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LdC : La Ligue des Cahiers

Dino Dini

03/09/2015 à 22h15

Cher Coforumeurs, je suis dans l'immense regret de vous annoncer une penible nouvelle concernant ma présence à la presque prestigieuse ligue des cahiers : je serai là.

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LdC : La Ligue des Cahiers

Pan Bagnat

02/09/2015 à 10h36

Après deux cinquièmes places consécutives, la victoire finale est plus proche que jamais pour les Massilia Red Diamonds. Forte de l'expérience Marcelo Bielsa à l'OM, la totalité de l'effectif des Massilia Red Diamonds est montée au créneau pour obtenir des revalorisations salariales, obtenues après des mois de combat acharné.
Outre des primes de matchs plus conséquentes, allant de trois merguez au scalp de Troglodyt, les Diamants Rouges ont obtenu de leur direction qu'on leur octroie à chacun un surnom plus ou moins classe, inspiré de celui du technicien argentin, ainsi qu'une clause irrévocable dans leur contrat.
La section investigation des Cahiers du Football a réussi à se procurer un document exceptionnel, détaillant ces nouvelles clauses complètement folles. Ce document officiel est annoté au crayon gris par endroits.
Entre magouilles, népotisme et dessins de zgegs, plongée au coeur du football eau-fraîche-business.

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Marseille, le 31 août 2015.

À la suite d'une réunion en présence de M. Dinopatou, capitaine des Massilia Red Diamonds (ci-après "MRD") et responsable syndical CFDT/CGT/FO/FUUUUU et de Me Enrouleur, avocat au barreau de Chaise, il a été convenu de prendre les dispositions suivantes :

- Disposition 1 : Chaque membre de l'effectif des MRD se voit attribuer un surnom officiel ainsi qu'une clause irrévocable dans leur contrat, dont les détails sont exposés ci-après.

***
Baka in the sky with ballons
Surnom : El Toro Rojo. [Annotation manuelle : Il a réussi l'exploit de créer une boisson énergétique encore plus dégueulasse que celle de la célebre marque qui sponsorise les équipes de Salzbourg, New York et Leipzig.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : Prévoir à chaque repas un plat spécifique à base de fruits et de sucres lents, lui fournir un vélo et une piscine, pour ne pas hypothéquer ses chances de battre le record du monde de triathlon à la fin du mois.

Cana rien fait et Nasri
Surnom : El Intello. [Annotation manuelle : Le seul que l'on voit avec un livre lors des regroupements MRD. Bon le livre est une BD, "Chevalier Ardent", et il lui faut tout un weekend pour finir un tome, mais l'effort est à souligner.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : Il est désormais strictement interdit de poser la moindre question concernant l'origine de son pseudo.

Clarence Cyborg
Surnom : El Nabot. [Annotation manuelle : Un gardien de moins d'1m80, ca sert vraiment à rien. Meme dans un petit but.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : L'abonnement à Kohút Macicka Prdel, l'hebdomadaire de référence sur le football slovaque.

Dinopatou
Surnom : El Pied-Bot. [Annotation manuelle : La trajectoire de ses passes et de ses courses sont illisibles pour ses adversaires. Malheureusement, pour ses coéquipiers aussi, ainsi que pour lui-même.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : La prise en charge de l'essence par le club, indispensable à ses quarante aller-retours mensuels chez Décathlon.

Fanchmai
Surnom : El Péquenaud. [Annotation manuelle : Breton de l'équipe, il est bien trop préoccupé par la crise de la filiere porcine pour jouer au foot.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : Fonds illimités pour le recrutement de la saison prochaine (qui commence dès le samedi soir).

Kaiser Sauzée
Surnom : El Dodo. [Annotation manuelle : Etant toujours sous le coup du décalage horaire quand il arrive aux LdC, faire dodo est de loin son activité principale. Loin devant picoler, mater les rares filles croisées, et parfois, jouer au foot.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : Le billet d'avion annuel aller-retour depuis la Guadeloupe payé par l'actionnaire des MRD.

Katana
Surnom : El Bernardo. [Annotation manuelle : Un attaquant aussi muet devant le but, on n'avait pas vu ça depuis Roy Contout au sommet de sa Légende...]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : Le budget crème solaire.

Khwezi
Surnom : El Poteau. [Annotation manuelle : La même mobilité qu'Edouard Cissé, mais au sein de la défense MRD.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : La liberté totale d'expression lors du discours d'avant-match, s'inspirant de ses expériences passées au Kamchatka, en Corée, au Panama, en Prusse orientale, dans le golfe Persique, en Namibie, au Népal ainsi que dans l'Empire Ottoman.

Messin en Plastique
Surnom : El Culbuto. [Annotation manuelle : Sa stabilité sur ses appuis est catastrophique : il n'a même pas besoin d'un adversaire pour se retrouver au sol. Ce qui est embêtant quand il est en position de dernier défenseur.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : La préparation mentale de la veille au soir s'effectuera avec l'écoute intégrale du cd 'Allez Metz'.

Mik Mortsllak
Surnom : El Pataud. [Annotation manuelle : La vivacité et l'agilité d'un paresseux qui se serait retrouvé sur un terrain de foot.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : La possibilité de ne pas faire de passe à un partenaire qui prétend que Fékir est meilleur en attaque.

mr.suaudeau
Surnom : El Cerveau. [Annotation manuelle : C'est lui le génie tactique des MRD. Au départ très basique ("vous passez à Baka et il se démerde"), sa tactique a su évoluer avec le temps ("vous pouvez passer à Fanch aussi").]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : Tout prétendant aux MRD doit désormais être capable de réciter de tête les carrières de Xavier Gravelaine, Bruno Rodriguez et Kaba Diawara. Il doit aussi pouvoir citer cinq jeunes du championnat de France au prénom complètement farfelu.

Pan Bagnat
Surnom : El Puceau. [Annotation manuelle : Meme les MILF (ex-DDLT), aux moeurs pourtant douteuses, ne lui ont pas permis de se déniaiser. Faute de lits sûrement.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : Le remplacement du chlore dans la piscine de la villa par du Ricard.

TiramiSuazo
Surnom : El Gros. [Annotation manuelle : Il n'a clairement pas suivi les recommandations nutritionelles de Baka.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : La mise à profit de son poste d'ailier statique pour pouvoir prélever des échantillons du terrain et effectuer des analyses.

Tonton Danijel
Surnom : El Alcoolo. [Annotation manuelle : Il ne vient ni pour le foot, ni pour l'eau fraiche, mais bien pour picoler.]
Clause irrévocable sous peine de rupture de contrat : Le maillot extérieur des MRD comportera désormais l'inscription "Nassim Akrour is God" dans le col, et "Pierre Boya is shit" dans le cul.

***

- Disposition 2 : Il est convenu d'un nouveau système de rémunération, basé sur un système de primes, dont le détail est exposé dans l'annexe 1.

- Disposition 3 : Chaque membre de l'équipe des MRD peut être soumis à tout instant à un test de dépistage alcoolémie. Si celui-ci est négatif, le joueur devra immédiatement s'acquitter de trois Ricards cul-sec.

Pour faire valoir ce que de droit,
Mojito Alfred-Dreyfus
Président du directoire des Massilia Red Diamonds

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À la suite de cette fuite de documents, notre équipe d'enquêteurs a interrogé plusieurs joueurs des Massilia Red Diamonds. Tous ont répondu en choeur "ON LES NIQUE". Nous n'en saurons pas plus.

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Paris est magique

C est à ras!

01/09/2015 à 01h22

Un petit CR du match d'hier soir:

En vacances à New York, je profite d'une écrasante chaleur de fin d'été pour proposer à ma chère et tendre de nous réfugier dans un bar histoire d'avoir un peu de fraîcheur et de souffler un peu.

Nous voilà donc rendu au Legends Bar, au pied de l'Empire State Building entre la 6ème Avenue et de la 33ème Rue. Une adresse choisie parfaitement au hasard (...) et qui se trouve être par une heureuse coïncidence  (...) le QG du PSG Club de New York. Madame sent le piège se refermer sur elle mais, accablée par l'air humide qui s'engouffre dans Manhattan et transforme le Subway en barbecue géant, n'oppose pas de résistance.

Nous entrons dans ce qui ressemble plus à un bar lounge qu'à un repaire de footeux. Spacieux, très aéré, il ne ressemble effectivement pas aux bars sportifs que je suis habitué à fréquenter à Rennes ou Nantes. Des écrans diffusent un énième match des Yankees, dans une ambiance feutrée. Volume du match au plus bas, petite musique hype.

Une jolie serveuse nous accueille à l'entrée. Le temps de lui expliquer que nous sommes là pour le match de football (sorry, soccer), un chant lourd et guttural s'échappe des entrailles du bar. "PSG PSG PSG !!". Nous sommes au bon endroit. Levant les yeux au ciel, la serveuse nous sourit et nous montre le chemin. "This way".

Nous prenons un escalier qui descend dans ce que j'aimerais être un ancien repaire de gangsters organisant des jeux clandestins ou un bar illégal durant la Prohibition, mais qui devait plutôt être la cave ou l'arrière boutique du Legends. Au sous sol, une dizaine d'écrans plats répartis sur trois espaces dédiés, séparés par d'immenses drapeaux: celui du PSG Club et ceux de Fluminense et des Galo de l'Atletico Mineiro.

Dans l'espace PSG, une cinquantaine de gars sont déjà rivés sur les écrans crachant les commentaires de Beinsport US à un volume qui tranche nettement avec l'étage supérieur. L'ambiance est aussi légèrement différente: pas de jeunes filles en petites robe d'été, mais beaucoup de maillots (récents) - floqués Ibra, Verratti et même Di Maria - et d'écharpes aux couleurs du PSG Club local. Au milieu de la mêlée, un type crache dans son porte voix un bon condensé de tous les chants du Parc.

Dans un coin, deux italiens s'énervent à propos du match poussif des Napolitains.

Deux types en retrait observent, prennent des notes et se font présenter à des gars qui semblent être des habitués. Ils reprennent leurs notes, semblent se foutre du match en cours. Des journalistes je pense. Je m'imagine qu'ils sont de So Foot, et qu'ils sont en train de préparer un CR pour leur site Web comme ils sont habitués à faire, façon "On était avec les supporters du PSG Club NYC pendant Monaco-PSG".

Les chants sont joyeusement repris pendant toute la première moitié de la première mi - temps, puis s'essoufflent, en même temps que les acteurs du match. Première grosse explosion de joie ! Mineiro a marqué, les voisins sont ravis .

Les gars reviennent plus motivés que jamais après la pause, poussent et encouragent leur équipe comme s'ils étaient à Louis II. C'est ce moment que choisit Cavani pour rappeler ses talents de buteurs. Comme un symbole dirait CJP.

Le joyeux bordel continue jusqu'à la fin du match, dans un "Ô ville lumiere" toutes écharpes déployées. Des têtes se penchent au dessus de l'escalier par curiosité. Les deux autres groupes de supporters brésiliens sont également bien chauds, j'ai compris plus tard que les deux équipes étaient en fait en train de s'affronter. Grosse ovation dès que les caméras de Bein s'attardent sur l'échauffement de Di Maria. Son entrée en jeu finira de convaincre toute l'assemblée des bienfaits potentiels de son arrivée.

Le match se termine dans la bonne humeur. Le match ayant lieu dans un bel après midi d'été, j'avais parfois du mal à me "mettre dans le match" et m'imaginer que nous affrontions notre plus gros prétendant supposé. Je pense que nous étions nombreux dans ce cas.

A peine le coup de sifflet terminé, la salle commence à se vider. Il faut laisser la place, alors que quelques grappes d'autres supporters descendent déjà l'escalier : les New York Red Bull jouent ce soir.

Nous remontons à la surface. Rien n'a changé. Le match de baseball n'est toujours pas terminé, j'ai l'impression que les gens chuchotent, comparé à ce qu'il se passait en bas. La chaleur de l'été vient se mélanger à la clim glaciale typiquement américaine. Ma tête ne sait plus trop s'il fait 35 ou 14 degrés. Je sors dans la rue. Va pour les 35 ! Nous descendons vers la première bouche de métro. Je revois le homard fumant trônant sur son assiette en vitrine du restaurant jouxtant le Legends. Je sais maintenant ce qu'il a ressenti en plongeant dans l'eau bouillante.

Un sourire à ma bien aimée. Voilà ce qu'il en coûte de vivre sa vie avec un mordu.

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Gerland à la détente

Sidney le grand Govou

31/08/2015 à 15h23

ah ouais carrément "le foot est mort".
Non mais les gars le foot n'est pas mort, le foot c'est le dimanche matin avec les copains. Le foot ce n'est pas Fekir, Lacazette ou autre Ibra et DiMaria, le foot c'est les soirées Pizza avec les coupains à balancer des vannes sur les 22 types qui courent à la baballe. Te foutre de leur gueule à eux mais aussi de toi ou tes potes en comparant leur action.

Les gars le vrai foot c'est samedi prochain à Clermont, c'est Zenon et ses MILF qui vomissent entre deux "accélérations" et qui du coup doivent refaire le plein. C'est Mr.suaudeau qui t'explique la différence entre le 3-2-1 ou le 2-2-2 mais qu'à la fin au foot à 7 tout le monde doit faire les efforts. C'est l'EVECT qui pue le fromage à 10 mètres à la ronde. C'est AKK qui vient te demander du haut de son mètre vingt de voter pour lui pour que les barbares aient au moins la satisfaction de voir l'un des leur briller. Le foot c'est de planter le même but que Nabil face à l'EH et voir leur visage se décomposer quand ils comprendront que leur blague à assez duré et que non nous résisterons face au foot business !!


Alors haut les cœurs le foot n'est pas mort, il existe encore mais il faut le vouloir.

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Paris est magique

sansai

30/08/2015 à 15h13

C'est clair que cet argent pourrait vous servir.

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LdC : La Ligue des Cahiers

busart

29/08/2015 à 09h25

Laisse tomber gros.

On présente pas bien au Great. C’est pas vraiment la spécialité locale. Des austères qui se marrent et encore, à côté Jospin passerait pour un sacré déglinglo.
Alors, comptez pas sur nous pour faire pleurer dans les chaumières et pouffer dans les open space. On ne fera pas ici le panégyrique des protagonistes, en détaillant la liste des joueurs, poste par poste avec d’aimables anecdotes, qui sur leur capacité à écluser (et pas que Cédric), qui sur leur surcroît de graisse (et pas que Gilbert).
Le Great est un monolithe. Lisse et orange.
Lisse car son bloc ne laisse pas de prise à son adversaire tant sur le terrain qu’en dehors.
Orange, car seule couleur pouvant être distinctement reconnue sur le vert gazon par notre armée slave, atteinte par un profond daltonisme, dont l’atavisme va de la Meuse jusqu’à l’Oural.
Sans individualités notables – mais avec quelques individualistes devenus notables – le Great n’est qu’un. Il ne fait qu’un. Qu’avec lui-même et votre cheville gauche, lorsque débordé par votre technique/rapidité/clairvoyance (rayez les mentions inutiles et rajouter melon si vous jouez à l’Essaim), l’homme de l’Est est obligé d’utiliser des méthodes que la morale réprouve pour conserver sa dignité sur le terrain.

Et puis pourquoi se présenter d’ailleurs, puisque nous sommes une société secrète qui n’accepte pas de nouveau membre. A moins de justifier d’une Estitude incontestable (rouler en pneus neige en octobre, acheter ses clopes au Luxembourg avant d’y trouver un travail, apprécier la nouvelle scénarisation du Sons et Lumières de Stanislas sur sa place).

En se présentant sur ce fil, d’autres équipes ne se sont pas gênées pour pointer notre ostracisme, vilipendant notre politique, légitime, de sélection drastique à l’entrée de notre discothèque - «Mirabelle 200» (après le vol du 4ème zéro de l’enseigne lumineuse, portant un coup presque fatal à la seule boîte de Longwy).
Mais nos règles sont strictes : pas de joueurs apatrides, de mercenaires ou de pervers narcissiques. Bref, pas d’anciens joueurs des Barbares dans nos belles couleurs.
Nous venons cette année pour gagner, comme d’habitude, le classement du fair play à l’envers, mais également pour retrouver notre titre, volé, usurpé et sali depuis plus de 4 ans par de tristes équipes d’aliénés sans dard. Pour revenir aux affaires, nous présentons une stratégie claire : aligner les plus beaux 1-0 raccroc de l’histoire en faisant de chaque duel à Clermont, une lutte digne d’une bagarre de rue dans les bas-fonds du Haut Rhin. Et pour nous donner toutes les chances de l’emporter, nous avons réussi à perdre le dernier « joueur de ballon » de l’équipe – jedaaii, parti trouver fortune en Asie.

Donc, du sang, de la sueur et des larmes et des larmes d’eau de vie : va y avoir d'la chtôss dans l'caillon !
Gloiranou.

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Café : "Au petit Marseillais"

manuFoU

28/08/2015 à 21h10

Alessandrini refuse manifestement de donner la balle à un partenaire qui ne fait pas ses appels en français, faudrait qu'il permute avec Cabella.

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Scandons le football scandinave

ricardo quaresmoi

27/08/2015 à 23h19

Remontage de fil pour raconter ma vie. Attention pavé.

Quand je prévoyais d’aller voir, il y’a 5 mois, Djurgarden-Hammarby, je n’imaginais pas vraiment où j’allais mettre les pieds…

Cela fait quelques temps que nous avions décidé de poser nos sacs à dos à Stockholm, chez une amie, pour nos vacances estivales. De mon côté, toujours à l’affût d’une possibilité d’assister à un autre football, je m’enquerrai du programme footballistique de la ville pour la 3e semaine d’août. Avec un peu de chances, l’AIK y jouera un barrage de coupe d’Europe. Sinon je pourrai toujours me rabattre sur un match de championnat.
Finalement, seul Djurgarden joue à domicile. De ce club, hormis qu’il porte le nom de cette île où chassait le roi, je ne connais qu’une chose : Mickael Dorsin. Pour l’ariégeois ne s’étant jamais risqué à supporter trop au nord (au nord de Saverdun, s’entend) se souvenir d’un ancien strasbourgeois est étonnant. Certaines images, pensées doivent être assez puissantes pour s’imprimer dans nos mémoires. Mais peut être vaut-il mieux ne pas savoir parfois.

22/08/2015
Presque 5 jours à Stockholm. Retour d’une soirée à Södermalm, quartier populaire, branché, bobo, je ne saurai le ranger mais ça bouge bien en soirée. En déambulant à la recherche de la station de train, nous croisons une petite blonde, d’apparence éméchée, qui entonne un chant à la tonalité vindicative. L’on se dit que le suédois, lorsqu’il est hurlé, doit toujours paraître guerrier. Notre amie me dit alors qu’elle chantait à la gloire d’Hammarby. J’apprends ainsi que c’est le club du quartier.

Au moment de réserver ma place, le lendemain, il ne reste que très peu de billets dans la Tele2 Arena. Moi qui me disais qu’avec 30000 places, j’étais large, un premier cliché tombe. Mais est ce un vrai derby ? Exite t-il une vraie rivalité ? Personne pour répondre dans l’immédiat, la découverte n’en sera que plus belle. Finalement, ma compagne, décidée à m’accompagner dans un premier temps, ira manger du Gravlax en ville : tant mieux. Je préfère échanger avec mon voisin sur son club, qu’expliquer une énième fois la règle du hors jeu.

24/08, 18h
Le métro se remplit peu à peu à l’approche du stade. Ambiance calme, malgré une affluence que je n’avais jamais constatée. Après 3 voyages en Suède, je me suis construit une image du suédois qui colle peu avec la frénésie que peut engendrer la passion du football, la vraie. Une case dans laquelle le débordement d’émotions pour un spectacle sportif n’a pas sa place. Certes, j’ai déjà assisté à ces soirées où les nordiques abusent de l’alcool, et déchargent par tous les moyens et tous les orifices, la violence contenue quotidiennement dans leur flegme ; mais je ne voyais pas cela se dérouler dans le cadre d’un match. Trop de surveillances. Trop de barrières (quelles qu’elles soient). Puis trop cher aussi.
Ignorant que j’étais.

Dès la sortie du métro, des baffles toutes proches crachent un métal nordique qui emplit les rames de métro qui se vident. Cela vient d’un bar tout proche où s’affiche ostensiblement le blason du Djurgarden IF (ou DIF). Jaune, Rouge et Bleu. Là, des mecs arborent des maillots ciel et marine, quand ce ne sont pas les tatouages qui tapissent leur torse. Là, des suédoises, bières à la main, ne sont pas toujours très vêtues. A ce moment précis, se fend le verre du cadre dans lequel je plaçais ce football. Un football tranquille, où la morale et la rationnalité nordique interdit de montrer un visage qui dépasse du rang. Un football de spectateur-consommateur qui fait tourner la société et le business.
Autour de l’enceinte, des petits groupes de types chantent, essentiellement à la gloire de Djurgarden. La fouille individuelle poussée retarde l’entrée dans les travées du stade. Bouffé par l’impact physique que les suédois mettent dans la file, j’arrive à m’imposer et quand je finis par rentrer, le cadre explose totalement. Je suis en quart de virage, côté Hammarby (ou HIF). Je ne connais strictement rien de ce club, mais ce que je vois m’impressionne. Tout le côté qui leur est réservé (virage et un quart de virage), est debout. Le vert et blanc est de mise. Au moins ne suis-je pas en ciel et marine. Juste l’écharpe de mon club de foot, jaune, noire et bleu.
Le DIF possède le virage opposé et une grande partie de la latérale en face du tunnel d’entrée des joueurs. Là bas, on semble moins coloré.
Côté HIF, ça n’arrête pas de chanter (ce qui m’empêche de savoir si ça chante autant en face). « Chalalala, Chalalala, Héhéhé : Hammarby (etc ..) » . Des drapeaux s’agitent, quelques fumigènes s’allument. Le DIF entame la bataille avec des fumées jaunes et rouges qui envahissent leur tribune. HIF répond avec un immense tifo représentant des visages. Des mecs célèbres j’imagine. Des fumigènes verts s’allument un peu partout dans le virage. On nage dans la fumée.
Résultat : report d’un ¼ d’heure du coup d’envoi.

J’en profite pour faire connaissance avec mon voisin, un quinquagénaire grisonnant, yeux bleu, et à la belle écharpe verte et blanche. En fait DIF-HIF, c’est LE derby de la ville. Les supps peuvent pas se blairer, et ça se voit. Ils partagent pourtant le même stade, mais les affluences d’Hammarby sont toujours supérieures au rival : ce sont même les meilleures du pays avec 25000 spectateurs de moyenne selon mon interlocuteur. Avec le bruit et mon anglais imparfait, je ne comprends que des morceaux, mais grosso modo, il y’a Hammarby, Södermalm, working class ; contre Djurgarden, des titres, upper class. Rien de bien original en somme, mais c’est toujours bon à savoir pour appréhender l’ambiance. Comme il est bon de savoir jusqu’à quelles limites peuvent aller les supps face à leurs ennemis. Les relations avec l’AIK sont plus lointaines, sportivement comme « affectivement ». Le club est bien trop haut en comparaison avec ses rivaux de la capitale, pour être l’objet d’une haine aussi exacerbé. Puis les hooligans des jaune et noir étaient semble t-il très craint à une certaine époque. Le hooliganisme qui était en fait très présent en Suède d’après mon interlocuteur. Mais cela s’est calmé durant les années 90.

LE MATCH
On a commencé depuis 10 minutes quand un mauvais dégagement de la défense locale se transforme en face à face pour le n°14 vert et blanc. Son ballon piqué est fin et parfait. Je ne peux que me soulever avec la masse qui m’entoure. Du pragmatisme peut être. De la sympathie assurément, quand on sait que les visiteurs du soir 11e se déplacent chez le 4e.
En terme de jeu, rien de bien folichon. On semble partir sur deux 4-4-2 classiques sur l’échelle de Football Manager. A plat, en bloc. Celui du DIF semble laisser un peu plus de liberté au 6 et au 10. Néanmoins les circuits préférentiels se dévoilent de suite :
- Côté locaux, on fait tourner. Si on ne trouve pas d’espaces, on donne au 15, défenseur central, qui balance un long ballon du gauche sur un des deux de devant. Sinon, le latéral profite de l’espace ouvert par son milieu latéral pour faire un mauvais centre 2 fois sur 3.
- Côté visiteurs, ce qui semblait poindre en début de match, se confirme après l’ouverture du score : on laisse venir, et à la récupération, on va le plus vite possible devant. Là aussi, le déchet technique est important, et le côté droit semble faible. Le côté gauche par contre est illuminé par le 10. Brun, plutôt mat de peau, la calvitie galopante. Lui, c’est Kennedy Bakircioglu. « It’s a king !» me dit mon voisin. Capitaine, joueur de club, leader technique : l’homme aux origines assyriennes est l’emblème du club. Et il a du ballon. On sent que le poids des ans a fait baisser ses capacités d’accélération et de vitesse (déjà peu élevées si mes souvenirs FM de mon expérience à l’IFK sont bons), mais le mec perd pas un ballon. Il doit se sentir bien seul…

A la mi-temps, les occasions les plus nettes furent pour Djurgarden, (avec notamment un poteau sur une retournée), mais leur faiblesse défensive les rend vulnérables à chaque attaque visiteuse.
1-0 donc, et 25 minutes de retard suite à un deuxième arrêt de jeu pour, semble t-il, un jet de projectile sur la pelouse.
La 2e mi-temps va commencer quand les supporters locaux craquent une armée de fumis. Côté Hammarby, on se désole devant tant de bêtise. L’arbitre ne cherche même pas à voir les conséquences et renvoie les deux équipes aux vestiaires pour 10 minutes. J’y vois deux intérêts :
- les spectateurs se relèvent pour aller consommer
- tous ces nouveaux stades avec leur toit assez avancé pour abriter tout le monde, et permettre la pose d’un toit amovible ont aussi la capacité de garder les fumées. Sans doute pour rendre si insupportables les interruptions de match, que même le supporter lambda sera contre les fumis.

Quand le match reprend, le jeu va un peu plus vite. Les ciel et marine ont compris que la solution était là pour déstabiliser la solide mais lourde défense verte et blanche. De grosses occasions manquées, puis à force de reculer, le pénalty. C’est à l’opposé de nous, mais notre virage a fait son choix. Sur un centre venu de la gauche, il y’a quand même 2 duels suspects. Le latéral gauche Arvidsson s’en charge : 1-1. Après quelques secondes d’abattement, les Chalalala reprennent. Le coach effectue dans la foulée le remplacement de Khalili, le 9 et demi, transparent, par Israelsson.

On voit un peu plus les 2 attaquants locaux Johnson et Mushekwi, qui décrochent plus souvent pour éviter le défi physique et désorganiser la défense. A Hammarby, le 8 est pas mal au cœur du jeu, tandis que le 9, latéral gauche de son état se montre décisif à plusieurs reprises lorsqu’il s’agit de couper les contre attaque suite aux coups de pieds arrêtés de son équipe. Car qu’on se le dise, les suédois se donnent corps et âme sur CPA. Tous à l’abordage, deux mecs à l’entrée de la surface, et le plus rapide seul derrière. Autant dire que le corner amène de l’animation dans un match qui en manque parfois cruellement. Et si on peut reprocher lenteur et déchet technique, ils n’en demeurent pas moins de vrais battants, qui s’engagent à fond, et ne se plaignent guère après un contact. L’arbitrage n’y est pas étranger : il laisse beaucoup l’avantage, et limite les coups de sifflets. Quand aux joueurs trop dilettantes, ils sont assez rapidement tancés par le public.
Un public qui n’hésite pas à montrer l’exemple en terme de combativité. Déjà en 1e, à quelques mètres de moi, une bagarre éclate entre des grands barbus tatoués vêtus de vert et deux grands barbus tatoués sans couleurs. La police intervient poliment, ce qui n’empêche pas quelques bourre-pifs de partir à nouveau. L’un des géants verts est éloigné, ce qui n’empêche pas nos deux neutres d’être menacés par d’autres. On ne les reverra pas en seconde. En seconde justement, peu après l’égalisation à 1-1, une autre échauffourée éclate à quelques dizaines de mètres. Le motif reste à peu près inconnu, mais ça sent quand même pas mal l’alcool. Comme quoi on peut mettre les system bolaget qu’on veut, quand les mecs veulent boire… Il leur suffit ensuite d’entretenir la biture à la bière à 3,5% et à d’autres substances dans le stade.

Après le pénalty, le jeu retombe dans une certaine léthargie. Hammarby sort la tête de l’eau et vient jouer vers notre virage. Israelsson récupère un ballon, n’est pas attaqué, s’avance et frappe. C’est détourné, le gardien est pris à contre pied. Explosion. Des fumis s’allument. Pas assez toutefois pour envahir le stade. Ce doit être la différence entre le bon et le mauvais supporter.
Mais les verts et blancs retombent dans leur travers et reculent de nouveau. Le nouvel entrant ciel et marine Min Moon (Alain) met le feu par sa vivacité. Heureusement, il ne fait que des mauvais choix. Toutefois à la 78e, ce qui devait arriver arrive. Bon centre au cordeau de la droite, Mushekwi coupe parfaitement de la tête au premier, la partie d’en face se lève comme un seul homme.
La fin de match sera plus calme, alors certains supporters quittent l’arène.

CLAP DE FIN
Venu avec une écharpe de mon club, je propose une photo avec mon nouvel ami. Il ne comprend pas et me donne la sienne. Dans un premier temps ravi, je saisis en quelques secondes quel cadeau empoisonné il pourrait devenir si, seul, je me trouvais face à quelques barbus tatoués déçus du club d’en face. De plus mon écharpe est à dominante jaune et noire. Je demande à un groupe de verts et blanc de m’indiquer la route. Les deux premiers me rient au nez, tandis que le troisième m’indiquent la route un sourire en coin. Dans le métro, il me dit : « Bad colours ! » en montrant mon écharpe... L’AIK, bien sûr. Je m’en tire sans dommage, mais certains groupes de grands barbus tatoués faisaient flipper.

En résumé : du jaune et rouge, du ciel et marine, de la blonde peu vêtues, des barbus en vert et de la bière… Y’avait comme un air de LdC et de fil porno. Ca remplacera l’édition 2015.


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J'ai raté ma vie...

Sens de la dérision

26/08/2015 à 21h43

Tiens c'est rigolo si on tape Bernard Lama MEDEF sur Duckduckgo, on voit que les rencontres Diambars (l'assoc' de Bernard Lama, Patrick Vieira, Jimmy Adjovi-Boco et Saer Seck) de 2012 avaient lieu au siège du MEDEF, que Bernard Lama a participé à l'Université d'Été 2013 du MEDEF "Le sport, filière d'avenir" (en compagnie de Guillaume Sarkozy frère de et de Raphaël Enthoven entre autres). On peut trouver aussi un communiqué de David Martinon (je suis sûr que vous l'aviez oublié) concernant une réunion entre le président de la République en 2007 et Lama, Vieira et Adjovi-Boco.

J'imagine toutefois que c'est relativement courant quand tu veux taper du pognon pour faire ton projet "humanitaire". Ce n'est pas en allant frapper aux portes des zadistes de Notre-Dame-des-Landes que tu en trouveras.

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Les CdF : cahiers de doléances

Maniche Nails

25/08/2015 à 10h11

Bah jusqu'ici le Troyen s'acquittait bien de son statut "en tournée".

Eté -> Fait des pré-ventes sur le le fil "Ballon d'eau fraîche" en l'honneur de Benjamin Nivet.

23/09 -> Du côté de l'EVECT. On s'est fait taper 1-0 mais Portnaouac rappellera judicieusement qu'avec l'argent promis sur la revente de Matuidi les choses en auraient été autrement.

Automne -> Fil "J'ai raté ma vie". Emmanuel Rivière est transféré gratuitement à Forest Green. Quand même, en 2001 avec Rob Lee et Solano, c'était autre chose Newcastle.

5/12 -> Sur "Emois rémois". Le ton monte à quelques heures du derby tant attendu, en témoignent ces quelques échanges musclés à base d'"andouilles", "cornichons" et "gorets", à l'adresse d'I Want My Mionnet Back qui passait par là.

Hiver -> Période ou le supporter troyen se fait plus discret, tant au stade que sur les fori.

Printemps -> Sur "Foot et Politique". En marge d'Estac - Bordeaux (30/04), quelques commentaires amusés à propos de la dernière Une des Inrocks : "Baroin, encore plus cool que Juppé ?"

14/05 -> Fil "Championnat des petits". Coucou nous revoilà @AJA @DFCO et félicitations pour maintien à la dernière journée de Nationale @CSSA

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Philippe Gargov
2015-09-03

dernière réaction
03/09/2015 à 16h00

Pourquoi Marseille a de la chance de ne pas avoir recruté d'attaquants

Démonstration en sept points de la parfaite logique de la stratégie marseillaise pendant ce mercato. Parce qu'il faut étudier de près la question pour y voir tout son génie.


Mais où es-tu, Vincent, depuis vingt ans ?

Dans un bel éditorial, amer et indigné, Vincent Duluc est sous le choc. Il découvre subitement les résultats d'une évolution du football à laquelle il a pourtant assisté aux premières loges.


Les Dé-Managers
2015-09-01

dernière réaction
03/09/2015 à 15h35

Dans les Cartons : entrejeu turinois, largeur nantaise et Xabi Alonso

La Serie A a offert son premier choc de la saison, et il s'est avéré bien plus palpitant que celui de la Ligue 1. Où l'on parle aussi de l'organisation napolitaine, du Celta Vigo, du FC Nantes et de Cédric Bakambu.