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Les posts remarquables

Foot et politique

PiMP my Vahid

31/07/2014 à 16h11

Hydresec
aujourd'hui à 13h17

PiMP my Vahid
aujourd'hui à 12h11

Hydresec
aujourd'hui à 11h44

Ma rue préférée, bien que je n'y aie jamais mis les pieds, est sans doute la rue Rory Gallagher à Ris-Orangis.
Etrangement, il y a une salle de concert au n°1.
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Ha ha ! J'ai habité 8 ans dans la rue qui fait le coin.

>Magic Cahiers.
----------
Nous sommes partout. Nous savons tout.
Sur tout.
Tout sur les vraies raisons derrière l'offensive d'AQMI, la fermeture de Florange, les roquettes du Hamas, les dessous de Mediapart, l'implantation de Boko Haram en pays Yoruba, le missile qui a détruit le MH 17 et le pouvoir réel de Barack Obama.
Tout sur le commerce des mères porteuses, les théories de Piketty, les dernières techniques d'OGM et les algorithmes de Google.
Tout sur toi. Avant toi. Sur les vacances que tu aimerais passer, les disques que tu devrais écouter, le film sur lequel tu vas t'enthousiasmer, les idées politiques auxquelles tu vas adhérer.
Nous savons tout. Le monde est au bout de nos doigts tel une vulgaire marionnette. Mais nous préférons passer nos aprèms sur un forum de foot.

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Lost horizons

Dino Dini

30/07/2014 à 15h54

[Foot en haute altitude]

 Je ne vais pas conter mon voyage en Bolivie, probablement avez-vous fait le même. Toutefois, puisque nous sommes entre footeux, je vais vous entretenir de l'expérience scientifique menée par mes soins. Depuis quelques jours sur les hauts plateaux andins, l'envie de taper le cuir avec les locaux me tenaillait. J'avais tout de même quelques légitimes appréhensions, moi qui n'ai connu que le bordelais et ses 13 mètres d'altitude.

 Un soir, dans un village presque sur les nuages (perché à 4400 petits mètres), je me suis incrusté dans une partie entre adultes et adolescents. Déjà, le foot en manteau et en chaussures de montagne, faut s'y faire, mais comme les locaux sont sensiblement dans la même tenue, on reste sur un pied d'égalité. Le terrain est un terrain de hand bitumé surplombant le sol d'un bon mètre. En gros, tu sors en touche, tu te brises la nuque. Ca pimente le truc me direz-vous. Et pour qui aime les 13 contre 13 sur petit terrain, c'est nickel. Ils peuvent d'ailleurs me remercier, ils auraient bien galéré sans égalité numérique.

 Premier choc, je suis le plus grand sur le terrain. Moi qui fut depuis toujours le plus bas de Vincennes au Spartak, me voilà le Ian Koller de l'Altiplano. Partout en Bolivie, le foot (h)andin se joue de la même manière : le gardien balance un long ballon vers les cages adverses, le duel se fait de la tête (je survole, ça fait bizarre après 30 ans de ballons perdus dans les duels aériens!) et celui qui récupère la balle tente alors de dribbler le maximum de personnes avant de tirer au but. Si tu fais une passe, on te traite de chilien, alors autant éviter les insultes.

 Sauf que.

 Sauf que, qui dit dribble ou saut, dit effort musculaire et respiratoire et à 4400 mètres, on plonge vite. 1'20 de jeu, première quinte de toux; 2' 30, mes dents se congèlent, mes lèvres s'ourlent de rétractation et ma bouche est sèche comme la Corse en août ; 4'00, je sens mes poumons devenir bleu, sensation bizarre que de ressentir une couleur ; 8'05, je décide de me fixer à mon meilleur poste, libéro à la très ancienne. Objectif : compter chacun de mes pas. Et survivre ; 15'40, je découvre la vie sans poum

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Café : "Au petit Marseillais"

khwezi

29/07/2014 à 23h50

Le combat de l'éléphant contre l'hippopotame.
Épisode 4.

Alors voilà. L'irréparable est commis, l'offense est connue. L'honneur commande.

La troupe des éléphants, l'éléphanbrune en tête, pavane dans la savane, ayant humilié la troupe des hippos, déraciné le baobabanigo, effrayés les singes crieurs remontés dans leurs tilleuls centenaires et maintenus cois les zébuporters. Le bush est à eux, et ils n'iront plus au marigot, laissant ses rives à la merci des félins qui y rodent désormais.

L'hippogaudame sent encore le poids de la papatte de pachyderme qu'il prit sur le coin de la gueule. Il a vu l'hippopofouco être taillé en pièce, et dont les mannes réclament, réparation, vengeance, "monnew" ! Et toute la faune de scruter ses oreilles qui effleurent la surface. Y compris les lions, à qui il doit plus ou moins 10 gnous ou 1 000 000 de bouses par mois. Ce qui est proprement lourd à couvrir, sans les déjections de la troupe qui trompe.

Orage, au désespoir, ouhhhh vieux zests ennemis, n'a t'il donc tant vécu que pour cette infâmie ? Ne s'est il couvert de boue séchée que pour voir en un tour fletrir A t'il même le choix ? La place de second n'existe pas dans la Savane. La gloire ou la déchéance totale. Alors il rassemble ses forces, son lourd corps qui l'a servi au cours de maints combats. Ouvrant fort la gueule, exhibants tweets et interviews, grognant frénétiquement en direction de l'éléphanbrune et de sa cornac, qu'il marque de ses raclements de patte, alors même qu'il la sait hors de sa portée. Et il charge. Vengeance. Pour l'honneur. Pour le bien du marigot.

L'élephanbrune est à ce moment là en train de se sustenter dans un épais bosquet d'arbres. L'hippo charge, s'enfonce violemment dans le fourrée, la savane se tait. Qu'adviendra t'il ? La réponse à La Grande Question est elle sur le point d'être tranchée ?

En effet. Le combat est long. S'éternise. Episodiquement, un grognement. Puis un barrissement. Des frottements, des chocs mous, Un temps long.

Assez long pour que le soleil se couche, et que les animaux assoiffés boivent. Assez long pour certains se fatiguent, et regardent ailleurs. Et pesamment, l'hippogaudame sort du fourré. Lentement, à pas comptés, en serrant un arrière train douloureux. Blessures de combat.

L'Hippogaudame va vaincre, il vainc, il a vaincu. Il a, menaçant la cornaquette, ce qui a destabilisé l'éléphanbrune - dit il, le bosquet masquait l'action - contourné le monstre, et d'un coup de tête d'un seul, l'a renversé à l'envers (il mime même avec force gestes) puis l'a piétiné. Comme ci d'abord, et puis comme ça encore, et pif paf deux derniers coups de pattes. Certains susurrent qu'il aurait même marqué d'urine le corps exsangue de son adversaire. Qui reviendra - humblement, ahah - boire au marigot. Y semer ses déjections et éloigner les fauves. C'est sur.

Ah oui, et aussi, sur le chemin du retour, il a pensé à un truc: ce serait mieux si la troupe d'hippos allait paresser ailleurs, plus à l'ouest. Là, juste derrière le truc. Oui, l'horizon, c'est ça, juste derrière, un peu à droite. Question de confort.

Et aussi de pas s'éloigner trop non plus du troupeau de gnous, hein, juste au cas où, si les relations se tendent avec les lions. Voilà voilà, hum hum. Bien. Hein ? L'hippofouco ? C'est qui celui là ?

Ainsi le marigot, la savane et la forêt devaient ils retrouver leur quiétude précédente, la touffeur et les cris de rut, la troupe d'hippos régnant calmement sur l'ensemble, y compris sur la troupe d'éléphants, ceux du lotissement "El Ephant Gated Community - Pachyderms only XX" avec leurs ray ban et leur piscine à vague de boue, si verte, entourée des meilleurs essences d'arbre de tout le continent, acceptant docilement que l'on les observe de loin pendant qu'ils broutent les cimes et qu'ils déracinent les arbres.

La morale de cette histoire, c'est qu'on ne saura jamais avec certitude qui est le plus fort de l'éléphant et de l'hippopotame, car, comme l'a pensé un jour Jean Charles Darwin, selon qu'il soit plus important de remporter un combat ou d'y survivre, la réponse pourra changer.

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Paris est magique

Jeanroucas

28/07/2014 à 13h46

Mais on s'en fout, qu'il se casse à MU Di Maria, faut pas déconner.... On vient de se faire enfler de 50 bourillons pour Luiz, et les mecs continuent à vouloir claquer des miyons sans trop réfléchir. On ferait mieux de couver un ou deux jeunes et de les aguerrir.
Plus ça va et plus ce club me fout la gerbe.

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Café : "Au petit Marseillais"

khwezi

27/07/2014 à 15h13

Le combat de l'éléphant contre l'hippopotame.
Épisode 3.

La charge parut violente, et multiple. Le vieil hippopofouco parti bille en tête contre l'éléphanbrune, les grognements des hippopodiouf, des hippoguérini - et même des hippopodassier ! - créant un vacarme assourdissant, tels que les hérons de La Provence qui passent d'habitude leur temps à picorer les parasites sur le dos de l'hippopotapi s'envolent effrayés. La savane se rebelle t'elle ? Est ce l'hallali des éléphants ?

Nenni.

La scène est brève mais saisissante. Dans la troupe de pachyderme, un des mâles, l'un des plus puissants après l'éléphanbrune, l'éléphanperez, celui qui d'habitude mène la troupe aux ablutions, s'interpose brusquement et d'un coup de défense bien placé envoie voler l'hippopofouco jusqu'au quartier du Point du Jour, quais de seine, Boulogne Billancourt, tel un fétu de paille.

Le silence retombe soudainement, total, à peine troublé par un vent d'est. L'éléphanpérez fait maintenant face à l'hippopogaudame en chef. Sans mouvement. Puis, doucement, il recule d'un pas, laissant ouvert un espace entre la fange du marigot et la sèche savane arborée. D'un balancement de trompe, il indique au vieux mâle sa préséance.

Le vieil hippopogaudame fait mine d'avancer. Il hésite. C'est peut être - c'est sans doute - un piège. Toute son experience de vieil hippopotame le lui hurle. Ne pas y aller. Ne pas sortir à découvert.

Soudain un hurlement se répercute depuis la cime des arbre, un galop, de nouveaux hurlements. C'est un singe cercopithèque, simius commandohultrapitensis, connu sous le sobriquet de "sagouin". Un individu parti seul, hurlant pour entrainer à sa suite sa troupe.

Mais sa troupe reste perchée, bien qu'elle s'agite. Le mâle dominant de la troupe se tâte, ainsi qu'il le fait fréquemment au long d'interminables journées d'oisiveté sous le soleil écrasant de la savane. Et en plus de se tâter frénétiquement, il réfléchit et hésite. Ce n'est qu'une question de temps avant que la troupe de pachyderme ne vienne dévorer les tendres pousses de tilleul au sommet, et ne finissent par déraciner son abri. Mais cela vaut il pour autant le coup de finir écrasé comme une crêpe bretonne - et bien qu'il ignore tout de la Bretagne, il sait dans son esprit simiesque, qu'on y trouve plus de puces et de bananes qu'en enfer.

Il est donc urgent d'attendre. Pauvre sagouin crédule parti seul. D'autres suivront s'ils veulent. Il sait bien que la troupe ne suivra pas. Que peuvent bien quelques singes ? Si au moins on avait des gorilles...

Les mouches bourdonnent.

L'hippopofouco au tapis, les autres grognant, aussi menaçants que la réprobation morale de Pierre Laval envers Staline en 1935, mais n'osant plus sortir de l'eau.

Les singes s'agitant, faisant du bruit, mais on sait bien, jusqu'au dernier des bousiers du marais que l'issue du combat ne viendra pas d'eux.

Tout le monde attend maintenant la réaction de l'hippopogaudame, maintenant seul face à la troupe sérieusement ivoirée. Un air d'harmonica, un petit vent, un buisson arraché.

Suite au prochain épisode.

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Café : "Au petit Marseillais"

khwezi

26/07/2014 à 16h24

Le Combat de l'éléphant et de l'hippopotame; Episode 2.

Toute la savane bruisse désormais de la rumeur du combat de titan. Même les impudiques singes cachent le rose de leurs fesses, l'éléphant a humilié le seigneur Hippo des lieux, et celui ci entends bien se venger, faire rendre gorge à l'impudent, et profiter à nouveau des bienfaits à profusion de cette savane nourricière.

Enragé, l'Hippogaudin gronde et fait sonner la charge des quintaux de popotins hors du marigot. Tous sont là. Présents, passé, futurs, les hippos chargent, furieux.

Mais l'éléphant ne recule pas. Car il n'entend pas juste défier les hippos. Il veut devenir LE nouveau roi de cette savane. Et cela passe en premier par la charge hargneuse du vieil Hippofouco, un vieux mâle blanchi mais féroce.

Mais l'hippo est imprudent. Il charge en plein jour. A la lumière. Sous le soleil écrasant. Il remue la poussière, et s'il ne prend garde, il deviendrait la cible que l'éléphant entendait bien faire de lui.

Car entre le vieil hippo et l'éléphanbrune, se trouve les buffles. Les Zébupporters et autres gnous niaffiers; et si ceux ci ne sont que chaire fraiche et victimes expiatoires lorsqu'ils sont isolés, en masse et en mouvement c'est une autre histoire. Ils sont rapides, agiles, et leurs sabots et cornes blessent. Surtout lorsqu'on évolue à découvert en terrain hostile... Et la charge du vieil hippo sera t'elle le chiffon rouge qui fera charger les buffles, donnant de la cornes, piétinant de millions de sabots jusqu'aux petits d'une lionne immobilière autant qu'un vieil hippo impudent, inconscient, croyant connaitre son marais de toujours ?

En tout cas l'éléphant semble bien le penser... Et il pourrait ne pas avoir tort. Puisqu'à Marseille, les dieux marchent sur la tête, puisque Samia Ghali a trahie Noël Guérini, puisque désormais les juges convoquent des sénateurs et les éboueurs envisagent de travailler, qu'est ce qui ne pourrait pas arriver ?

Suite au prochain épisode.

Spoiler alerte: Le déracinement du Baobabanigo centenaire aura laissé béant l'ouverture du nid de termites géants; aveuglés par le soleil, ceux ci ont couru se terrer dans les galeries à moitié éffondrées par les piétinements de l'éléphant.

Ces termites géants, qui rongent, grignotent, détruisent de l'intérieur, arbres et cases, radeaux et barrages, les maisons des singes obligés de se réfugier sur des rochers, et des oiseaux obligés de nidifier à même la savane.

Des insectes dangereux, agressifs et nombreux.

Ils se regroupent. Ils vont tâter de la peau d'éléphant. Il parait qu'elle est dure. Il vaudrait mieux pour lui.

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Les Princes de Louis II

nard

25/07/2014 à 07h59

@Zyzy: je pense que le cas James est symptomatique d'un club comme Monaco: t'as beau avoir toute la caillasse du monde, t'auras jamais le glamour d'un "grand d'Europe" comme dirait CJP. Même le PSG rame dans ce registre, avec un potentiel pourtant sans commune mesure avec l'ASM. Donc faut s'habituer à voir partir les vrais talents, qui ne seront qu'en transit sur le rocher, et se rabattre sur de vieilles gloires pas encore tout à fait carbo, à la recherche d'un port d'attache en méditerranée pour leur yacht.

Je mentirais si j'affirmais ne pas avoir contenu un petit sourire sarcastique à l'annonce du transfert en tant que supporter du club voisin désargenté rompu à ce genre de déconvenues mais je reconnais que je l'aurais bien vu évoluer en L1 un an de plus.

Par contre cette frénésie boulimique du Réal qui consiste à s'offrir à n'importe quel prix chaque année la valeur montante mondiale pour l'agglomérer sans aucune considération sportive à un effectif boursouflé essentiellement pour écraser dans l'œuf toute concurrence en cramant sur le banc de touche de super joueurs au temps de jeu famélique me fait vraiment penser à la déco écœurante d'un salon surchargé d'œuvres d'art acquises à prix d'or aux quatre coins du monde des ventes aux enchères par un milliardaire bouseux et provoque chez moi le même haut le cœur qu'un filet de bœuf Rossini truffé sur lit de homard au champagne servi avec du caviar roulé dans de l'iberico. Non seulement la gloutonnerie de ces clubs appauvrit les compétitions en confisquant sans usage la crème des footballeurs, mais en plus elle sabote souvent leur progression et pousse les autres a un renouvellement permanent qui empêche souvent l'émergence de vrais collectifs. Le Réal en est la caricature.

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Café : "Au petit Marseillais"

khwezi

24/07/2014 à 21h44

Le Combat entre l'éléphant et l'hippopotame.

Vous avez toujours voulu savoir qui de l'éléphant ou de l'hippopotame est le plus balaise ? Avouez que comme moi, cette question vous a hanté de nombreux dimanche matins. Et bien on a avoir l'occasion de savoir, nous, à Marseille, grâce à l'OM.

Dans le coin gauche, short blanc moulant, le challenger; l'éléphant Labrune. L'éléphant qui trompe énormément. Le seul pachyderme qui joue sa vie comme une main de poker.
Dans le coin droit, short bleu engoncé sous la bedaine, le champion du marigot, celui qu'on ne présente plus, l'hippopotame "môssieur Jean Claude".

Alors c'est quoi l'histoire ? Le club en premier. Les sous en conséquence.

L'éléphant charge en premier. Bim bam. Défense barrissante, il empale le conseil de surveillance, se l'approprie, bam boum, de sa trompe il balance les agents habitués de la commanderie. Le chevalier blanc version Serengeti.

L'hippopotame fait la sourde oreille. Pendant la journée le soleil est trop fort, et la boue trop sèche s'y rouler et se protéger. Il n'est pas à son avantage, et est en "campagne électorale" (c'est la période de reproduction ou il défonce la gueule des autres wanna be hippo). Il a mieux à faire que de vagir. D'autant que son marigot encercle la savane de l'éléphant. Patience. Son heure viendra.

L'éléphant, mâle immense, d'une telle envergure que sa trompe pendouille à Marseille tandis qu'on lui flatte le postérieur à Zurich, défriche l'équipe première, piétine les plants de formation, et arrache même furieusement le Baobabanigo centenaire. Il parade nuptialement pour son éléphante Bielsa sous le regard attendri d'une cornaque quasi cosaque.

C'est le moment que choisit l'hippopotame pour passer à l'action.

Alors même que le soleil décline, l'hippopotame bondit hors de l'eau, à toutes forces, et se jette sur l'éléphant qui venait boire au point d'eau, ainsi que toute la faune provençale. Ouvrant largement la gueule, il exhibe un loyer directement calculé par le comptable d'Al Capone suivant une formule mathématique Calabraise, consistant à inclure dans la transaction la mainmise totale sur les revenus générés par le Club.

Car l'hippo est malin: il a vendu la savane (qu'il n'utilise pas, perso il préfère le marigot) au lion Bouygues, qui n'en à cure des disputes de mastodontes. Lui ce qu'il veut c'est de la chair€ fraich€ régulièrement. Un gnou de brouzouf par mois et basta. Il sait qu'avec ses dents, sa crinière, et sa meute surentrainée, les deux ploucs peuvent se bastonner leur content, il s'en cague. A la limite pendant ce temps, les gnous peuvent s'ébrouer tranquillement... et lui... mmmm....

Et tout content, l'hippogaudame referme sa machoire bruyamment... et claque. Sur du vide. Juste avant de sentir la papatte affectueuse du pachyderme lui enfoncer les narines dans la vase. Démerdes toi avec tes finances en lambeaux, lui lance l'éléphant. Et vires moi ta tribu d'hippo de l'association OM: la Savanne est mienne.

L'Hippopotame se retira sous la surface de l'eau, furieux, prêt à piétiner, mordre et blesser... Ah, tu veux être roi en mon marigot ? Eh bien non. Il te faudra t'agenouiller Pinder, moi et mes hippos sommes tout autour. Tu peux me narguer, à siroter dans la mare de Montpellier, mais je sais qu'avant longtemps, tu reviendra au marigot nourrissant...

L'éléphant, pendant ce temps, économise l'eau, car elle sait qu'il y en a peu, sans doute pas de quoi tenir toute une saison, et après il faudra revenir au marigot. Et de plus, que va penser sa Bielsa ? Car le fait est qu'ils n'ont toujours pas consommé, malgré les apparences, et elle pourrait bien partir du jour au lendemain trouver un mâle plus digne de ses faveurs reconnues et demandées...

Mais l'hippopotame n'est pas tranquille non plus. Il n'a plus guère la force de son zénith. Il sait que les finances du marigot son déclinantes, et que de jeunes hippos de sa propre tribu pourrait profiter du marasme pour lui faire un sort. Il sait aussi que le Lion ne lui fera aucun cadeau s'il ne fourni pas les gnou et la peau de l'éléphant. Et il doute. Il colère. Il est blessé. Dangereux donc. Mais blessé.

Et le reste de la savane ?

Et bien naturellement, le lion Bouygues prend le soleil, se lèche les babines, parfois s'ébroue, et encaisse son gnou mensuel.

Et les Zébuporters ? Ce grand troupeau dont les migrations de la Solidarité aux Goudes rythment la vie de la savane.

Et bien les Zébuporters se tiennent coi. Une quiétude assourdissante. Alors même qu'ils promettaient il y à peu de long et interminables piétinements à tous ceux, lions, éléphants, hippos, qui viendraient brouter leur pré carré, les voilà devenu vaches Suisses: neutres, silencieuses, tout juste bonnes à brouter et donner du lait. Ou de la viande.

C'est bien naturel au fond.

Du coté des buffles historique, il y a le sentiment que la croisade de l'éléphant est finalement peut être une bonne idée, retirer la savane des mains des hippos marseillais qui en font un marais au lieu d'une oasis, pour lutter contre les nouveaux princes de la faunes Ligain.

De l'autre, les Singes hurleurs orange, dont les hautes cimes sont autant le refuge que les caves et les parkings souterrains, savent qu'ils doivent l'essentiel de leur survie à l'hippopotame (ils se nourrissent essentiellement des liberalités que les hippogodin et les hippoguérini laissent derrière eux). Mais en même temps, ils ont bien vu ce que l'éléphant avait fait du Baobabanigo. Alors bon, leur tilleul gentillet... Hum.

La suite du combat lors de la reprise des grandes migrations. Ou avant. Ou pas. Bref, un beau documentaire, merci la cinq le dimanche matin.

Après y'a toujours un doc sur la bouffe mercato.



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Gerland à la détente

Vel Coyote

23/07/2014 à 22h10

Donetsk en premier adversaire, un club dont le sponsor est "visit Malaysia" en second... vous êtes vraiment de mauvais goût.

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Foot et politique

OLpeth

22/07/2014 à 09h36

De toute façon hors l'idéologie y'a quand même quelques faits difficilement réfutables.

1) Israël est en position de force sur tous les points : militaire (merci les USA), diplomatique (merci les USA ; merci l'UE qui n'en rame pas une, et merci surtout les pays arabes qui pourraient peut-être faire un petit blocus pétrolier, mais non vous n'y pensez pas, comment je vais me protéger contre ces sales chiites ?), économique (contrôles de toutes les ressources, augmentation insidieuse et soutenue de la colonisation pour en faire un fait accompli).

2) Le gouvernement israélien légitimement élu est de droite très dure et d'extrême droite : Likoud + Israel Beytenou + le Foyer juif (parti des colons ultras à qui Bibi a donné le stratégique ministère du logement qui contrôle la colonisation), et deux formations centristes pour faire le nombre et servir d'alibi (Livni à la Justice ça gêne pas trop).

3) Le seul inconfort de la situation actuelle pour Israël est la mobilisation militaire de ses jeunes (ça va finir par se transformer en problème de société post Vietnam tous ces jeunes qui ont appris à avoir la gâchette facile); le coût de la guerre (largement supporté par les USA et l'UE, qui en soutenant humanitairement l'Autorité Palestinienne remplit les devoirs d'occupant d'Israël à sa place); quelques roquettes, soldats morts et enlèvements par-ci par-là mais ça ne tue pas plus que les accidents de la route ; et un peu l'image des juifs dans le monde (mais ça leur en touche une sans faire bouger l'autre).

Le gouvernement actuel trouve cela gérable et fait un calcul très simple : pourquoi faire de douloureuses concessions territoriales alors que le coût humain et matériel reste somme toute modique pour Israël ?

D'où cette tactique dilatoire que maîtrise admirablement le Netanyahou : il commence par demander l'arrêt total des hostilités, puis quand il l'obtient d'Abbas se met à réclamer une reconnaissance du caractère juif de l'état d'Israël (wtf ? il a reconnu ton état ça te suffit pas ?), puis insiste sur le fait qu'une partie des palestiniens ont voté Hamas donc c'est pas possible de négocier, puis quand le Hamas se décide à rentrer dans un gouvernement d'union nationale, c'est là que les attaques commencent pour torpiller de futures négociations. Rappelons que l'enlèvement des trois jeunes au départ de tout ça n'a pas été revendiqué par le Hamas et que le Djihad Islamique est fortement soupçonné, mais que Netanyahou a fait comme si c'était le Hamas quand même, lançant le cercle infernal que nous connaissons actuellement.

Bref, tout ça c'est une tactique politique parfaitement cynique et assumée : les Palestiniens étaient prêts à parler d'une même voix, le Hamas allait probablement adoucir sa ligne au contact du Fatah dans ce gouvernement d'union nationale, et du coup un interlocuteur crédible et responsable allaient apparaître en face : DANGER ! En plus pour les futures élections c'est tout bénéf pour les partis du gouvernement israélien : le pays aime les durs qui en ont et tapent fort.

Pour finir moi je vais pas me joindre au concert des "oui mais le Hamas quand même c'est des terroristes islamistes bouh !". Abbas ça fait des années qu'il négocie bien sagement et tout ce qu'il a obtenu c'est plus de colonisation et une grosse claque dans la gueule de temps en temps. Quand la force militaire est utilisée : bouh c'est du terrorisme. Quand la diplomatie est utilisée (inscription à l'ONU pour utiliser la voie juridique) : c'est odieux, et Israël coupe les vivres à l'Autorité Palestinienne. Quand des gens à l'étranger lance le boycott BDS pacifique : bouh c'est scandaleux, c'est antisémite.

C'est une guerre asymétrique, j'aime pas les islamistes, mais les méthodes utilisées sont normales dans une guerre asymétrique : le terrorisme est la seule arme du faible quand toutes les autres ont résolument échoué.

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Jacques Blociszewski
2014-07-29

dernière réaction
31/07/2014 à 11h01

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