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RT @JulienMomont: La suite des nos aventures sur #FM15 : derby pour la montée contre le HSV en vidéo + votez pour le but de la saison ! htt…

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Les posts remarquables

Paris est magique

dugamaniac

31/03/2015 à 23h45

Quand j'étais petit, mon père mettait la F1 pour faire la sieste. Du coup c'est moi qui était le seul à regarder ce spectacle pathétique et sans intérêt d'une voiture rouge devançant une voiture grise. Pire j'écoutais avec attention les explications des types qui commentaient l'écart entre la voiture rouge et la voiture grise.
Et ce qui me laissait dans la perplexité la plus totale, c'est quand la voiture rouge s'était arrêté au stand et qu'elle se retrouvait derrière une voiture bleue qu'on avait pas vu jusque là, les commentateurs voulaient absolument que la voiture bleue s'écarte pour laisser passer la voiture rouge qui est plus rapide.
C'est une course bordel, tu me mets dans la voiture bleue, la voiture rouge je ferai tout pour qu'elle ne passe jamais, et surtout pas si en plus elle va plus vite que moi et que je me retrouve devant elle par miracle!

Ben c'est un peu similaire à mes yeux ici, le PSG c'est la voiture rouge, ils sont les meilleurs, les plus beaux, les plus riches, les plus forts, et en plus ils voudraient que les petits, moches, pauvres qui ont déjà peu de chance de les battre , se poussent pour les laisser passer.

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Toujours Bleus

LLBB1975

30/03/2015 à 17h32

Pfff mécréant. Le futur de l'équipe de france en défense central a joué son premier match hier.

Ceci dit on pourrait imaginer une défense à 3 : Sakho - Umtiti - Zouma. et on appellerait cette défense "le Cerbère".

Et si juste derrière eux tu mets Ruffier dans les cages, je vais te dire que l'attaquant qui va s'aventurer au-delà de la ligne médiane, il va pas être fier.

Et Varane ? Et ben on le met juste devant la défense pour distribuer le jeu. A savoir, la donner à Pogba, Qui part droit devant pour planter un but en profitant des appels de balles des 5 attaquants français.

Y a pas à dire le foot, c'est simple.


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Toujours Bleus

Milan de solitude

29/03/2015 à 22h41

D'abord, Koscielny a repris de volée de son mauvais pied, puis il a repris de volée de son autre mauvais pied.

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Déclarama

Pascal Amateur

28/03/2015 à 16h58

Le Danois est fan de pouf ? On parle donc bien de footballeurs.

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Aimons la Science

Didier Feco

27/03/2015 à 21h29

N'empêche maintenant, faut rajouter une ligne à la liste des personnes chiantes en avion :

- les terroristes
- les enfants
- les parents
- les vieux qui prennent l'accoudoir
- les gens qui font que jacter
- les gens qui renversent leur plateau repas sur la personne au milieu de la rangée
- les gens qui baissent leur siège, alors que tes jambes refusent obstinément
- les gens qui bourrent les espaces de rangement, alors que y a vraiment pas la place
- ....
- le personnel dépressif

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Aimons la Science

leo

26/03/2015 à 18h07

Débat cdf du jour : est-ce que les mecs qui se suicident sont plus ou moins cons que les mecs qui votent FN ?

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Foot et politique

Raspou

25/03/2015 à 01h54

Immigration et xénophobie... en voilà un joli cas d'école.

On va commencer par le sketch ; la dissertation viendra ensuite.

Le sketch :

A ma gauche, les pas-xénophobes... Top:

"Je suis issu d'un milieu favorisé et exerce un métier protégé de la concurrence étrangère, soit directement (fonction publique), soit indirectement (niveau et type de diplôme, niveau de français, etc.). L'immigration a permis, à moi et aux miens:
- d'avoir des ouvriers moins chers pour travailler dans mon usine ou sur mes exploitations agricoles;
- d'avoir du personnel de maison bon marché, Espagnoles ou Portugaises fut un temps, maintenant Maghrébines ou Africaines;
- étant ouvert d'esprit, par rapport à l'époque où mon arrière-grand-mère traitait comme dans Mirbeau sa Bécassine de bonniche bretonne, j'essaie d'établir des vrais liens interculturels avec ma nounou sénégalaise... du coup je suis déçu(e) quand je découvre qu'elle ne fait ça que pour l'argent, et pas pour les beaux yeux de mon petit Arthur, pourtant si bien élevé (il commence à lire, à tout juste cinq ans! il faut dire, ce ne sont pas les livres qui manquent, à la maison) [cf Caroline Ibsos, "Qui gardera nos enfants?", Flammarion] ;
- de manger chaque midi dans des crêperies ou pizzerias où s'échinent des Pakistanais, et d'offrir à ma femme ou ma maîtresse des fleurs vendues par des Bangladeshis.

Comme je ne suis pas xénophobe, je ne vis pas exclusivement dans les beaux quartiers où il n'y a que des Blancs: parfois, je m'installe dans des quartiers métissés dont je loue la chaleur humaine. Enfin, surtout quand je suis étudiant. Dès que j'ai des enfants, soit je me replie sur une zone résidentielle, soit je mets en place des stratégies d'évitement qui assureront à ma progéniture de ne pas subir les affres de l'école publique multiculturelle – comprendre « pourrie » (école privée, location d'un pied-à-terre près d'un collège prestigieux, etc.).

Et comme je suis une personne de conviction, je n'ai pas peur de le dire: "le racisme, moi, ça me fait vomir"."


A ma droite, il y a les xénophobes... Top:

"Ouvrier chez Peugeot ou Bouygues, j'ai vu mon entreprise passer toutes les années 60 à importer de la main d'oeuvre étrangère bon marché pour tirer les salaires vers le bas. Puis dans les années 70 faire pression sur le gouvernement pour autoriser le regroupement familial, pour fidéliser ce vivier de lumpenprolétariat. Dans ma cité ouvrière de périphérie urbaine, j'ai commencé à vivre à côté de charmants bidonvilles ou de foyers Sonacotra.

La crise économique est arrivée et les patrons ont compris qu'il y avait encore plus simple que l'immigration: la délocalisation. Des ouvriers, il n'y en a plus eu besoin. Les immigrés et leurs familles, relogés dans de mignons HLM parce que le bidonville, ça fait un peu sale, j'ai eu à vivre avec, moi, entre pauvres de partout jetés là dans un pays sans industrie, dans des quartiers où l'on a vite renoncé à faire régner un semblant d'ordre, car les trafics sont devenus les seules sources de revenu. Ma stratégie d'évitement à moi, ça n'a pas été de mettre mon petit Jean-Pierre à Notre-Dame-de-France, parce que je ne peux pas sortir 1500 euros plus la cantine, mais d'aller vivre plus loin, à 50 bornes de Paris, à Dreux, à Gisors, à Château-Thierry.

Heureusement, dans ce panorama un peu tristoune, j'ai pu me raccrocher à une belle espérance, un beau projet collectif: la construction européenne! Paix et prospérité, qu'ils m'ont dit.

La paix, admettons. J’ai vu « L’auberge espagnole », ça m’a bien fait rire. Elle a l’air sympa, l’Europe du savoir, pour les fils de bourgeois… Ils en sont à un million de bébés Erasmus, paraît-il. Ils auraient tort de se gêner.
La prospérité, j'ai eu comme un doute quand j'ai vu fermer l'abattoir GAD de Lampaul-Guimiliau, et dans le même temps celui de Josselin embaucher une centaine de "détachés" roumains payés 600 euros par mois et entassés dans des campings… Je n’ai pas lu Germinal, mais ce film-là aussi je l’ai vu, et il m’a bien semblé que c’est ce que faisaient les propriétaires de mines, en faisant venir des ouvriers belges pour casser les grèves… ou alors, je confonds. Ce dont je suis sûr, en revanche, c’est de voir refleurir les bidonvilles, peuplés de Roms cette fois... Ah ! souvenirs de jeunesse ! »


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La dissertation :

La question de l’immigration est emblématique de la façon à mon sens stupide dont on « combat » le Front National, en moralisant un problème politique. Tu as la portion la plus favorisée de la population française, qui a globalement plus profité que pâti de l’immigration, qui dit à l’autre portion, qui en a globalement plus pâti que profité : « mais enfin, n’avez-vous pas honte ? c’est très mal, d’être xénophobe ». Et qui s’étonne ensuite, de bonne foi, que la portion qui se fait gourmander ait envie d’attacher ses professeurs de bonnes mœurs sur un bûcher, et d’y mettre le feu.

Pour avoir vécu dans beaucoup d’endroits du monde, la xénophobie est un agent dormant présent en chaque peuple, voire en chaque individu. Confortablement installé, l’altérité est délicieuse ; mal assis, précaire, en insécurité, dépossédé de ce qu’on croit être à soi, elle est anxiogène. Si demain les cabinets d’avocats recrutaient pléthore de collaborateurs étrangers payés moitié prix, combien de temps faudrait-il pour que les étudiants en droit défilent en réclamant la suspension de Schengen ? Penser que l’on combat la xénophobie en blâmant sa manifestation est idiot : on la combat en asséchant son terreau. Répéter à l’envi que trouver qu’il y a trop d’immigrés est xénophobe ne mène à rien. Déjà parce que ce n’est pas nécessairement xénophobe. Ensuite parce que ça ne changera rien à la conviction de la personne.

Sur ces sujets, il faut aller au concret, pas à l’édifiant. Les refrains sur « l’immigration, une chance pour la France », sur la nécessaire ouverture à l’Autre, sont devenus pour beaucoup de gens des slogans parodiques… On ne répond pas « aie le cœur noble » à quelqu’un qui te dit « je me fais baiser depuis trente ans ».

Au concret, donc, pas au simpliste :

1/ A l’histoire, d’abord, toujours, inlassablement :
Rappeler que l’immigration n’a pas été un phénomène spontané, qu’elle a été voulue et organisée, et pas par une gauche laxiste, non, par la droite gaullienne et pompidolienne, par les grands groupes industriels et BTP français.
Rappeler au passage, parce que ça fait toujours du bien, surtout dans le débat miroir de celui-ci (celui avec les fils d’immigrés), que l’immigration n’est qu’indirectement liée à l’histoire coloniale : la Belgique n’a pas colonisé le Maroc, or il y a 400.000 Marocains en Belgique… pour seulement 50.000 Algériens… comment se fait-ce ? Parce que les entreprises belges sont sciemment allées chercher des ouvriers marocains, perçus comme moins politisés et plus contrôlables que leurs homologues algériens.
Rappeler que les classes populaires ont été mises en concurrence, et que d’en vouloir à l’une ou à l’autre ne mène à rien… Les immigrés ne sont pas venus toucher des allocations, ils sont venus travailler. Ce n’est pas leur faute s’il n’y a plus de travail.

2/ Au présent, sans honte ni colère :
Rappeler que la politique migratoire est déjà très restrictive, loin du laxisme supposé. Que l’immigration de travail est très basse depuis des décennies (moins de 20.000 titres de séjour par an), ce qui est normal dans un pays qui n’a plus d’emplois à offrir.
Rappeler que l’immigration estudiantine (60.000 par an) est indispensable dans le contexte de concurrence internationale du savoir, que c’est un marqueur de l’attractivité de la France. Admettre qu’il peut y avoir des abus (thèses qui durent dix ans), mais que c’est marginal.
Rappeler que l’immigration familiale, de loin la plus importante (100.000 par an) est principalement composée de Français épousant un(e) étranger(ère) (pour 50.000 d’entre eux), et que contre cela on ne peut rien, à moins de vouloir dicter les choix matrimoniaux des gens. Rappeler que le monde change, que les nouvelles technologies et les voyages faciles multiplient les contacts, qu’amours et mariages s’en trouvent impactés. Admettre qu’on peut jouer à la marge sur certains leviers, durcir les conditions de revenu pour le regroupement familial (un SMIC à l’heure actuelle), mais que tout cela sera marginal quantitativement.
Rappeler qu’un quart seulement des demandeurs d’asile voient leur demande acceptée (environ 15.000 par an), et que là aussi un durcissement de la politique, s’il est possible, aurait des effets marginaux.


Les promesses du F.N. en matière d’immigration (pour rappel, son programme parle de passer de 200.000 à 10.000 titres de séjour par an) ne doivent pas être condamnées moralement, elles doivent être présentées pour ce qu’elles sont : soit des mensonges, soit l’ébauche d’une politique liberticide à un point rarement égalé (il n’y a que l’Arabie Saoudite pour interdire les mariages avec des ressortissants de certains pays étrangers). Le F.N. au pouvoir fera peut-être passer l’immigration à 150.000 personnes par an, mais certainement pas moins. Croire à ces promesses, ce n’est pas être xénophobe (ou en tout cas on s’en fout), c’est être naïf et mal informé. J’ai tendance à croire que de dire à quelqu’un « tu trompes, cette solution est inapplicable, et voici pourquoi » marche mieux que de lui dire « ah, tu es méchant, la xénophobie c’est mal ».

Ce qui permet de basculer sur le cœur du problème, plutôt que cet enfumage migratoire pénible : les conditions d’accueil des nouveaux arrivants, leur plus ou moins grande concentration, leur scolarisation, leur employabilité, la répartition de la richesse, etc. L’immigration est un problème mineur en France, alors que l’intégration en est un majeur.


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CdF Omnisport

ricardo quaresmoi

24/03/2015 à 20h57

12h : Tartiflette.
Depuis 9h, les reblochons trônaient sur une table en bord de piste, bien surveillés par un monsieur à béret et cheveux blancs. J’imagine le genre de bonhomme que tout le monde connaît dans le coin, et qui est de toutes les fêtes locales. Ces mecs là, y’en a partout. En Ariège, il fait de la mounjetado, en Aveyron de l’aligot, en Alsace de la choucroute.
Juste avant ce petit pont si exigeant, on passe devant la marmite, et on a les odeurs de tartiflette naissante qui nous prend les narines. Comme les saucisses pendant un tournoi de sixte. Quand je reviens de mon individuelle, je vais naturellement vers lui.
« Seulement des patates et du reblochon ! » qu’il me dit.
- Même pas un peu de vin blanc savoyard ? » lui demandé-je en retour. « Non parce qu’il faut bien en faire quelque chose de votre vin blanc en Savoie ? » insisté-je.
- Il faut le boire, qu’il me dit.
Je préfère tourner les talons.

Tout les participants ont du se dire « Tartiflette à midi ! C’est un peu lourd, on préparera des salades » N’est pas Aquitaine Fracasse qui veut. Tout le monde a mis la main dans le pot à confiture le midi venu. Et plutôt 2 fois qu’une. Vachement liquide. Plus que celles que j’avais mangées jusque là. Mais bonne. Et légère. Non je plaisante. Un fruit et une bouteille pour se donner bonne conscience, et c’est reparti.

13h30 : départ du relais.
Notre tactique : le départ est en ligne, mieux vaut mettre un gars à l’aise pour se dépatouiller un peu de la masse. C’est sur moi que ça tombe.
Dossard 3. La première ligne (on est 3 par ligne). Donc y’a des gars qui font que ça depuis toujours, qui sont équipés de malade, qui sont visiblement pas là pour trier les lentilles, et nous on part en première ligne. Soit.
J’essaye de plaisanter avec le voisin, de faire le rigolard, mais en fait j’ai une grosse pression au fond de moi. Au pistolet, j’attaque pas trop mal. Au premier virage, je suis, de par ma position au départ, à l’extérieur. Comme je suis un gentil garçon (ma mère me le dit depuis 30 ans, ça doit être vrai), je laisse la porte ouverte à l’intérieur. Les bolides passent et je me retrouve dans l’ascension derrière une fille, qui en fait me ralenti. En haut du raidillon, j’ai glissé à la 7-8e place. A défaut de glisser correctement sur les skis, je continue de descendre dans la hiérarchie pour atteindre le tir à la 10e place.
Bien souffler, se décontracter, économiser les coups de bâton…
Il faut savoir qu’une cible à 50 mètres possède un diamètre légèrement inférieur à celui du viseur en bout de canon. De telle manière que l’on voit toujours un liseré blanc dans l’œilleton. D’où la difficulté de déclencher le tir car on est jamais vraiment sûr de bien viser. Une cartouche et 3 pioches plus tard, je sors avec … 5 tours de pénalité. L'efficacité de Sergent Louis Garcia face au but : esprit Raya quand tu nous tiens.
375 mètres de plus. En rentrant sur l’anneau, je vois le pointeur plaisanter avec un pénalisé. Ils se connaissent tous ici. Sans doute une histoire de consanguinité. Ce qui expliquerait la présence des nordistes, bref… A la fin de mon 5e tour, le mec me dit : « il t’en reste un ! ». Je négocie à peine et fait donc un 6e tour, j’ai déjà assez perdu de temps.
J’en chie au deuxième tour. Je laisse devant moi une dame à la bonne glisse, mais qui me ralentit sur le pont. Ma galanterie me perdra. J’arrive pour le second tir peu en confiance. Je mets peut être 5-6 minutes à blanchir toutes les cibles sans pioche. Je pense que la carabine était mal réglé au premier coup, c’est pas possible. Je repars en criant très fort ma joie. Je double deux personnes et rend le relais sur les rotules 16e.
Les sensations : ça brule de partout. De la gorge aux mollets. J’entends le speaker nous traiter de toulousain, avant d’annoncer le départ du dernier relayeur de l’équipe de tête.
J’ai passé le relais à Manda. Elle monte en canard, mais glisse plutôt bien ensuite. Elle fait 2 fautes au premier tir et quatre au second. Faut dire que notre tuteur, de son propre aveu, était mignon, elle a peut être oublié de regarder la cible. Elle réalise le 25e temps, et laisse le relais à Cannelle en 22e position.
Lui réalise une belle perf au tir avec un sans faute assez rapide au 1er (assez rapide veut dire deux minutes) et une faute au 2e. Bloqué aussi par un gars qui s'est vautré dans l'ascension du pont.

On finit à une anonyme 24e place qui se transformera en 22e en réparation de l’appellation de « toulousain » que l’on nous a collé depuis le début. 25 minutes après les premiers.

Le relais nordiste arrive 12 minutes après l’avant dernier sous un tonnerre d’applaudissements. Très sympa.

Petite initiation au tir debout pour finir, puis remise des médailles. Où l’on apprend que la dénommée Florie Vigneron, vainqueur toutes catégories de l’individuelle, fut médaillée au championnat d’Europe il y’a quelques années.
Ca se termine un peu abruptement, même pas un vin chaud, une petite réception, un apéro géant.
Tant pis, le soleil est magnifique, on repart faire un peu de ski sur les pistes du petit domaine des Contamines. On y passerait pas une semaine, mais le coin est vraiment agréable à skier, le long de la rivière.
Je chipote, mais l'organisation était vraiment impeccable, l'ambiance sympa (même si on a discuté surtout avec les nordistes), et le temps magnifique. On reviendra l'an prochain mais avec un autre équipement et une meilleure prépa. Il faut faire mieux.

A défaut de soirée organisée, on fêtera notre honorable prestation avec un Marsannay blanc sur un foie gras, puis un excellent Saint Amour. Seul le gamay peut nous offrir ça.


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Aux Niçois qui manigancent

nard

23/03/2015 à 19h03

Pfuh. Nice c'est un peu la copine dont tu es amoureux depuis des 13 ans. Tout le monde te dit qu'elle n'est pas faite pour toi, qu'elle ne pourra pas te rendre heureux. Ta mère ne peux pas la voir. Même ton père s'est fait une raison. Tu vas de déception en déception: c'est comme si elle faisait exprès d'être désagréable. Parfois c'est à peine si elle se pointe à ton rencart du Samedi. D'autres fois, t'as l'impression qu'elle a la tête ailleurs. Elle te trompe avec le dernier de la classe.

Alors petit à petit, tu te laisses convaincre. Tu essaies de l'oublier. Tu as quelques aventures de ci de là, un rencart milieu de semaine avec une parisienne ou une monégasque, ou une espagnole... Tu passes une bonne soirée violons et paillettes, mais le lendemain le charme s'est envolé: le coeur n'y est pas.

Las de ces déceptions en série, tu décides de faire un trait: cette fois-ci c'est fini, je passe à autre chose.

Tu cherches à te re-maquer: la cousine bourge de Monaco (le champagne ça me donne mal à la tête et ses copains russes, comment dire), la starlette parisienne (tout a été refait, elle n'a plus rien d'origine), voire même la copine bipolaire du 13 (un poil hystérique, mais elle a quand même une belle plastique).

Sinon faut taper dans les touristes occasionnelles: y'a bien les lyonnaises (un boulot stable, des parents bien comme il faut, mais c'est un peu tristounet à Noël), les bordelaises (Papa est expert comptable et trouve que le gris c'est une chouette couleur pour sortir chez des amis), les bretonnes (le cidre c'est un peu vulgaire quand même), les lensoises (pfuh, la famille c'est compliqué, et puis ça n'a vraiment pas le sou). La stéphanoise moi je peux pas, un traumatisme d'enfance. L'héraultaise à la limite, y'aurai pas le grand-père omniprésent...

Et là, alors que tu ne t'y attendait même plus, paf: elle se ramène vers toi plus alléchante que jamais, te sors un striptease inoubliable, t'offre un quintuplé de bières un soir à Guingamp, une soirée de fête chez les copains de Marseille ou de Lyon, la tête te tourne. Elle te fait des promesses, te laisse entrevoir un futur radieux... Et ça repart comme en quarante: tu remets une pièce dans la machine.

Plein d'espoir, tu attends avec impatience le week-end prochain: cette fois ça sera différent, elle a changé, c'est sur !

Moi ça fait 30 ans que ça dure, je ne vous cache pas que je fatigue parfois. M'enfin, bon, on a rencart dans deux semaines. Moi, j'y crois.

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Au tour du ballon ovale

Mevatlav Ekraspeck

22/03/2015 à 02h30

Mes loulous, chers cofilaires, chers masochistes...

Aaah, c'était bieng... 221 points en 3 matches, belle moyenne, belle après-midi de rugby, magnifique de jeu ouvert et de volonté offensive. Le rugby sous son meilleur jour, et en plus, ô joie suprême, les anglais ont perdu.

Ca me rappelle l'histoire soit-disant drôle, de l'expédition missionnaire faite prisonnière par une tribu aussi hostile que cannibale, et qui, tout en bouffant les hommes d'église, fait de leur peau un canoë. Le dernier, voyant le sort de ses coreligionnaires, formule l'ultime voeu d'avoir une fourchette avant de se faire croquer. Les sauvages obtempèrent, lui donnent l'objet, et v'la t'y pas que notre curé se transperce les chairs en gueulant " tiens, voilà ce que j'en fais de ton canoë ".
Fendard, hein?

Ben moi aussi, je me suis fendu la poire devant le choc franco-britannique. Gravement. Parce qu'il fallait bien rire, tout de même, pour pouvoir occulter la tristesse de quelques records...

Le premier d'entre eux : le classement sur 4 ans du Tournoi sous PSA.
1 Galles : 32 pts ( 16V - 4D )dont 1 grand Chelem.
2 Angleterre : 32 pts ( 16V - 4D )
3 Irlande : 24 pts ( 11V 2N - 7D )
4 France : 18 pts ( 8V - 2N - 10D )
5 Italie : 8 pts ( 4V - 16D )
6 Ecosse : 6 pts ( 3V - 17D )

Vous pouvez vérifier, sur 4 ans, on a pas été aussi mauvais depuis 30 ans. Puis attention, sur les 8 triomphes bleus, on a que du lourd : 4 contre l'Ecosse, 3 contre l'Italie, et un vol qualifié contre l'Angleterre l'année dernière.

Autre record : la France absente du palmarès du Tournoi depuis 4 ans consécutivement. Il faut remonter aux saisons 63 à 66 pour voir ça. On s'est toujours démerder pour accrocher un podium depuis. Chapeau bas, rares sont les sportifs qui pètent des records vieux de plus de 50 ans. Mais la bande à PSA ne fait pas que dans le vieux : elle fait aussi dans l'inédit.

55 points encaissés contre une équipe européenne par une équipe tricolore... Du jamais vu. Que le Sud nous passent entre 50 et 60 pions, c'est du déjà vu. Mais les Anglais, ça, c'est nouveau. Alors c'est vrai, et moi le premier, c'est réjouissant de se dire qu'à l'issue d'un match débridé, on a perdu en pleine dignité et en les entraînant dans notre chute. C'est vrai que voir des milliers de buveurs de bière plus ou moins rouquins faire la gueule alors qu'ils venaient de nous humilier offensivement, c'était un petit plaisir hors de prix.

Mais si tout ce qu'il nous reste, c'est de nous réjouir de la misère des autres pour oublier la nôtre, c'est qu'en plus d'être mauvais, on est aigris.

Je me tuais à dire ici qu'au moins, s'il y avait une base, une seule, qui n'avait pas souffert du passage de PSA, c'était notre défense. Cette dernière certitude a aujourd'hui explosé comme un grain de maïs au micro-ondes. Le pop-corn qui en résulte me noie sous un flot d'interrogations.

On a assisté à un splendide match de rugby, avec des essais, du suspens, de l'enjeu, un arbitrage suffisamment discutable sans qu'il y aie scandale pour autant pour animer le débat, une grosse ambiance... Un vraie pub pour ce sport magnifique. On a marqué 35 points aux Anglais, on a planté cinq essais, c'était beau.

C'était beau parce que désespéré, désordonné, instinctif, parce que ça ressemblait au rugby qu'on aime, et qui gagne. Enfin qui gagnait, parce que Villepreux, Laporte ou Lièvremont ajoutaient à ça un fond de jeu, un plan tactique, un canevas technique qui servaient de support à ça. Vous êtes capables, vous, chers cofilaires, de me dire quel était le plan tactique dans ce Tournoi, et plus encore pour ce soir?

J'ai 30 ans de rugby au compteur, à des niveaux potables, donc avec un poil de recul sur la chose, je suis pourtant incapable de vous décrypter ce que le coach à bien pu demander en début de match.

55 points plus tard, bien tassés au fond de notre anatomie, et bien j'apprends, par la bouche de PSA, "qu'on est dans le vrai."

7 essais encaissés nous rapprochent de la vérité, dites donc. Aucune nation majeure battue en 4 ans, ( sauf l'Angleterre, détroussée l'an dernier, je le redis )en Europe nous rapproche du vrai. On finit le match avec la charnière du dernier du top 14, et cette même charnière, par sa lenteur et sa défense, nous envoie par le fond, mais on est dans le vrai. On a rincé mentalement tout ce que la France recèle de talents rugbystiques, mais on est dans le vrai.

Parce qu'on va à dame cinq fois dans un match qui vire au grand n'importe quoi parce que les Anglais sont obligés de se concentrer sur l'attaque s'ils veulent gagner le Tournoi, on est dans le vrai?

PSA, tu ouvres tes yeux deux secondes? Dis? Que nous autre, cloportes des tribunes, on s'extasie devant un match d'une beauté rare, certes, c'est normal. Mais COMMENT, oui COMMENT, un MANAGER peut dire d'une équipe qui vient de perdre par 20 points d'écart et en prenant une branlée défensive peut dire de son équipe qu'elle est dans le VRAI?

Ce bon Irureta, entraineur du SuperDepor de La Corogne, un soir de 2003, après avoir pris huit buts par les Monégasques, s'est-il satisfait de leur en avoir marqué trois? Il a pleuré, mon ami Philou, sache-le, il en a pleuré de cette humiliation.

Parce que c'était un compétiteur, un perfectionniste, et que malgré cette branlée, ils se qualifièrent pour le tour suivant.

Alors oui, les Anglais ont perdu le tournoi, c'est très bien, grâce à nos 5 essais. Avec des vrais buteurs on aurait même pu les chatouiller, dites donc.

Mais les Anglais, en 4 ans, ils ont :
- Renouvelé leur génération de joueurs, pour en mettre sur le terrain une autre, tout aussi performante. Nous, non.
- Bâti un projet de jeu solide et cohérent, résistants au aléas de la météo, des blessures, de l'adversaire. Nous, non.
- Acquis des certitudes sur leur groupe de joueurs et leur compétitivité. Nous, non.
- Appris à chaque fois de leurs erreurs et de leurs défaites face au Sud. Nous, non.

Ils sont prêts pour leur Coupe du Monde. Ils n'ont plus qu'à effectuer quelques réglages, à affiner ces détails qui feront la différence en compétition, pour avoir un joli aboutissement de quatre années de labeur. Nous, je cite, on aura "deux mois pour travailler".

PSA, ton bilan est un scandale absolu, et tu te caches derrière ce match énorme. C'est vrai qu'un tas d'équipes de France ont fait pareil, dissimulant des parcours chaotiques et médiocres derrière de magistraux coups d'un soir, dont les Blacks furent les victimes. Mais ces cache-misères là étaient des victoires, mon garçon, des victoires dans des matches couperets, des matches où les qualités mentales prennent le dessus sur tout le reste.

Une équipe qui prend sept essais n'a pas ( plus?) de mental. Sachant qu'on a plus de tactique, de charnière, de défense, de mêlée, de touche et qu'on a aujourd'hui officiellement perdu notre paire de centres ( on en reparlera plus tard de ces deux-là... ), je ne vois pas trop ce qui nous reste pour être dans le vrai.

Ah si... On est VRAIMENT dans la merde, et je suis VRAIMENT soulagé qu'il ne reste plus que 8 matches à supporter cette souffrance que de voir ce maillot bleu malmené à ce point.

Enfin, à ces 55 points...

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Les Dé-Managers
2015-04-01

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01/04/2015 à 21h16

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