Le petit José - blog
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Le Petit José
Je m'appelle José Anigo, je suis un Marseillais, un vrai avec des couilles.
Avant j'entraînais l'OM, le club de Marseille mais comme j'ai perdu contre le psg, on m'a donné une promotion et je suis devenu directeur sportif. C'est ça l'OM.
Blog créé le mercredi 08 juin 2005
Revu le dimanche 24 décembre 2006
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Ça va être encore de ma faute
dimanche 24 décembre 2006
pj_questchamp.jpgJe peux te dire que Foucault a pas aimé la réponse. Il a commencé à se tirer les cheveux, un peu comme Carrasso quand il essaie de faire un mur droit sur les coups francs. Puis il a demandé «Bon, vous voulez un joker?» J’ai répondu non merci j’ai pas soif ou alors mets-moi un pastaga à la limite. Foucault a dit «Non un joker, un coup de main!» Ah bon, j’ai le droit? Et c’est maintenant qu’il me le dit cet imbécile. Alors j’ai dit oui. Quel imbécile quand même.
Il a dit, vous pouvez demander l’avis du public par exemple. Moi ça me disait trop rien. À Marseille, si on écoutait l’avis du public on démissionnerait deux fois par semaine. Foucault m’a bien proposé de faire 50-50 mais j’ai refusé. Déjà que t’as pas grand-chose avec un million, alors avec la moitié tu t’achètes quoi? Un Moldave unijambiste. Laisse tomber.
«Vous pouvez aussi appeler un ami pour vous aider mais attention vous aurez que trente secondes de communication.» Trente secondes à peine! Ma parole, Robert Louis-Dreyfus a racheté TF1 ou quoi? Alors pour savoir, j’ai demandé si au lieu d’appeler un ami, est-ce que je pourrais appeler Pape Diouf plutôt? Foucault a haussé les épaules et il en a profité pour desserrer sa cravate.

Quelqu’un a composé le numéro pour moi et je suis tombé direct sur Pape. Dès qu’il a décroché, il a dit «Ribery n’est pas à vendre, inutile d’insister, nous ne sommes pas des éléphants à pattes d’argile». J’y ai fait «Mais non, c’est moi, c’est José!» Il a marqué un silence pendant lequel j’ai bien senti qu’il hésitait à raccrocher. Alors très vite, j’ai dit «Pape, la souris qui courait dans l’herbe, elle est de quelle couleur?» Pape est super calé en animaux, même que son préféré c’est l’idoine. Un gros lézard qui gobe des mouches, à ne pas confondre avec les supporters, qui eux, avalent des couleuvres. Tellement Pape il est balaise, même pas j’ai eu besoin de lui proposer les quatre couleurs, qu’il m’a répondu d’une seule traite: «Eu égard à l’irréfragable particularisme circonstanciellement funambulesque de cette antédiluvienne ritournelle dont les accords irrationnels puisent avec une scrupuleuse véridicité la normativité explicite de l’essence organique de sa corporéité dans la réminiscence onirique d’impérissables amphigouris infantiles, et nonobstant toute velléité analytique d’une modalisation sonore d’ordre musical, qu’il soit logiquement admis comme corollaire probant de cet axiome énonciatif que le mus musculus concerné ne saurait voir le coloris de son follicule pileux codifié par les règles structurelles de normalité propre à l’identité constitutivement corporelle de la vaste famille des muridés mais davantage en rapport avec l’élément de terminologie suggéré par le jeu d'homophonie entre les phonèmes de fin de caractères audibles définissant le cadre circonscrit de son évolution actantielle.»

J’ai fait «Hein quoi, arc-en-ciel? Une souris arc-en-ciel? Mais c’est pas possible, il a pris du VSD ou quoi?» J’ai dit à Pape, vas-y, rembobine, j’ai rien entravé. Mais c’était trop tard, TF1 avait raccroché. Alors j’ai cogité tout ce que j’ai pu. Je me suis dit, si y a un éléphant bleu, alors y doit forcément y avoir une souris de la même couleur. Ce que j’en sais. Du coup, je suis resté sur ma première idée. Foucault a demandé d’une voix résignée: «José, c’est votre dernier mot?» J’ai dit non, José c’est mon prénom. Il est bête ou quoi Jean-Pierre Foucault? C’est là qu’il a craqué. Oh, comme ça fait drôle de voir Jean-Pierre Foucault pleurer! Sérieux, à ce rythme-là, y va nous faire une fracture du myopathe.

Crois-le ou pas, mais j’ai paumé. Trop dégoûté. Tu vas voir que ça va être encore de ma faute et que c’est moi qui vais me faire disputer par Acariesse. Mais attends, c’est Foucault aussi qui m’a embrouillé là, à toujours sauter du coq au vin en me parlant d’extraterrestres et de Sainté Tienne, je me suis tout emmêlé à cause de lui. Je le retiens franchement. Si j’aurais su, je serais allé faire le jeu des boites chez Arthur. Au moins, y a rien à réfléchir, c’est tout au pif. Exactement comme le recrutement de l’OM.
Des souris et de l'OM
dimanche 24 décembre 2006
Je suis donc monté à Paris. J’avais mis mon joli costume de la finale perdue contre Valence mais pour rester incognito j’avais changé la cravate. Je voulais mettre une vraie perruque et une fausse moustache mais on m’a prévenu «Fais gaffe, si les supporters du Péesseugé te confondent avec Lacombe, ça risque d’être chaud pour ta race!» «Ah et si y me confonde avec moi?», j’ai demandé. On m’a répondu «Ecoute, c’est kif-kif». J’étais bien embêté.
Heureusement, pour me rassurer, le papa de Neruda m’a gentiment proposé de m’accompagner. T’aurais vu le plateau de TF1, c’était exactement comme celui qu’on voit à la télé mais sans la télé autour. Dans la coulisse, Jean Pierre Foucault m’a chuchoté «T’inquiète de rien, on a sélectionné les questions les plus faciles. C’est bien simple, on les a testées sur Philippe Candeloro. Il a répondu à presque la moitié». Du coup, ça m’a soulagé mais pas trop.

Très vite, même pas le temps de manger un quatrième croissant que le jeu a commencé. Foucault m’a dit d’un ton mielleux «Bonjour José. Bienvenue à Qui veut gagner des millions. Vous venez pour une association caritative?» J’ai dit «Oui, je viens pour l’OM». Il a dit «Mais enfin c’est pas une association caritative!» J’ai répondu «Ça se voit que tu les as pas vu jouer contre Lorient!» Remarque, c’est normal, ils ont pas vraiment joué contre Lorient.
L’air de pas y toucher, Foucault a voulu savoir si je connaissais les règles du jeu. J’ai répondu «Peut-être». Il a écarquillé les yeux «Comment ça peut-être?» J’ai dit «Eventuellement». Foucault m’a regardé la bouche ouverte puis il a répété «José, vous connaissez les règles ou pas?» J’ai répondu «C’est possible». Il s’est énervé «Mais enfin, c’est oui ou c’est non?» J’ai dit «Ça dépend». «Laissez tomber», il m’a dit dans un grand soupir. Il a cru me griller aussi facilement ou quoi? Maintenant il sait à qui il a à faire.

D’un coup, y a eu une musique terrible comme si les notes se dégringolaient dessus et les lumières se sont baissées pile sur moi. La pétoche que j’ai eue, ça m’a filé une descente d’orgasme. Jean-Pierre Foucault m’a regardé droit dans mes yeux et il a demandé d’une voix de maître d’école: «José, la souris qui courait dans l’herbe, est de quelle couleur? Bleue? Verte? Jaune? Magenta?»
Foucault a souri, moi j’ai plissé mes yeux pour mieux réfléchir. Du coup, il a perdu son sourire et il s’est angoissé «José, vous connaissez certainement la célèbre comptine?» J’y ai dit que la seule comptine que je connaissais, c’était la comptine de l’OM, qu’on y mangeait très bien surtout le mercredi parce qu’y avait de la purée et que j’en reprenais toujours deux fois. Foucault a dit qu’il voyait pas le rapport. Du coup il a insisté «Si je vous dis "je l’attrape par la queue, je la montre à ses messieurs", ça vous dit rien?» J’ai fait «Oh, je mange pas de ce pain-là moi!»

Il s’est raclé la gorge et a dit: «José, vous m’êtes sympathique. Je vous donne un indice. La couleur de la souris rime avec le mot herbe.» J’ai dit «Euh, une souris bleue?» Le public a ricané. Oh ça va, je suis pas souritologue non plus! Foucault m’a dit: «Prenez votre temps, réfléchissez.» Mais plus j’y réfléchissais et plus je sentais qu’y avait un piège, un peu comme dans la question «Quelle est la couleur du cheval blanc de Rocky IV?»
Foucault a inspiré un grand coup. Il a fait «José, je vous donne un autre indice. Saint-Étienne joue en…?» J’ai répondu «Facile, ils jouent en 4-4-2». Il a précisé «Non, la couleur, José, la couleur!» Je me suis gratté mon coude et j’ai dit «Ben ça dépend si c’est à domicile ou si c’est à l’extérieur». «Mais on s’en fout!» il a rouspété. J’y ai expliqué: «Ah non, c’est pas pareil. À l’extérieur y a le public qui nous siffle. Alors qu’à domicile euh, y a le public qui nous siffle aussi. Bon là j’ai pris un mauvais exemple.» Foucault a passé sa main sur sa figure et il a soupiré. «Oubliez Saint-Étienne.» Ça va être dur, ils nous ont mis quatre pions en Coupe de la ligue. Quand même, y a des choses qui se font pas entre has been du football. Un peu de solidarité, quoi.

Foucault a pris un air réfléchi puis il a dit «Les petits hommes de l’espace, on dit généralement que ce sont des petits hommes…?» J’ai répondu «Bè, de l’espace». Il a crispé ses poings «Non, la couleur José, la couleur! Les petits hommes de l’espace sont des petits hommes…»Et il a tendu sa grosse main vers moi en me suppliant du regard. J’ai fait «Euh verts?» Il a explosé de joie «Oui!! Donc, c’est la souris...?» «La souris de l’espace!» J’ai claqué des doigts. «C’est Super Souris!!»

Qui c’est qui veut gagner des millions? (Plein!)
dimanche 24 décembre 2006
L’autre jour, on a eu une trop bonne idée pour faire gagner des sous à l’OM (pour ce qui est de faire gagner des matches, on cherche encore). Faut dire que là, on s’y est mis à plusieurs. Acariesse a réuni tous les responsables dans une pièce, avec moi en plus, et il a dit «Personne sortira d’ici tant que vous aurez pas trouvé un moyen de gagner du pognon!» Mon vieux, ça a pas traîné! Il a suffit qu’on reste tous enfermés une heure pour que l’OM commence à faire des bénéfices.
L’idée, c’est Selabrosse qui l’a trouvée en regardant l’organigramme. Franchement, je me demande comment il a fait pour y comprendre quelque chose avec toutes les ratures et le tipex qu’on a tartiné par-dessus. C’est bien simple, la première fois qu’il l’a vu, il a demandé «C’est du Mickael Jackson Pollock?» On a répondu «Non, c’est du Robert Louis-Dreyfus.» Un peintre suisse comptant pour rien. Une toile à un milliard, autant dire qu’on y tient.

Selabrosse, c’est un copain de poker à Robert Louis-Dreyfus. Moi je savais pas qu’on pouvait gagner des copains au poker. Je me souviens un jour, Selabrosse a voulu faire une partie contre moi. Il a sorti deux rois et moi, deux valets. Avec un sourire d’enjoliveur rouillé, il m’a dit «J’ai gagné, les rois battent les valets». J’ai fait «Attention, c’est pas n’importe quels valets ça, c’est des valets shaolin, ils te prennent tes deux rois et ils te les fracassent à coups de nounechakou!» Et pour bien lui faire comprendre, j’ai pris ses cartes et je les ai déchirées en mille morceaux avant de lui balancer à la figure. Selabrosse a juré qu’il jouerait plus jamais contre moi. C’est un mauvais perdant et puis c’est tout.

Là pour le coup, il a plutôt assuré. Il s’est tapé son front et a crié «Bon sang, mais on a Jean Pierre Foucault avec nous!» Tout le monde l’a regardé de travers, sauf Diouf qu’était en face. Histoire de faire remarquer ma présence, j’ai glissé «Euh, Jean Pierre Foucault, le présentateur télé?» Acariesse a répondu «Non, Jean Pierre Foucault, le cosmonaute!» Oh ça va, si on peut plus poser de questions maintenant. Acariesse a dit que si, je pouvais en poser autant que je voulais. Par exemple, je pouvais lui demander combien de sucres dans son café. Je lui ai demandé pour voir, il a dit deux et pas trop serré.
Son idée à Selabrosse, c’était de m’envoyer au jeu télé où tu peux gagner un million rien qu’en répondant à des questions. Il dirait à Jean-Pierre Foucault de me poser des questions à la portée de n’importe quel imbécile et hop, ni vu ni connu je t’embrouille, on gagnait un million pour l’OM. Et avec ça, on pourrait facile se payer un joueur gratuit au mercato. Les un million, c’est pour convaincre l’agent de transférer son joueur gratuitement. Dans le milieu, on appelle ça la petite commission, autant dire qu’à l’OM on s’en lave les mains.

Quand on a convoqué Foucault pour lui annoncer la nouvelle, bizarrement il était pas très chaud pour me pistonner, rapport qu’il avait mis trente ans à se faire une réputation sur TF1, qu’il était bien vu, lui, et que quand même on pouvait essayer de comprendre. Alors Acariesse a grondé «Jean-Pierre, fais ton devoir pour l’OM!» Mon vieux, je sais pas si c’est le mot OM ou devoir mais Foucault ça te l'a raidi d’un coup. J’ai essayé sur les joueurs pour voir, ça marche mieux avec Foucault.
N’empêche, Foucault était toujours pas convaincu. Il a demandé si des fois, par hasard, on aurait pas un autre candidat à proposer plutôt que moi. Robert Louis-Dreyfus par exemple, autant qu’il serve à quelque chose pour une fois. Selabrosse a dit que non, on pouvait pas courir le moindre risque. «Si on lui pose une question sur le foot, il est capable de faire chou blanc».

Alors Acariesse a tranché «Oh, la speakerine, tu préfères qu’on t’envoie Ribéry? Ma parole que TF1 a pas le monopoly de la bêtise!» C’est vrai que Ribéry, les questions c’est pas son fort. Surtout les questions de principe d’ailleurs. Foucault a soufflé «Bon ok, va pour Anigo». Pétard, je me suis senti flatté. C’est pas souvent qu’on me fait des flatulences.

Sabri, c’est fini
mercredi 15 novembre 2006
Alors Mouchi a prévenu «Je vais aller au bout du monde et c’est pas la peine d’essayer de savoir où». J’ai dit «Tu vas au Qatar, c’est ça?» J’ai aucun mérite, c’était facile à trouver. À part le Japon, l’Amérique et l’OM, y a aucun autre endroit où un joueur comme Mouchi peut signer. Ou alors à Lévanté, le club écolo qui fait dans le recyclage de plantes fanées.
C’est Fiorèse qui a servi d’intermédiaire à Mouchi. Pour une fois qu’il sert à quelque chose. Fiorèse est revenu du Qatar en scooter avec un autocollant sur son casque qui disait «J’ai joué au PSG et à l’OM mais soyez sympas, m’écrasez pas!» Un retour de prêt, autant dire que le Qatar a pas souhaité abuser de notre générosité. Il lui a dit «Tu verras, c’est trop bien le Qatar. Pour exactement le même niveau que la Ligue 1, on te paye beaucoup plus cher». Sûr que le contraire, Mouchi aurait été moins partant.

Alors Mouchi a négocié en douce avec Al-Rayan. J’ai dit: «Quand même, finir sa carrière de joueur comme hôtesse de l’air…» Mouchi s’est indigné: «N’importe quoi, c’est pas une compagnie aérienne, c’est un club de foot. Même que Louisse Fernandèze l’a entraîné et que Fiorèse y a joué et là en ce moment, c’est Ladislas Lozano le coach. Alors hein?» Puis son regard s’est brouillé, comme si soudain, il prenait conscience de ce que tout le monde savait. On aurait dit Bruce Willis à la fin du Sixième sens.

Alors après avoir vidé son sac, Mouchi l’a ramassé et il est parti. C’est là que Nasri s’est mis à pleurer toutes les larmes de son corps. On aurait dit Basile Boli en 91 quand il a perdu à Bari, ou pire, Basile Boli en 2002 quand il a vu jouer Torrisi. J’ai dit à Nasri «T’es triste que Mouchi s’en va, c’est ça?» Il a reniflé. «Non, c’est Carasso, il a encore bu mon shampooing à la fraise». Carasso a protesté «Wouah l’autre, hé menteur!» Mais tu parles, il avait des bulles roses qui lui sortaient de la bouche. Ça été la goutte.
J’ai tapé du poing sur l’étable. «Bon, si y en a d’autres qui veulent partir, ils ont qu’à le dire». Comme personne réagissait, j’ai mis un coup de coude discret à Olembé et j’ai répété «Hein Salomon, si y en a d’autres qui veulent partir, ils ont qu’à le dire». Salomon a hoché la tête, pas très concerné. Je lui ai remis un coup de coude et j’ai répété «Bon alors Salomon c’est sûr, y a personne d’autre qui veut partir?» Ribéry a levé le doigt. J’ai dit: «Toi, on t’a pas sifflé!»

Modeste, la taupe du top
mercredi 15 novembre 2006
Nous on s’en fiche pas mal de la soi-disant expérience de Mouchi, on a celle de Ribéry maintenant. Elle est toute neuve de l’Allemagne, même qu’y a encore l’étiquette collée dessus. J’ai dit à Franky «Montre voir à Sabri ce que t’as appris à la Coupe du monde». Et là mon vieux, je sais pas ce qui lui a pris mais Ribéry s’est jeté la tête la première en plein sur le torse à Taillewo, qui a écarquillé les yeux de surprise juste avant que Ribéry s’effondre complètement ensuqué, la tête entre ses mains. «Traumatisme crânien», a dit le docteur. Bon en même temps, il lui auscultait le genou. Le docteur de l’OM, faudra penser à vérifier ses diplômes un jour.

Comme si ça suffisait pas, Mouchi a piqué une crise de jalousie terrible, tout ça à cause de Modeste Bami. Déjà se faire piquer sa place par un joueur qui s’appelle Modeste, y a pas de quoi être fier. Ensuite, il a voulu savoir «On peut savoir ce qu’il a de plus que moi?» Euh, tu veux dire, à part vingt kilos? Attends, mais Bami c’est du solide, c’est comme un baobab planté au milieu du terrain. Bon, ça bouge pas des masses, mais si tu vises bien, tu peux arriver à faire un une-deux.
Bami, c’est mon idée, mon coup de génie pour reconstituer la paire avec Cana. Mouchi a dit «Jusqu’à preuve du contraire, un valet et un as, ça fait pas une paire». J’ai répondu «T’y connais quoi aux cartes, à part la carte vermeil?» Attends, je suis pas idiot non plus, je me suis renseigné auprès de Cana avant: «C’est bien vrai que vous avez joué sous le même maillot, Bami et toi?» Cana a répondu «Oh tu nous as pris pour des siamois? On en avait un chacun de maillot». Pas moyen de se tromper, y en avait un qu’était sec à la fin du match.

En apprenant la venue de Bami, Cana en a pleuré entre ses mains. La joie, sans doute. Bami lui a dit: «Tu sais quoi, on n’a qu’à faire comme on faisait et se partager le travail du milieu de terrain. Toi, tu t’occupes du pressing, de la récupération, de revenir défendre, d’apporter le renfort devant, de faire le soutien et aussi les touches. Et moi je me charge du reste». Bami il a le sens du partage. Trop.
On me l'a garanti à l’achat: Bami, c’est le top du Péesseugé. Vu ses stats, j’avais un doute. Un but en huit ans. Ma parole, Dorasso comparé à lui, c’est Batistuta. En fait, j’avais compris de travers, Bami c’est LA taupe du Péesseugé. Attention, nuance! Genre c’est lui qui caftait tout aux journalistes. Par exemple, si Paoléta est toujours sous antidépresseurs, si Rotten allait rejouer un jour au foot, si Mendy avait déjà joué un jour au foot. Une vraie balance, quoi. Moi ce que j’en dis, tant qu’il est pas scorpion.

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