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Je crois que bon bon

"Laurent Blanc à Lyon, ça ne colle pas pour deux raisons" (foot01.com)

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"Euro U17 : qui sont les joueurs majeurs de l'équipe de France ?"

Autobiographie

"Ribéry : Des débuts fracassants." (lequipe.fr)

Ô Pep !

"Un pays africain rêve de Bruno Genesio !" (dailymercato.com)

Ruuuuuuuuuuuuuuuuuuud van Nistelrooy

"PSV Eindhoven : Ruud van Nistelrooy prolonge sur le banc des U19." (lequipe.fr)

Surprises sur prise

"Fin de saison électrique au PSG." (lemonde.fr)

Pablo prix cassé ?

"Bordeaux : l’avenir de Pablo en suspens." (footmercato.net)

Syntaxe à Rohr

"Dimitri Payet : 'Bien sûr qu'on a encore plus qu'avant pas le droit à l'erreur'." (lequipe.fr)

Kermit l'aigre nouille

"L'ancien Rennais Kermit Erasmus frappe violemment un adversaire en plein match." (lequipe.fr)

Benny Hill, le gif

"Rudi Garcia : 'On court encore plus derrière les autres'." (lequipe.fr)

Le forum

Le fil dont vous êtes le héros

aujourd'hui à 10h47 - Koller et Thil : Dis pavlovitch, je traînais sur lichess, et je suis tombé par hasard sur ton historique, dans... >>


Le fil éclectique

aujourd'hui à 10h40 - Roger Cénisse : (et à ce que nos vendeurs acceptent notre offre, j'ai oublié cette petite étape) >>


La L1, saison 2020/2021

aujourd'hui à 10h08 - Bof : (je crois que j'ai mal compris ce qu'a voulu dire Balashov, ça me paraissait bizarre en effet) >>


Aimons la Science

aujourd'hui à 09h40 - Edji : Même sentiment, Oh Mamm, et j'ai l'impression que la confusion est généralisée, bien au-delà... >>


Foot et politique

aujourd'hui à 09h39 - Cleaz : forezjohn18/01/2021 à 19h34J'ai dû expliquer cela à un collègue qui travaillait et payait ses... >>


Etoiles et toiles

aujourd'hui à 09h24 - Mevatlav Ekraspeck : Bacri, au delà d'être le sosie officiel de Bernard Laporte sur ses vieux jours, avait commis un... >>


Feuilles de match et feuilles de maîtres

aujourd'hui à 07h34 - Edji : C’est beau comme les aiguilles de montagne qui se découpent sur un ciel de juin. >>


Au tour du ballon ovale

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In barry we trust

aujourd'hui à 00h30 - Gouffran direct : S'il avait tiré le casque vers le bas, ça aurait pu être sifflé, mais je crois que c'est dans... >>


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aujourd'hui à 00h29 - mr.suaudeau : Un petit Top Singles 2020?11. bdrmm – Push/PullHypnotisé par ce tourbillon de basse sous... >>


Gerland à la détente

aujourd'hui à 00h21 - Hyoga : Les xg sont un complot stephanois, en somme. >>


Dans le haut du panier

aujourd'hui à 00h10 - Lucho Gonzealaise : Le parquet et les maillots old-school de Memphis, c'est un régal. >>


Le fil prono

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Le Calcio, du foot qui te botte

18/01/2021 à 22h52 - balashov22 : L'essentiel est acquis, nouvelle victoire qui permet de reprendre la tête du championnat. >>


Qui veut gagner des quignons ?

18/01/2021 à 22h44 - Milan de solitude : Je disais donc : quignon noms propres croisés mercredi à 21 h !(Merci Balthazar.) >>


Observatoire du journalisme sportif

18/01/2021 à 22h02 - lunatic XV : leo Joe Posnansky, qui écrit sur The Athletic, est formidable, avec sa combinaison d'amour du jeu,... >>


Paris est magique

18/01/2021 à 21h19 - cachaco : maDoudou Makhosa-Cisseaujourd'hui à 15h00Ce doit être un hommage au carnaval 2021 qui n'aura pas... >>


Et PAF, dans la lucarne !

18/01/2021 à 20h29 - forezjohn : Allez dernière fournées de visulations Ovni(s)1978 : Suite à l'échec du lancement de sa fusée... >>


J'ai raté ma vie...

Ce n'est pas qu'ils étaient mauvais, mais juste qu'au cours de leur carrière, le destin (leur caractère pouvant aider) s'est déchainé contre eux. Célébrez ici leur souvenir...

Ô Mexico

09/04/2010 à 06h24

P'tain, vous êtes fous de poser des questions à MV ! Il va nous faire l'historique des multiples divisions en Angleterre, l'origine des noms de chacune, avec des anecdotes sur les clubs les plus marquants qui ont fait le yo-yo ou ont eu une progression fulgurante... Surtout que c'est le genre d'infos qu'on doit trouver sur wikipedia. (encore un très bon texte Mangeur, qui, après la VML, réinvente les Joueurs Mous Contest)

Gouffran_du_collier

09/04/2010 à 10h30

Clap-clap MV. Bon faut dire qu'à l'époque, Anselin ne faisait quand même pas figure de grand espoir du club, mais plutôt d'un mec qui profitait des circonstances pour gratter du temps de jeu alors qu'il n'avait probablement pas le niveau D1 (on appelle ça le syndrome Sylvain Franco par chez nous). Par contre, cette même saison avait vu émergé Joachim Fernandez, qui semblait, lui, promis à un bel avenir...mais qui ne confirma pas...

Miklos Lendvai

09/04/2010 à 11h03

Toute une génération est sortie à cette époque : Toyes, Fischer, Fernandez, De Blasiis, Camacho, Histilloles, Fontan (l'un d'entre eux a joué au Milan AC). Anselin n'a pas vraiment raté sa vie, il a juste mis du temps à trouver quel niveau lui correspondait le mieux.

Mangeur Vasqué

09/04/2010 à 11h17

Ouais, depuis quelques années, on peut inclure la D5 (Conference National) parmi les professionnels (pas le cas y'a une quinzaine d'années). Les chiffres varient, mais on considère qu'elle est pro à 80 % (on appelle souvent cette division du nom de son sponsor : la Blue Square Premier). D'ailleurs, on parle de plus en plus de sortir la Conference National de la non-League pour l'intégrer à la Football League (les 72 clubs de 2ème à 4ème div). Mais bon, si ça se fait, ça sera pas avant une bonne dizaine d'années probablement. (tout ce qui est en dessous de la Football League s'appelle « non-League »). Sur 24 clubs de Conference National (1 seule poule nationale), t'en as 15 ou 16 qui sont 100% pros où les joueurs s'entraînent tous les jours, etc. et 8 ou 9 semi-pros, avec un effectif composé de pros et semi-pros (3 entraînements par semaine, et pas mal de joueurs bossent en dehors). Comme dans toutes les divisions, les budgets et salaires varient énormément, entre les grosses cylindrées (style Oxford et Luton) et les petits (Eastbourne, Grays, Ebbsfleet - le club Internet -, etc.) les salaires vont de 1 à 7. Disons que les tous meilleurs joueurs de Conference peuvent toucher jusqu'à 6 000 £/mois, et un ou deux pas loin des 10 000 £/mois. Les moins payés toucheront 1 000 - 1 500 £ par mois. Luton, c'est 7 000 spectateurs de moyenne (places assises entre 15 et 20 £, et 300 £ l'abonnement annuel !). Les autres clubs, à peu près au même niveau question tarif, même voir du foot de D5 coûte presque plus que l'opéra en Angleterre. Signalons la présence du fameux AFC Wimbledon dans la Conference National (ils sont 7èmes, malheureusement seuls 2 clubs montent et ils sont trop loin des 2 premiers). Tous les « anoraks » (mordus obsessionnels) et autres observateurs du foot-d'en-bas attendent avec impatience la saison où Milton Keynes Dons (D3) descendra en D4 et AFC Wimbledon-The-Rebel montera en D4... Belles « retrouvailles » en perspective ! Un p'tit bouquin pas cher qui pourrait t'intéresser, le non-League Supporters' Guide & Yearbook 2010 (ils sortent le même bouquin pour les 92 clubs de PL et FL : le Supporters' Guide to Premier & Football League clubs, 3 ou 4 £ sur Amazon). En dessous de la Conference National, y'a la Conference North et South : la D6 (2 poules de 22 clubs chacune). Elle est semi-pro. Un très bon joueur de D6 touche 3 000 - 4 000 £ par mois, voire plus, mais la moyenne c'est plutôt 1 000 £. Certains clubs de 7ème division sont considérés semi-pros aussi (3 poules de 22 clubs chacune). J'en ai parlé plusieurs fois de toutes ces Leagues pros et semi-pros, etc. si tu veux faire une recherche dans le fil anglais, ça doit être quelque part vers janvier et février (courage, patience et bonne chance !). Le système national de League anglais (Football Pyramid) est expliqué ici (avec tableau explicatif en bas du wiki) : http://en.wikipedia.org/wiki/English_football_league_system

Mangeur Vasqué

09/04/2010 à 11h49

Gouffran_du_collier vendredi 9 avril 2010 - 10:30 Miklos Lendvai vendredi 9 avril 2010 - 11:03 Anselin n'a pas vraiment raté sa vie, il a juste mis du temps à trouver quel niveau lui correspondait le mieux. ***************************** Merci Gouffran pour le nom de ce syndrome (le Sylvain Franco), il est essentiel de bien connaître toutes ces maladies. Rapidement, tu pourrais donner une petite liste de ceux passés par Bordeaux atteint du syndrome ? (mettons, depuis Claude Bez). Ouais Miklos, c'est une bonne façon de voir les choses. Comme je disais pour Trevor Benjamin (profil fin février, sur ce fil), y’a 2 catégories de rateurs : a) le joueur dont on se demande pourquoi il est descendu si bas b) le joueur dont on se demande pourquoi il est monté si haut Le truc, c'est que je suis allé sur divers forums (dont celui de Norwich City) pour voir ce qu'ils racontaient sur le jeu d'Anselin, et ils s'en plaignaient pas trop. En gros le sentiment, c'est qu'Anselin était bon quand il voulait bien s'en donner la peine. C'est vrai qu'il n'a pas eu de chance de tomber sur Worthington qui l'aimait pas, et à partir de là, les choses se sont fortement compliquées, il a cherché à retourner en France vers 2000 mais son agent ne lui a pas trouvé de club (après, il a eu pas mal de problèmes personnels très sérieux, dont fait état l'article de WSC - j'ai mis le lien). En parlant de Trevor Benjamin, recordman du monde de licences de clubs pros, il vient de quitter les Bedlington Terriers pour Wroxham y'a une semaine (prêt), dans l'est de l'Angleterre, 9ème ou 10ème division (pardonnez mon shocking manque de rigueur, j'ai pas vérifié où ils en sont cette saison). Club où a joué Anselin récemment d'ailleurs. Wroxham est le 25ème club de TB en à peine 10 ans (26 au total). Il était resté une éternité dans son 1er club, 5 ans (à Cambridge), mais là il a passé la surmultipliée depuis quelque temps. Il n'a que 31 ans et va pulvériser tous les records, c'est certain. S'il maintient son rythme de croisière actuel (en gros 1 club nouveau tous les 3 mois), je le vois bien atteindre les 40 clubs d'ici 2 ans, et là, à défaut d'entrer dans la surface, il entrerait vraiment dans le Panthéon des deux pieds. Vise-t-il The Magic 50 ? Pas impossible.

antigone

14/04/2010 à 14h00

Hey, Quevilly, c'est ici, ton fil ? On va te gifler les yeux. On va te destoper le gosier. On va te coudre le nez. On va te nouer les genoux. Nous on est PSG. On se bat pas avec les grands. On tape que les petits. Moches. Handicapés, si possible. T'es mal.

Jean Christophe Tout vénal

14/04/2010 à 14h10

Euh, non, ici c'est l'annexe du fil Gigi et... ah ben non ça marche aussi.

Gone à Lyon

14/04/2010 à 14h34

Mangeur Vasqué jeudi 8 avril 2010 - 20:53 Je te hais MV. Me faire rire comme ça au boulot, c'est honteux !

Mangeur Vasqué

26/04/2010 à 02h28

L’INCROYABLE AVENTURE (RATÉE) DE LARS ELSTRUP (1ère partie / 2) De la gloire européenne aux moto-crottes de Trafalgar Square. Première partie : (1981-1993) Gloire et dégloire. [Toutes citations / déclarations / évènements 100 % authentiques, et tirées des 8 liens qui seront mis en bas de texte dans la 2ème et dernière partie demain]. >>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>>> [Générique de l’émission « C’est pas sorcier mais on y pige quand même rien ». Jamy déboule dans le camion, en ayant l’air de chercher Fred - http://tinyurl.com/34srb2l] J : « Alors, il est où Fréd… voyons voir » [Jamy ouvre son ordi portable et voit Fred à quatre pat’ sur Trafalgar Square en train d’inspecter le sol à la loupe, au milieu des touristes, des pigeons et de leurs fientes dégoulinantes - celles des pigeons hein, pas des touristes] J : « Fred, oh ben ça alors, t’es à Londres ! Mais qu’est-ce que tu fais à jouer les Sherlock Holmes avec ta loupe par terre au milieu des pigeons ! Ah ben, je vois, Monsieur fait un séjour linguistique de 'pidgin english' chez les Anglais » F : « No, no, no, Jamy. Je suis ici pour enquêter sur un phénomène perturbateur qui a tourneboulé le monde du foot anglo-danois pendant une dizaine d’années, tout autant que celui des pigeons de Trafalgar Square vers 2001. D’ailleurs, je crois que ce pigeon-ci veut me renseigner, il a dû en voir sortir des choses… » [il tend le micro vers un pigeon] J : « Tu enquêtes sur le derrière des pigeons londoniens ? Sur les moto-crottes de Londres ? » F : « Mais non, Jamy, j’essaie d’en savoir plus sur le dernier footballeur qui a déféqué en plein Trafalgar Square par un bel après-midi de juillet 2001. Il faisait une fixation sur les toilettes en plein air, et autres fluides. D’ailleurs Jamy, je viens de repérer une trace d’étron qui pourrait correspondre au signalement de la fiche de police, à savoir un oblong grand et blond, ça m’a tout l’air d’être du Scandinave millésimé 2000-2002, c’est encore un peu dans son jus, ça colle bien aux années qui nous intéressent…» [il renifle] [Gros plan sur Jamy, qui avance la tête et ouvre de grands yeux comme si Fred avait découvert un nouveau Machu Picchu] J : « Fred, ne serais-tu pas par hasard sur la trace d’un célèbre international danois, Champion d’Europe 1992 avec le Danemark…» F : « Effectivement Jamy [redoublant d’efforts olfactifs, tel une truie ferrant sa truffe]. Ça se précise, ça sent fort l’étron danois… Mais c’est bizarre ça Jamy, non ? Un international danois qui voyage de Scandinavie rien que pour venir ici couler un colombin, au beau milieu des pigeons et des touristes, tu trouves ça normal toi, Jamy ? » J : « Effectivement Fred, il est en effet peu commun de faire 2 000 kilomètres A/R juste pour livrer une grosse commission sur la place centrale d’une capitale, qu’on ne soupçonne guère de souffrir d’une pénurie d’étrons de toutes sortes. Mais tu parles ici de Lars Elstrup. La norme étant par définition toute relative, selon le principe variable du "mutatis mutandis, ceteris paribus sic stantibus", dans son cas, c’est donc tout ce qu’il y a de plus normal » F : « Oh ben Jamy, t’en connais de belles formules latines sur les bus, dis donc ! Lars Elstrup, oui, c’est lui. S’oublier comme ça est tout à fait normal pour lui tu dis ? Oh ben ça alors, ça doit être un drôle de zozo ce Lars Elstrup. Alors Jamy, comment ça marche le Lars Elstrup ? » [Jamy sort une carte de l’Europe du Nord, avec des sirènes, des moulins, des polders, des vaches, des terrains de foot, et des footballeurs Manifoot tous blonds] J : « Et bien Fred, explications. Lars Elstrup est un serial striker-né qui débute au Randers Freja dans son Danemark natal. Il est si prolifique que le grand Brondby, champion en titre, le fait venir fin de saison 1985-86. Elstrup y dispute 7 matchs et été 1986, il part pour Feyenoord, où il joue le haut de tableau de la D1 hollandaise pendant 2 saisons. Mais la sauce hollandaise ne prend pas. Alors été 88, il repart au Danemark, à Odense, où il se refait une belle santé, en signant 17 buts en 28 matchs, et permet au club de conquérir le titre national 1989 » F : « Ah, je vois. Mais Jamy, c’est drôlement bizarre ça, non ? Le footballeur danois, il est adaptable, sain, poli, propre, bosseur, et tout et tout, alors pourquoi celui-là il défèque partout comme ça ? C’est à cause de leur écologie ? » J : « Et bien Fred, d’une certaine manière tu as raison. A cette époque le footballeur danois sait se tenir et à ce moment-là, vers 1988-89, notre Lars est tout ce qu’il y a de plus sain, et il n’a encore jamais dérapé. Cependant, il va vite rattraper le temps perdu et s’ériger comme précurseur des Danois excentriques, avec Jan Sørensen, dans une bien moindre mesure » F : « Ah bon, parce que y’en a eu d’autres des comme lui au Danemark ? Et t’appelles déféquer au beau milieu de l’équivalent de la place de la Concorde une "excentricité" toi ? Et ben dis donc Jamy, la prochaine fois que tu m’appelles excentrique chez toi, je suppose que ça ne dérange pas alors si je monte sur ta table de salon et je te…» J (l’interrompant brutalement) : « Fais comme chez toi Fred. Mi casa es tu casa, ou "Mit hus er dit hus", comme dirait Lars. Il y eu quelques autres excentriques en effet. Notamment Thomas Gravesen et Stig Tøfting. Disons qu’on pourrait aisément monter une belle petite équipe du FC Giclés danois qu’aurait de la gueule » F : « Et ben Jamy, tu parle danois, ben ça alors ! Et Jamy, les temps ont bien changé quand même, si même les Scandinaves se mettent à partir en smörgåsbord toasté maintenant, où va-t-on mon bon Jamy. Et donc Lars, le sage, est appelé en équipe nationale ? » J : « Effectivement, le sélectionneur national, l’Allemand Sepp Piontek, l’appelle en équipe nationale en 1988, à un moment où Elstrup marque 1 but par match avec Odense. Et dès son premier match, contre la Suède, le 31 août 1988, il fait parler la poudre à 2 reprises, et permet aux Danois de l’emporter 2-1 sur le sol suédois, entrée donc fracassante. D’ailleurs, en 88-89, il marque 8 fois avec le Danemark, dont un but lors d’un 6-0 retentissant contre les rivaux Suédois. Il joue devant avec les Laudrup, et il tutoie les sommets » F : « Bon, et alors, c’est quand qu’il commence à faire n’importe quoi n’importe où ? » [Jamy sort une carte d’Europe du Nord avec un ferry ridicule et pleins de petits bonshommes très blonds, des vaches danoises pas du tout folles et des figurines en légo toutes très saines] J : « Et bien Fred, si tu regardes cette carte, tu vois que le 21 août 1989, notre Lars prend le ferry pour l’Angleterre, et arrive à Luton, un club situé à 25 kilomètres au nord de Londres, pour jouer dans la même équipe que Mick Harford et Iain Dowie. Certains experts n’hésitent pas à dater le dérèglement à cette époque, surtout quand il fait la connaissance des supporters de Luton » F : « Tu veux dire que les experts pensent que la rencontre avec Mick et Iain…» J : « Effectivement Fred. Ces mêmes experts sont formels, et parlent de "réactions psycho-traumatiques propices à un pétage de cervelle différé". F : « Ah ben oui, dis donc, ça l'air costaud, mais pourquoi, c'est qui ce Harford et ce Dowie ? » J : « Mick Harford, le coéquipier de Elstrup à Luton, fut le seul joueur que le Crazy Gang de Wimbledon de Vinnie Jones n’osa jamais toucher, ça donne une idée du calibre du personnage. Et bien plus alarmant encore, Harford fut le seul et unique joueur qui se portait volontaire pour 'rough up' (malmener) Billy Whitehurst quand il jouait contre ce dernier, Whitehurst était considéré comme le joueur le plus timbré et le plus violent du foot anglais – ever (http://tinyurl.com/ydyrgl8.). Quant à Iain Dowie, pour que nos téléspectateurs comprennent mieux, voici une photo de lui de l’époque http://tinyurl.com/37zcqzc » F : « Ah ben ça alors, un international danois aussi fort que les Laudrup qui va jouer chez ces thons de Luton ! Ils ont pas une thune les thons, combien ils payent les Lutoniens ? » J : « Une fortune, 850 000 £, ils cassent leur tirelire, beaucoup pour un petit club sans aucune ressource par miracle en D1, et seulement 10 000 spectateurs, dont la moitié de hooligans » F : « Oh ben ça alors Jamy, 850 000 £, c’est beaucoup quand même pour un si petit club. Jamy, c’est quoi un hooligan ? » J : « Un hooligan est un spectateur de Millwall, Fred. Les Millwall qui, d’ailleurs, 4 ans avant que Elstrup arrive à Luton, avaient totalement saccagé la ville - pubs, boutiques, etc.- et le stade de Luton, 800 sièges arrachés, entre autres destructions, lors d’un ¼ de finale de FA Cup de mars 1985, émeutes avant, pendant, et après le match, 18 000 spectateurs, une centaine de blessés. Le stade fut refait à partir de l’été 1986 » F : « Oh ben dis donc, shocking ! et ça a continué ? » J : « Oui, Fred. Les années suivantes ne furent qu’une longue série de revanches de la part des 2 camps. Des émeutes connues sous le nom de "Kenilworth Road Riot", et considérées comme parmi les plus terribles du football anglais sur son sol, émeutes qui firent dire à Bobby Robson à propos des hooligans des deux camps "la police aurait dû sortir les lance-flammes". L’époque n’était guère à la sérénité, dirons-nous. Ken Bates voulait faire mettre un grillage électrique autour de la pelouse de Stamford Bridge, et les supporters de foot voyageaient dans ces "Football Specials", sorte de wagons à bétail que British Rail utilisait pour les contrôler… Donc, notre Lars arrive dans ce Luton bien violent, à commencer par son entraîneur, Ray Harford, pas un tendre » F : « Oh ben ça alors Jamy, incroyable ! Pour sûr que ça a dû le changer de l’ambiance Peace and Love d’Odense-l'endormie, ses vaches, ses éoliennes, et ses vertes prairies. Et là, à Luton, ça se passe comment pour Lars ? » J : « Et bien, les débuts sont difficiles, il s’acclimate mal et ne marque que 9 buts la première année, dont 5 inscrits dans un A/R de Coupe de la Ligue contre Mansfield » F : « Pourquoi il s’acclimate mal Lars, les trottoirs anglais lui plaisent pas ? » J : « Mais non Fred, le problème c’est que l’entraîneur qui la fait signer l’été 89, Ray Harford (le père de Mick), se fait virer janvier 90, et son remplaçant, Jim Ryan, a du mal à accrocher avec lui au départ, et donc ne fait plus trop jouer Lars dans les matchs importants, et Lars perd confiance. Heureusement, Jim Ryan décide progressivement de le faire jouer, quasiment tous les matchs de la saison 1990-1991, mais Ryan sera remplacé par un 3ème en 1991, David Pleat, qui lui n’aime pas Lars, et n’en veut plus » F : « Oh ben Jamy, j’y comprends rien, c’est quoi tous ces entraîneurs qui arrivent, qui repartent aussitôt, ça marche comment ? » [Jamy sort une maquette d’une porte-tourniquet d’entrée de stade avec pleins d’entraîneurs impatients faisant la queue devant la porte métallique. Jamy commence à la faire tourner la porte-tourniquet et explique le phénomène] J : « Démonstration. Voici une maquette d’une porte-tourniquet métallique devant un stade de club en crise avec, devant cette sorte de porte-tambour, des entraîneurs, des dirigeants, des supporters en colère, et en retrait, tout un tas de fout-la-merde, ou si l’on utilise la terminologie originale scientifico-sportive anglaise, des "shit-stirrers". Au premier coup d’œil, on remarque que les entraîneurs et dirigeants se poussent tous dans la file en se faisant des croche-pieds. Maintenant, observez bien le premier entraîneur qui s’engouffre un peu n’importe comment dans la porte-tourniquet dans l’urgence, l’air hagard, et poussé par les autres. Le mécanisme interne se dérègle et tourne alors dans le sens contraire des aiguilles d’une montre, ce qui comprime les gaz, et condense les champs d’énergie, au lieu de les dilater, donc pression énorme sur les rouages, la spirale négative centrifugeuse se met en branle, ce qui a pour conséquence d’éjecter le premier individu rapidement, dans un bruit assourdissant » F : ( l’interrompant) « C’est bien beau ça Jamy mais pourquoi ils poussent tous et s’engouffrent n’importe comment, ils peuvent pas attendre sagement leur tour, comme à la poste ? » J : « Bonne question Fred, mais impossible, à cause de "l’effet émotionnel sphérique pressurisant" : l’atmosphère acoustique et sonore exhale une sorte de gaz abrutissant qui fait que tout bon sens s’échappe par la fenêtre, mais Fred, on en reparlera quand nous étudierons les gaz nocifs » F : « Ben dis donc Jamy, je savais que y’avait de l’eau dans le gaz, mais pas du gaz dans le foot » J : « Effectivement Fred, il faut savoir que l’enveloppe du football est entourée de toutes sortes de gaz qui attaque en permanence sa croûte, Fred. Je continue ma démonstration de la porte-tourniquet » F : « Oh oui, c’est drôlement intéressant » [Jamy remet le mécanisme en action, bruit énorme]. J : « Donc, une fois le premier entraîneur éjecté, un 2ème entraîneur qui pestait juste derrière s’engouffre, et pousse vers l’avant, mais, la pression atmosphérique et optique (de pastis), au minimum de 500 bars (du commerce), s’accroît exponentiellement. Le mécanisme alors s’emballe, et produit une éjection spectaculaire, happant du même coup un troisième entraîneur qui poussait aveuglément. Et là, les causes produisant les mêmes effets, le 3ème élément perturbateur qui avait saboté le mécanisme en poussant, est propulsé violemment dans le vide, immédiatement remplacé par un 4ème, qui à son tour est bouté hors du champ d’action par un autre, et ainsi de suite, parfois à l’infini. Voilà Jamy, c’est simple comme "bonjour, merci, ciao, et see you aux Prud'hommes" » F : « Oh ben Jamy, c’est passionnant mais drôlement compliqué ! Et ça a un nom ce phénomène ? » J : « Oui, Jamy, les chercheurs de l’Université de Newcastle, associés à ceux de QPR, lui ont donné le nom de "revolving door phenomenon", bien connu dans les clubs merdiques en crise perpétuelle. Les chercheurs de QPR ont par exemple pu observer 11 entraîneurs en 3 ans dans le club local, dont 5 cette saison. D’ailleurs, dans le milieu médico-psychiatrique, on parle de "revolving door syndrome" ». F : « Bon, très bien tout ça, mais ça me dit pas quand il commence à déféquer partout Lars, je veux savoir moi, j’espère qu’on m’a pas envoyé ici à Trafalgar Square pour rien, il commence déjà à y avoir un attroupement autour de moi » J : « Du calme Fred, on y vient. La 2ème saison de Lars Elstrup à Luton (90-91) est une réussite, il marque 18 buts en 44 matchs, et devient la coqueluche des supporters. Ses buts permettent à ce petit club de se maintenir en D1. En tout, il marque 27 buts en 60 matchs à Luton sur 2 saisons, et il devient une "légende" là-bas, un terrace cult hero mais bon, il est essentiel d’ajouter qu’il en faut pas grand-chose pour devenir une légende dans ce genre de club, tu claques un hat-trick dans un derby et c’est bon, t’es une légende pour l’éternité » F : « Mais quand même Jamy, même si c’est un héro de terrasses, il est sacrément bon le Lars, non ? » J : « Triple ignare, Terrace veut dire "gradins", rien avoir avec ta terrasse et son parasol Tourtel. Effectivement Fred, Lars est un très bon joueur de tête, excellent finisseur et il possède une pointe de vitesse fulgurante. D’ailleurs, sans lui, Luton descendra l’année suivante. Tous les supps de Luton se souviennent d’un match contre Nottingham Forest, où il marque un but en laissant sur place l’international anglais Des Walker, réputé pour être l’un des défenseurs les plus rapides de l’époque. Il signe aussi un hat-trick contre Norwich cette saison-là » F : « Et Jamy, il etait doué le Elstrup quand même ! Et alors, qu’est-ce qu’il fait après Luton en 1991 ? » [Jamy reprend sa carte avec ses ferries, rebouge tous ses bonshommes blonds et sains, ainsi que les vaches, qui pour une raison inconnue, faisaient elles aussi parti du voyage, et qu'ont attrapé la 'Mad Cow disease' en Angleterre – elles tirent une sale gueule] J : « Et bien Fred, malheureusement, malgré le maintien de Luton en D1, le nouvel entraîneur, David Pleat, ne veut plus de Elstrup, donc retour à l’envoyeur à Odense pour 250 K, et Lars doit reprendre le ferry pour le Danemark au début de l’été 1991 » F : « Oh ben ça alors Jamy, l’entraîneur change souvent à Luton, 3 entraîneurs en 1 an ½, je comprends pas, il se sont maintenus en D1, alors tu pourrais ré-expliquer le phénomène de la Revolving door ? » J : « Cherche pas à comprendre Fred, c’est souvent comme ça dans les clubs en bois » F : « Et Jamy, je comprends pas non plus, tu m’as dit que Luton l’avait payé 850 K deux ans avant, Elstrup il marque 18 buts dans sa dernière saison avec Luton en D1, il est international danois, et ils le revendent 4 fois moins cher qu’ils l’ont payé – c’est bizarre non ? » J : « C’est le foot Jamy, ces quiches de Luton l’avaient payé bien trop cher. Le Danois s’achète cher mais se revend mal vers 1991, surtout le Danois de Luton Town, peu coté celui-là. S’ils avaient attendu 1992 et le succès de l’Euro pour le revendre, le Lars, il aurait valu autant qu’un Laudrup. Bon, été 91, Lars retourne à Odense pour 2 saisons, il tourne bien, et inscrit 24 buts en 44 matchs. Il fait même l’Euro 92 en Suède avec le Danemark, et inscrit le but victorieux contre la France en poule, 2-1 pour le Danemark » F : « Oh ben ça alors, Jamy, il est rudement fort le Lars. Et Jamy, dis-moi, l’Euro 92, c’est pas celui que les Danois ont gagné ? » J : « Tu sais que t’es moins busard que t’en as l’air quand même. Effectivement, c’est l’énorme surprise car ils n’auraient même pas dû être là, ils piquent la place de la Yougoslavie, et ils remportent la finale de l’Euro, où ils battent l’Allemagne 2-0, l’Allemagne de Brehme, Effenberg, Sammer, Klinsmann, etc. Elstrup n'a pas disputé la finale mais il affiche 34 sélections en équipe nationale, en 5 ans, et 13 buts. Mais en 93, après Odense, il n’est plus sélectionné » F : « Et Jamy, il était bon le Elstrup quand même. Et Jamy, alors, après Odense, il fait quoi ? » [Jamy sort 3 maquettes de cerveaux] J : « Et bien, là, à 30 ans, les doutes l'envahissent, et il doit arrêter le football, et là les choses s’enchaînent. Alors que se passe-t-il ? Démonstration. Observons le premier cerveau, il est sain mais commence à surchauffer. Tu vois ici la zone de réflexion du cerveau, et la zone d’action : toutes deux sont propres, mais si tu regardes bien, une zone grise se fait noire. Sur ce 2ème cerveau, regarde comment les 2 zones clignotent en rouge, avec toutes les nervures et les capteurs qui enflent et gonflent, une petite fumée apparaît… un capteur se grille… Cela veut dire que les deux zones qui enflent entrent en conflit paf, c’est le stade "pétage de plombs"… et là, observons le 3ème cerveau… ça gonfle, ça gonfle, grosse fumée et Boum !…ça fait court-circuit et le bazar explose ! » [on voit une énorme explosion, de la fumée apparaît et des morceaux de cerveau gélatineux tapissent les murs] F : « Oh ben tu m’as fait peur Jamy, j’ai cru que tu explosais pour de vrai. Impressionnant ! Mais Jamy alors, c’est bien plus fort que le pétage de plomb ton effet, ça a un nom ce phénomène ? » J : « Oui Fred, ce phénomène s'appelle "le Pétage XL de cervelle" » F : « Ben ça alors ! Bon, après l’explosion, il arrête le foot forcément, qu’est-ce qu’il fait ? » J : « En octobre 93, il rejoint une secte anarcho–bouddhiste, dans une communauté du Danemark, située sur l’île de Funen, près d’Odense » F : « Une secte ! Oh ben ça alors. Et Jamy, ça marche comment une secte ? » [Jamy sort une énorme maquette d’île, avec des bâtiments de ferme, beaucoup de chèvres et d’oies, et plein de petites figurines blondes, toutes nues. Jamy commence à bouger et agglutiner frénétiquement tout ce petit monde dans tous les sens, verticalement et horizontalement] J : « Et bien Fred, regarde, c’est très simple. Cette secte s’appelle la Wild Goose Company, ce qui veut dire la compagnie de l’Oie Sauvage. Il y a un leader bien allumé, un Anglais, Michael Barnett, et 20 adeptes, beaucoup de femmes. Ils sont pas frileux et se promènent pas mal nu quand même » F : « Ah ben Jamy, c’est comme au Cap D’Agde alors ? » J : « Mais non, triple cornetto, c’est une secte, pas un camp de naturistes. Une fois arrivé, Lars Elstrup change son nom en Darando, qui signifie "Le fleuve qui se jette dans la mer". Elstrup adore l’Anglais fondateur, Michael, et en 1995, il déclare : "Michael m’a beaucoup aidé, il est mon Maître. Nous méditons ensemble et explorons notre beauté intérieure. Je n’ai nul besoin du monde extérieur pour vivre. Tout le monde m’accepte pour ce que je suis ici, et ils me comprennent bien moi que je me comprends moi-même, et ils veulent m’aider" » F : « Oh ben ça alors, c’est hyper fraternel, c’est sympa. Mais Jamy, dis-moi, les sectes, ça fait pas des orgies ça ? » [suite et fin demain] >>>>>>>>>>>>>>>>>>>> Carrière de Lars Elstrup en résumé (pour la période 1981-1993) : Saison(s) Club/Activité Apparitions/Buts 1981-1985 Randers Freja 136 / 59 1986- Brondby IF 7 / 2 1986-1988 Feyenoord 65 / 9 1988-1989 Odense BK 28 / 17 1989-1991 Luton (D1) 60 / 27 1991-1993 Odense BK 44 / 24

Ô Mexico

26/04/2010 à 05h09

Ce type est dingue, mad, déglingué, crazy, maboul, disturbed, fada... mais que c'est bon ! Rien que pour la jouissance d'aller me coucher avec l'image de Fred et Jamy en tête, merci, et comme d'habitude j'attends la suite avec impatience. (et je cherche quelle parodie d'émission tu vas faire la prochaine fois, les Chiffres et les Lettres, Motus, le Burger Quizz ?)

 

Tonton Danijel

26/04/2010 à 09h29

Impressionné par le temps que tu dois mettre dans tes oeuvres, MV. Et on ne sait toujours pas pourquoi (et où) Lars Elstrup a déféqué sur Trafalgar Square... Tu maintiens le suspense!