Quatrième remplacement : l’abus de tactique nuit-il au football ?

Une Balle dans le pied – La possibilité d'un quatrième remplacement durant la prolongation poursuit une évolution qui donne toujours plus d'importance au "coaching"… Au détriment de l'imprévisibilité du jeu et à l'avantage des plus gros effectifs?

 

Annoncée par la FIFA en même temps que l’adoption de l’arbitrage assisté de la vidéo pour la Coupe du monde 2018, la possibilité d’effectuer un quatrième remplacement durant les prolongations a été accueillie dans une remarquable indifférence.

 

La motivation la plus apparente de cette évolution est la préservation du spectacle au cours des prolongations. Ces dernières n’ont jamais fait l’unanimité car si elles réservent quelques inoubliables drames, elles sombrent souvent dans l’ennui et la crispation avec des équipes exténuées et craignant de se découvrir. Bientôt, près de la moitié des joueurs de champ n’auront pas quatre-vingt-dix minutes dans les jambes au coup d’envoi de la prolongation.

 

Cette mesure s’inscrit aussi dans un processus ancien, qui mérite pourtant d’être interrogé, tant il a changé la fonction des remplacements et tant il témoigne d’évolutions majeures.

 

À l’origine, le remplacement pallie une absurdité : la blessure définitive d’un joueur condamnait son équipe à jouer en infériorité numérique. Impossible de ne pas convoquer le souvenir de Robert Jonquet, victime d’une fracture tibia-péroné lors de la demi-finale de la Coupe du monde 1958 contre le Brésil, qu’il avait poursuivie en clopinant sur le côté gauche, grevant les chances françaises.(…) 

 

 

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9 commentaires
José-Mickaël

Il y a une certaine logique à ajouter un remplaçant supplémentaire lorsqu'on ajoute trente minutes supplémentaires.

Mais ce qui me gêne dans les changements, c'est la perte de temps : c'est un long cérémonial (brandir le panneau, attendre que le remplacé se soit reconnu, attendre qu'il sorte en marchant au ralenti...) qui coupe le jeu. Du coup, ajouter un changement juste avant la prolongation, c'est-à-dire au moment où les joueurs font une petite pause sur le bord du terrain, ça me va. Mais durant la prolongation, c'est encore une perte de temps...

En fait, si j'étais dictateur du foot mondial, la règle serait :
- Changements pour blessure toujours autorisés (si c'est le quatrième joueur qui est blessé, je trouve injuste de dire : désolé, seuls trois changements sont autorisés).
- Changements tactiques autorisés uniquement à la mi-temps et entre la fin de la période réglementaire et le début de la prolongation.
- Pas de limite concernant le nombre de joueurs changés (du moment qu'ils soient sur la feuille de match). Un joueur sorti à la mi-temps peut revenir pour la prolongation.


osvaldo piazzolla

Il ya quand même un aspect sur lequel cette initiative est plutôt positive, c'est la santé des joueurs.

Red is dead

José-Mickaël
aujourd'hui à 16h08

Il y a un hic dans ton système, ça va être difficile pour le corps arbitral de distinguer en live les vraies des fausses blessures...