de parole (avant que GNR le ferme en 2022) pour indiquer ce qui me dérange chez ce candidat.

Juger de facto que l'électeur de gauche qui ne votera pas JLM est ton ennemi (je le regrette mais je m'en remettrais) ne peut que mon conforter dans mon choix. Les chantages au logement et au frigo rempli, quelles que soient les personnes à qui tu les adresses, je te les laisse. Si tu penses que ton candidat est le seul qui puisse résoudre ces problèmes, je te propose de voter directement pour le monsieur tiré par des Rennes, tu auras sans doute un cadeau. Dans certaines régions il passe aujourd’hui.

Encore une fois, je ne suis sans doute pas la cible principale mais le coup du CSP +, du mec matériellement à l'abri et des conséquences imposées aux autres mais non subies, ce n’est ni un argument ni une réalité. Le monde n’est pas découpé en grandes tranches traversées par un courant unique.

Tout ceci est trop long. Je finis.
Laissez moi voter sans stratégie, sans calcul, sans recherche d’alliances, sans culpabilisation, sans mépris. C’est un système qui peut fonctionner. Bonne nuit.


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Dijonnais en paix

Emanon

05/12/2016 à 10h26

Parlons un peu de Dijon.

Alors certes je suis Lyonnais depuis 10 ans et supporter du club de ma nouvelle ville, mais Dij’ c’est mon bled, la ville où je suis né. J’y ai passé 20 piges. Je fais tous pour y retourner le moins souvent possible parce que j’en ai un peu trop pris, mais avec la (re)montée en liguain du DFCO cette année, c’est madeleine tous les week-end.

Un peu las du football façon Aulas et consorts, usé par trop de Ligu€ d€$ champion$, de formidabl€ outil conn€ct€, d’affich€$ Canal ou Bein, j’avais besoin de retrouver ce goût de terre et de vin, cette odeur de baume du tigre des jours d’hiver. J’ai regardé quelques matchs du DFCO cette année : contre l’OL bien sûr, mais aussi contre le PSG au Parc, ou contre Monaco…
Et bien je vous le dis haut et fort : amis cédéhèfiens il faut regarder le DFCO, il faut parler du DFCO. J’ai déjà réussi à convertir mon Stéphanois de colocataire : facile vu les matchs qu’il se tape, le beauseigne (lui dit ça je sais pas ce que c’est que ce truc).
Parce que Dijon, c’est l’Argentine. Si.
Ca joue tous les matchs comme si le club était en CFA 7 et recevait l’OM : ça se bat, ça presse, ça attaque à fond et tout ça avec une détermination qui n’a d’égale que leur maladresse défensive. Du coup derrière ça découpe un peu. Mais ça presse comme rarement vu en liguain, surtout chez un promu. Ca presse mal, parce que le pressing est fait par des mecs comme Bouka Moutou mais l’idée est jetée : on y va, même pas peur. Et on verra bien.

Heureusement on a quelques bons joueurs à des postes clés : Reynet aux cages (lui il va aller plus haut), Sammaritano, Meelou, Diony. Mais on sait aussi trouver les perles au fond des abîmes : Julio Tavares – qui a sans doute le nom le plus classe du championnat avec Kermit Erasmus – ex-espoir-pétanqueur à qui on a demandé de venir remplacer le goal de son village un Dimanche parce que ce dernier était bourré, puis qui 1 an plus tard a du rentrer comme attaquant pour dépanner car le titulaire au poste avait bien vu qu’il ne faisait pas plus de 5° ce jour là.

A Dijon, ce genre de génie du beau, on les signe et on les paie en dollars.
Bref, Vendredi dernier j’ai décidé de revenir faire un tour dans la capitale des Ducs pour pouvoir humer la ferveur ambiante. J’ai tenu un carnet de bord précis que je vais m’empresser de partager ici.

- 15h : je quitte la Gaule pour les Ducs et j’en profite pour passer une petite heure dans le tunnel de Fourvière, histoire de me chauffer.
- 17h : j’arrive à hauteur de Mâcon : je pénètre une couche de brouillard si épaisse qu’un canard s’est pendu en tout humilité. Pas de doute, j’approche du but.

- 18h : j’arrive dans mes appartements du quartier Montchapet, je descends à la cave, remonte un Chambolle-Musigny 1999 et un Clos-Vougeot 1995. Il faudra bien ça.

- 19h je vais chez mon pote Vince, ex bénévole du DFCO et surtout ex Mout’hard Boys (les vrais savent). On se salue, on aère le vin et on commence à faire le tour des anecdotes passées : le match de coupe de France contre le Monaco de Giuly et Henry, les rivalités locales (lui était du Cercle et moi de Fontaine-les-Dijon, ça n’a jamais été trop ça entre les 2 clubs. Surtout quand ils nous ont piqué Mehdi Mostefa – celui de Bastia – alors que celui-ci devait aller se former à l’AJA). On reparle de la saison de Ligue 1 de 2011/2012 où on avait fait « l’ascenseur la tête haute » selon mon pote.
- 21h : le match a commencé et étrangement c’est plutôt aasez agréable à regarder, Caen faisant l’effort de coller à notre registre : on attaque comme des oufs, on défendra plus tard. Match ouvert, ouverture du score et égalisation dans la foulée, puis expulsion magnifique de bêtise d’un de nos defs (comprenez 2 jaunes en 3 minutes avec le 2ème qui vaut rouge direct en vrai). Là on se dit qu’on va en prendre une avec les honneurs mais point du tout! LA REVOLTE GRONDE. Bon okay on prend 3-1 assez rapidement mais on arrive à égaliser, Reynet brille comme jamais, puis Julio Funkin Tavares (qu’on surnomme aussi la Quica comme dans Narcos) de coller un magnifique carreau sur la barre à 5 minutes du coup de sifflet, Dijon c’est l’Argentine putain, l’appart est en liesse.
- 23h : les bouteilles sont vides et l’idée c’est de foutre le feu au centre-ville, de célébrer façon Legia Varsovie. On récupère les fumis, des nouvelles bouteilles (Gevrey-Chambertin 2005 et Vosne-Romanée 2001), on appelle les potes, ça va être bouillant. Bon en vrai Vince a retrouvé des feux de Bengale qu’il lui restait de Noël dernier, le premier pote qu’on appelle peut pas venir parce que sa femme va l’engueuler, le deuxième parce qu’il a une crise de goutte. Tant pis, on recrutera sur place.
- 23h30 : on arrive place Darcy. Comme dans mes souvenir émus de jeunesse : pas un chat. On sort notre banderole « DIJON ES ARGENTINA », on balance des claques-doigts et on commence à descendre la nouvellement piétonne rue de la Lib’. Dijonnais, ce soir tu ne dormiras pas, ce soir tu festoieras ! On arrive à récupérer dans nos rangs 2 SDF locaux et un grand type avec des rastas, à ce rythme faudra élargir la place de Libération à l’arrivée de notre cortège. Ca balance des bancs Bourguignons à qui voilà, un chant « La Saône-et-Loire c’est le Jura » commence à résonner mais STOP ! on a dit pas de racisme.

- minuit : l’idée c’est de monter en haut de la tour Philippe-le-Bon pour cramer des fumis et des torches (bon en fait les feux de Bengale), parce que DIJON C’EST l’ARGENTINE TU PIGES. On arrive devant l’entrée, un vieux flic nous barre les routes :
VF : Oh qu’est-ce que vous faites là ?
Nous : DIJON ES ARGETINA DIJON ES ARGENTINA !!
VF : Oh con, des Syriens, comme à la télé.
Nous : Mais non est des supporters !
VF : Ah vous êtes de la Jeanne d’Arc (*la JDA) ?!
* là, mon pote Vince me regarde avec beaucoup de violence dans les yeux parce qu’en bon Dijonnais fan de foot, la JDA, il n’en peut plus*
Moi : Non on est des supporters du DFCO ! On vient pour mettre le feu à la tour !
VF : Ah mais Dijon jouait ce soir ? On a gagné ?
Nous : Non on a fait match nul contre Caen… mais c’était plus beau que toutes les victoires des autres.
VF : Allez z’êtes gentils mais foutez-moi le camp.


On est donc parti se finir dans LE bar encore ouvert de la rue Berbisey, en se disant que ouais Dijon c’est l’Argentine. Et qu’il faudrait en parler aux Dijonnais. Et aux autres aussi.


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Sport et santé

valdo

04/12/2016 à 14h37

Un pavé à la limite du fil

J’ai rejoué au foot le mois dernier.
Cela faisait 8 ans que je n’avais pas touché un ballon. Et pire encore, depuis ma retraite footballistique « officielle » en 1997 je décompte moins de 10 bouts de matchs avec enfants sur les épaules ou bières à la main, les deux ensemble étant des obstacles à la mobilité et la certitude de faire tomber l’un ou l’autre.

J’étais parti courir jusqu’à l’épuisement histoire de montrer à ce corps endolori qui était le maitre des lieux. Des footballeurs du dimanche exhibant des maillots de pro s’affrontaient le long du chemin.
Signe que tout est bouleversé, une majorité porte mes couleurs préférées, ici à moins de 100km de Marseille sans que quiconque en soit perturbé.
Je les regarde s’agiter, courir aimantés par les trajectoires accidentées du ballon. Je pense que si les dieux du football jette un regard sur cette partie du haut de leur perchoir ils en concluront que tout va bien, que le football est en bonne santé, que la course du ballon esquisse un encéphalogramme rassurant. Les moins intéressés trouveront ce jeu de casse brique paradoxal et interminable.
Je m’arrête de courir et je les observe. Je vois des trajectoires de passes, des mouvements à opérer, des conseils à donner. Je me suis sans doute approché trop près, j’ai donné l’impression d’être trop concerné par ce match anodin où je ne connaissais personne.
« Tu veux jouer avec nous, il nous manque un joueur ? » me demande un des protagonistes.
« Désolé je n’ai pas le droit, mes genoux me l’interdisent » ai-je tenté de répondre. Mais bizarrement c’est « avec plaisir » qui sort de ma bouche.
Avec mes chaussures de running sur un terrain humide, avec mon genou gauche en vrac, avec mon dos qui demande grâce, avec ce 10 km à préparer qui s’annonce dans trois semaines, je trottine pour prendre ma place au milieu d’inconnus un grand sourire au lèvre et une émotion difficile à décrire. Avant même de toucher un ballon, d’empêcher une attaque adverse, de connaître le score, j’ais gagné. Haut la main. Je suis là, au milieu d’une équipe et je joue au foot. Le bonheur enfantin et les souvenirs entassés peuvent sortir de leur cachette.
Le jeu me rappelle quelques principes ; lenteur d’exécution et intégrité physique sont difficilement conciliables ; voir et comprendre le jeu ne sert pas à grand chose quand tu es incapable d’ajuster une passe ; mon niveau du jour n’est pas compatible avec mes ambitions ; ma croyance que seul le plaisir compte n’est pas unanimement partagée ; le temps est le vrai révélateur du talent ; je n’ai jamais eu le moindre talent.
Quel plaisir pourtant, deux interceptions, une passe que personne n’attendait là suffisent à me ravir. Je m’emballe un peu. Sur un double contact, mon geste favori, mon genou gauche se dérobe. Ce n’est pas réellement douloureux mais cela redéfinit un peu le cadre.
« Ne fais pas n’importe quoi, ne gâche pas tout pour une heure de plaisir »
J’aimerai bien écouter cette voix, d’autant que mon dos, qui a toujours suivi les errances de mon genou, se raidit. Pourtant, le jeu est là il faut faire avec. Il suffit de faire attention, d’y aller tranquille.
Je reçois le ballon et un adversaire qui arrive lancé. Je pare au plus pressé, je choisis encore le double contact, en réalité ma vitesse d’exécution fait plus penser à un crochet mais l’intention était celle-là. Le jeu est là il faut faire avec. Mon appui jambe gauche est le fossoyeur du mouvement. Ma jambe se bloque, le genou se dérobe. La douleur est une décharge électrique.
Le jeu se poursuit, je n’ai pas crié et personne ne fait attention à quelqu’un qui échoue dans son double contact. Le ballon revient vers moi, je le laisse rouler sur mon pied gauche et je l’expédie du droit vers le type qu’on appelle attaquant uniquement parce qu’il n’a pas eu la force de se replier. Il est seul, il marque tranquille.
Je n’ai plus mal. Je suis simplement et totalement heureux. Le match continue et moi aussi. Mon genou se dérobe encore une fois mais en douceur. Je redescends comme un libéro de la vieille époque, pour gagner du temps. Pour gueuler et donner des directives aussi.
Le match se termine, on se félicite tous. Un des habitués me demande de m’inscrire sur un site pour venir jouer une autre fois. « t’as un truc, ca serait cool que tu reviennes ».
Je ne réponds pas vraiment, je me contente de hocher la tête et de sourire bêtement.
J’essaye de repartir en trottinant. C’est impossible, le match est fini et mon corps a repris le contrôle. Il dicte le jeu à nouveau et même en marchant tout devient douloureux.

Je rentre chez moi, ne dis rien à personne et j’annule ma participation au 10 km.
Le soir je m’endors heureux d’être encore cet enfant insouciant et irresponsable. Je pense à la chanson de Miossec à Juliette Gréco « … et l’enfant que vous êtes encore Madame me mets les larmes aux yeux ».
Demain la douleur aura un goût de plaisir.
Et quand elle disparaitra, je sais qu’un jour je rejouerais au foot.

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Foot et politique

Mevatlav Ekraspeck

03/12/2016 à 02h06

Un tour rapide sur les différents sites des candidats à la présidence de la République ou de leurs partis indiquent au lecteur attentif qu’une partie de l’éducation nationale semble vivre ses derniers jours.

Pilotage, financement, objectifs, les lycées professionnels vivent leurs dernières années, au mieux, sous leur forme actuelle. Avant d’émettre une quelconque opinion sur le sujet, il faut d’abord voir ce qui risque de se passer, en partant du diagnostic qu’il est possible de faire actuellement.

Les différentes politiques éducatives de ces deux dernières décennies ont conduit les LP dans une forme plus ou moins prononcée d’impasse, selon les filières et les débouchés locaux, qui dépendent des tissus économiques de l’environnement direct des établissements. Le passage d’un parcours « 2 + 2 » (BEP en deux ans puis Bac Pro en deux ans) en un seul et même tronc commun de trois années pour passer l’examen a eu des conséquences certaines sur la qualité de la formation des élèves. Moins qualifiés, plus jeunes lors de leur arrivée sur le marché du travail, le public sortant d’un bac pro sec, ne souhaitant pas poursuivre un BTS, connaît la précarité.

Pire encore, les phases de détermination qui occupent désormais le premier trimestre des élèves entrant en seconde de Bac Pro ronge d’un tiers la première année. Ainsi, l’apprentissage pur du métier est passé, en quelques temps, de douze trimestres à huit. Pour autant, les exigences des programmes n’ont été que peu modifiés, les contenus devant désormais être assimilés à une vitesse qui peut parfois larguer des élèves déjà peu scolaires.

Le public recruté a changé aussi : l’ouverture massive des classes de secondes générales à tous les publics ou presque ont modifié profondément les compositions socio-scolaires des classes de bac Pro. N’y vont désormais que les élèves dont les résultats (et le corolaire de la motivation et du goût pour les études) sont très mauvais, ou ceux qui possèdent déjà un projet bien construit. Et ils sont rares ! Du coup… Les têtes de classes des lycées pro ont disparu.

Autre problème : la fin du redoublement fait que les élèves arrivant en bac pro n’ont plus l’âge légal requis pour pouvoir accéder aux ateliers qui accueillent des machines dites dangereuses, ni même pour aller en stage en entreprise. Le législateur n’a pas encore prévu de faire travailler des stagiaires de moins de 15 ans, et le statut sous lequel les élèves font leur stage d’observation en 3ème n’est pas suffisant pour envisager de valider des compétences acquises en milieu professionnel.

Vidé de sa substance, devenu un refuge à rebuts, empêché de travailler, dénigré et fui par des familles qui, de surcroît, ont désormais le dernier mot en terme d’orientation en fin de 3ème, le lycée professionnel suffoque, en tout cas pour les filières classiques et non-spécifiques. Quand les filières bois dans les Vosges, ou plastiques vers Oyonnax ont leur succès, les bacs Gestion-Administration (vidés par les STMG) par exemple deviennent un vaste n’importe quoi dans lesquels on entasse des élèves sans goût particulier pour les contenus.
Ce constat est violent mais hélas réel, et partagé par tous les candidats à la gouvernance. Peu importe la couleur à venir, en juin 2017 on aura à Grenelle des têtes pensantes qui n’auront qu’un mot en bouche : réforme.

Et visiblement, celle si passe par la régionalisation. Globaliser la gestion des filières d’apprentissages en alternance et celles en formation continue est un point qui semble unir tout le monde dans les partis de gouvernement. Officiellement ou pas, les nouvelles régions sont pressenties pour devenir responsables directes des établissements. Deux avantages : 1/ le financement n’est plus à la charge de l’Etat, qui transfère les coûts aux collectivités locales et à leurs impôts… 2/ la carte des formations sera adaptée aux tissus économiques locaux. Deux questions 1/ quid du statut des enseignants qui y exercent : fonction publique d’état, ou territoriale ? 2/ quid de l’égalité de l’examen sur le plan national ?

De plus, chaque gouvernement depuis 20 ans sombre dans la schizophrénie la plus totale : clamant à qui veut l’entendre que l’apprentissage est la solution à tous les problèmes d’emplois ou de formation des publics fragiles, et aux besoins en main d’œuvre des usines ou de l’artisanat, nos dirigeants en ferment l’accès par la massification de l’envoi des cohortes de 3ème vers un bac général dont le niveau baisse d’année en année afin de ne pas déroger au dogme des 80% de réussite d’une génération au bac.

Qui osera revenir en arrière sur ce point, pour de nouveau poser un filtre efficace entre le collège et le lycée afin d’éviter d’envoyer les élèves de troisième les plus fragiles vers un massacre scolaire au lycée ? Les chiffre des réorientations en fin de seconde sont étrangement datés et flatteurs.
http://tinyurl.com/htoycmu

Les indicateurs pour 2015 et 2016 au niveau national ne sont pas disponibles, et les rectorats peinent à communiquer sur le sujet alors qu’ils sont fort volubiles quand il s’agit de parler du taux de réussite au bac, proche des scores électoraux nord-coréens. Les acteurs de terrains confirment : la seconde est un massacre pour des quantités non négligeables mais mal mesurées d’élèves.

Tant que les décideurs de la chose scolaire ne casseront pas le totem du 80% d’une classe d’âge au bac, rien ne pourra réformer correctement le lycée professionnel, qui restera toujours aux yeux des familles un pis-aller, une punition, une rétrogradation, un échec. Le bambin ne pouvant faire partie de cette majorité qui va « réussir », comment peut-on, par conséquent, valoriser le parcours en LP et remettre en route le moteur de l’estime de soi ? Combien de fois les professionnels de l’orientation (chef d’établissement, COPSY, CPE) entendent, quand ils proposent l’orientation en voie professionnelle, qu’il est hors de question que l’enfant aille chez les débiles ou les cas sociaux ? La lecture des catégories socio-professionnelles des LP est effrayante dans une société qui avance des thématiques comme « mixité », « ascenseur social » ou « vivre-ensemble ». Les milieux favorisés et/ou informés se battent pour que leurs enfants n’aillent pas en LP, quand ceux qui ne maitrisent ni le système, ni ses codes, ni ses enjeux, ni même parfois sa signification et son vocabulaire peuplent les établissements de leur progéniture, tout aussi perdue qu’eux.
Mais revaloriser, c’est avant tout donner du sens. La garantie d’un emploi et d’une formation continue après un combo bac-pro BTS est certainement suffisante pour faire revenir les familles vers le LP. La régionalisation, et la refonte des contenu, ne marchera pas si ce n’est pas l’intégralité du système qui est repensé. Se rapprocher des réalités locales, en soi, est une bonne idée, tout comme celle de faire tomber le tabou de l’entrée de l’entreprise dans l’école. Les chambres de commerce et d’industrie, les chambres d’agricultures n’attendent que ça, les professionnels sont demandeurs. Seuls les syndicats enseignants gardent une ligne politique hostile à l’entreprenariat, mettant en avant la marchandisation des élèves et la précarité des statuts de stagiaires, et se posent en gardiens d’une ligne politique d’opposition de principe aux politiques patronales.

En interne, le pragmatisme gagne néanmoins les salles des professeurs, de moins en moins encartées politiquement, et de plus en plus conscientes des enjeux d’intégration des élèves dans un système économique dégradé par les crises successives. Ils réclament aussi le retour de ces élèves perdus en lycée général, mais qui s’épanouiraient dans un lycée professionnel plus adapté, par ses méthodes et ses contenus, à ce public.

Reste la difficulté majeure : peut-on réellement demander à un adolescent de savoir quel métier il va faire pour les 45 prochaines années (ou presque) ? Qui, à 15 ans, savait de quoi son quotidien professionnel sera fait 10 ans plus tard ?

L’enjeu de la création de passerelles entre les filières est fondamental. Les régions, plus réactives que l’état à ce sujet, peuvent être d’excellents décideurs quand il s’agira d’adapter l’offre et la demande en ce qui concerne le marché du travail. Pouvoir en quelques années mettre en adéquation bassin de formation et bassin d’emplois, en formant des jeunes diplômés soit très polyvalents, soit très spécialisés, est une hypothèse d’avenir.

C’est pourquoi la réforme du LP est un point crucial. En amont comme en aval, les conséquences directes sur l’emploi, le statut des fonctionnaires, les financements et les impôts locaux, les politiques éducatives au collège, les mentalités, sont immenses. La France se doit de réinventer un système sans tenter de s’inspirer de ce qui se fait ailleurs, tant le contexte national en terme d’éducation, de formation, d’habitudes et d’économie est particulier.

Les candidats semblent tous sensibles à ce sujet, mais ne paraissent pas maîtriser combien les ramifications, les imbrications et les conséquences de toute réforme de la filière professionnelle sont immenses. Méconnaissance réelle du sujet ? Certainement, peu de responsables politiques et de leurs cercles de conseillers et de décideurs sont familiers de ce monde-là. L’enjeu est pourtant majeur, et constitue le prochain chantier d’envergure nationale, avec de vraies révolutions intellectuelles induites.

Il s’agit là d’un massif enjeu d’avenir, mais à l’instar de l’écologie, du numérique, de la culture, trouvera t’il sa place dans les débats à venir, au milieu des affichages sécuritaires, identitaires, libéraux ou anti-libéraux qui semblent bien plus porteurs électoralement, mais tellement plus creux quand on se penche sur le fond ?


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Foot et politique

Hannibal

02/12/2016 à 11h45

Ce forum devient à l'image de la France, entre les tenants d'une droite décomplexée d'un côté et d'une gauche radicale de l'autre, et tous ceux au milieu qui se font traiter de suppôt du grand capital un jour et bisounours l'autre jour. Déclinable sur tous les grands sujets sociétaux: c'est très mainstream d'être contre, aka "anti-système".

On retrouve les mêmes défauts, dans l'attitude et les certitudes, dans la prétention des uns et l'hermétisme des autres, et c'est bien dommage ce forum étant (étaient?) un des rares que je connaisse où les différentes sensibilités peuvent (pouvaient?) se parler et s'écouter sans se juger à priori, du fait de la diversité des sensibilités présentes. Un repoussoir à trolls.

Hollande était un pont entre toutes ces sensibilités, obsédé par la "synthèse", imparfaite pour tout le monde, mais je préférerai toujours un président essayant de rassembler tout le monde plutôt qu'un président cherchant à cliver suffisamment pour s'assurer un électorat plus gros que le camp d'en face, et tant pis si ça ne représente plus que 10% de la population française, du moment que les autres sont à 9.9%.

Personnellement c'était le seul pour qui je pouvais encore voter, le seul qui combine certaines qualités indispensables avec un égo non surdimensionné. Juste, parce que j'ai un peu du mal à bien positionner le problème, c'est qui l'ennemi au juste (la finance ok, mais à part ça?): les journalistes "insiders", les patrons qui se goinfrent, les politiques tous pourris, ou plutôt ces fainéants de fonctionnaires, quand ce ne sont pas les islamistes radicaux, les bobos, lémédia, ces gros cons électeurs du FN, Laurent Blanc? Et aussi, vous trouvez que JLM / Fillon / Valls / Montebourg / Marine (liste non exhaustive) ça a la gueule d'une solution?

Place au combat des coqs, cette France a le goût du sang dans la bouche, et même si un discours, une attitude, un charisme nécessaire émergeait, il ne serait pas écouté. Quand on s'engueule dans un couple, à un moment on baise pour se réconcilier. Qui sera le candidat de la baise collective?

En fait je n'ai qu'un ennemi personnellement, ceux qui prônent la destruction en prétendant que tout sera mieux en repartant d'un tas de cendres.

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Foot et politique

Loul

01/12/2016 à 01h27

Une reprise rapide (et déjà trop longue pour ce que c’est...) du dégueulis (désolé pas d’autre mot) d’Antonin Grégoire complaisamment relayé en ces pages par Hamlet.

Je passe l’intro à laquelle Luis Caroll a déjà fait un sort.
Effectivement la dépasser relève de l’exploit... et le reste est du même tonneau.


Antonin Grégoire commence par faire la leçon à Lordon sur le fait qu’il ne s’intéresserait pas à la précarisation du métier… parce que Lordon critique les éditorialistes - stars de la profession bien rémunérées - de prendre pour argument cette précarisation pour affirmer qu’ils ne vivent pas dans une tour d’ivoire isolé d’un réel.
La critique de Grégoire est donc hors de propos... elle l’est d’autant plus que la critique des médias portée notamment par le diplo, Acrimed et cie (à laquelle souscrit pour une bonne part Lordon) n’a de cesse de pointer les effets nocifs de la précarisation du métier sur les conditions de production de l’information (et sur le degré d’indépendance que cela peut offrir aux soutiers de l’information).
Ce premier procès est un contresens absolu (et notre bon Grégoire en profite pour rajouter des couches sur le fait que la critique des médias serait incapable de comprendre que le métier de journaliste est multiple. Nouvelle affirmation hallucinante (parce que la critique des médias en question le pointe avec une belle régularité) qui est à se rouler par terre… doit-on seulement rappeler que la critique des médias est en bonne partie produite… par des journalistes ?!

Passage suivant : “Les médias” c’est pourtant du pluriel avec une belle illustration de l’honnêteté de la critique de Grégoire.

Reprenons Lordon dans le texte : « Dans le registre qui est pourtant le sien, pour ne pas trop le secouer quand même, on pourrait demander à notre décodeur combien de fois par an il entend citer L’Humanité, Politis ou Le Monde Diplomatique dans la revue de presse de France Inter, ou ailleurs, combien de fois il voit leurs représentants à la télé ou dans les radios. Voudrait-il avoir l’amabilité de se livrer à ce genre de décompte ? »

Notre ami Grégoire du coup écrit : « Lordon balaie le pluralisme des médias d’un revers de main parce que la revue de presse de France Inter ne cite pas l’humanité, politis ou le monde diplomatique. Si Lordon avait écouté aujourd’hui France Inter, il aurait entendu « l’instant M » consacré à l’actu des médias citer son article du monde diplo dans sa revue de presse. L’argument, en plus d’être faux, est profondément nocif »
L’argument de Lordon serait faux... sauf qu’il ne le tient pas !! (Lordon ne dit pas que les médias de gauche en question ne sont pas cités contrairement à ce que Grégoire lui fait dire).
Mais surtout c’est totalement rater l’argument de Lordon quant à la diffusion de certaines idées (de gauche de gauche) dans ces grands médias généralistes auxquels les citoyens ont en pratique facilement accès (et en particulier les fractions les moins politisées de la population).
Ces idées (que l’on peut faire sienne comme on peut les rejeter, ce n’est même pas le propos) n’ont en pratique que bien difficilement voix au chapitre dans ces grands médias (privés et publics), voilà ce qui est pointé...

On continue le papier et l’on aborde le fact-checking,
Grégoire ne comprend absolument rien à l'argument de Lordon auquel il répond (ou alors il fait exprès de répondre à côté de la plaque).
Grégoire : "Ce que Lordon refuse de comprendre, c’est que le fact checking n’a rien de spontané. Il est ce qu’il prétend être : un checking de faits. Il n’y a pas de fact-checking si il n’y a pas de fait à checker. "

Mais Lordon aborde le fact-checking dans son billet n’ont pas tant en ce qu’il présente des

Le fact-checking présente des faiblesses intrinsèques (penser que vérifier des données brutes puisse suffire à évacuer un questionnement, particulièrement quand la question posée l'est mal ou n'est absolument pas pertinente) et est abordé dans le billet de Lordon en ce que cette pratique serait symptomatique de ce qu'il appelle un journalisme post-politique, qui refuserait d'aller voir plus loin que la simple vérification de données et qui se contenterait de ce petit travail quand il conviendrait par exemple d’interroger le recours à ces données, la définition du cadre politique dans lequel on se contente souvent de barboter.
Je vais tenter d’illustrer rapidement et grossièrement cela. Par exemple, se contenter de vérifier le chiffre après la virgule du pourcentage de croissance du PIB, c’est ne pas s’interroger sur la pertinence de cet indicateur (il pourrait y en avoir d’autres alternatifs) ni même sur le fait de savoir si l’on doit rechercher la croissance...

Quoiqu’il en soit Grégoire tape sur Lordon en ce qu'il se tromperait de cible car le fact-checking aurait des vertus contre la désinformation... qui se trompe ici totalement de cible ???

Mais Grégoire creuse encore : "Lordon fait aussi semblant de ne pas voir aux côtés de qui il se place quand il s’en prend aux fact-checkeurs. [...] N’y a t-il pas un tout petit problème de voir un idéologue (de gauche?) vociférer sur les mêmes cibles que la pire des extrême-droites et avec les mêmes références animalières ?"
Votre argument est repris par des pas beaux donc il est indigne.
Déjà on pointera que l’argument en question a totalement échappé à notre brave Grégoire.
Mais surtout, surtout cette critique est nulle, honteuse. Cela relève de la pire insulte de dire que de par sa critique (dont on peut éventuellement discuter) Lordon s’associe et participe des dérives racistes et haineuses de l'extrême droite
C'est du terrorisme intellectuel désarticulé à peu de frais qui semble trouver parmi les contributeurs de ces pages des lecteurs compréhensifs. Le procédé est bas et vil ( et MERDIQUE en majuscule).

Grégoire : "Le problème de cette critique des médias est qu’elle se contrefiche de ce que sont les médias et du travail qu’ils font."
Là je m'étrangle. Comme déjà dit, un des traits de la critique des médias sur laquelle tape Grégoire... est d'être produite en partie par des journalistes. L'assertion de Grégoire est mensongère et non étayée.
La critique des médias n'a au contraire de cesse de s'intéresser aux conditions de travail des journalistes, aux conditions de production de l’information, à l'organisation de cette profession (pour le savoir encore faudrait-il faire l'effort de la lire... on peut renvoyer par exemple au l’ouvrage Journalistes précaires, journalistes au quotidien, d’Alain Accardo ou même simplement à Acrimed).

Grégoire continue sur sa lancée dans un beau paragraphe dont on se demande ce qu'il vient faire là où il renvoie dos à dos Sanders, Mélenchon ou Corbyn avec Le Pen, Trump ou Fillon... tous coupables de se vautrer dans la même boue.
Grégoire dénonce "cette pseudo gauche radicale qui se compromet avec l’extrême-droite sur tout un tas de sujets"...
Parle-t-on encore de critique des médias ?!? Non et on a encore droit à cette pratique de l’amalgame grossier, paresseux .
Le meilleur pour les dernières lignes. Grégoire : "Et la différence entre Lordon et Bolloré, où est-elle?"
Allo ????
Pour Grégoire, critiquer les médias se serait refuser de se pencher sur les vrais problèmes (argument d'une nullité incroyable en ce qu'il peut s'employer aussi gratuitement à propos de TOUT).
Je le cite tellement c'est à se pisser dessus :
"Lordon et sa « pensée » sur lémédia est le symptôme d’une grave crise démocratique sur laquelle la critique de « lémédia » évite de se pencher. Le « système médiatique » une cible commode qui évite à une certaine gauche de porter son regard sur d’autres systèmes. Le système oligarchique russe, le système génocidaire d’Assad, le système de propagande de Poutine, le système de corruption chinois, le système médiatique antisémite et islamophobe de l’extrême droite…"

Oui, oui. La critique des médias a le grand tort... de faire de la critique des médias et de ne pas dépasser son objet... no shit Sherlock ! Et que font les

Et dans le même genre la conclusion finale. Grégoire : Lordon [...] préfère la haine de « lémédia » au soutien aux salariés grévistes d’itélé qui ont lutté avec un incroyable courage pendant un mois durant pour faire exister une force de rappel, une régulation interne, une capacité à piloter une réelle transition politique à froid."

Il ne me semble pas avoir vu Lordon taper sur les grévistes d'itélé.
En tout cas la critique des médias sur laquelle tape avec une nullité crasse Grégoire leur a apporté son soutien... (et je ne vois pas tellement pourquoi Lordon aurait à ce sujet une position fort différente).
Mais bon c'est pas grave. Tu critiques les médias t'es Bolloré...

Punaise il est super votre champion.
Mais bon :

O Gordinho - 30/11/2016 à 16h58
Merci Hamlet pour un papier qui comporte des éléments intéressants.

O Gordinho -30/11/2016 à 17h29
Je viens de finir l'article d'Hamlet que j'ai lu en deux fois, parce que c'est long mais sacrément bieng.

Hamlet - 30/11/2016 à 18h19
Je suis plutôt d'accord avec le papier en question, mais avec des réserves

O Gordinho - 30/11/2016 à 18h22
Comme j'ai dit que j'aime bien ce papier, et que je partage tout à fait son analyse sur le fond

Jean-Huileux de Gluten - 30/11/2016 à 18h11
L'auteur prend le temps de développer ce que le métier de journaliste regroupe comme diversité, ce qui, à son sens, enlève beaucoup de pertinence à la charge Lordon.

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Foot et politique

Espinas

30/11/2016 à 07h27

Question médias, quelqu'un connaît un site d'infos de référence qui ne soit pas lemonde.fr?

Leur site est une incitation à installer Adblock. Oui, je vis en Suisse, à Genève, à 1 km du siège de Rolex, aux Vernets, mais avoir un pop-up qui s'ouvre toutes les 30 secondes avec une pub pour les montrrs préférées de Séguéla, c'est trop pour ma patience, surtout sur smartphone oú appuyer sur la mini croix pour fermer marche une fois sur 2.

On a peut etre trop parler de notre ex PR sur ce fil et ça a dú influencer les pubs que je vois.

Du coup, je tente d'influencer la régie crieo ou google qui nous traque avec des pubs plus sympa:
Rhum Raclette cigares fondue caïpirinha hip hop Chablis Romeo y Giuletta burgers bachatta San Juan del sur surf Chateauneuf du pape Gorska Mercurey Tartiflette Aligot saucisses Bossa Nova crozets Masaya Bourgogne aligoté limoncello Doillon marc de Savoie Rap Mombacho outil Rosette Havane Calvados Génépi Flor de Caña pastis Quenelles Rueda Toña Jurançon Salsa Ometepe Quilmes Maté Jazz Chartreuse tripous Cuba Libre formidable Zouk Rivas Tequila Sunrise Daiquiri Cumbia Saint Estèphe Reggae Chevrey Solentiname Chambertin Saint Nectaire Cervelle de canut


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Paris est magique

le petit prince

29/11/2016 à 11h48

Après VINGT matchs officiels : BILAN


HOME SWEET HOME

9 matchs à domicile, 19 buts marqués et 2 encaissés, 6 victoires et 3 matches nuls.


THUG LIFE OUT OF THERE

11 matches à l’extérieur, 24 buts marqués, 12 encaissés, 8 victoires jusqu’à 6 buts d’écart, 2 défaites de 2 buts, 1 nul 2-2 à l’Emirates.


TRAITEMENT DE FAVEUR

1 match contre Lyon en 4-2-3-1 pour commencer.
18 matchs plus ou moins en 4-3-3.
1 match contre Lyon en 4-2-3-1 pour terminer.


PSGZEE

En cours de match ou même au coup d’envoi(*), Unaï Emery a déjà placé Kimpembe arrière gauche*, Marquinhos arrière droit, Aurier, Krychowiak et Motta en défense centrale, Rabiot en sentinelle*, Motta relayeur*, Verratti numéro 10, Matuidi ailier gauche*, Meunier ailier droit, et Ben Arfa buteur*.


DEUX ANGES-GARDIENS VALENT MIEUX QU’UN :

7 titularisations pour Kevin Trapp, 13 pour Alphonse Aréola.


LE PRÉSIDENT ET SES MINISTRES DE LA DÉFENSE :

14 titularisations pour Thiago Silva, 14 aussi pour Marquinhos, 14 encore pour Thiago Motta, 14 toujours pour Marco Verratti et 14 enfin pour le numéro 14. Les 22 millions de Laurent Blanc incluent-ils les droits d’utilisation de cette formule magique ?


LA RELÈVE EST LÀ, AU CAS OÙ

Presnel Kimpembe, après ses 4 matchs aux côtés de David Luiz en ouverture de la saison, a connu deux titularisations avec Marquinhos, et deux autres avec Thiago Silva, pour 9 au total en y ajoutant celle en tant que latéral gauche à Nancy.


PAPY FAIT DE LA RÉSISTANCE,

probablement parce que Grand-Mère sait faire un bon café : Kurzawa est numéro 1 à gauche mais Maxwell compte une titularisation de plus (10 contre 9).


SUCCÈS DE LA PRIMAIRE À DROITE

Après recomptage dimanche soir, Aurier a gagné contre Meunier, par 12 titularisations contre 8. On voudrait être Emery, ou Instagram, ou la défense de l’OL, pour avoir la chance de gérer un duo pareil. Miami Vice et Los Angeles Heat, c’est combien d’épisodes ?


EMERY NE LÂCHE PAS SES CHIENS

Rabiot a été titulaire un match sur deux. Krychowiak un match sur quatre.


NUMÉRO 10

Pastore et Ben Arfa ont été titulaires 4 fois chacun, dont une fois chacun en 10. Si l’un des deux est en forme de mars à mai, on est champions d’Europe, sans forcer.


UN PLAN À TROIS MAIS UN PLAN ÉTROIT

L’increvable Lucas compte 19 titularisations en 20 matchs, pour 8 buts et 2 passes. Edinson Cavani et Angel Di Maria comptent 16 titularisations, avec respectivement 18 buts/2 passes et 2 buts/7 passes.


NON JE NE T’OUBLIE PAS, mais comment tu t’appelles déjà ?

Jesé, Ikoné et Augustin ont une titularisation chacun. You-hou. Et la Coupe de la Ligue n’a pas encore commencé.


CALLEGARI ?

- Connais pas. Est-ce que je te parle d’Ongenda, moi ?
- J’avoue, tu m’as cloué le Bahebeck.


SIRIGU L’ANDALOU

Requiescat In Pace


SABALANCE PAS MAL…

...pour Sabaly à Bordeaux.


"JE N'RECONNAIS PLUS ODSONNE...

...au bord de sa Garonne,
J't'envoie si tu déconnes
Rabiot et sa daronne".
(Il a quand même marqué un but.)


LA CRISE DE NOVEMBRE À SON NIVEAU LE PLUS BAS DEPUIS 1970

La fin du mois de novembre approche et le PSG n’a pas perdu le moindre match. De son côté le PSG Hand écrabouille la Lidl Starligue et même la Ligue des Champions, un peu comme si Napoléon, Hitler et Attila s’alliaient avec les Vikings et l’Armée Rouge pour attaquer les caissières du Lidl de Charleroi et son vigile ou la loge de l’ambassade de Pologne à Budapest. Les filles gagnent aussi. Les U19 (youth league ou nationaux) ne perdent plus, « loin de cette fatalité qui nous colle à la peau et s’il le faut emploieront des moyens légaux », comme de faire une touche et tirer un penalty. Ouloulou les foufous.


HEUREUSEMENT QUE CERTAINS JEUNES ONT DES VALEURS

L'honneur est sauf : la crise de novembre est assurée par la CFA où nos jeunes pros (et accessoirement tubes de l’été) enchaînent les revers comme des perles.


DÉJÀ 18 COMPOSITIONS TESTÉES

La compo contre Bordeaux au Parc a été reconduite un mois plus tard à Lille puis Bâle (il me semble que Lucas et Di Maria ont échangé leur poste entre les deux, mais ici on s’occupe seulement des 11 noms sur la feuille de match au coup d'envoi). TOUTES LES AUTRES COMPOSITIONS D’ÉQUIPE SONT DIFFÉRENTES.


PLUS QUE 6537502 À ESSAYER

En admettant qu’Emery puisse mettre devant Aréola n’importe quelle combinaison de dix joueurs parmi les 25 joueurs de champ pro de son effectif (en comptant Lo Celso), un rapide calcul probablement erroné parce que j’ai fait un bac L nous indique la bagatelle de 25!/10!(25-10)!
=25×24×23×22×21×20×19×18×17×16/10×9×8×7×6×5×4×3×2
=11861676288000/3628800
=3268760 équipes possibles.
Donc si on compte 3268760*2 (parce que Kevin Trapp a aussi le droit de jouer) et si on soustrait les 18 déjà testées, il reste à Unaï Emery 6537502 équipes, qu’il pourra disposer en 4-2-3-1 ou en 4-3-3 à sa guise. Ou même en 5-3-2 si on joue contre City en 1/8ème, juste pour le challenge.


BISCOTTES ET ŒUFS MOLLETS

6537502 équipes en théorie, mais en pratique il faut retrancher les blessés et autres Pasteurisés. Et les futurs suspendus si on considère que Verratti vient de retrouver son paquet de biscottes, et va le partager avec tous ses coéquipiers comme dimanche soir (6 cartons jaunes).


JANVIER PEUT TOUT REMPLACER, MÊME JAVIER

En revanche si Patrick Kluivert obtient la signature sur le cheikier du club dès cet hiver, ce sera beaucoup plus que 6537502 équipes possibles.


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Foot et politique

Espinas

28/11/2016 à 18h37

Si je comprends bien, de nombreux contributeurs ici auraient été contre la Révolution française en raison de la violation des droits des opposants politiques de l'époque.

Pourquoi pas...

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Foot et politique

liquido

27/11/2016 à 23h28

Coach Potato
aujourd'hui à 23h23

Lorsque le ton monte sur un forum libéral, le point Godwin est atteint lorsqu'on se traite de Castrochaviste.

---

Hitler étant somme toute une figure fréquentable ?

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Christophe Zemmour
2016-12-07

dernière réaction
aujourd'hui à 08h47

René Malleville : « Marseille m’a donné une famille et mes joies »

Les supporters – Passé, présent et futur de l’OM: René Malleville nous livre ses souvenirs de supporter, son avis sur le nouveau visage du club, le projet Socios, le football local marseillais et l’avenir proche du club phocéen.


La rédaction
2016-12-06

aucune réaction

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