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Les posts remarquables

La Ligue des champions

newuser

29/04/2016 à 10h02

Sinon on pourrait, mais alors attention c'est un truc fou, genre voila on fait une compétition mais dedans on met que les champions des championnats.
Et puis on arrête les boules chaudes et on fait tirage au sort intégral juste comme ça pour se marrer.

Bon après je pense pas que le monde du foot soit prêt à un truc aussi futuriste donc je fais faire un football manager modifié

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Présentons-nous...

animasana

28/04/2016 à 17h07

Annemasse, c'est bien l'équipe en rouge et noir?

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La Ligue des champions

Mama, Rama & Papa Yade

27/04/2016 à 21h52

Quand t'alignes Koke, quelque part t'occis Coman...

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Paris est magique

balashov22

26/04/2016 à 17h40

Bon courage pour le match de ce soir les gars, depuis le temps que vous l'attendiez cette demi-finale de Ligue des Champ ... Ah, on me signale un truc dans l'oreillette. 'Scusez, je repars, faites comme si je n'étais pas venu.

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En rouge et noir !

le Bleu

25/04/2016 à 22h39

sansai
aujourd'hui à 20h30
A moins qu'on ne considère Prouff comme une anomalie de l'histoire du SRFC.
---
Ben, si on veut troller...

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En rouge et noir !

Kireg

24/04/2016 à 08h47

RENNES – MONACO

Ibi Deficit Orbis – Season Final – La Fin Des Faims



The Walking Red


Le monde est resté le même. Dramatiquement. Et c’est peut-être le plus difficile à appréhender, à accepter. Cette sidérante continuité de la nature, la violence de cette indifférence, ce sentiment que la partie continue, mais que les règles vous condamnent désormais à un échec programmé. Une implacable défaite à venir.

Et puis cette autre impression, fugace et pourtant lancinante de ne plus s’appartenir, de ne plus être.

Un retour à l’animalité.

La détresse comme moteur.

Les chênes dressent leurs branches affûtées vers un ciel laiteux lacéré de nuages bas. Comme avant. Mais cette mort n’est qu’une farce. Derrière le masque froid de l’écorce pulse une sève riche, reposée, prête à ressusciter ces milliers de carcasses ligneuses. C’est une escouade de comédiens immobiles qui se tient là, attendant son heure, prête, malgré son air impavide, à accueillir le jour d’un nouveau drame.

Ailleurs, quelque part, un soleil blanc, timide, presque honteux de ce qui se passe ici, nimbe la forêt d’une lumière blafarde.

Je suis là, échoué au milieu des troncs, des tiges et des rameaux, dans une forêt que je devrais connaître, mais qui ne m’évoque rien. J’ai depuis longtemps perdu mes derniers repères. Je pense avoir une vague idée de l’endroit, mais personne n’étant formel, nous ne sommes tout simplement nulle part.

Je me tiens accroupi autour d’un feu matinal. Le bois est humide et crache une fumée lourde dans laquelle disparaissent mes doigts griffés, mes ongles sales. Les mains et les cheveux, voilà ce qui change le plus vite et trahit d’emblée notre passage dans l’ère d’après. Ça joue des épaules autour du foyer. Avoir froid, c’est tomber malade. Tomber malade, c’est devenir lent. Devenir lent, c’est mourir.

Depuis la semaine dernière, nous ne sommes plus que sept. Sept âmes unies dans leur isolement. Je ne les regarde jamais dans les yeux. Je ne connais d’eux que leur silhouette, la façon dont leur ombre se meut sur les tapis d’aiguilles, leur démarche, le son de leur respiration, leurs grognements. Leurs limites aussi. Leurs faiblesses.

Nous évoluons telle une horde. Nous sommes une horde. Une dynamique de groupe s’est vite instaurée, tacitement, implicitement. L’équilibre est précaire, la tension palpable, mais chacun sait ce qu’il a à perdre à se faire exclure. Trentenaire, mâle, capable de trouver de quoi subsister et disposant d’un stock de vivres et d’une poignée de briquets qui ne quittent jamais mon sac à dos, je suis le plus résistant à l’effort. Pas le plus vif, ni le plus fort, et malheureusement pas le plus débrouillard. Pas encore. J’apprends. Vite. C’est ce qui me sauvera.

Je sers parfois d’éclaireur, avec Max le Fou, un gamin rapide comme le vent. Quand le brouillard reste collé au sol, nous traçons la voie, dans un silence vital, les lames sorties, nos souffles en harmonie, piètres funambules au-dessus d’un abîme invisible. Je fais partie de ceux convaincus que nous devrions gagner une ville pour trouver une armurerie. Le jour viendra où ils me coûteront plus qu’ils ne me rapporteront. Je les quitterai sans remords. Assez incroyable le temps qu’il a fallu pour abandonner tout trace d’empathie. La société dissoute, la menace prégnante, les animaux dressés se rappellent à leur instinct.

C’est un retour immédiat aux besoins. Une quête primale sans finalité et d’une constance sans cesse renouvelée. Ne pas mourir. Ceux qui ont fait preuve de patience, ceux qui ont hésité une seconde de trop, ceux qui ont fait le mauvais pari sont déjà morts et grossissent les rangs.

Jour après jour, nous avançons – il faut nous en convaincre – comme les pions d’un échiquier. Nous mettons un pied après l’autre dans la trame nue de ce qui fut notre monde, fuyant les villes, évitant les routes. Les rochers sont toujours des rochers. Ils sont désormais des pointes dans le dos quand nous nous couchons terrassés par la fatigue, et des armes de poing pour fracasser des crânes. La pluie n’est plus une raison pour rester abrité, c’est une menace mortelle.

— On repart, on y voit assez, dis-je à l’attention des autres.

Il y a quelques jours, La Grogne m’aurait répondu avec son traditionnel « un autre jour au paradis ». Mais elle reste désormais prostrée dans le mutisme. Elle sera la prochaine à partir. Voir sa fille se faire dévorer sous ses yeux, l’a ébranlée. Le destin va se glisser dans la fêlure.

— Rahan, tu récupères les tisons et le bois qui peut encore brûler. Quechua, tu gardes ton arc sur toi, une flèche armée pour la première heure. La visibilité est pourrie. On ne parle que pour une urgence. En route !

La marche reprend son cours. Dans mon esprit défilent des informations incongrues, le cycle de la glycolyse, la démonstration mathématique du discriminant, la liste des États-Unis (j’oublie toujours le Delaware). Des textes de chansons, aussi, parfois :


We are going nowhere fast
Are we made of glass?
No one knows, no one knows

Play out at the highest level
Something never sung before
Stalk by, human interaction
Keep them in their corners


Tout ce qui peut constituer une marotte et faire travailler mes neurones est bon à prendre. Les livres me manquent. Les gens que nous avons aimés n’ont jamais existé.

Bercé par cette ignoble routine, je me remémore l’origine de tout.


C’était un samedi. Mais n’en déplaise à l’expression consacrée, c’était loin d’être un samedi comme les autres. Le Stade Rennais jouait le dernier match de sa saison à domicile, au Roazhon Park, face à Nancy. Je me plais parfois à en rire : le dernier truc que j’ai vu est une équipe coaché par Pablo Correa : un réel avant-goût de l’enfer.

Une victoire et nous assurions notre qualification pour la Ligue des Champions. Inutile de le préciser : une grande première pour le club. Le score était de deux à zéro, les arrêts de jeu bien entamés. Le public chantait, les gens se prenaient par les épaules, tout sourire, fraternels. La pelouse émeraude, la torpeur d’un été précoce, le sentiment de vaincre le signe indien, tout était réuni pour enfin jouir d’un plaisir décuplé par une trop longue attente. Tout était réuni pour vaincre la malédiction. Tout était réuni pour…

L’apocalypse.

Sisyphe est-il censé caler son rocher au sommet de la colline ? Que se passerait-il si le coyote attrapait enfin Bip Bip ? Quelles seraient les conséquences de la découverte du pied d’un arc-en-ciel ?

Je suis debout sur mon siège en tribune latérale, le polyester de mon maillot rouge et noir chiffonné entre les poings. Je veux que cet instant dure à jamais. On a baisé le destin, craché sur la fatalité. Je ne sais pas quelle force nous a contraints pendant des décennies, mais elle est aujourd’hui surpassée. Vaincue !

Il ne reste que quelques secondes à jouer quand un supporter à moitié nu rentre sur le terrain en traînant la jambe. Le public l’applaudit, enivré de bonheur, grisé par le triomphe qui s’annonce. L’arbitre, lui aussi contaminé par l’esprit de fête, vient gentiment à la rencontre du streaker pour le reconduire sur la touche.

Mais le boiteux se jette sur lui et l’homme en noir tombe en arrière. Quand il veut se relever, l’autre lui plaque les mains sur les épaules et lui arrache la carotide avec les dents.

L’an zéro s’ouvre dans un silence de cathédrale.

Ce qui s’est passé ensuite, je n’en ai pas la moindre idée. Dans le mouvement de foule, on m’a piétiné et j’ai fini par m’évanouir. Je pense m’être réveillé le lendemain, dans le bar-lounge du stade, là où les supporters VIP regardent le match sur un écran qui surplombe le terrain. Je ne sais toujours pas comment j’ai atterri dans cette partie des tribunes.

— Marcheurs !

C’est Max qui me tire de ma rêverie. Putain ! Je me suis encore fait surprendre. J’ai besoin de beaucoup de sommeil, c’est ma plus grande vulnérabilité. Si je ne dors pas sept heures, je deviens mou, bon à rien. Dangereux. Il faut absolument que je trouve une parade à cette tare ou j’en mourrai.

Tout va très vite ; nous sommes « rôdés contre les rôdeurs » comme on aime le répéter quand la tension s’allège suffisamment pour faire preuve d’humour. Nous stoppons notre progression et nous écartons les uns des autres en arc de cercle, les plus centraux demeurant en arrière.

— Trois, murmure Max, en appuyant son propos d’autant de doigts dressés à notre attention.

Effectivement, je les vois ces formes longilignes qui avancent par à-coups, ces corps qui n’en sont plus, saccadés, agités par autre chose que la vie. Les voir, là, racler le sol de leur jambes raides, est une insulte – une de plus – à mon intelligence. Comment peuvent-ils seulement exister ? Ils se décomposent, ils meurent encore et encore, fondent sous la putréfaction, dégoulinent sous la nécrose, mais ils gardent une motivation sans conscience qui les pousse à chasser la moindre parcelle de chair non corrompue. Le sang pulse-t-il dans leur veine ? Je ne crois pas. Pour autant, il ne coagule pas. L’actine et la myosine coulissent-elles encore sous leurs muscles ? Leurs synapses sont-elles toujours actives ? Et leur cerveau, comment réagit-il à la privation en glucose ? En dioxygène ? Il n’est pas totalement inactif puisqu’il suffit d’y planter une lame pour les « tuer ».

On ne peut pas étouffer ces monstres. Leur cœur ne bat plus. Et alors, comment est alimenté le moteur de ces foutus éboueurs de l’humanité ?

C’est un tel non-sens que je me convaincs parfois de vivre un cauchemar ultra évolué. J’attends juste l’arrivée des Aliens pour définitivement péter un plomb.

Les rôdeurs qui nous font face aujourd’hui portent des vêtements étonnamment préservés eu égard aux outrages de leur condition. Ne seraient les lambeaux verdâtres de leur visage, leurs gencives à nu, les fragments osseux que l’on devine aux endroits où la peau n’est plus, ou encore leurs sclérotiques jaunes striées de veinules, rien ne les distingueraient des vagabonds du monde d’avant. Ça, et bien sûr leurs grognements incessants, ainsi qu’une certaine tendance à l’anthropophagie…

Délaissant toutes les règles de combats que nous essayons de mettre en place, Max les attaque sans attendre notre mise en formation. En un instant deux rôdeurs sont neutralisés, la boîte crânienne en purée, mais alors que le combat semble terminé, le garçon glisse sur une branche humide et se fait salement mordre au bras. Il parvient néanmoins à fouiller une poche de son treillis et à ficher un tournevis rouillé dans la tempe du dernier marcheur.

— Ça te fera les pieds, tonne Rahan, d’un air mauvais.

Ce genre d’incident, chez une personne normale, c’est l’infection, la mort, et le retournement en moins de deux jours. Oui, mais voilà, nous ne sommes pas des personnes normales.

Lors des premiers jours de la fuite, dans le chaos des incendies et des rapts, nous n’y avons pas prêté attention. En périphérie des villes, nous fûmes attaqués à de nombreuses reprises, harcelés par les hommes d’abord, et les rôdeurs ensuite. À mesure que notre horde se modelait selon une « sélection surnaturelle » de ses membres, les divers témoignages se firent concordants : la moindre morsure de marcheur et l’on devenait l’un d’eux.

Terrifiant de simplicité, mais pas tout à fait vrai.

Quand notre groupe élargi subit ses premières plaies, force fut de constater que certains s’en tiraient indemnes ou avec une simple fièvre, quand d’autres subissaient la transformation en quelques heures. Le cas se présenta à de nombreuses reprises, suffisant pour élaborer un semblant de science expérimentale.

J’interrogeai alors les proches des disparus ainsi que les survivants des attaques, qu’ils soient asymptomatiques ou miraculés. De prime abord, rien se semblait expliquer pourquoi certains s’en tiraient à bon compte quand d’autre pourrissaient immédiatement sur pieds après une morsure. Un comportement stochastique ? Des anticorps d’une vaccination passée ? Un allèle protecteur ? Aucune idée. Je séchai.


C’est une discussion anodine qui m’apporta la solution.

Assis en cercle, dos au feu de camp, nous devisions sans nous regarder, sur la vie d’avant, scrutant dans frondaisons obscures le moindre mouvement suspect.

— C’est con, mais le foot me manque, avait dit quelqu’un. Surtout le Stade Rennais…

Comme un soupçon d’abord, puis un doute qui s’instille. Et enfin l’étincelle :

— Moi aussi, merde. Abonné pendant quinze ans, avait répondu une ombre à ma gauche, le bras bandé dans une gaze.

Ce n’était donc pas le groupe sanguin, ou bien encore les conséquences imprévisibles d’un traitement médical oublié qui pouvait expliquer notre immunité. Non. La clé était aussi inattendue qu’insoupçonnée. Notre condition de supporter Rouge et Noir, avoir subi les pires désillusions et les plus cruels des déboires depuis tant d’années : voilà ce qui nous rendait résistants.

Dès lors, nous devinrent « les Mordus du Stade Rennais ».

Nous sommes la dernière horde.
Nous sommes les Walking Red.

Sans un titre.
Nous assisterons à la fin du monde.

C’est notre bénédiction.
C’est notre malédiction.

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Et puisque morts ou vivants, il faudra bien tenir jusqu’au bout, voici quelques commentaires princiers sur notre adversaire du jour : l’AS Monaco qui, à l’instar de tous les branleurs de cet univers, ne nous fit jamais autant rêver que lorsqu’il se la joua Pršo.


- Nos terribles adversaires – deuxièmes de Ligue 1, rappelons-le – vivent sur Le Rocher, en bord de mer, et deviennent tout rouges quand ils sont cuits (surtout Toulalan). Comme des moules marinières, quoi.

- Qu’on se le dise : je n’ai jamais eu peur d’une moule, et ça va pas commencer aujourd’hui ! Et pourtant j’ai côtoyé des étudiantes en arts du spectacle de Rennes 2 ! (désolé).

- Avec ces échappés du Rocher, doit-on pour autant s’attendre à un match (Edmond) dantesque ?

- Ah bah oui, c’est comme ça : une vanne graveleuse / une vanne littéraire.

- Après un passage mitigé comme coach de Braga, les dirigeants portugais avaient invité Leo Jardim à aller « se faire foutre chez les Grecs ». Banco. L’année suivante, le type couche avec la femme du président de l’Olympiakos.

- Y’a des gens comme ça. Tu leur dis un truc, bam, ils le font. Et puis t’en a d’autres, ils te disent un truc, tu peux être certain qu’ils ont fait exactement l’inverse. Coucou René, la forme ? Ça avance le dossier Christian Gourcuff ?

- Rolland Courbis va donc jouer contre Monaco, ville d’origine de la station RMC, son autre employeur. C’est un peu comme si on faisait jouer Sylvain Armand contre l’équipe corpo d’Audika.

- De toute façon, on craint rien, en ce moment, le Stade Rennais, c’est le Brésil. Ah si, deux fois 0-3 en deux semaines, c’est le Brésil. De 1998. Vivement celui de 2014.

- Bon, sinon, j’aime bien voir des augures dans les évènements du quotidien. Cette semaine, la Rennes mère a fêté quatre-vingt-dix berges, tandis que le Prince qui a longtemps Reinier sur la pop est mort.

- Après… Ce que ça veut dire… Je laisse ça à votre interprétation.


Allez, c’est tout pour moi.

Et rappelez-vous, il existe des gens – vivants – qui ont connu des victoires du Stade Rennais en coupe de France. Certes, leurs enfants jouent dans une équipe corpo qui va affronter Sylvain Armand. Mais quand même ! Ils existent !


Vive la vie.
Vive les cerisiers en fleur.
Vive les Cahiers du Foot.



Bon, les petits potes, ce billet sera le dernier.
La chronique se veut centrée sur le Stade Rennais, il est normal qu’elle n’aille pas au bout. Voilà plusieurs mois que je m’amuse à écrire ces textes sans queue ni tête sur un club de foot qui, décidément, a pris une place bien trop important dans mon esprit. On ne choisit pas. Le délire a commencé par hasard, début novembre, pour un Angers – Rennes des plus normaux, et l’exercice a continué de lui-même, à mesure que je réfléchissais aux prochaines conneries que je pourrais bien raconter. J’ai reçu, en réponse à ces vingt-et-une publications, des dizaines de commentaires bienveillants de cédéfistes, de Ouestiens, de SROistes, et d’anonymes. Ces messages m’ont encouragé à continuer. De mémoire, il n’est pas un texte que je n’ai pas hésité à proposer, tant il me semblait que le truc était, sinon mauvais, pour le moins franchement bof.
Bref. Merci.

Allez Rennes.

Love.

K.


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Toujours Bleus

Luis Caroll

23/04/2016 à 15h20

Pour une fois qu'il réussit un contrôle

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Foot et politique

Gone n Rosette

22/04/2016 à 10h22

Je comprends pas trop ce concept de réunion féministe non-mixte.

C'est quoi la différence avec une réunion tupperware ?

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Foot et politique

Hyoga

21/04/2016 à 03h14

Même question que Dnairb.


Et sinon, plus important:

José-Mickaël
20/04/2016 à 20h58
Par contre, il est possible que leurs ancêtres vivaient comme les gorilles. Argument : le dimorphisme sexuel (les mâles plus grands que les femelles) est lié à une organisation avec mâle dominant, or ce dimorphisme n'a pas cessé de diminuer ces derniers millions d'années : il était fort chez les australopithèques (pas autant que chez les gorilles, ceci dit), moins fort chez les Homo erectus, et ainsi de suite jusqu'à nous. Je me souviens d'une conférence filmée, diffusée sur Arte ou la 5è, qui expliquait comment la sélection naturelle favorisait les mâles grands et costauds dans une organisation comme chez les gorilles, alors qu'elle favorise de gros testicules dans une organisation comme les chimpanzés. Or l'homme, relativement aux autres primages, a de petits testicules. Presque aussi petits que les gorilles (en proportion de sa taille).
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J'ai envie de nuancer ta conclusion ("il est possible que leurs ancêtres vivaient comme les gorilles"), ou disons d'apporter une pierre à l'édifice important de l'étude sur l'influence de la taille des couilles sur la paix dans le monde.

J’ai lu, ou entendu je ne sais plus mais en tout cas c’était une source pertinente ou au contraire pas du tout, que la taille de la bite était également un marqueur de l’organisation sociale.

Chez l’humain par exemple, la femelle se permet de choisir son partenaire. Du moins, elle peut en général coller un gros râteau si le mâle ne lui plait pas. Et, bien que la taille ne soit pas importante parait-il, la femelle aura tendance à rejeter le mâle à micropénis, pour des raisons que la morale réprouve. Par conséquent celui-ci ne pourra pas perpétuer son patrimoine génétique de petite bite. C'est pourquoi les humains ont des grosses bites.

Alors que chez le gorille, rien à battre : la femelle n’a pas vraiment le choix, elle est protégée par le big boss des lieux, le mâle dominant, qui la trombine en échange de sa protection (protection from what ? zee germans ?). A moins que ce soit parce que comme c’est le plus costaud il pète la gueule à tous les autres mâles qui s’approchent de SES femelles. Quoi qu’il en soit, peu importe la taille de sa bite, c’est le plus grand et costaud qui transmet son patrimoine génétique. C'est pourquoi les gorilles ont des petites bites, et Georges Brassens avait tort.

A un autre bout du spectre, on a les organisations où n’importe qui peut baiser n’importe qui. Entre les bonobos et les chimpanzés, je ne m’avance pas trop car c’est compliqué (chez les bonobos, on baise comme pour se dire bonjour, chez les chimpanzés ça dépend des groupes je crois). Bon, là, tu as besoin d’une grosse bite pour plaire, ET de grosses couilles car tu dois être prêt à enfiler des femelles d’affilée (relisez rapidement). Mettons que tu aies juste fini de besogner Germaine, et tu vois ton pote Alphonse qui termine Jocelyne. Hop, ni une ni deux tu repasses derrière, des fois que sur un malentendu tes spermatozoïdes soient plus rapides que ceux d’Alphonse.

A contrario, l’humain, s’il est organisé en couple, ne cherche pas à aller trombiner la voisine sans arrêt, sauf s’il s’appelle DSK. Donc il n’a pas besoin de grosses couilles. Le gorille n’a pas non plus besoin de grosses couilles, mais lui c’est parce que comme il est costaud personne ne viendra lui piquer ses gonzesses, donc il a le temps de se reposer et de remplir le réservoir entre Germaine et Jocelyne. Différentes causes, même résultat.

Tout ça pour dire que oui, c’est ptet ben possible que l’humain vivait en couple bien avant que le pape nous explique que c’est comme qu’il faut faire (et n'oubliez pas la ceinture de chasteté quand vous partez en croisade).

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Foot et politique

Easy Sider

20/04/2016 à 15h55

Votre débat est très intéressant, et je n'ai pas de solution particulière en tant que petit blanc n'ayant pas eu besoin de m'attaquer particulièrement aux problématiques féministes et d'oppression des femmes ou religieuses.

Par contre, je commence à en avoir sérieusement ras la casquette des revendications bigotes de toute part que nous subissons, dans notre ensemble, depuis quelques temps, et des procès en "Xphobie" qu'elles impliquent systématiquement pour ceux qui ne pensent pas dans le cadre des revendications identitaires.

Je ne saurais définir clairement la laïcité puisqu'elle est multiforme et par conséquent indéfinissable exhaustivement.

En gros, aucun problème avec le port du foulard, mais problème avec la revendication de porter un foulard si c'est en passant au dessus d'une règle fondamentale républicaine, où que je me trouve (je ne dis pas ça spécifiquement pour l'université). Aucun problème avec la kip(p?)a, sauf quand elle entre dans un jeu de revendication identitaire ou qu'elle est utilisée dans des manifs pro colonisation comme symbôle communautaire.
Rien à faire de la Reine mère voilée tant qu'elle ne vient pas dire que grâce à cela elle se rapproche de dieu et que ça la met en position de supériorité par rapport aux non croyantes bigotes qui n'ont pas besoin de se mettre un truc sur la tête pour se sentir plus "paradisable" (quand elles croient).

Halte à la bigoterie et place à la raison. Que les croyances restent bien des croyances mais n'empiètent pas sur le débat public, surtout quand il sert essentiellement aux hystériques des deux camps (dénonciation/défense) à distribuer des brevets de bonne ou mauvaise moralité.

On ergote sur des trucs qui n'existent pas, jusqu'à preuve du contraire. Rappelons le quand même, à toute fin utile...



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Revue de Stress #68

On aurait bien besoin d'un brûleur de graisse. Les images • L'enquête • La devinette • Le rébus • La lucarneLes immanquables • Les tweets • La chanson • Le crowdfunding • L'image du grenierL'article de la cave • La bonne enseigne

 


Le secret du football

Et si la clé de notre amour irraisonné pour le ballon rond trouvait sa source dans les pulls roulés en boule pour créer deux cages imaginaires sur un terrain bosselé ?


Christophe Kuchly
2016-04-28

dernière réaction
28/04/2016 à 18h35

Atlético-Bayern : buteur comme Saul

Matchbox – Pour la demi-finale aller de Ligue des champions qui l'opposait au Bayern Munich, l'Atlético Madrid a encore misé sur sa discipline défensive pour glaner une victoire étriquée (1-0) qui le place en bonne position avant le match retour.