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Etoiles et toiles

José-Mickaël

25/09/2016 à 23h11

C'est la première fois que j'entends dire que "Léon est un film culte". Quand je l'ai vu, je me suis dit : zut, il nous a refait le coup de "Nikita", j'aurais dû m'en douter ! (Quelques années plus tard j'ai vu "Le 5ème élément" et, depuis, j'ai définitivement arrêté.)

"Nikita" raconte l'histoire d'une femme qui est obligée de devenir une tueuse. Tout l'intérêt du film est qu'elle n'est pas faite pour ça a priori, on va donc nous montrer comment elle est en quelque sorte dressée à devenir une tueuse impitoyable, comment elle va être déshumanisée, etc. En fait c'est ce que je croyais, mais non. Le film ne montre rien de tout ça. Ce qu'on montre, c'est des scènes d'action. Bang ! Bang ! Pan ! Argh ! On aurait pris Belmondo ou Delon à la place d'Anne Parillaud, c'était pareil.

"Léon" raconte l'histoire d'une fillette qui veut devenir tueuse pour venger sa famille. Tout l'intérêt du film du film est que c'est une enfant, elle n'est pas faite pour ça a priori, on va donc nous montrer comment elle est en quelque sorte dressée à devenir une tueuse impitoyable, comment elle va être déshumanisée, etc. Mais non ! Naïf que j'étais ! Le film ne montre rien de tout ça. Ce qu'on montre, c'est des scènes d'action. Bang ! Bang ! Pan ! Argh ! On aurait pris Belmondo ou Delon à la place de Natalie Portman, c'était pareil.

C'est en voyant "Léon" que j'ai compris comment Besson travaille. Il commence par recruter un très bon scénariste pour avoir un début solide. Et le début de ses films, j'ai rien à dire. C'est la suite qui cloche.
- Monsieur Besson, dans cette scène on va montrer comment Nikita commence à avoir des doutes : où est le bien ? où est le mal ?
- Ah non, trop compliqué. Mets-moi plutôt une scène de pan ! pan ! bang ! bang !
- Enfin, monsieur Besson, on ne peut pas...
- Et puis d'abord, pourquoi elle a pas un gros flingue dans sa main ?
- Mais elle sort de sa douche !
- Et alors ? Mets-lui un flingue. Et fais venir les méchants, ils arrosent son appart à la sulfateuse, du coup elle sort de sa douche et elle les démolit avec son gros flingue !
- Mais non...
- Génial ! Ça me plaît ton scénar, continue comme ça !

- Donc là, la petite fille est seule dans sa chambre et regarde son nounours puis le jette par la fenêtre mais en le regrettant à moitié. C'est la scène qui montre que son désir de vengeance la conduit à tourner le dos à son enfance - trop tôt.
- Ouais, mais plutôt que le nounours, on va plutôt mettre une bande de méchants qui essaient de la butter, alors elle sort son gros flingue et c'est elle qui les butte !
- Hein ?

> Plus gênant même, le film verse dans le malsain au lieu de décrire en finesse l'évolution de la relation « père-fille ».

Qu'est-ce que tu racontes ? Tous les deux ont un gros flingue et buttent les méchants, ça te suffit pas comme relation père-fille ?

Bang ! Pan ! Argh !


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Gerland à la détente

Omnale

24/09/2016 à 22h50

@Balls : on a pas dû voir le même match, j'ai trouvé perso que l'équipe portait assez facilement le ballon aux avant-postes, savait revenir derrière à bon escient, trouvait des décalages. C'est un peu dur de dire que toutes nos occasions proviennent uniquement de CPA ou d'exploits individuels (et je n'ai regardé que la 2ème mi-temps).

Par contre il y a eu un gros manque de ballons dans la surface, mais sans attaquant axial de métier, c'était couru d'avance. On rajoute à ça Morel à gauche et Kemen à droite. Qui n'est d'ailleurs pas un arrière droit, et contrairement à Tolisso, n'a pas l'intelligence de jeu pour s'adapter à ce poste le temps d'un match (contre la lanterne rouge quand même). Ghezzal est un fumiste.

Par contre Mammana, lui je sens que je vais tout lui pardonner cette saison. Qu'il est beau.

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Paris est magique

Tonton Danijel

23/09/2016 à 21h19

le saviez-vous? En additionnant l'âge d'Alban Lafont et celui d'Alphonse Aerola, on obtient celui d'Apoula Edel.

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Foot et politique

Raspou

22/09/2016 à 18h31

En même temps, il est prof: le jeudi est peut-être sa journée de travail hebdomadaire?

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Foot et politique

Mevatlav Ekraspeck

21/09/2016 à 21h49

La scolarité obligatoire jusqu’à 18 ans pour lutter contre le décrochage scolaire.

Voilà un projet déconnecté du terrain comme rarement. Celle-là, elle vient de loin, et je ne suis pas si surpris que ça qu’au sein de notre bon ministère, personne n’ait pensé deux secondes à dire à Mme le Ministre qu’on tient là une des plus belles imbécillités pondues en haut lieu depuis des années.

Vu d’en haut, c’est génial, symbolique, coercitif, très à gauche, porteur d’un message fort à la fois de fermeté et d’engagement.

Vu d’en bas, (j’en suis), ça se résume en un éclat de rire -jaune- avant un « ah, les cons... » qui se situe à mi-chemin entre sarcasme et désespoir.

Bon, on a perdu Najat, coulée au beau milieu de l’océan des bons sentiments, reposant par 2000 mètres de fond, torpillée par ce lâche sous-marin nommé « fausse bonne idée » et qui fit tant de ravage dans un ministère malade de son éloignement avec la réalité. La faute aux chiffres ma bonne dame, vous savez, ces fichues statistiques qui décident des orientations ministérielles depuis qu’un illuminé décréta que 80 % d’une classe d’âge aurait le bac.

Avant de critiquer quoi que ce soit, il faut faire un état des lieux. Les mandatures Sarkozy et Hollande ont proprement démoli ce qui permettait de maintenir ces fameux décrocheurs à l’école : les filières professionnelles et l’apprentissage. Destruction de la carte scolaire, directives ministérielles pour faire passer massivement les élèves de 3ème vers la voir générale, dégradation du tissu économique qui permettait d’avoir des bassins d’emplois permettant aux voies d’alternance de prospérer, priorité aux familles pour les décisions d’orientation,et, surtout, décisions ubuesques concernant le redoublement.

Prenons trois états de fait, figurant dans le Bulletin Officiel et les circulaires académiques :
1- on ne fait plus redoubler les élèves (sauf cas médical), question d’économie.
2- on fait massivement passer les élèves en 2de générale, même s’ils n’ont pas le niveau.
3- les familles décident en dernier recours de l’orientation

Le lycée professionnels ont donc perdu ces élèves qui naviguaient entre 8 et 10 de moyenne générale dans les matières de base (français, anglais, maths, histoire et sciences) et qui constituaient des têtes de classes. N’arrivent dans ces filières que les spécimens suivant :
- Les élèves soit très motivé par un métier précis. Ils sont ultra-minoritaires dans certaines filières. Si vous avez dans votre entourage un gamin qui rêve de faire un bac Gestion Administration pour devenir secrétaire ou comptable, je suis client…
- Les élèves dont les familles n’ont pas les codes scolaires pour faire barrage aux décisions des conseils de classes. Celles-ci sont par nature celles qui ont dors et déjà abandonné leurs marmots en rase campagne, non pas par choix, mais par incapacité de le faire (familles allophones, déracinées, lourd passif social, santé fragile…). On aura là au mieux des passifs, au pire des absentéistes, mais pas des tireurs d’élites.
- Les élèves en perdition, au niveau des notes et de la discipline, dont on ne peut décemment pas valider la future euthanasie scolaire qui ponctuera la fin de la seconde (si les conseils de discipline ne les évacuent pas d’ici-là.)

Cela vous fait des classes aux petits oignons. Tout le monde en est conscient, et la fuite massive de ces classes concentrant les cas sociaux par les familles est parfaitement organisée (écoles privées, négociations serrées avec les personnels de direction…).

Mais attendez le meilleur. Arrive cette année la première génération d’élèves qui n’ont pas redoublé. Ils ont donc moins de 15 ans avant de rentrer en lycée professionnel. (NDLA : je simplifie pour le commun des mortels). Ils ont interdiction d’exercer toute activité professionnelle en entreprise, et d’accéder aux plateaux, ateliers ou autres machines avant l’entrée dans leur seizième année. Les gamins se retrouvent donc en septembre pour apprendre un métier sans avoir le droit d’en découvrir les bases techniques, devant parfois attendre plus de six mois pour être autorisés (couverts et assurés) à assister aux cours de matières professionnelles !

Les lycées des métiers de l’automobile sont catastrophés, et tout les pôles industriels avec. Les gamins sont incapables de trouver un patron pour leurs périodes de formation en entreprise, puisque trop jeunes pour avoir le droit de travailler, et que les autorisations dérogatoires sont quasi-impossibles à obtenir même à l’issue d’homériques combats avec notre belle administration publique.

Paradoxe : les raidissements idéologiques divers verrouillent les possibilités d’assouplir le code du travail en vue d’intégrer les lycéens dans le monde du travail en baissant l’âge légal d’activité de 15 à 14 ans, mais par contre il n’y a rien de choquant à faire de l’acharnement thérapeutique jusqu’à 18 ans sur nos agonisants scolaires, qui souffrent depuis des années dans un système d’une cruauté rare avec ceux qui y échouent.

Ce ministère est fou, déconnecté des réalités et incapable de mesurer à court terme à la fois la faisabilité et les conséquences des projets et lubies qui giclent à un rythme infernal des cerveaux malades de Grenelle.

L’élève est le coeur du système éducatif, c’est écrit depuis Jospin 1989. Les parcours sont individualisés et prennent en compte les spécificités de chacun, renchérissent les différentes lois d’orientation et réformes qui ont suivi.

Et à côté de ça, le ministère refuse de voir plusieurs constats, qu’il dissimule à grand coups de statistiques et de réussite à un bac dévalorisé (je vous renvoie au carnage universitaire qui s’en suit, car là-bas le niveau est resté le même…)

D’abord, cette ineptie du « tous scolarisés jusqu’à 18 ans » relève de l’idéologie égalitariste qui massacre par dizaine des élèves depuis les années 80. Niant le fait que, non, tout le monde n’a pas la capacité d’apprendre à la même vitesse, de la même façon et dans les mêmes conditions, l’état créée les conditions idéales pour le dégoût de l’école. Les évaluations PISA sont violentes pour notre ministère, et valident le fait que tous ne maîtrisent pas le calcul et la lecture. Intelligences différentes, limites cognitives, précocités diverses, autant de cas qui font que une quantité non négligeable mais mal mesurée d’élèves souffrent à l’école.

Ces élèves s’ennuient, et donc décrochent. Soit de façon active (incivilités, absentéisme) soit de façon passive (ennui, perde de confiance et d’estime de soi), mais ils ne sont plus avec nous.

Ensuite, chaque circulaire de rentrée proclame le retour en grâce de la voie professionnelle, mais toutes les directives qui suivent au mieux l’handicapent, au pire la déciment. Pourquoi ? Après l’égalitarisme, je vous présente l’élitisme. Deuxième cancer de la scolarité, illustration morbide de la reproduction sociale chère à Bourdieu et consorts, c’est le savant produit des travers idéologiques de gauche comme de droite. Les premiers cités voulaient faire de l’école un ascenseur social qui monte de la classe ouvrière vers des étages considérés comme supérieurs, d’où un certain dégoût pour le monde industriel. Vos enfants ne seront pas comme vous fut un des leitmotiv de Mauroy, entre autres. Quand à la droite, c’est cette forme de libéralisme scolaire qui prévaut, monde dans lequel les meilleurs doivent réussir et les plus faibles s’asservir ou être éliminés. Hors de question de valoriser ces filières qui ne concerne que la plèbe et les incapables.

Enfin, une paralysie syndicale qui empêche toute adaptation du système par la base, puisque le sommet de la pyramide est frappée d’autisme. J’en ai déjà parlé ici, pas la peine d’alourdir le pavé. Même quand les établissements pourraient s’adapter, ils se font sabrer. On a beau proclamer l’autonomie des collèges et lycées, toute expérimentation qui s’éloigne des dogmes égalitaires et élitistes prendra la foudre. Pour ça, l’institution est rapide, le mammouth se fait guépard…

Donc fini les notes, place aux compétences. Pour la fine bouche, je dois vous faire mention du fait que celles-ci entrent déjà pour partie dans l’obtention du DNB (le brevet), et que les chefs d’établissement peuvent passer au dessus des profs pour valider de facto des items qui n’auraient pas été positifs. C’est pas qu’ils le font de gaîté de coeur, mais ils ont des contrats d’objectifs statistiques en terme de réussite au diplôme, et d’orientation, qui ne supporte pas la réalité du niveau de certains élèves. Et il faudrait maquiller ça jusqu’à leur 18 ans, alors qu’à 14 ils ne maîtrisent déjà pas objectivement certains concepts de base ?

On va me demander de maintenir contre son gré un gosse dans un système qui le bousille ET en tant qu’élève ET en tant que personne deux années de plus ?

On va me demander de mettre ces gamins dans des filières dégradées, reléguées, stérilisées par un droit du travail inadapté et un tissu économique qui ne correspond plus en rien aux cartes des formations ?

Mais bordel au lieu d’allonger le temps de souffrance, créons des portes de sorties, des sas, des paliers où le système s’adapte à l’élève et à ses particularités. Reconnaître la différence n’est pas dégradant et va, au contraire, vers l’égalité des chances pour tous, cette idéologie républicaine dévoyée par des trahisons et des manipulations comptables et qualitative en terme d’examen final.

Inspirons-nous des filières pro qui réussissent et qui attirent pour réformer celles transformées en casse scolaire, qui recueille toutes les épaves.

Permettons aux gamins qui n’en peuvent plus de souffrir 6 heures par jour sur une chaise derrière un bureau à entendre des choses qui au mieux les ennuient, au pire les dépassent, de mettre en avant d’autres qualités, d’autres envies, d’autres besoins auxquels les professeurs sauraient pourtant répondre.

On en peut plus de crever sous la mitraille incessantes des fausses bonnes idées, de fabriquer à la pelle des inadaptés sociaux, pour qui l’école ET DONC L’ETAT est violente. On veut redevenir le porte-étendard des valeurs républicaines ? On veut redonner du sens à des notions comme le cadre, la discipline, l’autorité ? Alors commençons par respecter l’individu, plutôt que de le contraindre.

On veut que la laïcité l’emporte, que les petits se sentent plus français que musulmans ? Alors commençons par être crédibles quand on parle de bienveillance et de vivre ensemble : le jour ou l’école saura valoriser les 20 % de gamins qu’on a OFFICIELLEMENT décider de sacrifier (80 % de réussite souhaitée = 20 % d’échecs assumé?) plutôt que de les reléguer ou de les écoeurer, alors on leur offrira d’autres chances d’exister qu’à travers un repli identitaire néfaste pour tous.

Parce que faut pas vous leurrer, hein, sur la sociologie des décrocheurs, qu’on voudrait garder jusqu’à 18 piges dans la maison même qui les a gentiment emmenés vers la sortie tout en détournant le regard ailleurs et en s’en offusquant.

Je suis tout colère, tout chiffon, je suis pavé rempli de rage et d’incompréhension face à tant de bêtise.

Madame le ministre, la loi Haby, faut la réformer, pas l’enlaidir.

Et pardon pour l’encombrement de la page, mais là, fallait que ça sorte.

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L'autre carré magique

PCarnehan

20/09/2016 à 20h55

Save Our Sport
aujourd'hui à 18h14

J'aurais besoin de quelques conseils s'il vous plaît.
(...)
Petit joueur très occasionnel de poker, samedi, je vais au casino de Lons le saunier.
(...)
Quel alcool je commande ?
----------

La boisson, ce sera un Martini Dry. La tenue, un smoking Tom Ford. La voiture, une Aston Martin DB5.

Et n'oublie pas ton Walther PPK 7.65 mm, chargeur de 6 balles.

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Foot et politique

Raspou

19/09/2016 à 21h01

Affairiste et va-t'en-guerre, on est effectivement dans l'extrême respectabilité. On se demande quels mots il reste pour Gandhi et Mandela.

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Café : "Au petit Marseillais"

Zinedine Zitoune

18/09/2016 à 23h05

C'était sympa ce paralympico.

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Foot et politique

Pascal Amateur

17/09/2016 à 13h40

lyes215
aujourd'hui à 13h14

Sarko dédicace son livre dans mon quartier à la librairie ...Jean Jaures.

> Cool, il va se faire assassiner par la critique.

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LdC : La Ligue des Cahiers

busart

16/09/2016 à 12h21

(le petit CR)

On est là, à Monestier-de-Clermont.
En bas, oui là, tout au fond.
A la verticale du pont.
A l’horizontale, la tête sur le ballon.

Allongé, à se demander au fond,
Pourquoi, hors de forme,
On a suivi son Ying,
On a cru en son Niang.

A chercher le pourquoi.
Pourquoi huit ans après,
On est toujours là.

On n’est pas là pour jouer au football.
Sinon, on aurait de vrais joueurs et de vrais terrains.
On n’est pas là pour le sport.
Sinon, pour s’entraîner en vain.
On n’est pas là pour participer.
Sinon, on ne serait pas encore là pour en parler.

On est là pour se fabriquer des souvenirs.
Ou quelque chose d’approchant.
Se construire des images.
Surexposées par le soleil.
Par l’alcool aussi. Ou plutôt ses vapeurs qui s’échappent des matchs de l’après-midi.
Tu sais, les rencontres où tout est permis.
Planter une Panenka. Vider sa palinka.
Croiser la route du Sergent. Réussir l’arrêt du séant.
Courir comme un dératé. Rater l’appel de l’attaquant.

On est là parce qu’il n’y avait pas d’autre endroit.
Ou alors, de meilleurs. De plus confortables et de moins excentrés.
Avec de l’eau chaude. Mais sans eau de vie.
Avec de la pelouse. Mais sans herbe.
Avec des droites et des bords. Mais sans les maladroits et le Board.

On est là parce qu’on a suivi. Un ami d’ami qui te dit « Tu t’inscris !».
Et qu’on a voulu voir çà.
Si le second degré pouvait s’épandre sur le pré.
Si les auteurs des posts vénérés allaient quand même se vautrer.
Se prendre des vraies mises en abîmes avec Mykland ou Ratzoire sur un gros duel et bim !
Se perdre dans leurs défenses des acquis face à une accélération innée de La baie.
Moins se la ramener sur l’autogestion quand Sir Sourire allait les arbitrer.

On est là pour se tenir debout.
Alors qu’on est cassé. Brisé par le sprint de trop. Le précédent arrêt. Le dernier tir à l'arraché.
Celui qu’on a raté. Le tout moisi.
Le cul plus lourd que la caravane de Cavani.

On est là pour s’inventer un avenir. Avoir plus de choses à se dire.
Insignifiantes et codées.
Comme des midinettes de 15 ans rentrant fourbues de leur premier week-end pyjama-Malibu.

On est là pour se sentir moins seul.
Pas moins vieux, pas moins gros, pas moins bien.
Moins seul à vieillir. A se faire casser les reins.

Moins seul pour boire. Moins seul pour courir.
Pas après des créatures virtuelles planquées dans le décor.
Non, à courir comme un con après un ballon mort.
Celui qu’on ne parvient pas à dominer. Celui qui frôle le front dégarni. Celui qui roule, tout mou, après une reprise chirurgicale du genou.
Celui qui part de l’autre côté du talus et qu’on met deux plombes à changer alors qu’on est mené par les bien peignés : « BAL-LON !!! BALLON !!! PU-TAIN !!! ».
Alors que c’est toi qui fait le tapin. Qui cherche la caresse du cuir et qui n’en garde que l’hexagone meurtri, imprimé sur le bide.

On est là parce qu’on est resté. Parce que si on n’arrive pas être fidèle, c’est l’une des rares fois dans sa vie qu’on ne veut pas manquer à l’appel.

On a changé d’équipe ou de système. On a changé de nom ou de pseudo. On a joué avec et puis contre Bala. Mais on est toujours là.
Parce que cela ne nous appartient pas.
Qu’on est le simple locataire de l’esprit d’un tournoi.
Et que pour une fois, on ne sera pas passager clandestin.
Qu’on s’arrachera, au moins pour ne pas faire le voyage pour rien.

On n’est pas là pour gagner. On a déjà perdu.
Un vieux survêtement.
Une joute verbale. Et sa dignité.
Sur un dégagement mal assuré, une touche qui s’est écrasée.

On est là parce qu’on est vivant.
Et qu’avec un de moins déjà sur la liste, ce serait con de pas se recompter.
Et de ne pas honorer les expatriés. Ceux qui se sont auto-transférés pour des ligues exotiques, où l’herbe est plus verte, mais moins romantique.

De compter sur soi pour arbitrer.
Les débats.
Ceux rythmés, derrière la main courante.
Et les autres. Moins courus, sur le pré. Qui mettent pourtant au supplice le palpitant.

De compter sur son courage pour voir si y’a pas moyen de faire le nombre pour le VAGE. Voir d’en faire une équipe.
Mais pas longtemps, faut pas déconner, on est pas des sauvages.

On est là pour prouver quelque chose.
A soi-même. A son hubris ou son humilité.
A son cardiologue.

Pour montrer à tous ceux qu’on a abandonné le temps d’un week-end, qu’on reviendra vainqueur.
Que cette fois on sera à la hauteur.
Au moins pour faire une tête. A défaut pour gêner la relance adverse.

On est là pour s’assurer qu’on ne lâchera pas.
Le marquage.
Son coéquipier.
La bouteille de rosé.

On est là parce qu’il y a toute la famille.
Recomposée.
Celle de son équipe.
Mais si tu sais celle avec le maillot que tu ne peux pas rater.
Parce qu’il est ton exact reflet : le plus classe, celui qui claque, celui qui te retourne la cornée.
Ou celui qui s’emmanche, mais pas sans canotier.
Celui qu’on laisse encore traîner, comme tout bon Fracasse, en priant pour que Maman le repasse.

Toute la famille.
Dysfonctionnelle.
Celle dans laquelle on s’engueule avant, après, mais jamais pendant les repas.
Celle avec qui on partage villa, mobile-home et gel douche pour trois.

Mais on est là, toujours planté. Sur ses appuis. Dans le gazon. Comme Vincent.

Et on sent ce souffle lourd. L’ombre menaçante qui surgit au dessus de soi. La main du destin qui, sur son épaule, s’abat.

- Bah alors le GrEAT, vous êtes pas mal cette année. Vous avez mis quoi dans les magrets ?...

- Deux/trois litres d’eau fraîche, forcément. Et une pointe de mirabelle 2016 « cuvée du redressement ».


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CHR$
2016-09-27

D1 féminine : Dur apprentissage pour Bordeaux

Ni buts ni soumises – Si Marseille a plutôt bien résisté au PSG, Metz et surtout Bordeaux ont largement cédé. L’avenir dira si les Girondines doivent s’inquiéter avant de rencontrer des adversaires d’un autre calibre.


Ian Plenderleith
2016-09-26

dernière réaction
26/09/2016 à 16h18

Tschutti Heftli, de l'art dans la vignette

When Saturday Comes – Depuis 2008, les Suisses de Tschutti Heftli révolutionnent la tradition Panini: dans leurs albums, pas de photo, mais des portraits des joueurs par des artistes. Ambitieux et excitant. 


Revue de stress #74

Nous non plus, on n'est pas dans le groupe. Les images • Les vidéos  • La devinette  • Le rébus  • La lucarne • Les immanquables • Le tweetL'image du grenierLa bonne enseigne