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Les posts remarquables

Observatoire de la violence dans le football

sehwag

19/12/2014 à 09h42

A noter le calme et la retenue de Ntep qui refuse de rentrer dans l'histoire.

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Café : "Au petit Marseillais"

khwezi

18/12/2014 à 13h18

Au commencement, Bielsa créa le jeu et l’équipe.

Le jeu était informe, et vide ; Il y avait des ténèbres sur le banc des remplaçants, et l’esprit de Bielsa se mouvait au dessus des autres.

Bielsa dit : « Que la lumière soit. Ici. Non, pas là, imbécile, juste là. Là, bordel, c’est pas compliqué de mettre la lumière à l’endroit ou elle doit être ! ». Et la lumière fut.

Bielsa vit que Payet était bon, et il sépara Aloe de Doria. Bielsa appela Payet « Payet » et Doria « Grosse Truffe ». Ainsi, il y eut un groupe pro, et il y eu un loft. Ce fut le premier jour...


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Gerland à la détente

Zénon Zadkine

17/12/2014 à 23h48

Bravo Yoyo, le leader technique qui prend ses responsabilités et laisse tirer Koné et Ferri avant lui. Prêt pour le capitanat de la Seleçao.

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Feuilles de match et feuilles de maîtres

Raspou

16/12/2014 à 23h42

Grande journée, aujourd'hui. L'autre assassin qui appelle au meurtre contre Kamel Daoud, et l'annonce que le prochain Houellebecq, finement intitulé "Soumission", sera un roman d'anticipation historique où un parti islamiste soutenu par le PS, l'UDI et l'UMP aura battu le FN à la présidentielle de 2022. Oh surprise, le "héros" est un prof trainant ses obsessions sexuelles dans "l'Université islamique de Paris-Sorbonne"... Miam miam, je sens que je vais me régaler. Cette époque embaume la rose.


La langue arabe et l'Islam, vaste sujet. Les Arabes sont très minoritaires parmi les musulmans, mais le Coran a été révélé en arabe, et c'est en cette langue qu'il est transmis et enseigné. On touche un point central de l'Islam, et des problèmes qui lui sont liés: le Coran n'est pas un texte "humain" relatant la vie d'un prophète ou même un message divin, il est censé être directement la parole de Dieu, révélée à Mahomet par l'ange Gabriel. La première sourate du Coran, chronologiquement, commence par "Récite! Récite au nom de ton Dieu qui t'a créé."

Malgré ce cadre qu'aucun musulman ne conteste (que le Coran ait été révélé par Dieu), il y a eu un débat d'une grande virulence au IXe siècle sur le caractère créé ou incréé du Coran. L'école dite mu'tazilite, sans contester l'origine divine du Coran, pensait qu'il était "créé", comme l'être humain ou les animaux, c'est-à-dire qu'il avait été créé à un moment donné mais n'était pas en lui-même d'essence divine. Pour le reste des théologiens sunnites, qui l'ont emporté, le Coran est un incréé, comme Dieu lui-même dont il est le Verbe éternel.

Vous devinez les conséquences du débat, et le drame qu'il y a eu à ce que les rationalistes mu'tazilites, un temps triomphants durant le règne de trois califes, soient finalement vaincus:
- d'une part ça n'aurait pas sacralisé pareillement le Coran en langue arabe (pour un mu'tazilite, rigoureusement hostile à l'anthropomorphisme appliqué à Dieu, l'idée que Dieu s'exprime en arabe, ou en toute autre langue humaine, est une aberration)
- d'autre part, plus largement, ça aurait mieux permis la contextualisation historique de la révélation coranique, au détriment de ce littéralisme absurde qui veut appliquer au monde du XXI° siècle les préceptes exacts de l'Arabie du VII° siècle... or l'orthodoxie musulmane, du moment qu'elle pose le caractère incréé du Coran, engendre de manière plus ou moins assumée le littéralisme: on ne peut pas contextualiser le Verbe de Dieu


Donc le Vatican II musulman, il a existé très tôt, mais il s'est arrêté vers 850 quand Al-Mutawakil est devenu calife, privilégiant un Islam rigoriste, hostile aux chiites, aux juifs et aux chrétiens. Je l'ai déjà dit sur le fil politique plein de fois, mais la "problématique islamiste" est avant tout un affrontement au sein de l'Islam, pas entre de prétendus musulmans pieux et des laïcs occidentalisés... Ca fait plus de mille ans que les musulmans s'affrontent entre eux pour définir les contours de leur religion, et la première défaite face aux islamistes est de leur concéder qu'ils sont meilleurs musulmans que les autres.

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Changer l'arbitrage

visant

15/12/2014 à 10h36

Profitant d’une méforme physique passagère, imputable à 37% à une mauvaise hygiène de vie et 63% à l’hiver et ses méfaits, j’ai eu l’immense honneur de me farcir 4 matchs de L1 ce week-end. Soit 40% de la journée quand même !

Bref, j’ai vu pas mal de foot et ça faisait bien longtemps que je n’avais pas eu à plaindre autant les arbitres. Je comprends que, le championnat avançant, la tension monte chez certains.

Mais voir à plusieurs reprises des gugusses prêts à faire la colère suite à des décisions qui, la plupart du temps, sont légitimes, ça me donne une foutue envie de sortir la boîte à fessées et de raser des crêtes.

Evidemment, ces pluies contestataires font ressortir de leur tanière les vieux escargots pourfendeurs du corps arbitral tricolore, qui disposent d’une exposition médiatique inversement proportionnelle à leurs capacités analytiques : entre ici Pierre Menès (et merci au passage à Hervé Mathoux de tenter parfois de noyer son délire).

Alors évidemment, comme ces gens s’appuient sur des exemples ponctuels qui interviennent pendant quelques secondes au cours de matchs de 90 minutes pour en conclure que ces arbitres sont "nuls", on peut également en faire de même pour en conclure qu’ils sont bons la plupart du temps mais qu’ils se trompent aussi parfois (tiens, seraient-ce des Hommes ?).
Pire, en prenant ces décisions, les arbitres se mangent des tsunamis de postillons par des gamins post-pubères incapables de maîtriser leurs nerfs, même quand ils ont tort (la puberté pouvant s’étaler jusqu’à 38 ans en Savoie).

Alors c’est parti pour les exemples, puisqu’il en faut :
- Nantes-Bordeaux : Bedoya s’arrache pour sauver sur sa ligne son équipe en repoussant le ballon du… ha bah non de la poitrine. A vitesse réelle ça n’a pas l’air évident. Résultat : bonne décision de l’arbitre qui laisse jouer. Effet : ce dernier se retrouve avec une nuée de bordelais sur le paletot. Un bordelais va même voir sur son assistant mais celui-là c’est normal il ne fait rien comme les autres (coucou Rolan).
- Guingamp-PSG : Levêque, aux prises avec Lavezzi, repousse de la main le ballon de sa surface. L’arbitre est vraisemblablement masqué, il se trompe et laisse jouer. Résultat : erreur. Effet : une nuée de parisiens vociférants à 2,5 cm du visage de l’arbitre, deux cartons jaunes plus que justifiés pour Matuidi et Lavezzi. La prochaine fois que l’un de ses deux-là rater un truc facile j’ai bien envie d’aller me coller à leur tronche et leur gueuler dessus, juste pour voir si : 1. Ils kiffent 2. Cela changer quelque chose à leur méprise.
- Lille-Toulouse : Kjaer dégage un centre avec une autre partie de son corps que ses bras, ce qui, aux dernières nouvelles est parfaitement autorisé. Résultat : bonne décision de l’arbitre qui laisse jouer. Effet : allez, vous le savez, ca lève les bras, ça vocifère, classique. Seconde mi-temps : but refusé à Roux pour un hors-jeu. Résultat : bonne décision, il est bien hors-jeu. Effet : un Roux tout rouge, tout pas content qui agite ses bras de gibbons vers l’arbitre de touche.

75% des situations litigieuses font donc l’objet d’une bonne décision de la part des arbitres français selon visant-métrie sur la base d’un échantillon totalement rachitique et non-scientifique (damned !).

Voilà, arbitrer c’est compliquer. Tu prends des décisions en une fraction de seconde si c’est la bonne tout le monde s’en carre et tu peux quand même te prendre ta volée de bois vert (parce que tu comprends, le joueur il a de la pression) et quand tu te plantes tu as les éminents spécialistes qui te renvoient ta nullité dans ta face parce que toi et tes confrères êtes incapables de représenter la France à un mondial de foot depuis une décennie.

Ce constat est un tantinet exagéré, je l’admets. J’avais plutôt l’impression d’un certain apaisement entre joueurs, staff, arbitres, médias depuis quelques temps, mais ce week-end c’était n’importe quoi. Et encore j’ai échappé à Bastia-Rennes et Reims-ETG où ça avait l’air sport. Mais c’est très certainement la faute à des arbitres qui : "manquent de psychologie", "se prennent pour des stars", "s’en prennent toujours aux mêmes", etc…
Certainement pas à des joueurs paranos, surexcités, immatures et incapables de maîtriser leur frustration alors même que cela devrait faire partie de leurs compétences.


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En Vert et contre tout

Lubo

14/12/2014 à 17h58

L'affrontement, enfin l'opposition, non disons la rencontre Ricky - Bodmer, m'a fortement ému. A un instant, j'ai fermé les yeux, m'imaginant un après-midi d'été au Guizay, couché dans un pré, regardant le ciel bleu, seulement tâché de deux nuages blancs, poussés par la brise, avançant doucement l'un vers l'autre sans jamais se toucher.

Et puis, j'ai été réveillé par les cris du niçois qui a eu la drôle d'idée de s'approcher de Diomandé.

Alors, j'ai repris ma contemplation du ballet Ricky - Bodmer. Quand tous les autres ont passé leur temps à se mettre des coups, eux ont été égaux à eux-mêmes, toujours à chercher à se planquer pour ne pas risquer de toucher le ballon. Et comme ils erraient dans la même zone, ils ne pouvaient, cette fois-ci, se cacher derrière personne. Et voilà nos deux gentils ectoplasmes échangeant des regards, se demandant, encore plus que d'habitude, pourquoi quelqu'un leur avoir encore demandé d'enfiler un short aujourd'hui.

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EAG, les paysans sont de retour

A la gloire de Coco Michel

13/12/2014 à 19h50

Parisiano
aujourd'hui à 14h17
Dites, les spécialistes bretons, pouvez-vous me dire comment fonctionne la gestion de l'effectif ici? Est-ce Gourvennec qui choisit ses joueurs? Il va les chercher lui-même ou les noms lui sont-ils proposés et il donne son accord? Ou lui sont-ils imposés, et si oui, par qui?
---
De mémoire Guingamp a eu une fois un directeur sportif chargé du recrutement, c'était Xavier Gravelaine, et malheureusement ça ne passait pas du tout avec "l'entraîneur de l'époque", Victor Zvunka. ça c'est fini en eau de boudin avec les deux qui se tiraient dans les pattes pendant que l'équipe première sombrait.
Depuis on est revenu à la vieille méthode : (pour schématiser grossièrement)
L'entraîneur identifie les profils qu'il souhaite (poste et caractéristiques du joueur), le recruteur (Stéphane Carnot) et l'entraîneur définisse les joueurs correspondant au(x) profil(s) recherché(s), ils les observent et soumettent leur proposition au président Desplat, qui valide financièrement ou non au final. Mais Gourvennec ne se retrouve pas avec un joueur qu'il n'a pas souhaité, comme cela pouvait arriver avec Noël Le Graët (avec quelques ratés et pas mal de réussite).

Tu rajoutes à ça les conseils avisés du beau-père ("un club de football ne meurt pas sportivement, mais financièrement"), l'influence du réseau, et ça donne grosso merdo une chaîne de décision très simple (Gourvennec - (Carnot) - Desplat), des mercatos préparés pour l'essentiel largement en amont, avec des signatures à l'ouverture du mercato.
L'entente du duo Gourvennec-Desplat constitue la base du renouveau guingampais (ils ont d'ailleurs débuté ensemble, à l'été 2010). Je crois qu'ils ont ensemble une réunion de travail une fois par semaine.

Sur l'influence du réseau/agent :
- quand Gourvennec fait signer Mustapha Yatabaré alors qu'il restait sur plusieurs saisons affreuses, Gourvennec avait pas mal d'informations vu qu'ils sont tous les deux passés par Clermont.
- je ne suis pas dans le secret mais quand ils vont chercher Jacobsen pour apporter de l'expérience au groupe, visiblement les premières discussions ont démarrées très tôt (hiver 2014 ?) et les agents danois les ont aidés à trouver des joueurs locaux correspondant aux profils, aboutissant aux venues de Schwartz et Lössl (ces derniers encouragés par la venue de Jacobsen, vieille gloire locale).

Pourquoi le Danemark ? L'argument est qu'à niveau équivalent ils sont moins chers que les joueurs français (puis la concurrence est moindre pour Guingamp par rapport au marché français). Et que ce sont des "joueurs à la mentalité irréprochable" (très cliché, je reprends ses propos lors de leur signature, mais je vais revenir dessus).

Pourquoi 3 Danois ? En gros les dernières arrivées de joueurs non francophones s'étaient soldées par des échecs au niveau de l'adaptation (Ricardo Cabanas, Fabrizio Fuentes, Jeremias Caggiano, Gilmar...). Adaptation d'autant plus difficile quand on arrive dans une "ville" de 8 000 habitants, et dans un département à dominance rustique, du genre agricole. D'où l'idée de les faire venir en groupe.
A ses débuts Gourvennec avait d'ailleurs dit qu'il émettait beaucoup de réserves à l'arrivée des joueurs ne maîtrisant pas la langue, et qu'il apportait une très grande importance à la vie du groupe (dans le sens où un joueur ne parvenant pas à s'intégrer devait quitter le navire ; en ce sens prendre des joueurs non francophones lui semble risqué).

Je reviens sur la mentalité :
Argument à ne pas prendre à la légère s'agissant de Gourvennec qui s'est taillé une réputation d'intraitable à son arrivée. Lors de la première saison il n'a pas hésité à écarter deux espoirs très prometteurs (l'un venait de signer un long contrat et était à l'époque meilleur buteur de l'équipe ; sa mise à l'écart au moment où le club jouait la montée en L2 a été modérément apprécié dans les tribunes...) pour des problèmes de comportement. La très grande majorité des supporters (moi inclus), tous très enthousiastes de l'arrivée et des débuts de Gourvennec, étaient néanmoins extrêmement déçus de ne pas voir une deuxième chance accordez à ses deux jeunes, dont un formé au club.
Idem pour El Jadeyaoui en L2 (enfin lui avait eu sa 2e chance et on ne le regrettait pas...).
Je ne sais pas si le départ précipité de Langil cette année rentre dans ce cadre, ou si c'est sportivement que le joueur ne répondait pas à ses attentes, mais la bonne deuxième partie de saison du joueur, additionné au fait que le club était déjà en mal d'ailier avant son départ, accrédite la première thèse.

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EAG, les paysans sont de retour

A la gloire de Coco Michel

12/12/2014 à 06h45

Aujourd'hui on parle beaucoup de Gourvennec ou de Claudio Beauvue, mais il faudrait également rendre hommage à celui qui est le principal responsable de ce beau parcours européen.

Il y a quelques années déjà il était le premier à encourager Guingamp à l'assaut de l'Europe, certes sans succès. Persévérant, il a redoublé d'efforts, et Dieu sait que cela lui coûte, pour permettre à l'En Avant de revivre cette magie de la coupe d'Europe.

Aujourd'hui ils sont nombreux à l'oublier alors que sans son soutien, Guingamp ne serait pas là.

Merci Stade rennais.

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FFF et LFP, un univers (im)pitoyable

Gone n Rosette

11/12/2014 à 10h10

Dites, j'ai raté un peu le début du débat, mais je trouve que Dame Rédac, Gloire à Son Nom, s'est couchée un peu vite face à la ligue concernant les gifs.

Je ne sais pas sur quels fondements juridiques la Ligue a demandé aux Cahiers du Foot de supprimer les gifs, mais voilà la réponse que je propose :

Madame, Monsieur, Frédéric Thiriez,

Nous, Rédaction plénipotentiaire des Cahiers du Football, prenons bonne note de votre mise en demeure de stopper la diffusion de gif, soumis au droit de la propriété intellectuelle.

Néanmoins, conformément à l'article L 122-5 du Code de la Propriété Intellectuelle, qui aménage une exception notamment en ce qui concerne la parodie.

Vous n'êtes pas sans savoir que les Cahiers sont globalement un site de clowns, et nous revendiquons depuis plus de 10 ans cet esprit d'humour qui semble vous faire défaut.

Nous serons évidemment ravi de discuter de cela face à un juge.

Nous tenons néanmoins à vous rappeler que pour être des clowns, nous ne sommes pas des pitres. Vous comprendrez donc qu'en cas d'assignation de votre part, nous nous verrons contraint de vous assigner en parallèle pour procédure abusive, atteinte à la liberté d'expression et fascisme intellectuel.

A ce titre, nous estimons notre dommage à 10 000 000 000 euros, environ.

Veuillez agréer, bandes d'énarques, nos méprisantes salutations.

Dame Rédac.

(Evidemment, vous pouvez remplacer bandes d'énarques par vilains méchants et 10 000 000 000 euros par un coup de pied aux fesses en place publique)

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Café : "Au petit Marseillais"

syle

10/12/2014 à 13h31

La stratégie globale de Labrune, c'était de trouver à tout prix un entraîneur avec un blaze qui claque pour ne pas se faire lyncher. Mais après, peu importe lequel.

En janvier, il annonce qu'il maintient Anigo, en sous-entendant que la saison est de toute façon cramée et qu'il prépare la prochaine pour laquelle attention les gamins, vous allez voir ce que vous allez voir.
Là-dessus, il tente Villas Boas. Et il le rate. L'info s'ébruite, il la confirme (façon de dire que oui, il bosse, et sur du lourd, alors qu'on lui foute la paix).
C'est là que ça devient wakindwoll because du coup, les supporters veulent au moins un mec de la classe de Villas Boas, alors que des entraîneurs au nom prestigieux susceptibles de signer chez nous, y'en a pas.
Et le temps passe.
Boulevard Michelet, Labrune voit la poutre, les plumes, et sent l'odeur du goudron qui chauffe.

Là, Luisse, ancien du PSG qu'on ne respecte pas et auquel on n'accorde pas le rang qui lui est dû du côté de son club de coeur, appelle intempestivement notre Vince et lui tient à peu près ce langage :
- Dis, tu cherches toujours un grand entraînôr ?
- Oui, t'en connais un ?
- Ben ouais, même qu'il a gagné la Coupe des Coupes en la remportant, et qu'il connaît bien l'ennemi avec lequel vous êtes rival.
- Luis, on en a déjà parlé. C'est non.
- Bon, j'aurai essayé. Alors sinon, y'a un entraînor très fort que tu devrais appeler en lui téléphonant pour le contacter. C'est Bielsa.
- Biel qui ?
- Non, Bielsa. C'est un entraînôr qu'il est là, il est présent, et il est également aussi très fort pour faire travailler les jouôrs en les faisant bosser. Tes branlôrs, ça va leur faire la bite.
- Oui mais il est connu ?
- Bien sûr, il est très célèbre. C'est un argentique qui a longtemps été sélectionnôr en entraînant l'équipe nationale du pays pendant des années. Même que Garde y Olà, il est fan de lui.
- T'as son zéro six ?
- Non, mais j'ai le numéro de son télécopiôr.

Et voilà Bielsa.
Seul et unique entraîneur de renom assez jobastre et imprévisible pour être susceptible de signer chez nous, alors que la fin de la saison - et donc la deadline - approche à grands pas. Ultime chance pour Labrune, qui se voit contraint de se soumettre à un trip SM hard, et qui accepte tout : un audit interminable, un staff pléthorique, un suspense de plusieurs semaines pendant lesquelles il transporte constamment un défibrilateur avec lui. Il devient bouffi, il ne dort plus, boit, se gave de médocs, et porte le cilice.
Bielsa accepte finalement, mais ne signe rien et, après avoir remis en cause le recrutement et le travail du Président, laisse entendre qu'il pourrait se barrer à tout moment.
Finalement, Bielsa finit par signer, et place l'équipe en tête du championnat.
Souffrance, expiation, rédemption, toussa.
Labrune est victorieux, et il a tenu sa promesse.

Mais oui, clairement, Bielsa, c'était le recrutement par défaut d'un nom qui claque.
Quel heureux hasard, et quel panard !
On n'est vraiment pas un club comme les autres.

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Revue de stress #14

On a râtissé les meilleurs ballons de la semaine. Les imagesLes infographiesLe rébusLa devinetteLa lucarneLes immanquablesLes tartufferiesL'image du grenierL'article de la caveLa bonne enseigne


Jorge Valdano
2014-12-18

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Santiago-Bernabéu, un antidote contre la routine

Invité : Líbero – Santiago-Bernabéu : un stade mais aussi une station de métro. Elle inspire à Jorge Valdano, ancien joueur et directeur sportif du Real, une réflexion sur ce lieu où s’expriment à la fois la routine et l’exaltation des soirs de match. 


Egri Erbstein, le professeur divin

Survivant des deux guerres mondiales, Hongrois juif mort dans le drame du Superga, Erno Egri Erbstein est une de ces légende oubliées du football. Mais c’était surtout un immense entraîneur. Celui du Grande Torino.